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Trolls & Légendes l’Anthologie, Semi-Hommes – Dirigée par Denis Labbé & Valérie Frances

anthologie semi-hommeRésumé : Sept textes furent confiés aux auteurs, maîtres dans l’art des mots, Sept dessins le furent aux illustrateurs, seigneurs du graphisme, Une couverture pour l’esthétique de l’ouvrage, un thème pour canaliser imagination et création : autour d’un festival où règnent toutes les fantasy. Une anthologie pour les rassembler tous, une anthologie pour les dénicher, Une anthologie pour les consacrer tous et par l’encre et le papier . les relier, au festival Trolls & Légende où s’étend le pouvoir de l’imaginaire. Sept illustrateurs et sept auteurs parmi les plus grandes figures de l’imaginaire. Tous réunis pour illustrer le thème des semi – hommes

Edition : Asgard

 

Mon Avis : Lors du dernier festival de Trolls & Légendes je suis passé plusieurs fois devant cette anthologie qui était la toute première mise en place par le festival en associations avec les éditions Asgard. J’ai quand même longtemps hésité avant de me laisser tenter par ce recueil, le sujet des Semi-Hommes étant un sujet vu et revu, j’avais un peu peur d’être déçu, mais vu que j’ai déjà pris les anthologies des Imaginales et des Utopiales autant tenter sa chance aussi avec celle là. Concernant la couverture, illustrée par Mathieu Coudray, je la trouve assez sympathique même si vraiment très classique.

Ale Wisp Nick de Pierre Dubois : Voilà une nouvelle qui nous raconte l’histoire d’un esprit diablotin et qui va un jour se venger en faisant des blagues. On sent, à travers le récit, que l’auteur possède une très grande connaissance sur le monde féerique, ses règles et tout ce qui tourne autour de ces êtres. L’auteur a donc décidé de présenter son histoire à la façon d’un conte, et tout y est, que ce soit sur la forme ou le fond. Pourtant, je suis loin d’avoir complètement accroché à l’histoire. Le conte peut être soit raconté de façon orale soit écrit et, je pense,  parfois, un conte raconté mis par écrit y perd beaucoup; c’est ici le cas. Les blagues de Ale Wisp Nick se seraient révélées passionnantes conter oralement et porté avec emphase par la voix, mais par écrit l’histoire de ces petites blagues se révèlent juste sympathique.

Le Monstre de Shaerten de Olivier Peru : Cette nouvelle se situe dans l’univers de Martyrs, mais bien des années avant l’histoire du roman. C’est l’histoire de deux gnomes qui vont élever un dragon. L’histoire sur le fond se révèle assez sombre, manipulatrice et cynique, nous présentant, certes de façon assez simple, la fourberie et la cruauté des semi-hommmes. Mais voilà, sur la forme j’avoue ne pas avoir complètement accroché à l’histoire l’auteur cherchant à nous présenter l’histoire tel un conte alors qu’on sent bien que ce n’est pas trop son domaine de prédilection. De plus, mettre ce conte après celui de Pierre Dubois, qui, pour lui, le conte est sa passion, y joue aussi pour beaucoup dans la différenciation des deux textes.

Vous Serez Immortelle d’ Emmanuelle Nuncq : L’auteur vient nous offrir ici l’histoire d’une poupée humaine qui a la vie éternelle, du moins tant que quelqu’un est là pour la réparer. J’avoue que ce texte possède une mélancolie vraiment intéressante et la plume de l’auteur joue énormément dans le fait qu’on se laisse entrainer par cette histoire. Mais voilà il manque, à mon avis, certains aspects qui permettraient de mieux comprendre le choix final de l’héroïne, peut être que l’auteur a eue un peu peur du format Nouvelles et ne s’est concentré que sur le fil de vie de sa poupée en mettant de côté les évènements qui la font évoluer et la rendre « plus sage ».

Prédatrice de Mathieu Gaborit : L’auteur nous offre ici une nouvelle sombre, violente et plutôt efficace avec l’histoire simple d’un couple qui, pour se reconquérir l’un pour l’autre, partent en vacances et se retrouvent dans un hôtel pour une fête un peu particulière. L’auteur joue vraiment avec le lecteur nous offrant une histoire assez surprenante pleine de rythme et de surprises avec son lot de magie et de mystères. Mais voilà il y a quand même un ou deux points qui m’ont dérangé principalement dans la différenciation hommes / femmes, à croire que toutes les femmes sont des papillons et tous les hommes des prédateurs et l’histoire m’a paru assez linéaire.

Quarante-Huit pour Cent de Adrian Thomas : Cette nouvelle se situe dans l’univers du Sixième Royaume et vient nous parler des changeurs, de la façon dont ils ont été crées. Un texte intéressant, cruel et sauvage qui vient nous montrer la vérité sombre sur cette race à part dans le roman de l’auteur. L’auteur joue bien sur les sentiments et les émotions des personnages qui ne manquent pas de toucher le lecteur, mais voilà l’histoire se révèle sans véritable surprise et un peu linéaire surtout vu que j’ai déjà lu le sixième royaume.

Une Surprise de Petite Taille de Simon Sanajuhas : L’auteur nous est présenté comme étant influencé par un auteur comme Howard, ce qui se ressent dans l’histoire. On retrouve un guerrier, dans un tournoi, qui va devoir battre tous ces adversaires pour devenir chevalier. Une histoire simple, mais plutôt efficace avec en conclusion une surprise pleine d’humour et de cynisme. Mais voilà même si l’histoire se laisse lire de façon sympathique elle manque quand même de puissance, de surprises et surtout un peu de profondeur je trouve. Cela n’empêche en rien cette histoire de se révéler divertissante malgré son côté simple.

Babillante Babiole de Nathalie Dau : Comme tout semi-homme qui se respecte, à chaque anniversaire on se fait des cadeaux, mais ici le cadeau sera bien surprenant. L’auteur a décidé de nous offrir une histoire pleine d’humour, de malice et le tout qui aboutit à une conclusion efficace et pleine d’esprit. Un texte peut-être un peu court, mais qui ne manque pas de charme et d’attrait et dont l’auteur arrive à en tirer le maximum.

 

Je reste sur un sentiment mitigé après avoir fini cette anthologie, une lecture plutôt moyenne sans non plus être complètement mauvaise. Au final j’ai plus eu l’impression de lire des textes de découvertes, qui pourraient permettre de faire découvrir la fantasy aux novices, plutôt que des textes pour tout lecteur de fantasy. Peut-être que c’était le but de l’anthologie, en tout cas pour moi, même si la lecture ne s’est pas révélé complètement mauvaise, elle ne m’aura pas marqué non plus. Aucun texte n’a non plus vraiment réussi à sortir du lot. Par contre, concernant les illustrations je dois dire qu’elles se sont révélées vraiment plaisantes.

En Résumé : J’avoue ne pas avoir complètement accroché à la lecture de cette anthologie qui m’a offerte au final une lecture plutôt moyenne. Il faut dire que le sujet, étant un classique de la fantasy, il n’était pas obligatoirement simple de se l’approprier. On retrouve sept textes qui offrent une vision différente du semi-homme, mais qui n’arrivent jamais complètement à convaincre et paraissent un peu trop simple. Comme si les écrivains cherchaient plus à offrir des textes de découvertes pour un lectorat novice que des textes pour tout public. Je ne suis pas vraiment déçu non plus de ma lecture, car les nouvelles restent un minimum plaisantes à lire, mais voilà aucun texte ne m’a vraiment marqué. À noter par contre les très belles illustrations qui viennent égayer ce recueil.

 

Ma Note : 6/10

 

chalengeChallenge JLNN 9ème lecture

Décade de L’Imaginaire

decade de l'imaginaireRésumé : Il y a quelques semaines la maison d’édition L’Atalante a proposé la Décade de l’Imaginaire. 10 jours de prix attractifs ainsi qu’une nouvelle offerte par jour. Le Thème de l’opération était l’imaginaire Européen.

 

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Dix nouvelles gratuites cela ne se refuse pas vraiment, elles ont donc rapidement rejoins ma PAL (je me répète mais une PAL ça n’existe pas vraiment en version électronique?) pour mon plus grand plaisir de lecteur de nouvelles. Surtout que ces nouvelles regroupent un grand nombre d’auteurs connus et dont j’avais envie d’en apprendre plus sur certains, donc quoi de mieux qu’une nouvelle pour s’en rendre compte.

L’Ouragan de Jean-Marc Ligny. Je n’avais encore jamais lu un texte de l’auteur malgré tous les bons échos que j’avais entendu, cette nouvelle m’a donc permis de corriger ce fait et de me faire un avis. Je dois dire que ce texte m’a bien accroché, une histoire poétique d’un couple sur fond de ravage climatique et environnemental cher à l’auteur si j’ai bien compris. Mais voilà, autant j’ai été fasciné par tout ce qui concerne le brackground de ce mon en pleine agonie, autant, j’avoue, j’ai eu un peu de mal à vraiment entrer dans la vie de ce couple ou le temps à créer une sorte de lassitude, de routine dans leur histoire. Ils m’ont paru un peu plat dans la première partie du texte. Au final un texte intéressant, percutant et intelligent, avec peut-être plus de pages je me serai probablement plus facilement attaché à ces personnages.

Le Peuple des Signeurs de Olivier Paquet. Je ne peux pas trop parler de cette nouvelle, vu qu’il s’agit d’un chapitre tiré du second tome du Melkine. Ayant déjà lu le roman, il m’est un peu difficile de parler de ce texte hors de tout le contexte du roman, mais selon moi il s’agit d’une nouvelle intéressante pour découvrir l’univers foisonnant des romans.

Raoul des Crapauds de Sylvie Denis. Bon, là, j’avoue, je suis resté assez imperméable à ce texte. Je dirais que ça ne vient ni de moi ni vraiment de l’auteur, mais du texte en lui-même qui est en fait une nouvelle fortement liée à un roman existant. J’ai clairement eu l’impression que, sans avoir lu le roman, il m’était impossible d’avoir toutes les clés pour bien comprendre cette nouvelle. Il manquait clairement d’informations, que ce soit sur le but du voyage des héros ou de l’école, mais aussi au niveau de la chute qui, je l’avoue, m’a frustré, car j’avais clairement l’impression qu’il devait y avoir une suite derrière, c’était pas possible autrement. Ce texte donne vraiment l’impression d’avoir été extrait d’un roman plus long.  Je pense que ce texte n’était pas le meilleur texte pour découvrir cette auteur, il faudra que je me rattrape un jour sur un de ses romans.

Drame de Troll de Terry Pratchett. L’auteur nous offre, comme à son habitude avec cette nouvelle, un texte rempli d’humour et d’ironie sur la condition des héros, mais aussi sur la vie, pas toujours facile et pas toujours rose, des Trolls. Un texte efficace et rafraichissant qui nous présente un héros qui se radoucit avec l’âge et dont chaque personnage a quelque chose à dire ou à se plaindre. L’intrigue reste très simple, mais l’auteur arrive facilement à en tirer énormément de choses, que ce soit par son aspect fantaisiste, plein de mélancolie, qui joue sur les traditions et sur le fait que, finalement, c’était peut-être mieux avant ou encore à travers un panel de personnage intéressant. Dommage que le texte soit si court.

Nouvelle Vie de Pierre Bordage. Voilà un texte intéressant de l’auteur qui développe, à travers un futur sombre, des sujets vraiment captivants tel que le monde de la recherche, la puissance des groupements pharmaceutiques, les problèmes d’une société de plus en plus endetté ou encore l’esclavage. Des sujets qui se révèlent très contemporains et nous rappelle d’une certaine façon notre société et ceux vers quoi elle tend. Mais voilà, j’ai trouvé les personnages un peu abstraits, s’il manquait un peu de profondeur et aussi un léger manque d’émotion, surtout vis-à-vis du twist final qui ne m’a marqué qu’à moitié. Peut-être que cette histoire aurait mérité un traitement plus long qu’une nouvelle. En tout cas ça reste un texte sympathique et qui fait réfléchir.

La Stratégie du Requin de Jean-Claude Dunyach. Ce texte fait partie de mes préférés concernant les nouvelles de la décade. Jean-Claude Dunyach fait partie de ses auteurs dont j’ai tellement entendu parler que j’ai un peu peur de me lancer. Ce texte m’a clairement fait changer d’avis, nous offrant une plongée dans un univers cyberpunk fascinant, dense et travaillé où l’auteur compare la plongée des hommes dans la dimension informatique à la plongée maritime. Un texte qui ne laisse rien au hasard entre manipulations, surprises et rebondissements. J’ai été happé par ce récit foisonnant d’idées et à la conclusion surprenante malgré, c’est vrai, il faut bien l’avouer, une narration un poil trop longue par moment. En tout cas je lirai d’autres œuvres de l’auteur sans soucis.

Fractal de Vincent Gessler. Une nouvelle vraiment intéressante que nous propose là l’auteur. On va suivre dans cette nouvelle la vengeance d’un homme qui a tout perdu, que ce soit sa famille ou sa vie jusqu’à avoir été abusé dans sa jeunesse. L’auteur foisonne d’idées, de rebondissements, mais aussi de réflexions que ce soit sur l’influence des laboratoires et des industries, de la religion ou encore concernant cet univers futuriste. Mais voilà le surplus d’idées nuit un peu, à mon avis, au récit, il donne l’impression à l’auteur de parfois partir dans tous les sens. Ajouter à cela le fait que toutes les souffrances du héros soient la faute, au final, d’une seule personne m’a paru un peu trop facile pour la construction de cette nouvelle. Mais ce texte reste agréable à lire avec une plume efficace et entrainante et des idées intéressantes.

La Sorcière Égarée de la Citadelle Silencieuse de Michael Moorcock. Avec cette nouvelle l’auteur cherche à nous offrir une histoire un peu western dans un univers de SF avec le héros solitaire qui doit aller sauver une jeune fille. Alors, je ne vais pas le cacher, l’histoire se révèle assez simple, mais pourtant efficace par son aspect sombre, pleine de rebondissements et le tout porté par une plume entrainante. L’autre nous offre un univers vraiment intéressant, apocalyptique, multi-planétaire avec aussi cette idée sur la disparition de l’eau. Dommage que sur la fin l’auteur manque de finesse parfois, principalement dans la ruse du héros pour s’en sortir lors de la bataille finale qui, clairement à mon goût, m’a paru tirée par les cheveux. Au final une nouvelle qui se laisse lire de façon agréable et se révèle sans temps morts.

L’Envol du Faucon Sagittal d’Andreas Esbach. Cette nouvelle se révèle être un joli conte initiatique avec comme trame le rêve du héros qui est d’aller toucher les étoiles. Un texte vraiment bien écrit, plein de poésie et de mélancolie ou le héros va tout donner pour réaliser son rêve. Autre intérêt du texte c’est le monde futuriste que nous dévoile l’auteur, un univers vraiment magique et magnifique qui donne clairement envie d’être visité, que ce soit pour sa faune, sa flore ou encore pour leur façon de vivre. Mon seul regret est que finalement ce texte soit clairement balisé, manquant de surprise et qu’il possède une légère naïveté à mon goût. Mais rien de bien gênant tant l’histoire emporte le lecteur vers ce rêve et ces étoiles.

Ce que Chuchotait l’Eau d’Anne Fakhouri. Je dois bien avouer que dès les premières lignes j’ai eu un peu peur avec ce texte tournant autour de la légende Arthurienne. Attention pas que je n’aime pas cette légende, juste, j’ai l’impression qu’on l’a tellement reprise qu’il est devenu très difficile de se renouveler. Et pourtant l’auteur a réussie à me convaincre, nous faisant découvrir un peu plus en avant Keu le frère nourricier du Roi, dont on découvrira la cause de son aigreur et de son arrogance, mais surtout en reprenant les classiques du genre pour mieux les détourner d’une certaine façon. Une fois ce texte lu on ne verra plus la reine Guenièvre ou encore la cour du roi de la même façon. Cela en surprendra plus d’un, mais moi j’ai aimé. Un texte qui va aussi mélanger magie et mystère de façon efficace et le tout toujours porté par une plume efficace et fluide. Je reprocherai juste un Deus Ex Machina qui m’a un peu surpris dans la conclusion.

En Résumé : Je trouve l’initiative de L’Atalante lors de cette décade de l’imaginaire vraiment intéressante, Offrir 10 nouvelles de différents auteurs permet de se rendre compte avec intérêt de ce qui se fait actuellement dans l’univers imaginaire européen. Au final j’ai passé un agréable moment de lecture à travers ces 10 nouvelles et même si elles ne sont pas toutes au même niveau j’ai envie d’en apprendre plus sur des auteurs que je n’ai encore jamais lu, mais aussi d’attendre avec encore plus d’impatience les prochaines sorties d’auteur que je connaissais déjà.

 

chalenge

Challenge JLNN 8ème lecture

Elfes et Assassins – Anthologie 2013 des Imaginales dirigée par Sylvie Miller & Lionel Davoust

elfes et assassinsRésumé : Les elfes sont beaux, puissants, séducteurs ; ou bien sombres, dominateurs et effrayants… Dans l’ombre, les assassins se montrent froids, méthodiques, grisés par la chasse, mais ils sont parfois fragiles, rongés par le doute, ou encore poussés par une cause qui les dépasse. À travers toutes les nuances de la fantasy, médiévale, héroïque, urbaine voire post-apocalyptique, découvrez leurs aventures et leurs mystères, de la tragédie à l’humour, de l’épique à l’émotion – entrez dans la danse des Elfes et Assassins !

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Depuis quelques années maintenant je me laisse tenter, tous les ans, par l’anthologie du festival Les Imaginales. Chaque année, selon un thème précis, l’anthologie nous propose différentes nouvelles qui offrent souvent une variété de possibilité et je dois dire que je n’ai jamais été réellement déçu. J’avais donc hâte de voir ce que Elfes et Assassins allait bien pouvoir nous proposer. Comme d’habitude cette lecture a été réalisée en mini LC avec Snow, mais aussi une nouvelle collègue de lecture Mariejuliet. Une mini LC vraiment agréable où tous les textes ont pu être discutés à fond.

La Dernière Affaire de Sagamor de Pierre Bordage. Cette nouvelle ouvre l’anthologie et j’avoue je l’ai trouvé terriblement classique, un maitre assassin qui a un contrat sur une elfe. Une histoire simple, écrite efficacement, mais qui clairement se révèle linéaire et sans véritable surprise. J’avoue que je suis resté un peu sur ma fin même si finalement, en tant que mise en bouche introductive, elle pose clairement le sujet.

La Seconde Mort de Lucius Van Casper de Raphaël Albert. Je dois dire que j’ai retrouvé avec plaisir Sylvio et ce Panam Stempunk fascinant avec ce texte vraiment intéressant que j’ai trouvé efficace et à la narration épistolaire intéressante. On suit l’histoire d’un homme à la recherche de son frère qui a terriblement changé. Alors, bien sûr la nouvelle en soit est un ton en dessous des romans, mais une nouvelle agréable avec tout de même son lot de surprises.

La Légende d’à Peu Près Punahikka de Nathalie Legendre. L’auteur nous livre une nouvelle ici agréable qui nous est raconté par la voix un conteur à son élève et qui offre une lutte entre un Elfe et un Assassin pour un bien encore plus précieux. Un affrontement efficace, qui ne manque pas de mordant, traité de façon légère et efficace et où il n’est pas toujours facile de détermine le bon camp, mais dont l’auteur, sur la fin, en fait un peu trop avec les surprises, ce qui est un peu dommage.

Le Sourire de Louise de Anne Duguël. Comme à son habitude l’auteur (aussi connue sous le pseudo Gudule) nous offre une histoire vraiment frissonnante, qui monte lentement en tension au fil des pages tel un cauchemar dont on aurait du mal à quitter pour notre plus grand plaisir. Une histoire vraiment efficace et passionnante qui se révèle sans temps morts, pleine de surprises et de rebondissements. L’auteur arrive toujours aussi bien à transformer efficacement et de façon passionnante pour tous les amoureux du genre, une histoire idyllique en cauchemar.

Le Sentiment du Fer de Jean-Philippe Jaworski. Avec ce texte on reconnait très vite la patte de l’auteur qui nous offre un texte toujours aussi travaillé sur la langue et la forme et qui nous présente un assassin qui se retrouve balancé au milieu de complots et de guerres. Mais voilà je n’ai pas réussi complètement à rentrer dans l’histoire, trouvant par moment la narration longue, je ne sais pas trop pourquoi. De plus le lien entre l’elfe et l’assassin reste très ténu. Une nouvelle sympathique tout de même, mais j’attendais mieux, même si on retrouve avec plaisir certains passages fascinant et truculents comme ce dialogue en argot entre deux personnages.

Du Rififi Entre les Oreilles de Anne Fakhouri. Sûrement l’un des meilleurs textes de cette anthologie selon moi. Un texte qui nous plonge dans les années 30, au temps de la prohibition et où les faes et les humains sont en trêve. Une histoire vraiment passionnante, avec son lot de surprises et de rebondissements, mais surtout pleine d’humour avec des personnages fascinants et un neveu de parrain de la mafia vraiment pittoresque  et passionné de psychologie ce qui va amener une nouvelle image au crime pleine de cynisme et de fantaisie. C’est drôle, efficace, entrainant et surprenant,  que demander de plus

La Nature de l’Exécuteur de Rachel Tanner. J’avoue je n’ai pas du tout accroché à ce texte, déjà le contexte reste classique, une demi-elfe qui travaille pour les services secrets et doit assassiner un elfe, qui plus est de sa famille. Mais là où ça bloque c’est que le texte en lui-même se révèle très politique, reprenant l’affaire de l’aéroport de Notre Dame des Landes comme fond et l’auteur cherche plus à asséner son message politique qu’à faire réfléchir, ce qui a le dont de toujours me bloquer. De plus l’auteur tombe quand même trop dans la facilité et aussi quelques absences d’explications. Dommage.

Libera Me de Fabien Clavel. J’avoue je sors un peu circonspect de cette nouvelle, c’est bien écrit, c’est sombre, c’est violent, mais voilà j’ai eu l’impression qu’il me manquait certaines clés pour vraiment apprécier cette œuvre. Je me suis senti frustré de ne pas tout comprendre, un peu comme s’il me manquait une pièce du puzzle. Pourtant, le personnage paraît intéressant à travers cette quête à travers une sorte d’abîme.

Eschatologie du Vampire de Jeanne-A Débats. Ce texte fait partie de mes textes préférés de cette anthologie, j’ai retrouvé avec plaisir Navarre de Métaphysique du Vampire qui vient nous présenter une vision complètement délirante, pleine d’humour et de cynisme des elfes. L’auteur nous livre une histoire enlevée, entrainante sur fond d’apocalypse maya et d’antéchrist, le tout toujours aussi bien porté par une plume vive, efficace, entrainante et pleine d’ironie. La situation va vite dégénérée et nous offrir son lot de surprises pour le plus grand plaisir des lecteurs.

Elverwhere de Xavier Mauméjean. J’ai eu un peu de mal à entrer dans les premières pages de ce texte, mais finalement une fois happé j’ai passé un très bon moment. Une nouvelle qui nous offre une histoire de complots, de double voir triple jeu où les elfes ont dominé les humains à la façon troisième guerre mondiale. Le tout repose rapidement sur le personnage personnel qui se révèle énigmatique et va rapidement offrir son lot de surprises.

Sans Douleur de Fabrice Colin. Voilà une nouvelle originale sur le point de vue des elfes et qui offre aussi des axes de réflexions sur la maladie et l’oubli. J’ai trouvé le texte agréable à lire, mais pas non plus des plus transcendants, un texte agréable avec quelques surprises et rebondissements malgré des fois la présence de détails qu’on ne comprend pas toujours bien.

J’irai à la Clairière de David Bry. J’avoue que sur le fond ce texte avait un fort potentiel, l’auteur jouant sur l’opposition entre la religion qui cherche à s’imposer et les mondes féeriques, mais je n’ai jamais réussi à rentrer pleinement dans l’histoire. L’auteur nous offre des axes d’histoire comme la comptine ou encore la mère du héros dont on ne comprend pas bien l’utilité, alors qu’ils paraissent importants et la fin m’a paru mal amenée et surtout trop brusque, comme si l’auteur n’avait pas réussi à mettre totalement en avant ce qu’il voulait.

Grise Neige de Johan Heliot. Voilà un texte étrange, une nouvelle qui cherche à jouer avec le lecteur, avec le côté fantasy pour offrir une chute vraiment surprenante et qui ramène à la réalité. Mais voilà je n’ai jamais vraiment pu complètement rentrer dans cette nouvelle, surtout du point de vue émotionnel. Je ne sais pas trop pourquoi, ça vient peut-être de moi.

 

J’avoue je me sens légèrement frustré par cette anthologie qui, sans être mauvaise et ayant des textes vraiment passionnants, m’a paru être un ton en dessous que celle de l’année dernière. Peut être que le sujet m’a aussi moins touché, je ne sais pas trop. Ça reste tout de même une anthologie intéressante et accessible qui permettra à ceux qui veulent se lancer en Nouvelles de Fantasy de découvrir des textes variés et aux autres offrira une lecture sympathique avec tout de même quelques perles à découvrir. Par contre, je me pose la question du sujet qui sera choisi l’année prochaine.

En Résumé : J’ai passé un moment de lecture sympathique avec cette anthologie des Imaginales, mais, j’avoue, je l’ai tout de même trouver un ton en dessous que celle de l’année dernière, ce qui m’a un peu frustré. Ça n’empêche pas cette anthologie d’avoir de très bons textes mais certains se révèlent anecdotiques voir ne m’ont pas accrochés. Dommage. Peut être cela vient du sujet aussi. Je lirai quand même avec plaisir celle de l’année prochaine.

Ma Note : 7/10

Retrouvez la chronique de mes compagnes de LC : Snow, Mariejuliet

 

chalenge

Challenge JLNN 7ème lecture

Janua Vera – Jean-Philippe Jaworski

janua-veraRésumé : Chaque nuit, Leodegar le Resplendissant se réveille en hurlant dans son palais. Quelle est donc l’angoisse qui étreint le conquérant dans son sommeil ? S’agit-il d’un drame intime, ou bien de l’écho multiple des émotions qui animent le peuple du vieux royaume ?

Désenchantement de Suzelle, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de maître Calame, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dans ses archives ? Scrupule d’Ædam, le chevalier, à manquer aux lois de l’honneur ? Hantise de Cecht, le housekarl, confronté aux fantômes de la forêt ? Appréhension de Benvenuto, le maître assassin, d’être un jour l’objet d’un contrat ? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles qu’on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres…

Edition : Les Moutons Électriques

 

Mon Avis : Jean-Philippe Jaworski est un auteur qui a vraiment réussi à me convaincre et à me fasciner dès son premier roman, Gagner la Guerre, qui offrait une histoire vraiment soignée, dense, efficace et surtout un véritable travail sur l’écriture. J’avais donc envie de découvrir son recueil de nouvelles, Janua Vera, mais voilà je souhaitais l’édition des Moutons et mon budget n’a pas toujours été en adéquation avec mon envie. Voilà maintenant chose réparée, ce livre ayant rejoint ma PAL il y a quelques mois. À noter que l’édition que je viens de lire comporte 10 nouvelles et, en tout cas je trouve la couverture, illustrée par Howard Pyle, vraiment réussie.

Avertissement au Lecteur : Ce texte n’est pas une nouvelle, mais sert d’introduction au recueil, en fait on retrouve Benvenuto dans un texte ou l’auteur joue sur la réalité et la fiction, qui est vrai de qui est faux entre Benvenuto et l’auteur. J’avoue je n’ai pas complètement accroché à ce texte car il donne l’impression que Benvenuto remet en cause les histoires de ce vieux royaume même si je comprends le travail de l’auteur sur cette introduction.

Janua Vera : Cette nouvelle sert véritablement de texte d’introduction à l’univers de l’auteur, car il s’agit, chronologiquement, du texte le plus ancien de ce royaume. Un texte qui nous dévoile un Roi-Dieu en prise avec son premier cauchemar. Un texte vraiment intéressant, épique et mystérieux qui offre une conclusion vraiment surprenante, passionnante et possédant sa dose de cynisme. Mais voilà j’ai aussi trouvé le texte un peu froid et surtout j’ai eu du mal à complètement plonger dans ce personnage de Roi-Dieu tellement contradictoire. Pas que le texte soit mauvais, loin de là mais ce n’est pas la nouvelle que j’ai préférée de ce recueil.

Montefellóne : Voilà un texte que j’ai trouvé vraiment intéressant et passionnant du début à la fin, nous plongeant dans une guerre, à travers une époque proche du Moyen-Age, où l’on suit un général un peu forcé de se battre pour faire plaisir à son roi. Un texte intense, qui monte en tension au fil des pages qu’on tourne avec grand plaisir et qu’on savoure, pour finir de façon vraiment surprenant et pleine d’ironie pour le personnage principal. Une excellente nouvelle.

Mauvaise Donne : Sûrement la meilleure nouvelle de ce recueil à mon goût, mais elle partait avec un avantage, l’avantage de retrouver Benvenuto et de découvrir comment il a rejoint Leonide Ducatore. Une nouvelle, mélange habile d’action, d’intrigue et jeu de pouvoir, toujours magnifiquement porté par le personnage passionnant de Benvenuto, héros mélangeant gouaille, finesse, violence et folie maîtrisée. Une histoire pleine de rythme, de surprise et parfaitement maîtrisée du début à la fin.

Le Service des Dames : Cette nouvelle repose en fait sur un chevalier qui croit ferment au code d’honneur de la chevalerie, et c’est là-dessus que l’auteur construit son texte, mettant à mal de façon sournoise, surprenante et efficace ce code d’honneur. Le personnage principal est vraiment déroutant, mais pourtant captivant à découvrir au fil des pages, principalement sur sa façon de gérer la situation. Une nouvelle cynique à souhait et qui m’a ravi.

Une Offrande Très Précieuse : Une nouvelle intéressante peut être légèrement en dessous des trois précédentes, mais qui se révèle intimiste nous contant l’histoire de ce barbare au terrible secret. Une nouvelle traitée tout en finesse avec un mélange de fantastique et de divinité poussant le héros à faire une introspection sur lui-même et qui trait de la mort et du deuil de façon vraiment intéressante. Pas la plus bouleversante ni la plus passionnante des nouvelles du recueil, mais une nouvelle efficace.

Le Conte de Suzelle : De nouveau une nouvelle intimiste nous plongeant dans la vie de Suzelle qui va, un beau jour, rencontrer ce qu’elle croit être son prince charmant, celui qui changera sa vie. Un texte vraiment poignant, prenant et cruel qui va se révéler vraiment efficace et bien maîtrisée par l’auteur, malgré un rythme assez lent, sachant rendre la vie de ce personnage vraiment attachante. On suit son évolution jusqu’à cette conclusion étonnante et crue.

Jour de Guigne : Voilà une nouvelle offrant un ton plus léger et qui nous offre une histoire de malchance des plus pittoresque et pleine d’humour. On suit un personnage qui va subir une sorte de malédiction et qui va aligner les bévues et les malchances. Un texte vraiment drôle, et plein de finesse, hommage un peu à Pratchett, qui se révèle vraiment réussi et détend parfaitement le lecteur, surtout que la nouvelle est idéalement placée vers le milieu du recueil.

Un Amour Dévorant : On quitte le registre de l’humour pour cette fois plonger dans le registre du fantastique et des fantômes avec cette nouvelle qui possède son côté angoissant, mais qui se révèle vraiment intéressante à découvrir. Surtout le lecteur tourne les pages pour essayer d’en apprendre plus sur le sort tragique des héros.

Comment Blandin fut Perdu : A travers cette histoire on nous raconte la vie d’un peintre qui un jour a pris un apprenti talentueux, mais miné par un amour inconditionnel qui fait qu’il ne peint que le visage de sa bien-aimée. Encore une fois l’auteur nous plonge dans une nouvelle dense et détaillée, nous plongeant dans l’art, un art par moment éblouissant et de toute beauté. L’intrigue monte doucement en tension au fil des pages offrant une conclusion efficace, mais que j’ai trouvé un peu convenue.

Le Confident : Une nouvelle qui nous plonge dans une histoire sombre et parfois angoissante. On suite un membre du culte du desséché qui a décidé de se priver de toute lumière et va devenir un confident. Une nouvelle qui oscille de façon efficace et prenante entre rêve et réalité et nous dévoilant un personnage vraiment intéressant. La conclusion ouverte se révèle vraiment intéressante.

 

Ce qui marque toujours le lecteur avec les écrits de l’auteur c’est le travail qu’il effectue sur l’écriture, mais aussi tout le travail mis en avant, que ce soit dans la présentation des personnages, les descriptions ou encore la découverte de tout cet univers qui se révèle fascinant. Une écriture vraiment dense, soignée et élégante, mais le tout sans jamais tomber non plus dans un style ampoulé ou un peu trop lourd, trouvant toujours parfaitement la justesse de ton qui emporte le lecteur dans ces textes. Dans tous les cas voilà un recueil de nouvelles vraiment passionnant à découvrir qui nous plonge dans un univers vraiment passionnant et dense pour suivre des personnages humains et attachants. Les annexes apportent aussi un vrai plus à ce recueil. Un recueil qui mérite vraiment d’être lu.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce recueil de nouvelles qui nous plongent dans des histoires toutes plus passionnantes les unes que les autres, vraiment efficaces et prenantes. On suit des personnages souvent torturés, qui se révèlent passionnants et plein de surprises. L’univers est vraiment captivant à découvrir et donne envie d’en savoir plus. La plume de l’auteur est toujours aussi travaillée, dense, raffinée et pleine de justesse, mais surtout l’auteur sait jouer de tous les styles, aussi bien le burlesque que le côté angoissant. Un recueil de 10 nouvelles qui mérite vraiment d’être découvert.

 

Ma Note : 8,5/10

 

chalenge

Challenge JLNN 5ème lecture

Présumé Coupable – Isabelle Guso

presume coupableRésumé : Autour de mes démons, une armure de papier.
Mon Peter Pan dans sa tombe, ma forteresse.
Mentir puisqu’il le faut.
Lutter seul.
Et tenir bon.

 

Edition : Griffe D’Encre

 

Mon Avis : Je dois bien dire que j’ai fait entrer ce livre un peu par hasard dans ma PAL en étant tombé sur l’e-book qui proposait une offre intéressante pour faire découvrir ce récit. Je ne connaissais rien de l’histoire, ni de l’auteur et pourtant j’ai trouvé la quatrième de couverture intriguant, peut être même un peu trop, et ajoutez à cela une couverture, illustrée par Zariel, vraiment réussie, j’ai donc décidé de lire cette Novella.

Finalement j’ai été surpris par ce récit, déjà premièrement parce qu’il est très loin du côté littérature de l’imaginaire que je connais chez Griffe D’Encre, mais surtout car il traite d’un sujet qui est extrêmement sensible, mais aussi limite interdit, tabou. Alors, je ne vais pas révéler de quel sujet traite ce livre, ce serait un peu empiéter sur le texte, mais très vite on comprend de quoi veut parler l’auteur, un sujet brulant de la société qui ne laisse personne indifférent. La force de l’auteur est de ne pas rendre ce « mal » humain ou d’essayer de le minimiser, elle annonce clairement que la punition est normale, elle essaye par contre de mettre en avant les gens qui, tous les jours, tentent de résister a ces pulsions, à ne pas lâcher prise dans la solitude, car annoncer son mal serait se faire voir comme un monstre et rejeter par la population. Certes ce livre risque de bousculer plus d’un lecteur voir de choquer, et pourtant, comme je l’ai dit, le but de l’auteur n’est pas de disculper ce crime odieux, mais juste tenter de faire réfléchir le lecteur, de commencer à ébranler certaines convictions, mais aussi de tenter de voir pour trouver une solution pour limiter au maximum ce genre de crimes.

La force de ce roman est finalement sa narration à la première personne qui permet de se plonger dans le quotidien de ce héros qui, tous les jours, lutte contre ses pulsions qui le dévorent. Ce qui marque surtout c’est cette solitude qui, d’une certaine façon parait logique, car devant le trouble qui habite le héros je ne sais pas comment je réagirai s’il me l’apprenait, mais qui rappelle que le héros est obligé de lutter seul contre lui-même, il ne peut en parler à personne sans avoir peur de se savoir qu’il va être jugé et rejeté. L’auteur appuie tout ça par les réflexions et des arguments plutôt efficaces qui nous sont présentés par ce héros, se demandant s’il est pire que tel ou tel criminel, mérite-t’il vraiment d’être mis au ban de la société alors qu’au final il n’a rien fait? Mais voilà j’ai trouvé que parfois les arguments n’étaient pas toujours incisifs et reposaient, de temps en temps, à la base, sur des faits contestables, mais rien de bien gênant. Non ce que j’ai trouvé dommage par contre c’est que, certes, le héros présente des faits et des arguments, mais lui dans tout ça? son ressenti ses émotions devant ce qu’il est et contre quoi il doit lutter? Tout ça passe un peu à la trappe ce qui est frustrant pour tenter d’encore mieux comprendre ce héros.

Il faut aussi ajouter que ce texte est porté par une très jolie plume qui se révèle vraiment cohérente, nuancée, efficace et, d’une certaine façon, poétique arrivant à traiter de ce sujet sensible, dérangeant et toujours d’actualité de façon intéressante et poussant vraiment le lecteur a, au moins, se poser quelques questions. Une novella qui ne laissera sûrement pas indifférent, même si j’aurai aimé plus de profondeur sur le personnage principal, et que l’auteur traite de façon efficace et humaine, ne minimisant pas la gravité du crime, cherchant des solutions.

En Résumé : Ce qu’il faut bien avouer avec cette Novella c’est qu’elle risque de ne pas laisser le lecteur indifférent, traitant d’un sujet sensible et toujours d’actualité qui pourrait en déranger certains, mais dont l’auteur a réussi à traiter avec intelligence et tact nous offrant ainsi une histoire efficace et surtout humaine. La narration à la première personne joue énormément nous permettant de plonger dans la vie de cet héros qui doit lutter au quotidien contre ses pulsions et qui doit le faire seul sous peine de se retrouver rejeter. La plume de l’auteur se révèle vraiment efficace, poétique et pleine de nuance ce qui permet clairement à ce texte de se détacher le tout sans jamais tomber dans l’envie de nuancer ce « crime », cette différence, mais plutôt dans l’envie de prévention, de pouvoir limiter ce problème. Mon seul regret est que ce texte repose pleinement sur des faits, des actes, des arguments, mais jamais on ne rentre vraiment dans le fond du personnage, dans ces idées à lui, ces sentiments, ses émotions; cela aurait pu offrir un plus à l’histoire.

 

Ma Note : 7,5/10 

 

 

 

chalenge

Challenge JLNN 4ème lecture

Destination Univers – Anthologie dirigée par J.-A. Debats & J.-C. Dunyach

destination universRésumé : Qui n’a pas rêvé des étoiles ?
Franchir le seuil de la lumière, foncer dans l’hyperespace par des chemins secrets, filer au cœur des astres mourants, plonger dans la chevelure des nébuleuses et s’aveugler à la lumière des supernovæ ; rêver parce que le ciel au-dessus de nous est à la fois fascinant et irrésistible.
Mais la navette Atlantis a atterri et ne repartira plus, le ciel nous est désormais fermé .
Huit auteurs ne se sont pas résignés, ils ont pris leur envol dans cette anthologie. Ils nous ont chanté les planètes lointaines et les océans spatiaux, les stations orbitales et les vaisseaux rutilants sous des étoiles inconnues. Ils ont peuplé l’univers immense de dangers incommensurables, d’aventuriers exceptionnels, d’intelligences artificielles, de civilisations oubliées et de trésors fabuleux.
Parce que, même si le ciel nous est fermé, il nous reste le rêve.
Et qu’on ne rêve jamais assez.

Edition : Griffe D’Encre

 

Mon Avis : Une anthologie de Science-Fiction, se basant sur des nouvelles de Space Opera et dirigée par Jeanne-A. Debats et Jean-Claude Dunyach, il aurait vraiment fallu que je le fasse exprès pour passer à côté. Ce livre a donc rapidement rejoint ma PAL et puis, il faut l’avouer, la couverture, illustrée par Alexandre Dainche est, selon moi, vraiment réussie et magnifique. Cette anthologie réunit donc huit nouvelles de huit auteurs français différents et permet aussi à des auteurs peu connus de se mettre en avant au côté d’auteurs reconnus dans le monde de la SF.

Les Tiges de Thomas Geha : Une nouvelle qui se situe dans l’univers déjà développé par l’auteur dans son roman La Guerre des Chiffonneurs. Un texte vraiment efficace, clair et bien construit, où on se retrouve au milieu d’une guerre et où l’humanité n’est qu’un pion dont on se sert sans ménagement. L’auteur nous offre un texte efficace et qui permet quelques réflexions comme par exemple sur la faculté d’empathie des aliens envers l’Humanité. Un texte qui se révèle aussi humain, avec de l’émotion et des sentiments, pour parfaitement happer le lecteur.

Evaporation et Sublimation d’Anthony Boulanger : Un très joli texte plein de poésie et de mystères qui nous offre la vision de l’auteur sur le mythe de l’univers, vraiment surprenant, surtout au début, mais surtout efficace et très original. L’écriture est maîtrisée et possède un réel charme, nous plongeant dans cette guerre, à une échelle incomparable, et dont l’Humanité va jouer le rôle de perturbateur de façon originale, mais finalement sans grande surprise. Un texte vraiment réussi dont on ressent la passion de l’auteur pour les oiseaux.

Le Bal des Méduses de Célia Deaiana : Je dois l’avouer c’est le texte qui m’a le moins touché dans ce recueil. Pas la faute que le texte soit mauvais, mais il n’a pas réussi à m’accrocher, à me happer, surtout les personnages. Pourtant, l’ambiance d’angoisse et de peur dans ce vaisseau et ses deux survivants est parfaitement mise en place, on ressent ce sentiment de solitude et de claustrophobie. Une fuite en avant pour éviter la mort que j’ai trouvé maîtrisé mais qui, au final, ne m’a pas emporté et je n’ai n’ai pas vraiment réussi à m’accrocher aux personnages. Dommage.

Sleeping Beauty d’Anne Fakhouri : C’est, si je ne me trompe pas, la première plongée de l’auteur dans le Space- Opera et elle vient nous offrir un texte qui va se révéler finalement efficace et plaisant. Elle mélange les genres entre SF et western à travers une histoire, certes classique dans sa construction, mais qui ne manque pas de rebondissements et de surprise à la découverte de cette famille assez « spéciale ». Un texte qui m’a vraiment fait passer un bon moment, malgré le côté un peu froid des personnages. Un texte efficace.

Le Gambit de Hunger d’Olivier Getcher : Un texte qui se révèle être un affrontement psychologique entres une chasseuse de primes et un hors-la-loi avec au milieu une IA qui joue le rôle de trouble fête, le tout sous forme un peu de partie d’échecs où chacun déplace les pions qu’il possède. Un texte plein de rebondissements, à la conclusion surprenante et efficace, même si j’ai trouvé que par moment il manquait un peu d’explications. Un texte plaisant sans être non plus exceptionnel, mais qui se lit bien.

Le Marathon des Trois Lunes d’Aurélie Ligier : Un texte sombre sur une colonie humaine qui doit, d’une certaine façon, lutter contre une maladie inconnue. Un texte qui se révèle vraiment dur, sanglant, plein d’action et de rebondissements ou l’histoire lève doucement son voile pour révéler la vérité sur ce qui est arrivé à cette colonie. Un texte qui offre aussi une réflexion sur le choix qui peut aussi bien être bénéfique que catastrophique, surtout quand les émotions entre en considération. On retrouve aussi, de façon classique, les jeux ou les hommes doivent se battre jour survivre. Un texte où l’espoir n’est pas de mise, mais qui m’a vraiment bien plu et qui m’a un peu évoqué Stephen King dans Marche ou Crève.

Les Dieux Bruyants de Laurent Genefort : Dans cette nouvelle on découvre les Pila, peuple alien dont la planète est peuplée de Dieux Bruyants. On va suivre le parcours de deux de ces êtres dans leurs quêtes pour rencontrer ces dieux. Un texte plein de poésie qui nous dévoile une culture, un univers complet que l’auteur a créé du début à la fin et qui se révèle vraiment passionnant, mais c’est aussi un texte dur, que ce soit du point de vue écologique et la capacité des hommes à vampiriser les planètes qu’il visite, mais aussi d’un point de vue violence où l’auteur nous montre la cruauté de l’Homme. Un excellent texte qui a réussi à me toucher malgré le fait qu’il se révèle, au final, sans surprise et assez linéaire.

Le Khan Mergen d’Olivier Paquet : Cette nouvelle se situe dans l’univers de la prochaine trilogie de l’auteur qui devrait sortir prochainement. Une nouvelle sur la culture, sa survie et ses différences surtout dans un univers en pleine expansion. Les différences de culture qui nous offre aussi une réflexion sur la façon de voir les castes dans un peuple conditionné et leurs obligations pour ne pas qu’on les oublie on qu’on les assimile. Un texte vraiment efficace, poignant plein de sentiments et d’émotions et qui nous offre aussi, pour moi, un plaidoyer que j’ai trouvé vraiment réussi sur les étoiles, leurs mystères et l’envie de les découvrir. Pour moi un des meilleurs textes de ce recueil et je lirai avec plaisir les prochains romans prévus dans cet univers.

Une anthologie vraiment réussie variant les différents thèmes du Space Opera et du Planet Opera de façon efficace, réussie et parfois surprenante. Je ne me suis jamais vraiment ennuyé dans la lecture de ces textes et, même si les textes ne sont pas tous aux mêmes niveaux, j’ai passé un très bon moment de lecture. Cette anthologie m’a permis aussi de découvrir de jeunes auteurs, méconnus et qui n’ont pas à rougir tant leurs textes sont plaisant, maîtrisés et travaillés.

En Résumé : J’ai passé un vraiment bon moment de lecture avec cette anthologie de huit textes qui offrent des nouvelles vraiment intéressants, soignés, efficaces voir parfois pleines de poésie. Alors bien sûr toutes les nouvelles n’ont pas le même niveau et ne m’ont pas touchées de la même façon, mais dans la globalité cette anthologie est un très bon recueil. Une anthologie aux textes divers couvrants différents thèmes du Space Opera et de Planet Opera ou les jeunes auteurs n’ont pas à rougir de leurs textes devant les plumes plus expérimentés. La SF française a, selon moi, encore de beaux jours devant elle.

 

Ma Note : 8,5/10

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