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Le Dernier Château et Autres Crimes – Jack Vance

le dernier chateau et autres crimesRésumé : Miracle, avenir, merveille, incertitude… Tel est le cocktail de l’œuvre de Jack Vance en général et du présent volume en particulier, qui, des stupéfiantes maisons d’Iszm aux fils de l’Arbre fanatiques, des jardins de Refuge-des-Nuages aux improbables Châteaux de la Vieille Terre, révèle une fois encore l’étendue d’un talent à nul autre pareil pour l’exotisme et les personnages roués…

Edition : Le Bélial’

 

Mon Avis : Jack Vance fait partie des auteurs de Science-Fiction qui se révèlent fascinants et méritent d’être découverts, principalement grâce à l’imagination de l’auteur qui se révèle sans limite et souvent passionnante. Donc quand j’ai vu que sortait un recueil de récits de l’auteur, je n’ai pas mis longtemps à me décider à le faire entrer dans ma PAL, surtout qu’il faut aussi ajouter à cela une couverture, illustrée par Nicolas Fructus, qui se révèle vraiment magnifique et réussie selon moi. Ce recueil comporte au total quatre textes.

Les Maisons d’Izsm : Ce récit nous raconte l’histoire d’un botaniste qui part visiter le seul monde qui fournit des maison-plante. Ce commerce est un commerce très fermé et attire tous les voleurs qui cherchent à récupérer une graine et ainsi pouvoir briser le monopole. Je dois dire que comme à son habitude l’auteur nous offre un texte vraiment imaginatif avec cette idée de maison qu’on fait pousser dans le sol qui se révèle complexe et attrayante, mais aussi dans le développement et la découverte de l’univers mis en place. Le lecteur, un tant soit peu curieux, va se retrouver rapidement fasciné par ce monde, cette culture, mais aussi cette société limite paranoïaque qui cherche à empêcher la disparition de son revenu principal. La technologie de la maison-habitat est vraiment bien trouvée et offre pas mal de perspectives, de réflexions entre l’homme et son « chez lui ».

A côté de cela l’auteur, par contre, nous offre une histoire qui cherche à jouer au chat et à la souris avec le lecteur offrant poursuite, espionnage, pouvoir et vol, mais voilà jamais l’auteur arrive à surprendre complètement le lecteur, l’histoire restant balisé et sans véritable retournements de situations ou de coups de théâtre qui viennent vraiment relancer l’intérêt du lecteur ce qui est vraiment dommage.

Alice et la Cité : Alice n’a jamais connu la vie en société, ayant toujours vécu en cercle fermé sur un vaisseau colonisateur de planète vide. Lors de son retour sur terre elle va vouloir en apprendre plus sur la vie urbaine. L’auteur cherche à nous offrir ici une guerre des genres entre les personnes influencées par la société, l’argent et l’effet métropole avec les personnes qui vivent loin de tout ça, mais voilà même si l’histoire se révèle plutôt sympathique et surtout pleine d’humour, il a vraiment du mal à élever le débat ou à faire valoir ses arguments. La faute principalement à des personnages pas toujours très crédibles selon moi et de nouveau aussi à une histoire qui se révèle assez linéaire et sans surprises. De plus concernant la conclusion Jack Vance s’offre même un Deus Ex Machina un peu trop improbable histoire de boucler son histoire. Maintenant, comme je l’ai dit, l’histoire en soit n’est pas complètement mauvaise, le rythme se révèle plutôt efficace et l’humour souvent se révèle mordant et cynique.

Concernant l’univers présenté par l’auteur j’avoue que je l’ai trouvé un peu moins fascinant que le texte précédent, donnant l’impression d’un monde futuriste très rétro. Surtout l’auteur passe moins de temps à le développer, ce qui est un peu dommage, car c’est souvent son point fort. Un texte pas mauvais, mais loin de m’offrir un souvenir impérissable. Un texte qui, au final, a peut-être un peu trop vieilli.

Fils de L’Arbre : Joe Smith est un terrien qui voyage de planète en planète et qui un jour va se trouver contre son gré plongé dans un complot qui le dépasse. J’ai trouvé ce texte vraiment intéressant, tout y est pour accrocher le lecteur que ce soit aventures, trahisons, espionnage, action et rebondissements. Ce récit se révèle vraiment prenant et haletant. Tout est mis en place pour que le lecteur se sente manipulé, cherchant la vérité pages après pages, jusqu’à la conclusion finale qui se révèle vraiment explosive et surprenante. Les personnages ne manquent pas d’intérêt, même si parfois je les ai trouvés un peu simplistes par moment. Seul la quête du héros, Joe Smith, m’a paru légèrement en dessous car se révélant sans véritable surprise, mais rien de bien gênant.

L’univers développé dans ce texte se révèle riche, soigné et prenant, nous offrant un monde ou l’espionnage et les ruses font loi, mais aussi une réflexion vraiment intéressante sur l’avenir de la terre, le développement de colonies, ou encore sur la religion. L’auteur ne laisse pas pour autant les paysages de côté nous offrant des lieux vraiment intéressants et mis en avant grâce à des descriptions vraiment magnifiques. Mon seul petit regret avec ce texte c’est que parfois l’auteur en fait un peu trop. Rien de bien gênant.

Le Dernier Château : Voilà sûrement le meilleur texte du recueil selon moi. En effet l’auteur arrive à allier dans ce texte tous les points positifs des précédents écrits du recueil, tout en évitant les aspects moins intéressants. Ce récit marie efficacement une histoire vraiment captivante et sans temps morts, un univers qui se révèle clairement riche et passionnant avec cette terre futuriste qui a complètement changée et aussi des personnages hauts en couleurs avec cette différenciation entre les vrais humains qui tendent vers le snobisme et l’intellectuel et des êtres venant d’une autre planète qu’on a dominé pour effectuer tout le travail manuel. Il y a un vrai travail de fond dans ce récit qui donne vraiment à réfléchir au lecteur. De plus tout l’aspect vraiment social, mais aussi technologique, se révèle vraiment fascinant à découvrir.

Le tout est aussi porté par une plume vraiment riche, soignée et passionnante, nous plongeant efficacement dans cette histoire qui met clairement les hommes devant un risque mortel à gérer, mais qui n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente, engoncé par leurs idéaux et le voile qu’ils s’imposent devant leur vision du monde. Un texte vraiment fascinant, aventurier, complet et toujours d’actualité .

 

Dans tous les cas, ce qui fascine toujours à travers les textes de Jack Vance c’est sa capacité à imaginer des univers et à nous plonger dedans à travers des descriptions souvent fascinantes, magnifiques, mais aussi un travail sur l’aspect social passionnant et un aspect technologique qui se révèle vraiment intéressant. C’est une des grandes forces de l’auteur, même si les histoires ne sont pas toujours aussi réussis. Au final je suis satisfait de ma lecture et je lirai sans soucis d’autres textes de l’auteur.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce recueil de quatre textes de l’auteur. Les histoires ne sont pas toujours au même niveau, certaines se révélant fascinantes, denses et complexes tandis que d’autres sont plus balisées et linéaires, mais au final l’ensemble se révèle plaisant à découvrir. Il faut dire que Jack Vance arrive vraiment à fasciner le lecteur et à le happer par sa façon de construire et de développer un univers toujours riche, rempli d’imagination et fascinant, le tout porté par un style qui offre des descriptions souvent magnifiques et qui donnent envie d’en apprendre plus. Je lirai d’autres textes de l’auteur sans soucis.

 

Ma Note : 7/10

 

chalengeChallenge JLNN 11ème lecture

Warchild – Karin Lowachee

warchildRésumé : Jos Musey a huit ans. Et à huit ans, comme beaucoup de gamins de son âge, il n’a pas la moindre idée de ce que sera sa vie future. En fait, il n’a même aucune idée de ce que sera sa vie dans quelques minutes, car il ignore s’il en aura toujours une, de vie. Quant aux pirates qui attaquent les vaisseaux marchands du ConcentraTerre, des vaisseaux comme le sien, il ne sait que ce que les grands ont bien voulu lui en dire : la mort, l’esclavage, et les choses sans nom que certains adultes font avec les enfants… Et il y a les striviirc-na. Les aliens. Jos en sait encore moins à leur sujet. Juste qu’ils mangent les enfants… et qu’ils ont avec eux le Warboy, le guerrier ultime, l’Ennemi. Mais il y a une chose pourtant que Jos sait à coup sûr. Les combats qu’il entend depuis sa cachette dans les entrailles du Mukudori, les cris, les tirs de laser et l’odeur de fumée sont sans appel : les méchants arrivent et ses parents sont morts…

Edition : Le Bélial
Poche : Pocket

 

Mon Avis : Bon, il faut bien l’avouer, j’ai un peu pris ce cycle par le mauvais côté. En effet j’ai été sélectionné il y a quelques mois par un Masse Critique pour lire Cagebird, avant d’apprendre qu’il s’agissait en fait d’une trilogie et que j’avais le troisième tome entre les mains. Heureusement, après vérification, j’ai découvert que les tomes étaient indépendants les uns des autres, ce qui m’a permis de lire ce livre. Un roman plus que convaincant offrant une histoire vraiment efficace et prenante (ma chronique ici). Après cette lecture j’ai donc fait rentrer Warchild dans ma PAL qui est justement le premier tome du cycle.

Ce roman se classe clairement dans la catégorie Space-Opera et, il faut bien l’avouer, l’auteur nous offre vraiment une histoire assez classique, avec ses luttes de pouvoir entre différentes factions, ses traîtrises et ses différents points de vue, principalement entre humains, pirates et strits qui est une race alien. Mais voilà, l’histoire a beau être classique elle se révèle vraiment efficace ne négligeant pas le rythme et nous offrant des batailles haletantes et efficaces dans l’espace, et ceux malgré, c’est vrai un début qui se révèle tout de même peut être un peu mou et surtout déroutant, utilisant une narration à la deuxième personne. Mais voilà, une fois lancé dans l’histoire on se passionne à suivre les aventures de Jos à travers des rebondissements et des retournements de situations. Autre aspect, certes classique et connu, mais bien amené, c’est la réflexion sur la réaction des hommes face à la différence et ici principalement la différence alien.

Après ce que je viens de dire on pourrait croire qu’on se retrouve avec une histoire classique, sympathique et efficace alors que l’on a, au final, bien plus que cela. La grande force de l’auteur vient de ses personnages et principalement de leurs constructions et leurs évolutions. Jos en est le parfait exemple et c’est d’ailleurs là que la narration prend tout son sens. Jos n’est pas un enfant ordinaire, sa vie et son évolution, tout au long du roman, sont basés sur un traumatisme et c’est là que la narration à la seconde personne prend de l’intérêt, différenciant clairement sa jeunesse avec son témoignage d’adolescent et d’adulte, comme s’il s’agissait de deux personnes qui ne se reconnaissent pas. Le héros cloisonne et sépare son enfance de la suite de son évolution. En plus de cela Jos est vraiment un personnage attachant et passionnant à suivre et à voir évoluer, l’auteur arrive véritablement à faire ressentir les émotions, les souffrances et les transformations du personnage qui vont l’amener a se créer une barrière à la surface alors qu’au fond de lui il est en manque d’affection.

Les personnages secondaires sont tout aussi passionnants à suivre, principalement les trois personnages (Falcone, Niko et Cairo) qui vont faire figure d’autorité pour Jos durant le récit. Trois protagonistes qui vont se révéler complètement différents et qui pourtant vont chacun amener le personnage principal à se remettre en cause, à réfléchir et à douter. Trois figures de père complètement différentes et pourtant par moments complémentaires. Ajouter à cela des personnages qui gravitent autour du héros qui vont permettre de mettre clairement en avant a quel point le héros est un personnage traumatisé, qui a souffert, un inadapté et solitaire qui aura du mal à aimer et qui pourtant, au fond de lui, aura besoin de ressentir ce sentiment. C’est d’ailleurs un peu là-dessus que vont graviter les manipulations sur le personnage.

Concernant l’univers mis en place par l’auteur il se révèle vraiment efficace et intéressant à découvrir, surtout que Jos permet clairement de rencontrer les trois différentes factions en lutte, ce que ne permettait pas Yuri dans Cagebird. Concernant tout ce qui concerne les vaisseaux, les armes et autres technologies on reste dans du classique, mais efficace ce qui offre donc un space-opera militaire nerveux, prenant, avec ses batailles. Je reprocherai juste une envie de l’auteur de faire évoluer le langage pas toujours réussie et parfois perturbante (cigarettes devient cigrette ou encore citoyens devient cits). Alors bien sûr tout n’est pas parfait, j’avoue avoir commencé à ressentir quelques longueurs vers la fin, principalement concernant le passage sur le Mac qui aurait mérité une légère coupe, tandis que j’ai trouvé la fin un peu trop précipitée à mon goût et aurait mérité quelques pages en plus, histoire de ne pas donner l’impression que les décisions sont prises sur un coup de tête alors qu’elles ont été jusque là réfléchies.

Le style de l’auteur se révèle vraiment efficace, prenant et surtout véritablement humain, nous plongeant efficacement dans l’histoire de ce jeune garçon traumatisé et manipulé par la guerre et qui évolue de façon passionnante au fil de ses rencontre. L’auteur alterne de façon vraiment intéressante les scènes classiques de guérilla et d’action avec les passages plus profonds et réfléchis sur les personnages. J’ai trouvé ce roman un léger ton au-dessus de Cagebird, plus profond et plus attachant. Par contre, je reste légèrement frustré sur les erreurs d’orthographe et de typographie qui auraient mérité un travail de relecture avant publication. En tout cas je lirai avec grand plaisir le dernier tome de ce cycle Burndrive.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous offre une histoire de Space-Opera militaire, certes classique sur le fond, mais vraiment efficace avec un rythme tendu et nerveux le tout parsemé de scène de batailles prenantes. Mais là où l’auteur arrive vraiment à élever le niveau de son roman, c’est dans le traitement des personnages qui se révèlent profond, intelligent, rempli d’émotions, de souffrances et nous offre des héros vraiment attachant et passionnants. L’univers développé par l’auteur se révèle solide et intéressant malgré parfois l’impression que l’auteur veut trop en faire dans l’évolution du langage. La plume de l’auteur est vraiment captivante et humaine. Je reprocherai juste certaines longueurs vers la fin ainsi qu’une conclusion un peu trop précipitée à mon goût, mais rien de vraiment bloquant. Par contre, je reste frustré sur les erreurs d’orthographe et de typographie. Dans tous les cas je lirai la suite sans soucis.

 

Ma Note : 8/10

Ferrailleurs des Mers, Tome 1 – Paolo Bacigalupi

ferrailleurs des mersRésumé : Fin du XXIe siècle, il n’y a plus de pétrole, la mondialisation est un vieux souvenir et la plupart des États-Unis un pays du tiers-monde. Dans un bidonville côtier de Louisiane, Nailer, un jeune ferrailleur, dépouille avec d’autres enfants et adolescents les carcasses de vieux pétroliers. Le précieux cuivre récupéré dans les câblages électriques au péril de leur vie leur permettent à peine de se nourrir.
Un jour, après une tempête dévastatrice, Nailer découvre un bateau ultramoderne qui s’est fracassé contre les rochers. Le bateau renferme une quantité phénoménale de matériaux rares, d’objets précieux, de produits luxueux… et une jeune fille en très mauvaise posture.
Nailer se retrouve face à un dilemme. D’un côté, pour récupérer une partie de ce trésor et en tirer de quoi vivre à l’aise parmi les siens, il doit sacrifier la jeune fille. De l’autre, l’inconnue est aussi belle que riche et lui promet une vie encore bien meilleure, faite d’aventures maritimes dont il rêve depuis longtemps…

Edition : Au Diable Vauvert

 

Mon Avis : J’ai découvert Paolo Bacigalupi il y a quelques mois avec ma lecture de son roman La Fille Automate qui m’avait conquis, offrant une histoire dense, complexe et vraiment passionnante (ma chronique ici). Lorsque j’ai appris que l’auteur sortait une nouvelle série de SF je n’ai pas mis longtemps à la faire rentrer dans ma PAL, malgré quelques légères réticences concernant le fait qu’il s’agit d’un roman plus Young-Adult. Il était d’ailleurs intéressant de voir comment l’auteur allait s’en sortir en ciblant un public plus jeune. En tout cas je dois avouer que je trouve la couverture vraiment réussie et qui colle à l’univers rouillé.

Je dois bien avouer une chose, on ne s’ennuie jamais vraiment dans ce roman qui offre un rythme vraiment prenant, accrocheur, haletant et plutôt efficace tout au long du roman. On retrouve clairement tous les éléments d’un bon livre d’aventures plaisant à lire avec son lot de rebondissements, d’action et d’adrénaline pour véritablement happer le lecteur, offrant une histoire de piraterie vraiment plaisante, qui rappelle un peu les romans jeunesses sans prise de tête, mais tout en offrant une intrigue très ancré dans un avenir futuriste sombre et inquiétant. Car oui, malgré le côté fun et efficace mis en avant, l’auteur nous offre aussi un aspect pessimiste où la survie passe par le travail, le sacrifice et où rien n’est jamais acquis. L’auteur offre aussi le classique voyage initiatique permettant de passer de l’enfance vers l’âge adulte, mais traité de façon réaliste avec parfois sa violence et sa souffrance.

L’univers mis en place par l’auteur ne manque pas de charme non plus, même s’il se révèle assez sombre et cynique. On se retrouve à la fin du 21ème siècle dans une Amérique ou les dissensions sociales sont au plus haut et où les plus pauvres doivent se tuer à la tâche pour simplement survivre. Une critique sociale qui se révèle classique, mais plutôt efficace même si parfois un peu stéréotypée. Les villes et les lieux mis en avant par l’auteur se révèlent vraiment intéressants à découvrir suite à différentes catastrophes naturelles. Des localités souvent au bord du gouffre où chacun rêve d’un monde meilleur. Surtout on ressent une certaine passion et un certain amour que l’auteur chercher à nous faire partager pour la mer, la voile, mais aussi cette envie de dépaysement et d’aventures.

Et pourtant je ressors de ma lecture avec un gros sentiment mitigé, en effet malgré tous les aspects positifs que je retrouve dans ce récit l’auteur est tombé, selon moi, dans certains aspects un peu trop « jeunesse », offrant une intrigue qui se révèle clairement balisé et surtout certaines perspectives qui me paraissent importantes sont à peine esquissés. Par exemple l’univers est devenu décadent devant l’absence de pétrole, mais on ne sait rien de la cause de cette disparition ni de ses véritables conséquences; ou encore le héros va rencontrer et sauver la fille d’un homme puissant qu’on tente de kidnapper pour mettre la pression sur l’entreprise familiale, mais rien vient expliciter le pourquoi, se contentant d’une phrase d’explication qui doit, bien entendu, répondre à tout. Comme si l’auteur avait énormément d’idées denses et complexes mais qu’il s’est senti un peu bloqué par l’aspect jeunesse et offre plus un récit enlevé qui joue sur l’action et les rebondissements mettant un peu de côté la finesse du background. Après cela vient peut être aussi de mes attentes, surtout après La Fille Automate.

Concernant les personnages ils ne sont pas mauvais, se révèlent vraiment plaisants à suivre tout au long de leurs aventures, nous présentant un monde, un régime social loin d’être féerique. Les personnages principaux se révèlent souvent complexes devant lutter contre leurs façons de voir le monde, mais voilà ils n’ont jamais réussi à complètement m’accrocher, à me faire ressentir leurs émotions, leurs souffrances et leurs désillusions ce qui est un peu dommage, comme si le rythme les empêchait de clairement se développer. Pourtant, il y a du potentiel surtout entre Nailer héros qui a perdu sa mère et qui vit avec un père violent, Nita fille riche qui découvre que la vie n’est pas toujours ce que l’on croit ou bien encore les amis de Nailer. Peut-être que l’auteur se garde un peu de marge de manœuvre pour les prochains tomes. Alors bien sûr, l’auteur tombe parfois un peu dans les classiques avec la bluette entre nos deux héros, mais il évite clairement de tomber dans la caricature offrant quelque chose de sensé.

La plume de l’auteur se révèle vraiment simple et efficace, nous emportant facilement dans un récit qui, à défaut d’être complètement abouti et réussi, se révèle plaisant et haletant malgré, je trouve, par moment, quelques répétitions. Au final un premier tome qui possède ses qualités et ses défauts, qui reste sympathique à lire, mais qui rentre plus, à mon goût, dans les livres « vite lus, vite oubliés ». Ce qui ne m’empêchera pas de lire la suite rien que pour voir vers où se dirige l’auteur.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment avec ce roman jeunesse qui offre une histoire pleine d’aventures, de rebondissements et le tout sur un rythme tendu et haletant qui fait qu’on tourne les pages avec envie. L’univers mis en place par l’auteur se révèle intéressant, sombre et cynique et ne manque pas d’attrait. Mais voilà une fois la dernière page tournée j’avais l’impression que ce roman était juste esquissé, comme si l’auteur ne cherchait qu’à parler de piraterie alors qu’il donnait l’impression de souhaite construire un bakground dense derrière. Les personnages sont intéressants à découvrir et on suit leurs aventures avec plaisir, mais ils n’ont jamais réussi complètement à m’accrocher. La plume de l’auteur se révèle vraiment efficace et plaisante malgré quelques répétitions. Au final un roman sympathique, mais que je classe dans les livres « vite lus, vite oubliés ». Je lirai tout de même la suite pour voir ce que propose l’auteur.

 

Ma Note : 6,5/10

 Autres Avis : Lune, Xapur, Cornwall, Lhisbei, nymeria, …

Transition – Iain M. Banks

transitionRésumé : La Terre, aujourd’hui. Un monde entre euphorie et tragédie, figé dans l’ombre du terrorisme et menacé par une crise financière globale. Les hommes connaissent ce monde. Mais peu savent qu’il existe une multitude d’univers parallèles, et une organisation puissante dotée d’agents capables de voyager à travers les mondes. Cette organisation s’appelle le Concern. Elle prétend guider et aider la Terre. À n’importe quel prix.

Edition : Orbit

 

Mon Avis : Après m’être lancé pour la première fois dans la lecture des romans de Iain M. banks,  principalement par mon incursion dans le cycle de la Culture avec le diptyque Les Enfers Virtuels (Chronique Tome 1, Tome 2) qui m’a offert un très bon moment de lecture, j’ai fait entrer d’autres roman dans ma PAL pour continuer ainsi à découvrir ce que pouvait proposer l’auteur, dont Transition. À noter que ce roman ne fait pas partie justement du cycle de La Culture. Je trouve la couverture plutôt sympathique même si vraiment très soft.

Je dois dire que je ne ressors pas totalement convaincu de cette lecture, pourtant je trouve que ce roman offre tout de même énormément de potentiel. Déjà le sujet avait tout pour me plaire, je suis toujours accroché par les romans concernant les multiples univers, la possibilité de se laisser voguer par son imagination et ainsi imaginer une multitude de terres possibles. Pourtant ce roman ne développe jamais vraiment les univers, il y a bien quelques aspects ici ou là, mais rien de vraiment flagrant ou qui laisserait libre court à la créativité du lecteur ce qui est un peu dommage.

Pourtant le roman démarrait bien, principalement dans sa construction qui se révélait d’une certaine façon attrayante, offrant une narration éclatée entre plusieurs personnages, tous tournants avec plus ou moins d’importance autour du concern cette organisation qui voyage à travers les mondes et qui tente de l’influencer et jouant sur les interactions possibles et probables de chacun. Cette façon de présenter joue clairement sur l’inconnu, on a du mal à voir les tenants et les aboutissant de chacun dans l’intrigue de façon maîtrisé, l’auteur dévoilant ponctuellement ses révélations et happant le lecteur pour lui faire tourner les pages à essayer de dévoiler les secrets et visualiser la conclusion. Chaque indice, chaque phrase va avoir une importance capitale à un moment ou un autre. Mais voilà très vite cette présentation va se révéler confuse, n’ayant aucune ligne temporelle véritable il est parfois aussi difficile de bien comprendre où veut en venir l’auteur ce qui est légèrement frustrant.

L’intrigue en elle-même se révèle être un Thriller politique classique avec deux factions au sein du concern qui luttent entre elles. Malgré son côté un peu déjà vue elle se révèle traitée de façon vraiment efficace et, surtout, Iain M. Banks met clairement en avant le secret s’amusant avec le lecteur à travers la maîtrise de ses révélations et le tout à travers un rythme haletant. Peut être même d’ailleurs un peu trop. En effet le tout donne l’impression d’aller parfois trop vite ne laissant pas le temps à certaines réflexions et à certains fils d’intrigue de vraiment se développer, comme si l’auteur était parfois pressé de terminer l’écriture de son livre. Ce qui est dommage car il offre des axes de réflexion qui aurait pu vraiment y gagner en intérêt tel que l’argent, le capitalisme, la bourse  ou encore le pouvoir.

Concernant les personnages là aussi je suis plutôt mitigé, ils ne sont pas mauvais et possèdent chacun leurs différences et leurs complexités, pourtant tous ne m’ont pas accrochés. Certains m’ont paru  vraiment intéressants, mais une fois la dernière page tournée n’offrait quasiment rien à l’histoire. Je pense par exemple à Adrien, le trader, qui est un personnage fascinant pour peu d’apport à l’histoire principale. J’ai, par contre, vraiment apprécié le triangle d’intrigues et de complots efficace qui se lie entre Mme d’Ortolan, Mme Mulverhill et Temudjin qui se révèle vraiment bien mené et passionnant. J’ai aussi bien accroché au personnage du Philosophe qui ne manque pas d’attrait malgré peut être un côté un peu classique. Par contre, j’avoue, j’ai eu un peu de mal avec le patient dont on a du mal à voir complètement l’intérêt. L’auteur s’attarde régulièrement sur lui construisant des lignes d’intrigues secondaire qui tournent autour de ce héros, mais donne l’impression au final de laisser la moitié de côté.

La plume de l’auteur se révèle vraiment fluide, travaillée, soignée et surtout reste accessible malgré des fois la complexité des sujets traités et des points, parfois philosophiques, abordés. Elle permet vraiment au lecteur de se laisser entrainer facilement dans cette histoire. Concernant la conclusion j’avoue je suis aussi un peu mitigé aussi, tout arrive vite, très vite et pas mal de situations sont débloqués un peu trop facilement par des aspects non abordés et qui tombent un peu comme un cheveu sur la soupe. Je pense principalement à l’apparition d’un personnage, caché jusque là, qui possède des pouvoirs inconnus, mais qui tombent parfaitement bien à ce moment de l’histoire. Heureusement la fin est compensée par un rythme vif et entrainant qui fait qu’on se laisse tout de même emporter. Au final je ne sors pas complètement convaincu de cette lecture, je me suis laissé happer tout du long avec des sujets intéressants, même si parfois abordés de façon trop rapides, mais une fois la conclusion et la dernière page tournée un sentiment de brouillon est restée. Cela ne m’empêchera pas de lire d’autres romans de l’auteur.

En Résumé : Je ressors de cette lecture avec un sentiment mitigé, pourtant tout démarrait bien la narration éclatée, pleine de secrets et de manipulations, se révélait astucieuse et l’auteur offrait de nombreuses bonnes idées, mais plus j’avançais plus un sentiment brouillon persistait, comme si l’auteur s’était senti obligé de terminer d’écrire rapidement son livre. L’univers développé reste assez minimaliste là où j’attendais justement de multiples univers. Certains personnages se révèlent intéressants, mais apportent au final qu’un infime partie à l’intrigue et on se demande pourquoi les développer autant, tandis que d’autres, principaux, ont du mal à complètement accrocher le lecteur. Le rythme du roman vif et entrainant permet au lecteur de rapidement entrer dans l’histoire, mais parfois fait qu’on passe trop rapidement sur certains axes de réflexions, de plus la conclusion parait précipitée. La plume de l’auteur se révèle fluide et travaillée. Au final j’ai l’impression d’avoir eu un livre avec fort potentiel, de très bonnes idées, mais traité parfois de façon trop rapide ou de façon confuse.

 

Ma Note : 6/10

Les Damnés de L’Asphalte – Laurent Whale

les damnes de l'asphalteRésumé :Quinze ans ont passé depuis l’invasion venue du Nord, mais le monde ne s’est pas amélioré, bien au contraire… La misère et la famine règnent sur un pays ravagé. Villes fantômes, bandes organisées, soldats de fortune et sectes d’illuminés en tout genre se partagent la route du Sud. Il faudrait être fou pour l’emprunter. Fou… ou déterminé.
Lorsque son frère est porté disparu, Miki, le jeune mécano, se met en tête de rallier la péninsule ibérique. À ses côtés, Toni, le pilote, et Cheyenne, le hors-murs, reprennent du service ! Commence pour eux un périple à travers un pays en proie aux flammes et au chaos.
Et, alors que les survivants se disputent les miettes de la civilisation, une menace resurgit des abysses du monde d’avant. Un cauchemar sans nom qui pourrait bien barrer la route aux damnés de l’asphalte…

Edition : Critic

 

Mon Avis : Lors des dernières Imaginales je suis tombé sur ce roman, je ne savais pas que l’auteur avait décidé d’écrire une suite au livre Les Étoiles s’en Balancent et je me suis donc retrouvé rapidement intrigué par ce roman. Je suis donc reparti, après discussion avec l’auteur concernant le premier tome, avec les deux romans sous le coude. Juste le temps de relire le premier tome (ma chronique ici) et me voilà lancé dans cette suite. En tout cas je trouve la couverture, encore illustrée par Ronan Toulhoat, toujours aussi magnifique et qui colle bien au récit.

L’auteur nous offre une histoire qui se déroule 15 ans après le premier tome, Tom Costa a disparu avec son frère et Miki monte l’expédition de la dernière chance pour les retrouver. L’auteur repart sur les mêmes bases que le roman précédent, nous offrant une histoire pleine d’aventure, sans temps mort, remplie de rebondissements et de retournements de situations. Si le lecteur cherche l’action, l’adrénaline et les fusillades il risque de ne pas s’ennuyer, surtout que l’auteur continue aussi à offrir une histoire un minimum intelligente principalement à travers l’univers qu’il présente et qui s’effondre de plus en plus au fil des jours ainsi que les rencontre que vont faire nos héros. Dans ce roman l’auteur nous offre aussi une histoire plus sombre, pleine d’espoir brisé, de souffrance et de défaitisme qui vient se coller parfaitement au monde présenté, même les personnages n’y coupent pas et doivent régulièrement se remettre en question au fil de leur quête et de leur avancée.

L’univers présenté par l’auteur, justement, a énormément évolué depuis les 15 ans qui le sépare du tome précédent. Il se révèle beaucoup plus noir, un monde sans cohésion ou la seule unité possible revient soit à des petites communautés de survivants, soit s’obtient par la force. La technologie est de plus en plus oubliée et l’humanité régresse sauf exception. Par contre, ce qu’on perd par rapport au livre précédent, c’est tout cet aspect sur le monde de l’aviation, on se retrouve ainsi dans un monde post-apo plus classique. Rien de bien méchant là-dedans, car l’auteur s’en sort plutôt bien nous offrant un monde cohérent, efficace, un minimum original et entrainant tout en nous dévoilant ce que l’humanité pourrait devenir si elle se retrouvait livrer à elle-même. A noter que cette fois le roman fait quitter la France à nos personnages pour nous les envoyer en Espagne. J’ai juste un petit reproche concernant les Rugoso, j’avoue ne pas avoir complètement accroché à cet aspect.

Pourtant, je dois bien avouer j’ai trouvé ce roman un léger ton en dessous du précédent. Le premier point qui m’a dérangé c’est cet aspect de décalage entre les personnages et le monde où ils vivent, on a l’impression que leurs émotions sont exacerbées, comme s’il n’avait jamais vécu à cette époque et qu’ils découvraient tout. Des personnages un peu trop « pur » pour le monde où ils vivent. Ensuite la quête de nos héros parait, par moments, tourner en rond du style on avance, on rencontre un obstacle, on l’élimine en se demandant dans quel monde on vit et on continue à avancer ce qui crée quelques fois un léger sentiment de lassitude. Il y a aussi l’aspect logistique, c’est un petit point certes, mais il m’a légèrement dérangé, les personnages n’arrêtent pas de dire qu’ils doivent économiser les munitions, pourtant ils tirent à tout va et vident chargeur sur chargeur sans jamais se retrouver en pénurie. Enfin vient aussi l’aspect chance, je crois que les héros sont des tireurs d’élite, plus de 99% de leur tirs font mouches. Au final rien de complètement gênant là dedans, le roman remplissant toujours son rôle de divertissement et de lecture agréable et sympathique, mais ça surprend.

Concernant les personnages on retrouve une partie des personnages du tome précédent ainsi que de nouveaux protagonistes rencontrés parfois au fil de l’aventure. L’auteur nous offre des personnages intéressants, qui se glissent parfaitement bien dans cette histoire et donnent envie de suivre leurs aventures même si parfois les liens se font un peu trop facilement. Je reprocherai juste à certains anciens personnages d’avoir peu évolué depuis 15 ans, rien de bien gênant. Par contre ici on change de narrateur, on passe de Tony à Miki, ce qui est une bonne idée, car Miki ayant une vision plus sombre et moins  optimiste de la vie il colle plus facilement à ce récit, même si je lui reproche d’avoir un peu trop un avis sur tout sans jamais chercher à développer ni à comprendre ce qui a pu amener à cette décision ou à cette situation.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi vive, incisive et entrainante ce qui colle parfaitement à ce récit de SF post-apo rempli d’aventures et de péripéties et qui offre au final un roman vraiment divertissant et sans temps morts. La conclusion, par contre, m’a parue trop rapide et surtout un peu trop facile par moment à nos héros. Au final un roman un ton en dessous du précédent mais qui, pour moi, se laisse lire et se révèle vraiment divertissant et intéressant à découvrir. Par contre, le tout dernier chapitre, désolé, il m’a fait penser au Roi Lion.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce livre même si je l’ai trouvé un ton en dessous du précédent. L’histoire se révèle plus sombre, plus violente offrant toujours au lecteur une intrigue efficace et intéressante qui fait qu’on tourne les pages avec plaisir pour connaitre la fin. L’univers est aussi plus noire, l’humanité régresse, mais j’ai trouvé dommage que l’auteur met complètement de côté tout l’aspect aviation développé dans le roman précédent. De plus j’ai moyennement accroché au Rugoso. Les personnages sont intéressants et happe facilement le lecteur dans les aventures je reproche juste certains anciens personnages de ne pas avoir trop évolué. La plume est toujours aussi incisive et efficace. Je regrette tout de même un décalage entre les personnages et l’univers, un problème de logistique avec les armes et aussi un aspect légèrement répétitif dans la construction de l’intrigue par moment. Une suite agréable qui offre un roman de post-apo qui se laisse lire avec un minimum plaisir sans trop se prendre la tête.

 

Ma Note : 7/10

Les Etoiles s’en Balancent – Laurent Whale

les etoiles s'en balancentRésumé : Dans une France plongée dans la violence, la famine et la misère, Tom Costa fait ce qu’il doit pour survivre ; à bord de son petit avion, il chine et glane sa subsistance. Et, dès qu’il peut, il fonce la retrouver, elle, San, sa douce, sa lionne. Mais bientôt, venu du Nord, un péril bien plus grand que les hordes de chiens sauvages ou les hors-murs le guette : une invasion a commencé, et les Villes-Etats tombent les unes après les autres… Pour contrer cette menace, le vagabond du ciel va devoir former une escadrille de choc. Il pourra compter sur une poignée de têtes brûlées, parmi lesquelles Miki, le petit mécano, et Cheyenne, l’insoumis. Ensemble, ils devront tout mettre en oeuvre pour sauver leurs miches et ce qu’il leur reste de toit… tandis qu’au-dessus d’eux, les étoiles s’en balancent !

Edition : Critic

 

Mon Avis : Si vous suivez mon blog depuis le début, vous devez savoir que j’ai déjà lu et chroniqué ce roman (ma chronique ici). Alors pourquoi le relire et surtout le chroniquer à nouveau, me direz-vous? Tout simplement car lors de ma rencontre avec l’auteur aux dernières Imaginales on a discuté des différences entre l’édition rivière blanche (que j’ai lu) et l’édition Critic, il m’a expliqué qu’il avait effectué pas mal de modifications et qu’il est préférable de relire l’édition Critic avant de se lancer dans la lecture de la suite. En tout cas je trouve la couverture, illustrée par Ronan Toulhoat, vraiment magnifique. Je ne fais et ne pense rarement faire de nouvelles critiques de livres déjà chroniqué, mais là j’ai fait une exception justement car l’histoire à subie des changements.

On se retrouve ici dans un roman de Science-Fiction et surtout d’aventures qui se lit avec plaisir sans trop se prendre la tête, tout en offrant tout de même un récit intelligent. En effet on tourne les pages avec grand plaisir pour suivre cette histoire dont l’auteur maîtrise efficacement les rebondissements, les retournements de situations et les surprises, le tout rempli d’action et d’adrénaline qui offrent un rythme haletant. Surtout l’auteur vient nous offrir une intrigue vraiment intéressante et un minimum travaillée à travers cette histoire de survie du héros dans un monde de plus en plus proche du gouffre. Le mélange fonctionne vraiment bien, comparé à la précédente version on y gagne même en fluidité et la conclusion évite clairement l’accumulation de rebondissement; ce que je reprochais à l’édition Rivière Blanche. Par contre, certains m’ont tout de même parus un peu trop « improbable », je pense principalement à la révélation sur le Khan.

L’univers futuriste présenté par l’auteur se révèle vraiment efficace, sombre, violent et intéressant, se basant sur l’implosion des gouvernements amenant le retour des communes où chaque ville possède son propre gouvernement, pas toujours démocratique. Ce qui ressort principalement, et ressortait déjà dans la précédente version, c’est le travail de l’auteur sur le milieu aérien et les avions. Il arrive vraiment à nous faire partager cette passion et cet amour de l’air et du vol sans non plus ennuyer ou bien tomber dans le côté trop technique et ardu. Limite ça donne envie de voler.

Ce qui est aussi intéressant c’est tout cet aspect mis en avant sur l’adaptation de l’homme pour survivre dans un monde où la technologie se meurt doucement mais sûrement et où la violence reprend ses droits pour survivre. L’homme va donc se retrouver à mélanger reste de science et techniques de base pour ne pas mourir. Mon reproche est que tout repose trop souvent sur une seule personne qui a les connaissances et aussi un certain parti pris de l’auteur sur certains aspects.

Autre point qui ressort fortement dans ce récit, mais qui se révèle à double tranchant, c’est toujours cette optimisme qu’on retrouve tout au long du roman. Autant cette bonne ambiance se révèle communicative et apporte le sourire, autant à force elle en devient aussi un peu lassante tant on se demande comment on peut toujours être aussi positif avec tout ce qui tombe sur la tête des personnages. Autre point qui m’a dérangé c’est aussi cette sorte de « fusion » qui apparait à travers le groupe d’amis qui se forme au cours du roman. Cela me surprend toujours cet aspect où un gars rencontré il y a quelques semaines va limite mourir pour vous simplement parce que, bon, vous êtes amis. Alors, rien de bien gênant non plus, mais voilà ça surprend.

Concernant les personnages ils se révèlent intéressants à suivre tout au long du récit. Ils ne manquent pas de charisme et possèdent un niveau de profondeur intéressant qui font qu’on s’accroche assez bien à eux. Bien sûr certains personnages secondaires paraissent un peu caricaturaux et manquent parfois de surprises tant on devine leurs façon de penser, mais au final chaque personnage colle vraiment parfaitement à cette histoire d’aventures et surtout pleines de divertissement. Le personnage principal, Tom Costa, qui est aussi le narrateur, se révèle lui vraiment intéressant à suivre, nuancé et plein d’humour on s’accroche rapidement à lui. Je lui reproche juste de rentrer un peu dans le héros invincible qui à force de recevoir des coups on se demande comment il peut encore être debout.

La plume de l’auteur se révèle vraiment, vive, incisive et colle parfaitement à cette histoire sans temps mort. Tout n’est certes pas parfait dans ce roman, mais il offre vraiment un moment de lecture divertissant et plein d’entrain. Par contre pour moi, comme dans la première version, le dernier chapitre est de trop; mais bon il ne s’agit que de mon avis. Un roman au final plaisant à lire pour toute personne qui cherche une lecture sans trop de prise de tête, vive, mais tout en gardant un côté intelligent et construit. Je lirai sans soucis la suite qui est justement déjà dans ma PAL.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman qui nous offre une histoire vraiment divertissante, sans temps mort, pleine d’action et de suspens. L’univers se révèle intéressant et repose sur un postulat de départ efficace et captivant, mais ce qui fascine c’est cette passion que partage l’auteur sur le monde aérien. Les personnages sont intéressants, efficaces, surtout Tom Costa le narrateur qui se révèle attachant. Dommage que certains personnages secondaires tombent un peu dans le classique. La plume de l’auteur se révèle vive, entrainante et incisive et emporte le lecteur. Je trouve juste dommage cette chape d’optimisme qui recouvre tout le roman, ou bien cette amitié indéfectible  qui fait qu’on est prêt à suivre jusqu’à la mort un gars qu’on connait à peine. De plus le dernier chapitre est de trop à mon goût. Mais au final ce roman remplit pleinement son rôle de divertissement fougueux et plein de rebondissement et je lirai la suite.

 

Ma Note : 7,5/10

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