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Le Melkine – Olivier Paquet

le melkineRésumé : Depuis trois cents ans le navire-école Melkine parcourt la Galaxie, solitaire et vénéré, son algorithme de positionnement tenu secret. La guerre que lui a déclaré Azuréa, la très médiatique dirigeante de la Fréquence Banquise, met sa pédagogie et son idéal d’évolution de l’humanité en péril. D’autant que ses élèves ne peuvent être insensibles à un message en apparence si proche de celui qu’on leur enseigne…

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Après avoir passé un très bon moment avec Les Loups de Prague du même auteur (chronique ici) et surtout après avoir été vraiment intrigué par la nouvelle de l’auteur dans le recueil Destination Univers (chronique ) qui se situe dans le même univers que Le Melkine, j’avais vraiment hâte de découvrir le premier tome de cette trilogie Space Opera, un genre qui me fascine toujours autant. Je dois dire que je trouve la couverture, illustrée par Manchu, vraiment sympathique et vertigineuse. J’ai même eu la chance de pouvoir me faire dédicacer ce livre et discuter avec l’auteur aux Utopiales ce week end.

Plonger dans le Melkine c’est un peu se plonger dans un magnifique voyage à travers les étoiles et la découvertes de différentes cultures toutes plus variées et intéressantes que les autres. C’est aussi un peu réaliser un rêve de pouvoir voyager dans l’espace, cet inconnu qui fait tant rêver. Car oui finalement ce livre est avant tout une fabuleuse exploration, une plongée dans les étoiles avant d’être une quête, une guerre ou autres. Ne vous attendez donc pas à un rythme effréné ou à une intrigue pleine de tension et de rebondissements. Ce qui ne veut pas dire que le livre n’en possède pas, il y a bien un fil rouge conducteur, des péripéties, mais voilà elles se révèlent ténues pour ce premier tome qui sert principalement à nous poser les personnages, les bases de l’histoire ainsi que l’univers foisonnant que l’auteur a mis en place.

Si vous recherchez l’action passez votre chemin, mais si vous souhaitez flâner dans l’espace et trouver ou retrouver cette passion pour l’infini, alors laissez vous tenter par ce premier tome qui m’a donné envie de lever les yeux vers le ciel, même si bon je l’avoue, un peu plus de tension et un rythme un peu plus haletant n’aurait pas été de refus. Par contre, j’aurai juste un petit reproche à faire à ce premier tome c’est quand même une certaine linéarité, seul la fin offre des surprises conséquentes et des rebondissements, rien de bien méchant tant on se laisse facilement plonger dans l’univers et l’histoire, mais tout de même surprenant. Un premier tome intelligent tout en permettant de faire rêver un peu le lecteur sur la beauté des étoiles et la grandeur de l’univers.

Justement, l’univers mis en place par l’auteur est un univers multiculturel passionnant, qui possède ses propres règles et ses différents conditionnements. Il se révèle être un univers vraiment intéressant à découvrir et il permet aussi de se poser des questions sur les différents conditionnements qui existent, même à notre époque, sur le contrôle et aussi sur l’influence des communications sur les différentes cultures. Mais aussi ce qui est, pour moi, un des points forts de ce livre est que, comme je l’ai dit, l’auteur arrive vraiment à nous faire passer sa passion pour l’espace, les étoiles ou encore les planètes, chaque personnage possède son propre point de vue, son propre amour des étoiles qu’il partage avec le lecteur et qui accroche et fascine. L’auteur offre aussi un aspect scientifique concernant les voyages, les communications ou encore les fréquences vraiment captivant sans être trop didactique ou ennuyeux et nous rappelle aussi par moments que malgré la fascination qu’on peut avoir pour l’espace, il reste dangereux.

Les personnages sont vraiment intéressants et surtout, la multiplication des points de vue, permet de découvrir la diversité de cet univers. Chaque personnage possède son propre caractère, ses propres sentiments, mais aussi sa propre vision du monde et aussi des différentes cultures rencontrés ce qui provoque parfois des tensions. Le Melkine étant une zone qu’on peut appeler « neutre » permet aussi de se rendre compte de l’influence des différentes cultures dans les approches et les interactions, pas toujours faciles, des différents personnages. Tous les personnages ne s’imposent pas de la même façon au lecteur, mais on sent que certains devraient prendre de l’ampleur dans les tomes suivants. Au final des personnages denses et vraiment attachants.

Le style de l’auteur est vraiment efficace, soigné et travaillé et nous plongea assez facilement dans son univers, dans ces étoiles qui le fascine et finalement nous fascine aussi, malgré peut être un côté légèrement froid surtout dans la présentation des vaisseaux, mais bon je chipote un peu. Un premier tome qui va se révéler être un bon tome d’introduction, certes avec peu de surprises et un peu lent, mais qui pose les bases d’une intrigue intéressante et qui, surtout, nous fais découvrir un univers vraiment passionnant et des personnages travaillés. Je lirai le second tome avec plaisir quand il sortira.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce roman qui nous offre un voyage vraiment captivant à travers les étoiles et cet univers fascinant. Alors, certes ce tome est un tome d’introduction ce qui fait que l’intrigue manque un peu de rythme et surtout l’histoire peut paraître linéaire et pourtant j’ai accroché à ce livre, à cette fascination, cette passion pour les étoiles et les enjeux qui en découlent. On sent tout le potentiel que peut nous offrir les suites. Les personnages sont vraiment travaillés et possèdent tous leurs propres vision du monde, leurs sentiments et leurs émotions ce qui les rend facilement attachant. Le style de l’auteur se révèle vraiment travaillé et efficace, nous plongeant facilement dans son histoire. Au final un premier tome intelligent et qui se révèle vraiment plaisant, me donnant envie de découvrir la suite une fois qu’elle sortira.

 

Ma Note : 7,5/10

Vortex – Robert Charles Wilson

vortexRésumé : «Je m’appelle Turk Findley et je vais vous raconter ce que j’ai vécu longtemps après la disparition de tout ce que j’aimais ou connaissais.»
C’est par ces mots que commence le premier des dix carnets lignés trouvés dans le cartable d’Orrin Mather, jeune vagabond interné dans un centre d’accueil de Houston. Ces carnets racontent l’histoire de ce Turk Findley qui, en passant un arc temporel des Hypothétiques, a fait un bond de dix mille ans dans le futur et s’est retrouvé sur Vox, un archipel artificiel sur le point de franchir l’arc pourtant fermé qui fait communiquer Equatoria avec le berceau de l’humanité – une Terre à l’agonie devenue toxique et inhabitable.
Pour Sandra Cole, le médecin en charge d’Orrin, ce récit est un roman de science-fiction plein d’élucubrations sur les Hypothétiques, mais certains faits contredisent cette confortable théorie, car Orrin connaît bien un monsieur Findley, un trafiquant très dangereux…

Edition : Denoël

 

Mon Avis : Ce livre fait partie des livres que j’attendais depuis quelques temps, venant boucler la trilogie Spin lancé par l’auteur. En effet après avoir passé un excellent moment avec Spin et un bon Moment avec Axis (chronique de Spin ici, Chronique d’Axis ) j’avais hâte de savoir ce qu’allait nous réserver l’auteur dans ce troisième tome venant ainsi clôturer l’histoire et ainsi apporter les réponses tant attendues sur les hypothétiques. En tout cas je dois dire que je trouve la couverture, illustrée par Manchu, vraiment magnifique.

Vortex se révèle différent des autres tomes précédents sur la narration, en effet il propose deux histoires, sur deux époques temporelles différentes, les deux histoires se croisant dans les chapitres et se liant au fur et à mesure de l’histoire, et pourtant, malgré sa différence il se révèle efficace et plaisant à découvrir. Comme à son habitude l’auteur nous offre vraiment une intrigue soignée, travaillée que ce soit sur l’aspect scientifique, sans jamais ennuyer ou perdre le lecteur, ou bien encore sur l’aspect humain qui est l’une des grandes forces des romans de l’auteur. On ne s’ennuie jamais dans se livre et on se laisse entrainer avec une grande facilitée dans ces deux histoires cherchant régulièrement les liens de cause à effet. On a du mal à lâcher ce livre, car, malgré un rythme légèrement lancinant, l’auteur sait jouer au bon moment des effets de surprises et des rebondissements pour vraiment happer le lecteur.

Ma grande crainte avec ce tome venait surtout des réponses qu’allait apporter l’auteur sur ces Hypothétiques, cette race alien qui apparaît depuis le premier tome mais dont, au final, on ne sait que peu de choses, et pourtant j’ai été agréablement surpris par le tournant pris par l’auteur pour dévoiler ces êtres venus d’ailleurs. Il évite vraiment les clichés et nous offre une explication efficace, solide et qui ne manque pas d’intérêt selon moi. De plus l’auteur continue à agrémenter son histoire d’axe de réflexions intéressant, mais souvent ambigus, sans jamais vraiment prendre de parti, et laissant le lecteur devant les erreurs qui ont amené l’évolution de cette humanité. L’écrivain nous offre des situations, sans jamais les accentuer ou les pointer du doigt, et laisse pour seul juge le lecteur.

L’univers mis en place par l’auteur est vraiment intéressant et solide avec dans une phase temporelle un univers juste après la fin du spin et proche du nôtre, et dans une autre phase temporelle un univers futuriste avec ses évolutions. J’ai trouvé vraiment intéressant le développement des aspects politiques mis en place par l’auteur dans l’univers futuriste principalement par la présentation des gouvernements limbiques ou corticales qui, au final, n’ont pas l’air si différent de ce qu’on actuellement, simplement mieux maîtrisés. Je trouve juste dommage que ces façons de gouverner soient si peu développés, elles sont bien expliquées, mais manquaient de faits concrets pour les rendre palpables. Je reproche aussi un peu que, malgré la solidité de l’univers, il reste un peu « light » à mon goût, j’aurai aimé en apprendre plus surtout sur les différentes planètes présentées, mais bon rien de gênant.

Concernant les personnages comme à l’habitude de l’auteur ils se révèlent finalement proches de nous, ce ne sont pas vraiment des héros mais simplement des personnes, comme vous et moi, embarqués souvent dans une histoire qui les dépassent. Ils se révèlent vraiment humains dans leurs façons de gérer les évènements, des protagonistes pleines d’émotions et de sentiments qui tentent d’avancer avec leurs envies et leurs peurs. On s’attache vraiment facilement à ses personnages travaillés et soignés. Chaque personnage à son importance et tente de jouer son rôle dans cette histoire qui les dépasse.

La plume de l’auteur est vraiment plaisante, captivante transformant ce récit en une lecture vraiment prenante du début à la fin, sans véritable temps morts. La conclusion de cette trilogie se révèle agréable, efficace, solide et, même si elle risque de ne pas plaire à tout le monde, elle m’a convaincu et parue vraiment intéressante. Finalement les deux grosses faiblesses de ce roman, qui finalement se rejoignent, sont premièrement qu’il s’agit d’un roman assez court, 341 pages comparés aux 388 pages d’Axis et aux 550 pages de Spin, ce qui fait que certains points m’ont parus à peine esquissés et auraient mérités plus amples explications, et deuxièmement finalement c’est qu’il s’agit de la suite de Spin et, même si le roman reste bon et plaisant à lire, il n’atteint pas la densité de Spin ni même son impact. Au final un bon roman, légèrement meilleur qu’Axis, qui clôture parfaitement cette trilogie.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre qui vient clore de façon intéressante et efficace la trilogie entamée par l’auteur avec Spin. L’histoire se révèle solide, soignée et plaisante à lire le tout porté par une plume vraiment efficace et captivante qui fait qu’on a du mal à lâcher le livre une fois emporté par les premières pages. L’univers se révèle solide mais aurait, selon moi, mérité plus de développements sur certains aspects comme les différentes façons de gouverner dans le futur. Les personnages sont, comme à l’habitude de l’auteur, proches de nous, humains et vraiment attachants. La conclusion présentée par l’auteur sur les hypothétiques ne convaincra peut-être pas tout le monde, mais moi m’a vraiment accroché et paru intéressante. Les seuls défauts de l’oeuvre sont premièrement, comme je l’ai déjà dit, un manque de développements de certains points qui auraient mérité plus amples explications et deuxièmement être finalement la suite de Spin, car malgré toutes les qualités de cette oeuvre on est quand même un cran en dessous de la densité de Spin. Mais au final ce troisième tome se révèle tout de même efficace et vraiment plaisant à lire.

 

Ma Note : 8/10

Destination Univers – Anthologie dirigée par J.-A. Debats & J.-C. Dunyach

destination universRésumé : Qui n’a pas rêvé des étoiles ?
Franchir le seuil de la lumière, foncer dans l’hyperespace par des chemins secrets, filer au cœur des astres mourants, plonger dans la chevelure des nébuleuses et s’aveugler à la lumière des supernovæ ; rêver parce que le ciel au-dessus de nous est à la fois fascinant et irrésistible.
Mais la navette Atlantis a atterri et ne repartira plus, le ciel nous est désormais fermé .
Huit auteurs ne se sont pas résignés, ils ont pris leur envol dans cette anthologie. Ils nous ont chanté les planètes lointaines et les océans spatiaux, les stations orbitales et les vaisseaux rutilants sous des étoiles inconnues. Ils ont peuplé l’univers immense de dangers incommensurables, d’aventuriers exceptionnels, d’intelligences artificielles, de civilisations oubliées et de trésors fabuleux.
Parce que, même si le ciel nous est fermé, il nous reste le rêve.
Et qu’on ne rêve jamais assez.

Edition : Griffe D’Encre

 

Mon Avis : Une anthologie de Science-Fiction, se basant sur des nouvelles de Space Opera et dirigée par Jeanne-A. Debats et Jean-Claude Dunyach, il aurait vraiment fallu que je le fasse exprès pour passer à côté. Ce livre a donc rapidement rejoint ma PAL et puis, il faut l’avouer, la couverture, illustrée par Alexandre Dainche est, selon moi, vraiment réussie et magnifique. Cette anthologie réunit donc huit nouvelles de huit auteurs français différents et permet aussi à des auteurs peu connus de se mettre en avant au côté d’auteurs reconnus dans le monde de la SF.

Les Tiges de Thomas Geha : Une nouvelle qui se situe dans l’univers déjà développé par l’auteur dans son roman La Guerre des Chiffonneurs. Un texte vraiment efficace, clair et bien construit, où on se retrouve au milieu d’une guerre et où l’humanité n’est qu’un pion dont on se sert sans ménagement. L’auteur nous offre un texte efficace et qui permet quelques réflexions comme par exemple sur la faculté d’empathie des aliens envers l’Humanité. Un texte qui se révèle aussi humain, avec de l’émotion et des sentiments, pour parfaitement happer le lecteur.

Evaporation et Sublimation d’Anthony Boulanger : Un très joli texte plein de poésie et de mystères qui nous offre la vision de l’auteur sur le mythe de l’univers, vraiment surprenant, surtout au début, mais surtout efficace et très original. L’écriture est maîtrisée et possède un réel charme, nous plongeant dans cette guerre, à une échelle incomparable, et dont l’Humanité va jouer le rôle de perturbateur de façon originale, mais finalement sans grande surprise. Un texte vraiment réussi dont on ressent la passion de l’auteur pour les oiseaux.

Le Bal des Méduses de Célia Deaiana : Je dois l’avouer c’est le texte qui m’a le moins touché dans ce recueil. Pas la faute que le texte soit mauvais, mais il n’a pas réussi à m’accrocher, à me happer, surtout les personnages. Pourtant, l’ambiance d’angoisse et de peur dans ce vaisseau et ses deux survivants est parfaitement mise en place, on ressent ce sentiment de solitude et de claustrophobie. Une fuite en avant pour éviter la mort que j’ai trouvé maîtrisé mais qui, au final, ne m’a pas emporté et je n’ai n’ai pas vraiment réussi à m’accrocher aux personnages. Dommage.

Sleeping Beauty d’Anne Fakhouri : C’est, si je ne me trompe pas, la première plongée de l’auteur dans le Space- Opera et elle vient nous offrir un texte qui va se révéler finalement efficace et plaisant. Elle mélange les genres entre SF et western à travers une histoire, certes classique dans sa construction, mais qui ne manque pas de rebondissements et de surprise à la découverte de cette famille assez « spéciale ». Un texte qui m’a vraiment fait passer un bon moment, malgré le côté un peu froid des personnages. Un texte efficace.

Le Gambit de Hunger d’Olivier Getcher : Un texte qui se révèle être un affrontement psychologique entres une chasseuse de primes et un hors-la-loi avec au milieu une IA qui joue le rôle de trouble fête, le tout sous forme un peu de partie d’échecs où chacun déplace les pions qu’il possède. Un texte plein de rebondissements, à la conclusion surprenante et efficace, même si j’ai trouvé que par moment il manquait un peu d’explications. Un texte plaisant sans être non plus exceptionnel, mais qui se lit bien.

Le Marathon des Trois Lunes d’Aurélie Ligier : Un texte sombre sur une colonie humaine qui doit, d’une certaine façon, lutter contre une maladie inconnue. Un texte qui se révèle vraiment dur, sanglant, plein d’action et de rebondissements ou l’histoire lève doucement son voile pour révéler la vérité sur ce qui est arrivé à cette colonie. Un texte qui offre aussi une réflexion sur le choix qui peut aussi bien être bénéfique que catastrophique, surtout quand les émotions entre en considération. On retrouve aussi, de façon classique, les jeux ou les hommes doivent se battre jour survivre. Un texte où l’espoir n’est pas de mise, mais qui m’a vraiment bien plu et qui m’a un peu évoqué Stephen King dans Marche ou Crève.

Les Dieux Bruyants de Laurent Genefort : Dans cette nouvelle on découvre les Pila, peuple alien dont la planète est peuplée de Dieux Bruyants. On va suivre le parcours de deux de ces êtres dans leurs quêtes pour rencontrer ces dieux. Un texte plein de poésie qui nous dévoile une culture, un univers complet que l’auteur a créé du début à la fin et qui se révèle vraiment passionnant, mais c’est aussi un texte dur, que ce soit du point de vue écologique et la capacité des hommes à vampiriser les planètes qu’il visite, mais aussi d’un point de vue violence où l’auteur nous montre la cruauté de l’Homme. Un excellent texte qui a réussi à me toucher malgré le fait qu’il se révèle, au final, sans surprise et assez linéaire.

Le Khan Mergen d’Olivier Paquet : Cette nouvelle se situe dans l’univers de la prochaine trilogie de l’auteur qui devrait sortir prochainement. Une nouvelle sur la culture, sa survie et ses différences surtout dans un univers en pleine expansion. Les différences de culture qui nous offre aussi une réflexion sur la façon de voir les castes dans un peuple conditionné et leurs obligations pour ne pas qu’on les oublie on qu’on les assimile. Un texte vraiment efficace, poignant plein de sentiments et d’émotions et qui nous offre aussi, pour moi, un plaidoyer que j’ai trouvé vraiment réussi sur les étoiles, leurs mystères et l’envie de les découvrir. Pour moi un des meilleurs textes de ce recueil et je lirai avec plaisir les prochains romans prévus dans cet univers.

Une anthologie vraiment réussie variant les différents thèmes du Space Opera et du Planet Opera de façon efficace, réussie et parfois surprenante. Je ne me suis jamais vraiment ennuyé dans la lecture de ces textes et, même si les textes ne sont pas tous aux mêmes niveaux, j’ai passé un très bon moment de lecture. Cette anthologie m’a permis aussi de découvrir de jeunes auteurs, méconnus et qui n’ont pas à rougir tant leurs textes sont plaisant, maîtrisés et travaillés.

En Résumé : J’ai passé un vraiment bon moment de lecture avec cette anthologie de huit textes qui offrent des nouvelles vraiment intéressants, soignés, efficaces voir parfois pleines de poésie. Alors bien sûr toutes les nouvelles n’ont pas le même niveau et ne m’ont pas touchées de la même façon, mais dans la globalité cette anthologie est un très bon recueil. Une anthologie aux textes divers couvrants différents thèmes du Space Opera et de Planet Opera ou les jeunes auteurs n’ont pas à rougir de leurs textes devant les plumes plus expérimentés. La SF française a, selon moi, encore de beaux jours devant elle.

 

Ma Note : 8,5/10

Jackpots – Robert A. Heinlein

jackpotsRésumé : Auteur culte de l’Âge d’or de la science-fiction, pygmalion de toute une génération et personnalité controversée s’il en est, Robert A. Heinlein fut un des écrivains les plus prolifiques de son temps. On lui doit quelques incontournables de la science fiction comme Révolte sur la Lune, En terre étrangère, Étoiles, garde-à-vous ! et son impressionnante Histoire du futur. Jackpots, réunit quatre nouvelles rares, dont une inédite, qui allient vraisemblance et frisson, plausibilité scientifique et sense of wonder. Une incursion dans l’univers riche et dense de Robert A. Heinlein.

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : Robert Heinlein fait partie de ces auteurs qui ont changé, en leurs temps, le visage de la Science- Fiction et qui mérite toujours d’être découvert ou redécouvert grâce à des textes intelligents. L’auteur est d’ailleurs l’un des premiers à mélanger aussi bien le côté scientifique et réaliste avec le côté romancé d’histoires futuristes et, après avoir lu L’Âge des Etoiles et Le Vagabond de L’Espace, je me suis laissé tenter par ce recueil de nouvelles à la couverture, certes kitch, mais qui m’a paru intéressante, même si finalement peu ancré dans les univers de l’auteur dont les robots sont assez inexistants. Ce recueil comporte quatre nouvelles de l’auteur dont une inédite, ainsi qu’une préface de Eric Picholle.

La Belle et la Bête : J’avoue que cette préface écrite pas Eric Picholle, sur l’auteur, ne m’a pas convaincu plus que cela, elle reste sympathique et permet d’en apprendre un peu plus sur l’auteur, mais elle a, selon moi, du mal à démarrer tournant un peu trop sur des faits divers à mon goût que sur l’auteur en lui-même. Heureusement, très vite on se consacre plus sur l’auteur ce qui finalement rattrape cette préface et nous permet de mieux découvrir l’écrivain.

Sous le Poids des Responsabilités : Joe Appleby est pilote de torche, un vaisseau qui peut voyager à très très haute vitesse. La situation désespérée de Pluton impose un choix et un voyage au-delà des limites humaines. Un texte vraiment intéressant et bien construit sur l’honneur des militaires et aussi le sacrifice pour pouvoir aider et sauver des personnes dans le besoin. Alors attention on est loin du manichéen militaire, qui va tout seul sauver le monde ou du texte plein de moral, là je parle d’un sacrifice humain, comme tant d’autres, qui restera à toujours méconnu du monde. Un texte rythmé, court et efficace dont le seul point faible est peut être cette conclusion, ouverture de débat sur l’abnégation et la décision prise en haut lieu, qui m’a paru un peu facile et légèrement simpliste. Le mélange de science et de romance se révèle agréable à suivre.

Solution non Satisfaisante : Il s’agit ici d’un texte sorti en 1941 qui va finalement se révéler véritablement avant-gardiste et d’anticipation, racontant comment la découverte d’une nouvelle arme de destruction à partir du nucléaire va changer la vie d’un pays quelques années avant l’utilisation de l’arme nucléaire lors de la seconde guerre mondiale. Un texte, certes, au point de vue très militaire, vu que les protagonistes sont des militaires, mais qui fait véritablement froid dans le dos et qui se révèle captivant, bien écrit et qui possède des personnages vraiment charismatiques. De plus l’auteur nous offre tout de même de l’humain et des réflexions intéressantes où finalement il n’y a ni bien, ni mal, il y a juste des points de vues différents et des choix à faire, qui peuvent des fois se révéler incompris et dévastateurs. Alors on peut reprocher au texte de pousser trop à son paroxysme l’histoire, d’offrir une conclusion justement « trop », mais rien de bien méchant selon moi. Le meilleur texte du recueil pour moi.

La Création a Pris Huit Jours : Il s’agit du texte inédit de ce recueil et autant le dire tout de suite c’est le texte qui m’a le moins accroché de ce roman, pas qu’il soit complètement mauvais, mais je l’ai juste trouvé quelconque. Des étranges phénomènes apparaissent sur terre et des scientifiques vont essayer de découvrir la vérité, leur théorie est que ces phénomènes sont dû à des êtres intelligents venu d’ailleurs. Un texte qui sert à nous rappeler que finalement, peut-être, l’homme n’est pas tout en haut de la chaîne, qu’il n’est peut-être qu’un animal. Les réflexions sont intéressantes mais je n’ai pas accroché aux héros et à leurs raisonnements, qu’ils soient scientifiques ou plus philosophiques, de plus la conclusion m’a paru convenu et sans surprise. Un texte, différent des habitudes de l’auteur, qui se révèle finalement moyen sans être non plus complètement mauvais.

Une Année Faste : Voilà un texte qui démarre de façon assez distrayante et limite humoristique avec une demoiselle qui se déshabille, sans aucune raison, en public et qui va lentement monter en tension pour aboutir à une catastrophe. J’ai beaucoup aimé ce personnage principal, statisticien, qui se sert de son métier comme science prédictive des soucis du pays et, je trouve, qu’il forme un couple intéressant avec Meade. Un texte efficace, bien construit et au rythme qui monte doucement au fil des pages pour aboutir à cette conclusion captivante, pleine d’émotion et poignante.

Comme d’habitude avec l’auteur on retrouve des textes mélangeant science et fiction mais loin de ce que peut être la Hard Science car finalement des textes vraiment compréhensibles par tout avec ne science vulgarisée. Des textes qui se révèlent plein de surprises, d’idées intéressantes et surtout d’intrigues travaillées et soignées. Des textes, mélange d’aventure, de huit clos, d’action et de réflexions et je vous conseille vraiment de découvrir cet auteur même si, parfois, on sent que ces textes ont un peu vieillis surtout dans la présentation, un peu guindé, de ces personnages d’époque, mais rien de dérangeant tant le fond se révèle efficace et surprenant. Mis à part la troisième nouvelle que j’ai trouvé anecdotique ce recueil vaut le coup, selon moi, d’être découvert même si toutes les nouvelles ne sont pas au même niveau.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce recueil de quatre nouvelles dont une inédite qui nous offre des textes aux intrigues vraiment efficaces, signées et surtout pleine d’aventures, d’émotions et de réflexions. Car oui c’est la grande force de l’auteur de nous offrir des textes qui font réfléchir et qui pousse le lecteur à se poser des questions. Rien que le texte Solution Non Satisfaisante fait froid dans le dos, même si l’auteur pousse un peu trop son texte, mais rien que pour ce texte ce recueil mérite d’être lu. Mis à part La Création a Pris Huit Jours, que j’ai trouvé anecdotique, on retrouve des textes vraiment intéressants et passionnants, certes pas toujours exempts de défauts, mais qui mérite sûrement d’être découvert.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Maître du Haut Château – Philip K. Dick

le maitre du haut chateauRésumé : Le maître du haut château 1948, fin de la Seconde Guerre mondiale et capitulation des Alliés ; le Reich et l’Empire du Soleil levant se partagent le monde.
Vingt ans plus tard, dans les États-Pacifiques d’Amérique sous domination nippone, la vie a repris son cours. L’occupant a apporté avec lui sa philosophie et son art de vivre. À San Francisco, le Yi King, ou Livre des mutations, est devenu un guide spirituel pour de nombreux Américains, tel Robert Chidan, ce petit négociant en objets de collection made in USA. Certains Japonais, comme M. Tagomi, grand amateur de culture américaine d’avant-guerre, dénichent chez lui d’authentiques merveilles. D’ailleurs, que pourrait-il offrir à M. Baynes, venu spécialement de Suède pour conclure un contrat commercial avec lui ? Seul le Yi King le sait. Tandis qu’un autre livre, qu’on s’échange sous le manteau, fait également beaucoup parler de lui : Le poids de la sauterelle raconte un monde où les Alliés, en 1945, auraient gagné la Seconde Guerre mondiale…

Edition : J’ai Lu Nouveaux Millénaires

 

Mon Avis : Dernièrement je suis dans ma période Philip K. Dick, ça fait quelques années que je n’avais pas lu de texte de l’auteur, et surtout son roman Le Maître du Haut Chateau, un des rares écrits de l’auteur à avoir été récompensé par un prix. J’ai donc profité donc de la réédition de ce roman avec une nouvelle traduction pour le faire entrer dans ma PAL. De plus je trouve la couverture vraiment sympathique et qui colle bien à l’histoire et l’univers de l’œuvre.

Imaginer un monde où les forces de l’axe auraient pris le dessus sur les alliés et se seraient partagés le monde, entre Japonais et Allemands. C’est ce que propose ce roman de K. Dick qui nous offre une réflexion vraiment intéressante sur le sujet. Alors, on est loin de tous livres nerveux, d’action ou de grandes enquêtes, on se retrouve plus à suivre la vie des différents personnages et leurs rapports face à ce monde, différent du nôtre. Il y a bien un fil rouge avec cette uchronie dans l’uchronie, mais un fil rouge qui permet juste de faire avancer l’histoire car le plus important dans ce roman reste cette question sur l’authenticité de la réalité, son envie de survivre ou encore la recherche de soi et de sa façon de vivre. L’auteur ne recherche pas le sensationnel et à la différence d’autres écrits, il ne cherche pas non plus à construire une histoire avec introduction, développement et conclusion, mais nous offre plus une tranche de vie de personnages différents dans un univers différent, mais qui cherche à changer ce qui peut surprendre et risque de bloquer certains lecteurs.

L’oeuvre nous montre que finalement la vie dans ce nouvel univers n’est pas pire ou mieux que le nôtre, elle se révèle tout simplement différente sur les faits historiques et la façon de vivre, mais sinon la violence, la mort, le racisme et le pouvoir sont toujours présents et surtout une nouvelle guerre entre L’est et L’Ouest se prépare rappelant la guerre froide. Le roman repose aussi sur deux livres important le Yi King, livre existant qui permet, à travers certaines manipulations, de pouvoir se voir offrir des réponses aux questions posés, mais aussi Le Poids de la Sauterelle, livre fictif dans l’histoire, qui imagine que les alliés ont gagné la guerre. Autant j’ai trouvé que l’auteur en faisait un peu trop sur le Yi King, un livre important pour Philip K. Dick, il s’en est même servi pour travailler certains passages de son histoire, autant le parallèle entre le roman de Dick et le roman fictif apporte beaucoup à l’histoire, entre auteurs réels et inventés et histoires vraies et fictives l’auteur joue avec le lecteur.

Les personnages sont, comme d’habitude avec l’auteur, assez intéressants et plaisants à suivre même si ils manquent parfois de profondeurs et de charismes. Mais voilà c’est surtout leurs questionnements, leurs idées, leurs façons d’évoluer face aux évènements qui fait qu’on accroche à eux. Chacun voit le monde différemment entre envie de liberté, de soumission ou encore par des sentiments nationalistes et culturels. Les dialogues sont très présents et travaillés, mais peuvent surement paraître, pour certains lecteurs, comme du bavardage inutile et légèrement ennuyeux, et pourtant je trouve que ces discussions apportent beaucoup, que ce soit dans la compréhension de la routine de ce monde ou encore dans l’attachement de finalement retrouver des personnages comme nous, sans véritables épopées ou destins qui se battent dans un monde qui est loin d’être parfait mais se l’imagine meilleur. Je trouve juste dommage certaines évolutions et certains choix de personnages un peu trop téléphonés et parfois à contre courant de ce qu’on attend.

La plume de l’auteur se révèle assez simple, comme à son habitude, mais se laisse lire facilement et se révèle vraiment plaisante. La nouvelle traduction apporte un plus, selon mes souvenirs, surtout sur le Yi King. On se laisse porter par cette uchronie aux idées vraiment intéressantes et qui offrent matière à réflexion. Alors, bien sûr tout n’est pas parfait l’auteur se perd un peu dans des descriptions et des scènes qui alourdissent légèrement la lecture, les personnages ont parfois des réactions surprenantes et pourtant je me suis laissé facilement captiver par ce roman efficace qui aboutit à une conclusion totalement ouverte et qui ouvre à des réflexions surprenantes. Mais il m’est difficile de pleinement conseiller ce livre, chacun devant se faire son avis, car je ne doute pas que certains pourraient le trouver ennuyeux, bavard et peu nerveux. Moi ce texte déroutant et intelligent m’a happé, après à vous de voir. En tout cas la postafce ainsi que les deux chapitres d’une suite que l’auteur avait commencé à écrire se révèlent, eux aussi, vraiment intéressants.

En Résumé : J’ai passé un vraiment bon moment avec ce livre qui nous offre une tranche de vie de différents personnages dans un monde ou les alliés ont perdu la guerre et ou le monde fut partagé entre l’Allemagne et le Japon. Un roman lent, calme, aux idées foisonnantes et pleines de réflexions. Entre recherche de la vérité, de la réalité mais aussi la recherche de soi et de sa place je me suis laissé captiver par ce roman. Les personnages se révèlent simples mais agréables à suivre tant ils se révèlent finalement proche de nous, dommage que parfois ils réagissent de façon un peu trop surprenantes mais rien de bien grave. La plume de l’auteur se révèle toujours aussi simple, mais agréable par contre je reproche quelques légères longueurs, que l’auteur se soit par moment un peu trop attardé sur le Yi King et parfois un côté un peu trop descriptif. Au final un roman dur à conseiller, mais qui mérite sûrement d’être découvert pour son texte aux idées intelligentes et surprenantes.

 

Ma Note : 8/10

Quantika Tome 1, Vestiges – Laurence Suhner

vestigesRésumé : Dans mes rêves, je les appelle les Bâtisseurs.

Les Bâtisseurs.
Une ancienne civilisation qui a visité Gemma – la plus lointaine colonie humaine – il y a douze mille ans, en y laissant des vestiges et un gigantesque artefact en orbite.
Qu’ont-ils bâti en vérité, si ce n’est une machine? Une machine qui détraque la réalité, altère les constantes fondamentales de l’Univers.
Qu’y puis-je? Pourquoi ai-je été choisie? Pourquoi suis-je la seule à entendre cette voix qui surgit des profondeurs? Cette voix qui me pousse à abandonner mon corps au rythme et à la danse.
La voix de Ioun-ké-da.

Celui que, dans leurs mythes, les Bâtisseurs nomment le Dévoreur de réalité

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Ce livre a fini dans ma PAL un peu sur un coup de chance. J’avais loupé sa sortie et lors des dernières Imaginales je suis tombé sur ce livre un peu par hasard. Il faut bien avouer que je trouve la couverture, illustrée par Manchu, est vraiment magnifique et m’a tout de suite attirée. Je me suis donc lancé dans une discussion avec l’auteur pour mieux essayer de comprendre et cerner ce cycle, je dois bien avouer que j’ai été vite emballé et je suis donc reparti avec mon livre dédicacé.

Il faut bien l’admettre le roman prend vraiment son temps pour se mettre en place. Les 200 premières pages ne servent qu’à poser l’univers, les personnages, mais aussi les enjeux, mais surtout manque un peu d’originalité. Cette lenteur peut en rebuter certains mais j’avoue que moi, ça ne m’a jamais dérangé du moment que le lecteur arrive à se laisser emporter, et là ce fut le plus
souvent cas, même si par moment quelques coupes auraient quand même pu être réalisées. Puis ce serait dommage de s’arrêter a à peine un tiers du livre qui, après, se révèle, en tout cas pour ma part, vraiment palpitant et prenant. L’intrigue autour de ses bâtisseurs, de leurs technologies et de leur histoire disparue est certes, un peu déjà vue en SF, mais se révèle vraiment bien mené et travaillé par l’auteur. La découverte des vestiges va vraiment plonger l’histoire se révèle vraiment captivante l’action se met doucement en place ce qui fait qu’on a du mal à lâcher le livre.

L’auteur cherche à placer son intrigue dans sur un base vraiment scientifique. On sent que d’ailleurs l’auteur se passionne pour la science. Mais attention, on est loin d’être dans la Hard Science, l’auteur ayant une approche, le plus souvent, très imagé, vulgarisé et compréhensible des aspects scientifiques qui plaira autant aux férus de sciences qu’aux novices, même si parfois l’auteur en fait parfois légèrement trop dans les explications. Cet aspect scientifique apporte un véritable plus à l’histoire, la rendant vraiment plausible et surtout assez proche de nous. Ce qui n’empêche pas aussi l’intrigue sur la découverte de cette nouvelle race extraterrestre de se révéler vive et captivante. L’auteur n’oublie pas non plus de nous offrir des trames personnelles efficaces et vraiment prenantes qui font qu’on se laisse facilement emporter par ce livre.

L’univers mis en place par l’auteur joue un rôle vraiment important. La planète de Gemma qui se révèle hostile, glaciale et austère joue un rôle vraiment important de cette histoire. Gemma et son histoire qui, finalement, va se révéler le point principal de l’intrigue, jouant avec les personnages à sa façon. Une planète ayant ses propres règles ou les hommes tente plus de survivre, de s’habituer à la vie sur Gemma. Un univers qui possède aussi ses propres luttes de pouvoir humaines entre scientifiques, militaires et miliciens, chaque camp possédant une vision différente du monde de Gemma. Mais finalement qu’est véritablement Gemma? Dans tous les cas un Univers, blanc, froid, mais qui, je trouve, vaut vraiment le coup d’être découvert, un monde dense, limite angoissant et pourtant vraiment soigné. De plus les rêves de nos protagonistes ajoutés à la culture indienne ajoute une certaine dose de mysticisme et de magie vraiment intéressante, ajouter à cela une race extra-terrestre qui ne manque pas de charme et donne envie d’en savoir plus.

Concernant les personnages je dois dire que c’est quand même l’une des faiblesses du roman j’ai trouvé. Entre Ambre la scientifique rigide et froide qui rejette tout le monde et Kya l’adolescente rebelle qui a du mal à se trouver, on a vraiment du mal à complètement s’attacher à eux et même si dans la dernière partie certaines révélations se dévoilent et certains changements apparaissent, je suis resté assez circonspect. Pas que ces personnages soient mauvais, loin de là, mais ils sont tellement dans leurs rôles de protagonistes frigide voir de peste, que des fois on a envie de les secouer; ils sont un peu « too much ». Haziel quand à lui est vraiment sympathique à suivre même s’il se perd un peu trop dans son rôle d’amoureux transi. Les personnages secondaires sont intéressants à suivre, mais manquent encore un peu de consistance qu’ils devraient trouver par la suite dans les prochains tomes.

Le style de l’auteur se révèle vraiment efficace, assez simple et prenant, elle arrive de façon surprenante entre roman et explications scientifiques sans jamais perdre ou ennuyer complètement le lecteur, même si par moment elle pousse un peu trop ses descriptions. Puis arrive la conclusion surprenante, intense, mais surtout qui ressemble plutôt à un cliffangher et qui donne clairement envie de lire la suite. Je dis qui ressemble à un cliffangher car j’ai aussi eu un peu l’impression que l’histoire s’arrêtait comme si on avait décidé de la couper là, à ce moment-là, et non en lui offrant une conclusion complète. Je ne sais pas, une impression. Dans tous les cas, j’attends maintenant le second tome avec impatience.

En Résumé : Au final j’ai passé un vraiment bon moment avec ce livre qui nous offre un Planet-Opera de qualité malgré quelques défauts. L’histoire est lente à démarrer, mais une fois lancée elle se révèle vraiment soignée, prenante et palpitante mélangeant roman et aspect plus scientifique sans jamais perdre le lecteur. L’univers mis en place est vraiment réussie et se révèle être un personnage important de ce roman avec sa mythologie, son histoire et son mysticisme. Par contre, je suis plutôt mitigé par les personnages, surtout les personnages féminins, Ambre et Kya, qui sont par moment vraiment trop frigide ou parfois antipathiques, même si ça s’apaise lentement au fil des pages et des révélations. La plume de l’auteur se révèle vraiment prenante et simple et on tourne les pages avec plaisir pour atteindre cette conclusion intense, cliffangher qui donne envie de lire la suite rapidement.

 

Note : 8/10

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