Étiquette : science-fiction

Et Pour Quelques Gigahertz de Plus… – Ophélie Bruneau

et pour quelques gigahertz de plusRésumé : Un vaisseau proche du cimetière des astronefs…
Un équipage incomplet et hétéroclite…
Un système inexploré à la veille d’une guerre interplanétaire…
Pour Jean-Frédéric Serrano, commandant du Viking, la meilleure solution serait de quitter le secteur avant le début des embrouilles ! Sauf, bien sûr, si les autochtones impliquent de force les Terriens dans leur conflit.
Pris entre deux feux, privés du soutien de la planète-mère, les soldats du Viking joueront à la roulette russe… à leur façon !
Dans l’espace, personne ne vous entendra bluffer.

Edition : Ad Astra

 

Mon Avis : J’ai décidé de me laisser tenter par ce livre un peu par la faute de Lelf (ce qui arrive fréquemment me direz vous) qui en avait fait une critique des plus intéressantes sur son blog. Ajouter à cela que j’ai rencontré l’auteur lors des dernières Futuriales et je suis reparti avec mon édition dédicacé de ce livre dans ma PAL. Puis bon du Space-Opera, qui plus est français, se fait assez rare pour au moins être découvert. A noter qu’il s’agit du premier roman d’Ophélie Bruneau, l’auteur n’ayant écrit que des nouvelles avant ce livre. Par contre je trouve la couverture, illustrée par Laurent Guillet, certes sympathique, mais loin d’être exceptionnelle.

Le vaisseau spatial Viking est envoyé pour découvrir un nouveau système solaire, mais nos héros vont très vite se retrouver au milieu d’une guerre et vont devoir, par la force des choses, s’en mêler, ce qui n’est jamais bon. L’histoire mise en place par l’auteur ne manque pas de panache et on ne s’ennuie jamais vraiment de la première à la dernière page de ce court Space-Opera (environ 210 pages). Entre diplomatie, trahison ou encore terrorisme l’auteur sait jouer avec le lecteur enchaînant les rebondissements et les retournements de situations de façon efficace. Un livre plein de panache et de surprises qu’on dévore finalement avec un minimum de plaisir. De plus l’auteur décide de gérer son conflit de façon intelligente, par la diplomatie et non par les armes, comme le font souvent les militaires, ce qui change. Alors certes une diplomatie assez sommaire par moment, mais j’ai trouvé cela intéressant.

Ajouter à cela une bonne dose d’humour que l’auteur manie efficacement et sous toutes ses formes, voilà de quoi vraiment plaire aux lecteurs qui cherchent à passer du bon temps et à sourire voir rire. L’univers mis en place par l’auteur est plus que solide, possédant des technologies vraiment intéressantes, futuristes mais pourtant qui restent, d’une certaine façon, assez proche de notre époque ce qui fait qu’on ne se perd jamais vraiment dans ce monde. Mais je trouve dommage que finalement dans cette histoire complètement enlevé et drôle l’univers en lui-même soit si classique et sérieux, comme si l’auteur avait eue peur de vraiment se lâcher pour ne pas faire fuir le lecteur, ce qui est dommage car ça m’a donné l’impression de créer une sorte de décalage. Dommage, car les Ruxis ne manquent pas d’intérêt et l’auteur a vraiment réussie à les rendre intéressant.

Concernant les personnages je dois bien dire qu’ils ne manquent pas de charismes et surtout se révèlent des plus hétéroclites, entre le rude et sévère Commandant Serrano, l’intelligente et sérieuse Lieutenant Artemisia ou encore le playboy et sûr de lui major Tikosh on ne s’ennuie pas. Ajouter à cela des personnages secondaires de haut vol et aussi un peu décalé et vous obtenez un équipage vraiment intéressant. Cette équipe se révèle complètement différente et pourtant tellement complémentaire qu’on ne peut que s’accrocher à elle, même si je trouve que parfois l’auteur en fait un peu trop, surtout pour un équipage qui est considéré comme un équipage militaire, mais rien de vraiment dérangeant tant les dialogues pleins d’humour et de cynismes fusent et nous font régulièrement sourires.

Et pourtant je dois bien avouer je n’ai pas complètement été convaincu par ce livre. Alors attention, il est plaisant à lire, se lit bien et vite, et offre une histoire efficace et assez prenante, mais quelques points ne m’ont pas complètement accrochés. Par exemple j’ai eu du mal à accrocher sur le fait de l’utilisation d’un jeu vidéo pour résoudre un conflit interplanétaire. L’idée ne me parait pas impossible, mais pas complètement non plus et encore moins aussi rapidement, ce qui m’a vraiment surpris. De plus les Ruxis paraissent des êtres intelligents, pourtant parfois on a vraiment l’impression qu’ils sont manipulés comme des enfants. Comme je l’ai dit le roman reste vraiment agréable malgré ces quelques petits points noir et je ne regrette pas ma lecture.

Le style de l’auteur se révèle vif, efficace et captivant dès les premières pages. Elle nous fait rentrer dans son monde futuriste de façon vraiment efficace et on a du mal à lâcher le livre. Un roman qui m’a fait passer un moment de lecture des plus sympathiques et j’espère revoir un jour dans d’autres aventures l’équipage du Viking. Un équipage qui ne manque pas de charisme et de mordant.

En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce livre qui nous offre une histoire solide de Space-Opera, on ne s’ennuie jamais du début à la fin et l’humour, vraiment très présent dans ce livre se révèle efficace et fait assez souvent mouche. L’univers mis en place se révèle intéressant, l’auteur nous offrant des technologies futuristes pas si éloigné de ce qu’on connait pour ne pas perdre complètement le lecteur et ne manque pas d’originalité. Dommage que son côté un peu trop sérieux soit en décalage avec l’humour très présent. Les personnages ne manquent pas de charismes et se révèlent attachants et la plume de l’auteur se révèle vive et prenante. Dommage que certaines idées ne m’aient pas complètement emballées et que parfois l’auteur se laissent un peu aller à la facilité dans la manipulation diplomatique des Ruxis. Au final un Space-Opera efficace et prenant qui possède ses qualités et ses défauts et qui m’a offert un sympathique moment de lecture et dont j’espère pouvoir retrouver un jour les personnages du Viking.

 

Ma Note : 7/10

Substance Mort – Philip K. Dick

substance mortRésumé : Dans une Amérique imaginaire livrée à l’effacement des singularités et à la paranoïa technologique, les derniers survivants de la contre-culture des années 60 achèvent de brûler leur cerveau au moyen de la plus redoutable des drogues, la Substance Mort.
Dans cette Amérique plus vraie que nature, Fred, qui travaille incognito pour la brigade des stups, le corps dissimulé sous un «complet brouillé», est chargé par ses supérieurs d’espionner Bob Actor, un toxicomane qui n’est autre que lui-même.
Un voyage sans retour au bout de la schizophrénie, une plongée glaçante dans l’enfer des paradis artificiels.

Edition : Denoël

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Je continue ma lente replongée dans la bibliographie ainsi que dans l’univers de Philip K. Dick, un des grands auteurs de la Science-Fiction. Je suis tombé un jour sur ce livre et j’ai décidé de le faire rejoindre ma PAL, ayant vu vaguement le film et n’ayant pas complètement accroché je voulais voir ce que pouvait donner le livre dont il était tiré. Je dois bien avouer que je ne suis pas fan de la couverture qui ne reprend qu’une image du film, mais il faut dire que celle avant la sortie du film ne me plaisait pas non plus.

Finalement, ne cherchez pas trop de Science-Fiction dans ce livre, il y en a très peu, même si on trouve quelques idées intéressantes comme le costume brouillé. Ce roman est surtout une plongée pleine de souffrance et de vulnérabilité dans le monde de la drogue, mais aussi de la folie. On se retrouve dans cette histoire emporté par ce tourbillon de trips, de schizophrénie, de dédoublement de personnalité ce qui fait que très vite l’intrigue se retrouve au second plan devant le développement des personnages. Ce roman est surtout un roman poignant sur la descente aux enfers des consommateurs de drogues. On est mal à l’aise devant la folie qui guette et pourtant on ne peut s’empêcher de continuer à lire pour en savoir plus. L’auteur continue aussi à traiter de façon pertinente, efficace et captivante des thèmes qu’il affectionne comme la paranoïa, les hallucinations, l’identité ou encore la critique de la société consumériste.

Ce roman se révèle être en fait une sorte de photo d’une époque que l’auteur a connu, vécu et cherche à nous dévoiler sans véritable morale ou leçon, même si on se fera nos propres avis une fois la dernière page tournée. C’est un roman qui joue énormément avec le lecteur sur la folie et la psychédélique, le genre de roman qu’on accroche ou qu’on déteste et qu’il est vraiment dur de conseiller, mais aussi de parler; chacun devant se faire son avis. Je dois dire que moi, je me suis vraiment laissé emporter par cette plongée dans la drogue et la folie, mais aussi dans la manipulation par les autres, par leurs regards, leurs gestes, leurs paroles qui font qu’on se remet toujours en question au point de pouvoir en perdre la raison. Si on arrive à se laisser porter par ce livre c’est un peu comme entrer dans un monde barré, dont on n’a pas la clé de la compréhension, mais qui pourtant reste logique et compréhensible. Surprenant.

Les personnages sont véritablement humains, que ce soit Bob/Fred le paranoïaque qui se perd, dont au final on ne sera pas grand-chose, mais qui cherche à mener sa vie, ou encore Luckman le calme et posé ou bien Barris le surdoué complètement barré. Donna sort plus du lot, la belle Donna qui va se dévoiler au fil des pages être un personnage surprenant et plein de souffrances. Mais surtout ils sont portés par des dialogues qui sont vraiment déjantés, des véritables trips qui offrent une véritable dimension à ces personnages et cet univers. Des personnages qui vont se
révéler attachant malgré eux mais surtout plein de sentiments.

La plume de l’auteur se révèle simple et parfois même trop simple à mon goût, voir même trop descriptive par moment ce qui donne l’impresion que l’auteur en fait trop, mais rien de bien dérangeant car finalement l’auteur arrive à nous entrainer dans son histoire avec facilité. Ce qui n’empêche à ce livre d’être un très bon roman, surprenant, loin de la SF mais qui nous plonge dans un univers assez spécifique. La conclusion, d’ailleurs, va se révéler vraiment surprenante et aussi un pied de nez à tout le roman. La note de l’auteur se révèle assez bouleversante nous expliquant que Philip K. Dick a connu ce milieu et il y a perdu des amis, voilà pourquoi il a écrit ce livre, car il est le livre. Un roman poignant qu’on accroche ou qu’on déteste.

En Résumé : Un roman de Philip K. Dick un peu moins SF mais peut être plus intimiste et poignant d’une certaine façon. On se laisse entrainer dans cette plongée en enfer dans l’univers de la drogue des différents protagonistes à travers trips, paranoïa ou encore hallucination. L’intrigue passe un peu au second plan mais reste vraiment intéressante et efficace jusqu’à cette conclusion prenante et surprenante. Les personnages, loin d’être des héros, qui se révèlent attachants, réalistes et surtout humains. La plume de l’auteur est entrainante, mais je l’ai trouvé par moment trop simple et parfois trop descriptive, mais rien de bien dérangeant. Un livre qu’on aime ou qu’on déteste, moi j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre.

 

Ma Note : 8/10

A Comme Alone – Thomas Geha

a comme aloneRésumé : Pépé est un Alone, l’un de ceux qui errent sur les autoroutes sauvages d’une France post-cataclysmique, en proie aux hordes de pelerinceurs, aux monstrueuses voitortues, aux mutants diaboliques et aux fanatiques de tous bords. Il cherche Grise, la femme qui l’a elevé et qu’il aime encore. Mais y a-t-il encore de la place pour ce sentiment dans un monde sans pitié ? Qui triomphera ? A comme Amour ou A comme Anarchie ? A comme Apocalypse ou A COMME ALONE…

Edition : Rivière Blanche

 

Mon Avis : Il faut bien l’avouer, pour le moment je n’ai jamais vraiment été déçu par la plume de Thomas Geha que ce soit par ses romans comme le Sabre de Sang ou ses nouvelles. Alors la grande question est : Comment ça se fait que je n’ai pas encore lu son tout premier roman, SF, Post Apocalyptique? Voilà qui est maintenant chose faite, car je viens de sortir ce court roman de ma PAL pour enfin le découvrir. Je trouve la couverture, illustrée par Juan, plutôt sympathique même si selon moi elle manque quand même légèrement de punch.

Pépé est un Alone, une sorte de guerrier solitaire qui arpente la France, contrée dévastée. Il vit sa vie, depuis la disparition de Grise, tout en évitant les Fanams (Fanatiques Militaires), Fanars (Fanatique Religieux) et Rasses (Rassemblés). Autant le dire tout de suite l’histoire se révèle vraiment agréable à lire et nous rappelle un peu les films et livres post apo des années 80 comme Mad Max et autres. L’auteur nous happe dès les premières pages et on se laisse entrainer dans le voyage de Pépé aux péripéties et aux rebondissements plus que percutants et captivants. Alors bien sûr, je l’avoue, ayant vécu un temps à Rennes la quête de nos héros, dans la première partie, fut moins surprenante que prévu, ayant deviné leur destination, mais ça ne gâche en rien le plaisir ce périple qui nous emporte et qui se révèle plein d’action et de surprises, montant en tension au fil des pages.

La France post apocalyptique que nous décrit l’auteur est vraiment efficace et surtout assez détaillée, soignée et travaillée pour paraitre plus que crédible et efficace. Malgré cet univers sombre, la beauté reste présente au détour du voyage de nos héros. L’auteur se laisse aller à son imagination et son originalité souvent avec réussite telle que la description des villes, qui sont devenues abandonnées et interdite sous peine de se retrouver nettoyer par des Nadrones, des mutations assez surprenantes ou encore par exemple les Voitortues. Le fait que le roman se situe en France rend un peu plus proche du lecteur cet univers.

Mais voilà l’univers ne fait pas tout, car finalement la grande force du livre est de nous offrir une histoire pleine d’aventures, de surprises, mais surtout un roman d’anticipation efficace et surprenant qu’on lit avec grand plaisir et sans se prendre la tête. Alors bien sûr le roman est vraiment court et on aurait aimé en savoir plus sur l’origine de la catastrophe, mais voilà on est tellement happé par le livre que tout cela ne passe qu’au second plan.

Le personnage de pépé se révèle être un personnage au final attachant, malgré son côté un peu dur dans la première partie sur les Alones sans attaches on va vite se rendre compte que les Alones aussi ont besoin de contacts humains, de ressentir des sentiments. D’ailleurs l’auteur nous offre à réfléchir sur le bonheur et la solitude de façon assez efficace. Les personnages qui vont graviter autour de pépé vont se révéler finalement tout aussi passionnants et intéressants à suivre même si parfois on aurait aimé en savoir lus sur certains. Les personnages sont d’ailleurs portés par des dialogues vraiment durs et percutants qui collent parfaitement à l’histoire.

La plume de l’auteur se révèle vraiment incisive, efficace et surtout prenante dès la première page. Un roman d’action et d’aventure dans un univers post-apocalyptique des plus efficaces et captivantes. Si vous cherchez à vous laisser emporter sans trop vous prendre la tête je pense que ce roman devrait vous plaire, si la SF de ce genre ne vous rebute pas bien entendu. Le roman va se révéler assez court et au final on aurait aimé en savoir plus sur certains personnages ou encore certains évènements, de plus notre héros a parfois un peu trop la « baraka » de son côté, mais voilà rien de dérangeant tant on se laisse porter par cette aventure.

En résumé :J’ai passé un vraiment bon moment avec ce livre qui au final va nous offrir une histoire assez simple mais surtout efficace et prenante dès la première page. L’univers mis en place par l’auteur est vraiment sombre, palpable et surtout ne manque pas d’originalité et d’imagination. Les personnages vont se révéler soignés et attachants et le tout porter par des dialogues vraiment percutants et efficaces. L’auteur à travers une plume incisive et saisissante qui nous plonge facilement dans l’intrigue et nous offre aussi des axes de réflexions sur le bonheur lié à la solitude. Alors bien sûr on pourrait reprocher un manque d’informations ou encore parfois quelques facilités à sortir de notre héros des situations, et pourtant une fois la dernière page tournée je n’avais qu’une envie lire la suite.

 

Ma Note : 8/10

La Maison qui Glissait – Jean-Pierre Andrevon

la-maison-qui-glissait.jpgRésumé : Un immense fracas le réveille. Le tonnerre ? Peut-être… Le jour pointe, la chaleur est déjà étouffante dans l’appartement minuscule occupé par Pierre au 13e étage de sa tour de banlieue. Ensommeillé, il entrouvre le rideau de la fenêtre depuis son lit… et demeure pétrifié par le panorama qui se révèle à lui. Un brouillard poisseux bouche l’horizon, c’est à peine s’il distingue la silhouette de la tour des Tilleuls à quelques dizaines de mètres de là. Le brouillard, avec une telle canicule ?… Ainsi débute le cauchemar pour tous les résidents de cette barre HLM coupée du monde par un mur cotonneux qui semble abriter de terrifiantes créatures, une réclusion forcée qui va contraindre les habitants à s’organiser pour faire face à l’indicible et révéler la vraie nature de chacun. Car après tout, le pire n’est peut-être pas dans la brume…

Et d’ailleurs, d’où vient-elle, cette brume ?

Edition : LeBélial’

 

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