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La Dague et La Fortune Tome 2, Le Sang du Roi – Daniel Hanover

la dague et la fortune t2 le sang du roiRésumé : Geder Palliako est désormais le protecteur du prince Aster et le héros d’Antéa. Mais les nuages noirs de son passé planent encore au-dessus de lui et une guerre risque bien de changer la donne.
Cithrin bel Sarcour ne dirige plus vraiment la banque qu’elle a elle-même créée. Ses moindres faits et gestes sont épiés en permanence. Si la jeune femme ne parvient pas à se libérer de cette cage dorée, tous ses sacrifices n’auront servi à rien. Le conflit qui se prépare pourrait lui donner l’occasion qu’elle attend.
Un ancien prêtre connaît l’origine du chaos qui s’annonce, un secret depuis longtemps enterré et qui remonte au temps des dragons. Une ère de folie et de mort approche et seule une poignée de héros condamnés sera en mesure de l’empêcher.

Edition : Fleuve Noir

 

Mon Avis : Il y a maintenant 2 ans (déjà) je me suis laissé tenter par le premier tome de cette série qui m’avait offert un moment de lecture sympathique, efficace, malgré une certaine linéarité dans l’intrigue et un léger manque de surprise (ma chronique du Tome 1 ici). Je me suis ainsi laissé tenter par cette suite qui, je l’avoue, a un peu trainé dans ma PAL, en me demandant ce que l’auteur allait offrir surtout que ce cycle est prévu en cinq tomes, déjà parus en VO. Concernant la couverture, elle est dans le même style que celle du tome précédent et se révèle assez jolie.

On plonge dans la suite direct du tome précédent, le monde est en plein bouleversement devant le retour d’un culte et de la montée au pouvoir de Geder Palliako à Anthéa qui commence à faire des vagues. J’avoue, j’avais un peu peur de me retrouver perdu, vu que ma lecture du précédent remonte à 2 ans, mais j’ai finalement assez facilement replongé dans les intrigues multiples que développe l’auteur. Certes, parfois j’ai eu besoin de replonger dans mes souvenirs profonds, mais j’ai trouvé que l’auteur recentrait bien son histoire et je ne me suis jamais senti perdu. Pour ceux qui auraient vraiment des soucis, un lexique à la fin résume les personnages principaux. Alors que vaut ce second tome? Bah je dois bien avouer que je l’ai trouvé légèrement mieux maîtrisé et plus dense que le premier tome. En effet on quitte ici le tome d’introduction pour enfin plonger pleinement dans les différents fils rouges que met en place l’auteur, dévoilant ainsi un récit qui se complexifie encore un peu sur le fond et avec quelques bonnes surprises, j’ai trouvé ; ce qui manquait un peu dans le premier tome. Certes l’ensemble se développe sur un rythme plutôt lent, si vous recherchez l’action frénétique vous allez être déçu, mais il se révèle clairement fluide et entrainant et je me suis retrouvé à tourner les pages avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus, principalement en ce qui concerne la banque et la façon dont Cithrin et les personnages qui gravitent autour d’elle évoluent. Je reprocherai juste un manque parfois frustrant d’action, principalement dans les scènes de guerre ou l’auteur va vite et offre régulièrement un point de vue en retrait ce qui m’a une ou deux fois légèrement frustré.

L’univers en soit se révèle toujours aussi solide, cohérent et agréable à découvrir. Les jeux de pouvoirs se révèlent efficaces et prenants, même si à un ou deux moments  j’ai eu l’impression qu’ils étaient traités un peu facilement et rapidement. Le principal développement de l’univers vient qu’on commence à en apprendre plus sur ce nouveau culte de la déesse araignée ainsi que sur leurs disciples, que ce soit à travers leurs actes comme à travers un personnage qui a pris de l’importance à la fin du premier tome et qui offre quelques révélations percutantes. Alors certes, pas non plus de quoi révolutionner le genre avec ce mal ancien qui revient, mais voilà l’auteur s’en sort bien, proposant quelque chose d’efficace à défaut de révolutionnaire. Comme je l’ai dit autre point important c’est l’aspect financier lié à la banque qui, je trouve, apporte un véritable plus à l’ensemble et surtout prend le pas, pour moi, sur l’aspect guerrier et jeu de pouvoir d’Anthéa qui se révèle finalement assez classique et sans surprise, même si pas mauvais. En tout cas un univers qui gagne en profondeur entre alliances, trahisons, mensonges et manipulations, et donne envie d’en apprendre plus. Je trouve par contre dommage que le travail sur les 13 races misent en place depuis le début reste ici finalement qu’anecdotique malgré une annexe en fin de roman, j’aurai préféré plus d’éléments intégrés dans le roman, mais bon ce n’est que mon avis.

J’attendais beaucoup des personnages concernant ce tome, en effet le volume précédent servait principalement d’introduction et même si certains sortaient du lot, d’autre avaient eu un peu de mal à complètement me fasciner. Cette suite corrige, je trouve en partie, les légères craintes que j’avais. Marius, que je trouvais très classique, gagne de la profondeur dans sa quête de rédemption, Cithrin est l’héroïne qui m’accroche toujours le plus dans sa façon d’avancer et d’évoluer dans le récit même si parfois certains choix me paraissent surprenant, Geder dont j’avais un peu peur de son évolution, se révèle finalement très réussi dans son rôle, possédant une certaine ambiguïté qui fait qu’il évite de trop tomber dans les stéréotypes même s’il reste parfois prévisible. Finalement je reste plus circonspect concernant Clara et Dawson qui finalement eux sont un peu trop prévisibles et surtout légèrement caricaturaux, mais les évènements de la fin laissent présager pas mal de changement par la suite. Concernant les personnages secondaires, ils se révèlent eux-aussi intéressants, et certains commencent aussi à prendre un peu d’ampleur. Certains se révèlent peut-être un peu trop présent que pour faire avancer l’intrigue, mais cela ne se ressent jamais vraiment au point de se révéler bloquant.

Je reprocherai par contre quelques longueurs, principalement vers le début où certains passages m’ont fait dire que l’auteur cherchait à gagner du temps pour bien remplir son second tome, mais franchement rien de non plus trop dérangeant ou frustrant. L’histoire est toujours portée par un style qui se révèle simple, efficace, fluide et entrainant plongeant finalement assez facilement le lecteur dans son intrigue. Au final un second tome un léger ton au-dessus par rapport au premier, qui, sans non plus révolutionner la fantasy, m’a donné envie de lire la suite et de savoir comment Daniel Hanover va faire évoluer tout cela. Par contre pour le moment autant le tome 3 a été publié, autant aucune information n’est actuellement disponible sur une possible sortie du tome 4. À voir d’ici quelques mois.

Résumé : J’ai passé un assez bon moment de lecture avec ce second tome qui finalement vient approfondir les fils d’intrigues lancé précédemment, quittant le tome d’introduction pour offrir quelque-chose de plus dense, de plus complexe qui est accrocheur et efficace. L’auteur m’a paru mieux maîtrisé son récit, offrant quelques rebondissements et quelques surprises intéressantes, mais si quelques longueurs restent présente. Rien de non plus trop dérangeant. Le rythme est, certes, plutôt lent, mais j’ai tourné les pages avec envie d’en apprendre plus. L’univers se révèle toujours aussi solide et intéressant à découvrir que ce soit sur le culte de cette déesse qui se dévoile un peu plus comme sur les passages liés à la banque qui, je trouve, prennent le pas sur l’aspect guerrier un peu trop classique, même si pas mauvais. Par contre, plus travailler l’aspect des 13 races m’aurait intéressé, peut-être par la suite. Les personnages se développent de façon intéressantes, même si un ou deux m’ont paru un peu trop prévisibles et classiques. Je regrette par contre que les scènes d’actions soient parfois un peu trop survolés et souvent d’un point de vue en retrait. La plume de l’auteur est toujours aussi simple, efficace et vive et je lirai la suite sans soucis.

 

Ma Note : 7,5/10

La Dague et La Fortune Tome 1, La Voie du Dragon – Daniel Hanover

la dague et la fortune t1 la voie du dragonRésumé : Autrefois, les dragons régnaient sans partage sur le monde. Mais ils ont disparu de la surface de la Terre… et la magie avec eux.
Les royaume des hommes ont survécu, de même que les sanglantes intrigues de cour qui les animent. Et les seigneurs continuent à se servir aussi bien de la guerre que du commerce pour asseoir leur domination.
Cithrin, orpheline, surdouée de la finance, Marcus, ancien soldat brisé par la mort de sa femme et de sa fille et Geder, noble philosophe en quête des origines du monde n’ont rien en commun.
Pourtant, ces trois personnages vont se croiser sur l’échiquier d’un terrible conflit annoncé. Un conflit qui, une fois déjà, a détruit le monde. Et ouvert la Voie du Dragon.

Edition : Fleuve Noir

 

Mon Avis : Ce roman, la première fois que j’en ai entendu parler c’était lors de sa sortie en VO ou plusieurs sites anglais, que je suis régulièrement, offraient de bonnes critiques. Sorti récemment en français aux éditions Fleuve Noir, j’ai vu que Babelio proposait de le découvrir ce livre en partenariat et j’ai donc tenté ma chance. Je remercie donc Babelio et les éditions Fleuve Noir de m’avoir fait découvrir ce récit. À noter que le cycle est prévu par l’auteur en cinq tomes dont trois sont déjà sortis en VO. Concernant la couverture, illustrée par Alejando Colucci, je la trouve vraiment sympathique et colle bien à l’ambiance du livre.

Alors autant le dire tout de suite, l’intrigue en soi n’a rien de révolutionnaire et se révèle même très classique, reprenant l’aspect épique et intrigue tentaculaire du Trône de Fer en y ajoutant quelques soupçons d’idées comme l’idée de la banque déjà utilisé par d’autres auteurs comme  Abercrombie ou K.J. Parker. Malgré tout, autant l’avouer, l’auteur s’en sort plutôt bien et arrive à rendre le tout solide et efficace. Pourtant, j’avoue, j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, le début me paraissait un peu long, principalement dans les passages du convoi qui, par moment, me donnait plus l’impression de ne pas avancer. Puis petit à petit l’histoire démarre, l’ensemble se met à mieux fonctionner au fil des pages et je me suis retrouvé transporté par l’histoire qui se révèle intéressante à travers ces luttes de pouvoirs, ces récits initiatiques et ces découvertes. Autant le dire clairement tout de suite, si vous cherchez un roman de guerrier au rythme frénétique passez votre chemin, l’auteur offre un rythme soutenu et efficace, mais qui prend quand même son temps pour bien tout mettre en place.

Déjà une des grandes forces du roman est de nous offrir 13 races différentes tout en évitant de tomber facilement dans les classiques de la fantasy. Chaque peuple a l’air de posséder ses propres particularités, ses origines et ses propres coutumes ; et même si ce premier tome ne fait que poser les bases, ne se dévoilant que sommairement au lecteur, on sent bien tout le potentiel qu’il y a derrière. Par contre, un peu plus de descriptions aurait été un plus pour parfois mieux les différencier et les appréhender, mais je me doute bien que cela viendra par la suite.

Le reste de l’univers développé par l’auteur oscille entre classique et idées originales comme ce mythe de la déesse basé sur la vérité ou encore ces routes du dragon inusable même devant l’érosion du temps qui change les reliefs autour. Par contre un point à mettre en avant, oui il n’y a pas de dragon, enfin pas dans ce premier tome en tout cas. Ils ont disparu de cet univers laissant les hommes et leurs guerres. Au final un univers qui mérite d’être découvert même si, j’avoue, j’aurai aimé en savoir plus. Surtout au début, dans les passages que je trouve un peu long, où l’auteur aurait pu nous offrir un travail plus conséquent sur les descriptions de ce monde. Mais rien non plus de vraiment dérangeant et j’espère en apprendre davantage dans les prochains tomes.

Ce qui m’a le plus frustré dans ce livre, au final, c’est l’absence de véritables surprises tout au long du récit. Quelques aspects secondaires viennent quand même parfois faire mouche, mais l’intrigue principale, elle, reste plutôt balisée et linéaire. Rien de non plus complètement dérangeant ou mauvais en soi, ce genre de récit épique se basant sur des luttes de pouvoir, joue plus sur la durée que sur l’explosif, mais voilà on sent bien que l’auteur cherche à faire des efforts et tente des effets pour étonner le lecteur. Je ne l’ai jamais été. Même le cliffangher final sur l’apostat, je l’ai compris au premier tiers du récit. Autre aspect dont je reste un peu circonspect et dont j’attends la suite pour me faire une idée plus précise c’est concernant certaines conspirations qui me paraissent un peu trop simplistes pour le moment. À voir avec la suite, car cela n’empêche pas la conclusion de se révéler tout de même assez accrocheuse pour me donner envie de continuer à lire ce cycle.

Concernant les personnages ils ne manquent pas de profondeurs et de densité, mais tous ne m’ont pas accrochés complètement, certains péchant même en comparaison à d’autres romans. Marius l’ancien chef de guerre qui a vu sa famille mourir et qui va aider une fille m’a paru plutôt stéréotypé, même si au final il se révèle sympathique et annonce de bonne chose pour la suite. Geder est un personnage qui a du mal au début manquant parfois de cohérence et de fluidité, mais qui j’avoue, au fil des pages, devient de plus en plus accrocheur. Cithrin est une héroïne que j’ai trouvé vraiment attachante tout au long du roman, évoluant de façon cohérente au fil des épreuves. Dawson et Clara Killiam ont eux eus du mal à m’accrocher par contre, se révélant un peu trop « déjà-vu » et n’arrivant pas vraiment à sortir de leur image; lui toujours à cheval sur l’honneur et la droiture ce qui le rend à la fois sympathique et antipathique, elle se révélant limite la femme parfaite qui règle tous les soucis par la parole là où les hommes ne font que se battre. Mais par contre, chose amusante, autant certains des personnages principaux ont eu du mal à m’accrocher, autant j’ai trouvé les personnages secondaires, qui gravitent autour d’eux, vraiment intéressant, complexes, attachants et efficaces.

Concernant le style de l’auteur il se révèle vraiment entrainant, efficace et plutôt simple arrivant à clairement bien happer le lecteur malgré un rythme lent, construisant efficacement son histoire. Par contre, l’auteur a parfois un peu de mal avec les scènes plus sentimentales, en effet parfois on a l’impression qu’elles paraissent un peu vide d’émotions et de sentiments, principalement sur l’aspect de la famille disparue du personnage de Marcus. Mais bon rien de non plus trop dérangeant. Au final on retrouve ici un premier, certes sans véritable surprises et qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui se révèle vraiment sympathique, solide, efficace et qui possède du potentiel. Je lirai sans soucis et avec plaisir la suite pour voir comment l’auteur continue à développer tout cela.

En Résumé : J’ai passé un moment de lecture vraiment sympathique avec le premier tome de ce nouveau cycle. Certes, l’intrigue n’est pas des plus originale, mais cela n’empêche pas l’auteur de nous offrir une histoire solide et efficace sur un rythme, oui plutôt lent, mais entrainant et permettant de bien construire l’ensemble. L’univers se révèle intéressant, même si je trouve que parfois il manque de description, mais le point fort vient des 13 races mises en place qui offrent une grande diversité et donne envie d’en apprendre plus dans la suite. Concernant les personnages ils se révèlent denses, complexes et construit mais j’avoue j’ai eu, pour certains, un peu de mal à complètement m’accrocher à eux. Mon principal regret vient au final que le roman se révèle linéaire et sans surprise, les twists et retournements de situations que l’auteur cherche à mettre en place sont facilement devinables. Le style de l’auteur se révèle entrainant, efficace et simple, mais parfois un peu trop. Un premier tome solide, certes classique et sans surprise, mais avec de bonnes idées et du potentiel qui fait que je lirai la suite sans soucis.

 

Ma Note : 7/10

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