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Trolls & Légendes, l’Anthologie Officielle – Collectif

trolls & legendes 2015Résumé : Entre mythologie, humour et (en)quêtes, parcourez avec eux les sentiers qui mènent aux trolls, ces créatures de légende. Retournez dans le Paris délicieusement steampunk d’Ambremer avec Pierre Pevel ; embarquez pour l’Islande aux côtés de Claudine Glot et d’un chevalier en mal d’aventures ; tombez sous le charme d’un retable aux étranges pouvoirs avec Estelle Faye ou mettez fin à l’exploitation des nains de jardin dans le monde de la nuit parisienne en compagnie d’Adrien Tomas.

Edition : Actu SF

 

Mon Avis : Il y a un peu plus de deux ans j’ai participé au festival Trolls et Légendes et j’étais reparti avec l’anthologie, sur le thème du semi-homme, sous le bras qui sans se révéler mauvaise, ne m’avait que moyennement convaincu. Cette année je n’ai pas eu la chance de pouvoir aller au festival, mais cela ne m’a pas empêché de me laisser tenter par cette anthologie qui a décidé de mettre à l’honneur le Troll. Quoi encore un livre sur les Trolls? vous vous dites. Bah oui mais c’est tellement mignon ces petites bêtes qu’on en redemande. Non?. Sinon plus sérieusement on note la couverture, illustrée par Magali Villeneuve & Alexandre Dainche, que je trouve vraiment superbe. Ce recueil nous propose ainsi de découvrir 10 nouvelles d’auteurs différents.

Sous les Ponts de Paris de Pierre Pevel : Cette nouvelle de l’auteur prend place dans une de ses univers déjà existant, Le Paris des Merveilles, que j’avoue ne pas avoir encore lu. Donc quoi de mieux que lire ce récit pour se faire un avis. Je dois bien avouer qu’au final il se révèle très sympathique, traitant d’une grève des Trolls parisiens ce qui va fortement influencer la circulation sur les ponts de la ville avec son lot de surprises et de rebondissements. Un texte efficace, fluide, avec une bonne dose d’humour agréable et des personnages efficaces qui offrent un plus à l’ensemble. Alors certes le format court offre quelques raccourcis légèrement frustrants, mais rien de dérangeant. En tout cas j’ai bien envie de découvrir ce Paris des Merveilles. Un texte qui démarre de façon agréable cette anthologie.

D’Azur au Troll d’Or de Claudine Glot : J’avoue que je ne connaissais rien de l’auteur avant de me lancer dans cette nouvelle. Elle est spécialisée dans le mythe Arthurien et cela se ressent très rapidement dans le texte qu’elle nous propose, nous faisant découvrir un chevalier en quête de gloire et de combats épiques qui part donc à la recherche d’un Troll comme trophée, sauf que rien ne va se passer comme prévu. Le début parait très classique, avec cette quête de reconnaissance, mais très rapidement l’auteur prend le contre-pied et nous offre une histoire que j’ai trouvé efficace et divertissante, sans non plus révolutionner le genre, montrant l’absurdité de certains combats nobles et en nous faisant réfléchir sur le fait que parfois une épée n’est pas toujours la solution à tous les problèmes.

La Montagne aux Trolls d’Estelle Faye : Un texte qui plonge plus dans le fantastique où l’on découvre une jeune conservatrice de musée qui va se trouver fasciner par un retable dans la vallée des Vosges. Une nouvelle que j’ai trouvé très réussie, principalement pour son ambiance étrange et légèrement dérangeante qui monte lentement en tension au fil des pages et des révélations pour mieux happer le lecteur jusqu’à la fin. Un récit efficace et fluide qui offre une conclusion réussie et captivant.  On notera aussi un léger parallèle intéressant entre ville et campagne, certes classique, mais qui offre tout de même quelques réflexions.

Yamadut de Cassandra O’Donnell : Cette nouvelle prend place dans un des univers de l’auteur, celui de Rebecca Keane cycle d’urban fantasy, dont je n’ai rien lu. Concernant cette histoire on suit une chasseuse à la poursuite d’un Troll. Le texte cherche à se révéler nerveux, percutant et sans temps mort, certes il remplit plutôt bien ces aspects, mais j’avoue ne jamais avoir réussi à rentrer complètement dedans. La faute en revient d’abord un peu à l’héroïne qui dans ce texte parait tellement invincible, tant elle parait avoir de pouvoir ou de facilités, que le récit en perd de son intérêt, ensuite par le fait que cette nouvelle donne plus l’impression de lire un chapitre de son roman qu’un vrai texte indépendant. C’est dommage.

Seulement les Méchants de Jean-Luc Marcastel : Une nouvelle qui nous fait découvrir une enquête policière sur le meurtre horrible d’une jeune fille. Un texte plutôt bien écrit, qui offre un face-à-face qui ne manque pas d’attrait, mais qui m’a paru trop linéaire au point que j’avais deviné rapidement la conclusion. Cela n’empêche pas ce récit de se révéler sympathique et agréable à lire où l’auteur s’amuse par contre de façon intéressante, même si parfois un peu trop appuyée, sur la définition de monstre, mais qui, pour moi, au final, rentre plus dans le vite lu, apprécié, vite oublié.

Une Créature Extraordinaire de Magali Ségura : Cette nouvelle nous fait découvrir le destin d’une jeune fille viking qui, après s’être engueulé avec sa mère décide de fuguer, mais va rencontrer un Troll, ce qui va changer sa vie. Un texte qui se révèle comme ça aux premiers abords classique, mais qui a vraiment réussi à me toucher par sa construction et sa plume, se révélant émouvant et soigné, principalement au niveau des relations familiales. La conclusion sonne juste et se révèle réussie. Une certaine mélancolie se dégage de ce texte, à travers la perte et la souffrance des uns et des autres, qui nous montre aussi que la communication n’est pas toujours facile. Un des meilleurs textes du recueil j’ai trouvé.

Le Troll de sa Vie d’Adrien Tomas : On replonge ici dans l’univers d’urban fantasy que construit l’auteur depuis peu et dont j’ai découvert une première nouvelle dans l’anthologie des Imaginales Trolls & Licornes. Cette nouvelle nous propose ainsi une nouvelle enquête de l’inspectrice Tia, qui est chargée de surveiller les méta-humains pour éviter tout débordement. Comme son précédent texte une nouvelle pas mauvaise, mais qui possède les mêmes qualités et les mêmes défauts. Un univers intéressant, qui mérite d’être développé sur une format plus long, mais le format court et l’histoire un peu foutraque fait qu’il est un peu compliqué de s’attacher vraiment à l’héroïne et offre une conclusion beaucoup trop rapide et légèrement frustrante. A voir si l’auteur décide de construire son histoire dans un roman car il y a du potentiel.

Le Mythe de la Caverne de Gabriel Katz : Cette nouvelle nous plonge au coeur d’un groupe de mercenaire, qui ont connu la guerre sainte et qui se retrouvent après des années pour chasser un Troll et surtout la récompense qui va avec. L’auteur nous offre ici un récit qui décide de démarrer de façon classique, mais pour mieux nous surprendre par la suite, offrant un contre-pied à certains codes d’honneurs qu’on retrouve dans les récits de chevalier. Un texte efficace, bien construit, avec une bonne dose de cynisme, d’absurde et d’humour noir, le tout dans une ambiance sombre, qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

Le Mal Caché de Patrick McSpare : Cette nouvelle va nous faire découvrir un homme qui découvre la mort de sa compagne par ce qui parait être des démons et va chercher à se venger. J’avoue n’être jamais vraiment rentrer dans ce récit, en premier lieu il m’a paru trop imbriqué dans l’univers de la série de l’auteur Les Héritiers de l’Aube pour être vraiment indépendant, ensuite j’ai trouvé que niveau information l’auteur en offrait beaucoup trop en peu de pages et enfin j’ai trouvé que le récit possédait trop de facilités pour vraiment réussi à m’embarquer vraiment. Dommage car le côté action est vraiment là.

Vieux Tacot de Megan Lindholm : Pour ceux qui ne le savent pas, Megan Lindholm et l’autre nom de plume de Robin Hobb. Sous le premier elle sort des écrits plus SF là où, sous le second, elle publie ses récits Fantasy. Ce Vieux Tacot nous propose donc une histoire de Science-Fiction futuriste où l’on suit une famille qui reçoit en héritage une voiture. Un texte qui se révèle bien sympathique, avec une belle ambiance nostalgique sur cette mère et ses deux enfants qui, à travers une voiture un peu « vieillotte » vont se trouver des points communs. Rien de non plus transcendant, mais une histoire qui se lit facilement et se révèle très divertissante. Là où par contre cette nouvelle surprend c’est le choix éditorial de la publier dans une anthologie qui n’a offert que des textes sur les Trolls là où Robin Hobb nous parle de tout autre chose, mais bon l’éditeur ne pouvait sûrement pas passer à côté de la présence de l’auteur au festival.

En Résumé : Cette anthologie du festival Trolls & Légendes s’est révélé finalement assez sympathique à découvrir, nous proposant 10 textes assez variés avec comme point central, excepté pour la nouvelle de Robin Hobb qui traite d’un tout autre sujet, le Troll. Entre humour, dérision, aspect épique ou encore ambiance angoissante le Troll nous dévoile ici ses multiples facettes. Alors certes je n’ai pas été conquis de la même façon par tous les textes, certains me laissant même de marbre, là où d’autres on se sont révélés très réussis et surprenants, mais dans l’ensemble cette anthologie se révèle divertissante et permet aussi par la même occasion de découvrir quelques auteurs de l’Imaginaire, leurs plumes et leurs univers.

 

Ma Note : 7/10

 

Autres avis : Bibliocosme, La plume ou la vie, …

CRAAA

Challenge CRAAA 3ème lecture

Trolls & Légendes l’Anthologie, Semi-Hommes – Dirigée par Denis Labbé & Valérie Frances

anthologie semi-hommeRésumé : Sept textes furent confiés aux auteurs, maîtres dans l’art des mots, Sept dessins le furent aux illustrateurs, seigneurs du graphisme, Une couverture pour l’esthétique de l’ouvrage, un thème pour canaliser imagination et création : autour d’un festival où règnent toutes les fantasy. Une anthologie pour les rassembler tous, une anthologie pour les dénicher, Une anthologie pour les consacrer tous et par l’encre et le papier . les relier, au festival Trolls & Légende où s’étend le pouvoir de l’imaginaire. Sept illustrateurs et sept auteurs parmi les plus grandes figures de l’imaginaire. Tous réunis pour illustrer le thème des semi – hommes

Edition : Asgard

 

Mon Avis : Lors du dernier festival de Trolls & Légendes je suis passé plusieurs fois devant cette anthologie qui était la toute première mise en place par le festival en associations avec les éditions Asgard. J’ai quand même longtemps hésité avant de me laisser tenter par ce recueil, le sujet des Semi-Hommes étant un sujet vu et revu, j’avais un peu peur d’être déçu, mais vu que j’ai déjà pris les anthologies des Imaginales et des Utopiales autant tenter sa chance aussi avec celle là. Concernant la couverture, illustrée par Mathieu Coudray, je la trouve assez sympathique même si vraiment très classique.

Ale Wisp Nick de Pierre Dubois : Voilà une nouvelle qui nous raconte l’histoire d’un esprit diablotin et qui va un jour se venger en faisant des blagues. On sent, à travers le récit, que l’auteur possède une très grande connaissance sur le monde féerique, ses règles et tout ce qui tourne autour de ces êtres. L’auteur a donc décidé de présenter son histoire à la façon d’un conte, et tout y est, que ce soit sur la forme ou le fond. Pourtant, je suis loin d’avoir complètement accroché à l’histoire. Le conte peut être soit raconté de façon orale soit écrit et, je pense,  parfois, un conte raconté mis par écrit y perd beaucoup; c’est ici le cas. Les blagues de Ale Wisp Nick se seraient révélées passionnantes conter oralement et porté avec emphase par la voix, mais par écrit l’histoire de ces petites blagues se révèlent juste sympathique.

Le Monstre de Shaerten de Olivier Peru : Cette nouvelle se situe dans l’univers de Martyrs, mais bien des années avant l’histoire du roman. C’est l’histoire de deux gnomes qui vont élever un dragon. L’histoire sur le fond se révèle assez sombre, manipulatrice et cynique, nous présentant, certes de façon assez simple, la fourberie et la cruauté des semi-hommmes. Mais voilà, sur la forme j’avoue ne pas avoir complètement accroché à l’histoire l’auteur cherchant à nous présenter l’histoire tel un conte alors qu’on sent bien que ce n’est pas trop son domaine de prédilection. De plus, mettre ce conte après celui de Pierre Dubois, qui, pour lui, le conte est sa passion, y joue aussi pour beaucoup dans la différenciation des deux textes.

Vous Serez Immortelle d’ Emmanuelle Nuncq : L’auteur vient nous offrir ici l’histoire d’une poupée humaine qui a la vie éternelle, du moins tant que quelqu’un est là pour la réparer. J’avoue que ce texte possède une mélancolie vraiment intéressante et la plume de l’auteur joue énormément dans le fait qu’on se laisse entrainer par cette histoire. Mais voilà il manque, à mon avis, certains aspects qui permettraient de mieux comprendre le choix final de l’héroïne, peut être que l’auteur a eue un peu peur du format Nouvelles et ne s’est concentré que sur le fil de vie de sa poupée en mettant de côté les évènements qui la font évoluer et la rendre « plus sage ».

Prédatrice de Mathieu Gaborit : L’auteur nous offre ici une nouvelle sombre, violente et plutôt efficace avec l’histoire simple d’un couple qui, pour se reconquérir l’un pour l’autre, partent en vacances et se retrouvent dans un hôtel pour une fête un peu particulière. L’auteur joue vraiment avec le lecteur nous offrant une histoire assez surprenante pleine de rythme et de surprises avec son lot de magie et de mystères. Mais voilà il y a quand même un ou deux points qui m’ont dérangé principalement dans la différenciation hommes / femmes, à croire que toutes les femmes sont des papillons et tous les hommes des prédateurs et l’histoire m’a paru assez linéaire.

Quarante-Huit pour Cent de Adrian Thomas : Cette nouvelle se situe dans l’univers du Sixième Royaume et vient nous parler des changeurs, de la façon dont ils ont été crées. Un texte intéressant, cruel et sauvage qui vient nous montrer la vérité sombre sur cette race à part dans le roman de l’auteur. L’auteur joue bien sur les sentiments et les émotions des personnages qui ne manquent pas de toucher le lecteur, mais voilà l’histoire se révèle sans véritable surprise et un peu linéaire surtout vu que j’ai déjà lu le sixième royaume.

Une Surprise de Petite Taille de Simon Sanajuhas : L’auteur nous est présenté comme étant influencé par un auteur comme Howard, ce qui se ressent dans l’histoire. On retrouve un guerrier, dans un tournoi, qui va devoir battre tous ces adversaires pour devenir chevalier. Une histoire simple, mais plutôt efficace avec en conclusion une surprise pleine d’humour et de cynisme. Mais voilà même si l’histoire se laisse lire de façon sympathique elle manque quand même de puissance, de surprises et surtout un peu de profondeur je trouve. Cela n’empêche en rien cette histoire de se révéler divertissante malgré son côté simple.

Babillante Babiole de Nathalie Dau : Comme tout semi-homme qui se respecte, à chaque anniversaire on se fait des cadeaux, mais ici le cadeau sera bien surprenant. L’auteur a décidé de nous offrir une histoire pleine d’humour, de malice et le tout qui aboutit à une conclusion efficace et pleine d’esprit. Un texte peut-être un peu court, mais qui ne manque pas de charme et d’attrait et dont l’auteur arrive à en tirer le maximum.

 

Je reste sur un sentiment mitigé après avoir fini cette anthologie, une lecture plutôt moyenne sans non plus être complètement mauvaise. Au final j’ai plus eu l’impression de lire des textes de découvertes, qui pourraient permettre de faire découvrir la fantasy aux novices, plutôt que des textes pour tout lecteur de fantasy. Peut-être que c’était le but de l’anthologie, en tout cas pour moi, même si la lecture ne s’est pas révélé complètement mauvaise, elle ne m’aura pas marqué non plus. Aucun texte n’a non plus vraiment réussi à sortir du lot. Par contre, concernant les illustrations je dois dire qu’elles se sont révélées vraiment plaisantes.

En Résumé : J’avoue ne pas avoir complètement accroché à la lecture de cette anthologie qui m’a offerte au final une lecture plutôt moyenne. Il faut dire que le sujet, étant un classique de la fantasy, il n’était pas obligatoirement simple de se l’approprier. On retrouve sept textes qui offrent une vision différente du semi-homme, mais qui n’arrivent jamais complètement à convaincre et paraissent un peu trop simple. Comme si les écrivains cherchaient plus à offrir des textes de découvertes pour un lectorat novice que des textes pour tout public. Je ne suis pas vraiment déçu non plus de ma lecture, car les nouvelles restent un minimum plaisantes à lire, mais voilà aucun texte ne m’a vraiment marqué. À noter par contre les très belles illustrations qui viennent égayer ce recueil.

 

Ma Note : 6/10

 

chalengeChallenge JLNN 9ème lecture

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