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Wayfarers Book 2, A Closed and Common Orbit – Becky Chambers

Résumé : Embark on an exciting, adventurous, and dangerous journey through the galaxy with the motley crew of the spaceship Wayfarer in this fun and heart-warming space opera—the sequel to the acclaimed The Long Way to a Small, Angry Planet.
Lovelace was once merely a ship’s artificial intelligence. When she wakes up in a new body, following a total system shut-down and reboot, she has no memory of what came before. As Lovelace learns to negotiate the universe and discover who she is, she makes friends with Pepper, an excitable engineer, who’s determined to help her learn and grow.
Together, Pepper and Lovey will discover that no matter how vast space is, two people can fill it together.

Edition : Harper Voyager

 

Mon Avis : La lecture du premier tome de ce cycle, The Long Way to a Small, Angry Planet, m’avait laissé un sentiment mitigé se révélant trop optimiste et surtout trop convenu à mon goût, même s’il reste sympathique à lire (ma chronique ici). Je me suis tout de même lancer dans la lecture de ce second tome pour savoir ce qu’allait bien proposer l’auteur et surtout me permettre de voter en toute connaissance de cause au prix Hugo. Concernant l’illustration de la couverture, on reste dans le même style que celle du premier tome, que je trouve plutôt sympathique.

Ce second tome est un peu spécial, on plonge directement après la fin du premier tome, mais on se lance à la découverte de nouveaux héros. En effet Pepper et Lovelace qui sont des personnages secondaires à la fin du tome précédent vont devenir les protagonistes principaux de ce nouveau récit. J’avoue le fait de changer de protagonistes principaux permet, je trouve, de renouveler le récit et, pour moi qui n’avait que moyennement accroché au premier roman, d’offrir quelque-chose de différent. Cela fonctionne plutôt bien sur certains points, car même si ce second tome retrouve quand même une bonne partie des défauts du premier (l’auteur n’allait pas non plus complètement changé sa recette), j’ai trouvé la narration de ce récit mieux maîtrisé. Elle oscille ici entre présent et flashback, offre ainsi une tension accrocheuse, mais aussi quelques mystères qui font que je me suis un peu plus facilement laissé porter par les mésaventures des héros que le tome précédent. Alors rien de non plus révolutionnaire, le récit étant assez méthodique et classique, alignant les obstacles et les mésaventures qui sont résolues dans la foulée, mais voilà j’ai trouvé l’intrigue de ce tome un peu plus efficace. Ce qui est dommage par contre, c’est que l’ensemble devient vite assez linéaire reprenant un schéma assez basique Péripétie / Résolution / Avancée qui devient facilement devinable et s’avère légèrement frustrant. Dommage.

Alors après soyons clair, les changements proposés sont très intéressants, mais de nouveau je n’ai que moyennement accroché à ce roman. On est toujours dans les mêmes problématiques qui m’ont dérangé dans le premier tome, l’auteur cherchant tellement à offrir un roman de Science-Fiction positif que cela en devient limite improbable à mon goût. Comme je l’ai dit, je comprends parfaitement que ça puisse plaire, un roman où devant notre monde actuel on puisse se réfugier en se disant « voilà un futur de rêve à la fois coloré, où l’entraide et l’amitié sont primordiales, où les conflits sont souvent réglés rapidement sans véritables conséquences dommageables », mais voilà moi personnellement j’ai du mal à accrocher. Surtout qu’à force de ne jamais vouloir entrer dans le conflit cela se ressent encore plus dans ce second tome, mais j’y reviendrai plus tard. Par contre, là où j’ai trouvé cela frustrant c’est que l’auteur n’arrive jamais à construire de mésaventures, de rebondissements très complexes et prenants vu qu’elle les résout tout aussi rapidement qu’ils apparaissent, où dont devinables longtemps à l’avance,  ce qui fait que je ne me suis jamais senti à 100% captivé par ce roman.

Concernant l’univers, on voyage moins que dans le premier tome, restant principalement dans la narration au présent sur la planète de Pepper et dans le flashback sur la planète ou a grandi et évoluer Pepper, mais il s’avère toujours visuellement intéressant et offre une image de fond coloré au récit. Je trouve par contre un peu dommage que la diversité qui faisait la force du premier tome soit ici moins représenté, même si rien de non plus trop gênant. L’ensemble reste solide, que ce soit dans son aspect technologique ou futuriste, même si rien de clairement innovant et surtout ne reste qu’une toile de fond. Le point important dans ce roman vient ici du concept d’Intelligence Artificielle, son existence et surtout sa notion de personne dans un monde où, oui, les IA existent, mais restent des outils et non pas au point d’être considéré humaine. Le parallèle avec l’histoire de Pepper n’est pas anodin, mais je n’en dévoile pas trop pour éviter de trop vous spoiler le récit. Cela soulève ainsi de nombreuses réflexions sur ce qui fait de chacun une personne, sur la notion de rejet des autres, l’amitié, sur la notion d’esclavage et de pouvoir. Sauf que voilà, c’est dans ce genre de questionnement que le récit feel good de l’auteur montre ses limites, car elle ne rentre jamais franchement en profondeur dans le développement de ses idées. Elle a besoin de rester positive, elle donne donc ainsi l’impression d’offrir des maximes qui, certes, ouvrent le débat, mais ne vont pas pus loin et s’avèrent soit neutres, soit  positives. De plus les IA ont déjà connu de nombreux traitements beaucoup plus percutants. Dommage.

Concernant les personnages, comme je l’ai dit, le récit en propose moins, ce qui est une bonne chose, car cela permet ainsi de s’intéresser un peu plus à chacun d’entre eux contrairement au premier tome qui en offrait quand même près de huit. Comme dans le tome précédent ils sont de nouveau le point fort du récit, l’auteur nous offrant des protagonistes complexes, soignés, qui possèdent une vraie profondeur et s’avère humains dans leurs quêtes, leurs besoins et leurs envies. Chacun d’entre eux possède ses forces, ses doutes et ses faiblesses, et on les comprend ce qui les rend d’une certaine façon attachants et un minimum entraînants. Seul Tak a eu un peu de mal à m’intéresser, pas tant parce-que c’est un mauvais personnage, loin de là, mais plutôt car il est le personnage qui pour faire avancer l’intrigue accepte tout un peu trop facilement et sans jamais se plaindre pour la seule raison qu’il est ami avec l’héroïne. J’ai trouvé cela un peu facile. Lovelace et Pepper sont par contre les personnages les plus intéressants à suivre, offrant des passages efficaces, poignants et prenants mais surtout un vrai travail de fond que ce soit sur le passé de Pepper comme sur la façon dont évolue Lovelace.

La plume de l’auteur reste toujours aussi simple, efficace et un minimum entraînante, ce qui fait qu’on se laisse quand même porté par le récit et c’est ce que je trouve dommage, car si ce récit avait proposé un peu plus d’ambiguïté et de profondeur dans certains aspects, je pense que je me serai plus accroché à ce cycle selon moi. Après, pour remettre les choses en place, je ne considère pas ce roman comme mauvais, je n’en suis tout simplement pas le public cible je trouve même si certains scènes m’ont quand même touché. Si vous cherchez un roman qui vous propose une SF positive, un avenir qui n’a rien d’effrayant ou de sanglant, où certes des conflits existent, mais sont contrebalancés par un véritable esprit d’amitié et d’entraide, où si vous cherchez simplement une SF beaucoup moins sombre alors laissez-vous tenter vous pourriez accrocher. De mon côté je ne pense pas lire le troisième tome, car je ne vois pas pourquoi l’auteur changerait de recette pour son prochain tome.

A noter que ce roman a été publié en VF en juillet 2017 chez l’Atalante sous le titre Libration.

En Résumé : J’avoue ressortir de ma lecture de ce second tome avec un sentiment mitigé. Certes l’intrigue m’a paru plus cohérente et maîtrisée que celle du premier tome qui faisait trop patchwork, proposant quelques fils rouges qui font qu’on se laisse porter. L’univers est toujours aussi solide et visuellement intéressant, même s’il ne reste au final qu’une simple toile de fond de l’intrigue. Les personnages sont clairement le point fort du récit, l’auteur nous proposant des héros complexes, soignés et humains, même si j’ai eu du malv avec Tak. Il accepte un peu trop facilement les choses pour le seul argument qu’il est l’ami de Lovelace ce qui m’a paru trop facile. Mais voilà ce roman a le même défaut que le précédent il cherche à proposer un récit beaucoup trop feel good et positif à mon goût, ce qui donne  l’impression que l’auteur évite tout conflit. Cela se ressent encore plus ici dans les réflexions, je trouve, qui restent trop en surface comme si elle devait éviter toute ambiguïté pour ne pas perdre cette ambiance de cocon sûr qu’elle met en place. J’avoue ainsi ne pas être le lecteur cible de ce genre de SF. De plus même si l’intrigue est plus prenant à mon goût, elle s’avère rapidement très linéaire et surtout devinable rapidement. La plume de l’auteur s’avère simple, efficace et un minimum entraînante et si jamais vous cherchez un roman qui offre un futur un minimum avenant ou l’amitié et l’entraide sont bien présents alors laissez-vous tenter vous pourriez accrocher. Moi de mon côté je vais passer mon tour pour la suite.

 

Ma Note : 5,5/10

Wayfarers Book 1, The Long Way to a Small, Angry Planet – Becky Chambers

Résumé : Somewhere within our crowded sky, a crew of wormhole builders hops from planet to planet, on their way to the job of a lifetime. To the galaxy at large, humanity is a minor species, and one patched-up construction vessel is a mere speck on the starchart. This is an everyday sort of ship, just trying to get from here to there.
But all voyages leave their mark, and even the most ordinary of people have stories worth telling. A young Martian woman, hoping the vastness of space will put some distance between herself and the life she‘s left behind. An alien pilot, navigating life without her own kind. A pacifist captain, awaiting the return of a loved one at war.

Edition : Hodder & Stoughton

 

Mon Avis : Comme je l’ai annoncé il y a plusieurs mois maintenant, j’ai prévu d’aller à la WorldCon de cette année qui est prévue à Helsinki. La WorldCon, outre le fait que ce soit une grosse convention liée à l’imaginaire, est aussi l’endroit ou est désigné les gagnants des prix Hugo qui repose sur les votes. Pour résumé, si on prend un Pass pour aller à cette convention on a le droit de voter pour les différents. Sauf que pour bien voter pour un prix, il faut avoir lu tous les livres nominés. C’est mieux quand même. Voilà donc le défi que je me suis lancé, lire les 6 livres nominés au prix Hugo, mais aussi pour ne pas me sentir perdu, les tomes précédents quand il y en a. Ainsi The Long Way to a Small, Angry Planet n’est pas directement nominé, mais il fait parti de la série Wayfarers dont le tome 2, lui, est nominé.

Ce roman va ainsi nous plonger dans les aventures de l’équipage du Wayfarer qui vient d’intégrer un nouvel élément, Rosemary qui est Clerc, et qui se voit aussi offrir un nouveau contrat pour permettre de créer un trou de ver pour permettre de relier plus rapidement possible une nouvelle planète alliée. On va ainsi suivre leur voyage. Clairement concernant ce roman, il répond parfaitement à cette expression qui dit que le voyage est parfois plus important que la destination. En effet l’auteur construit son roman comme un patchwork de petites histoires qui nous permettent d’une, de découvrir l’univers qu’elle présente et de deux, de développer ses personnages. Pourtant, une fois la dernière page tournée, je dois bien avouer que je n’ai pas été complètement emballé par ce roman. Il n’est pas mauvais, loin de là, et se laisse lire facilement, mais voilà il n’a pas non plus réussi à m’emporter comme j’espérais en le démarrant, surtout pour un roman nominé au prix Hugo. Je ne pense pas non plus être le public cible. Après, pour clarifier un peu les choses, il s’agit d’une Science-Fiction qui se veut profondément rassurante, feel good, optimiste. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de mésaventures ou de problématiques, mais l’auteur les désamorce aussi vite qu’elle les crée et les personnages forment un noyau tellement imbriqué et cohérent qu’on sent qu’elle n’a pas envie d’amener de véritables frictions entre eux. En caricaturant tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde s’aime. Je comprends que ça plaise, mais je dois être un peu trop cynique pour complètement accrocher.

Tout dépendra donc de vos attentes, si vous êtes plus un lecteur qui cherche un récit futuriste rassurant, pas obligatoirement révolutionnaire mais un minimum efficace, à la fois coloré et diversifié, qui, certes, a obligatoirement des conflits, mais où vous savez que dans l’ensemble un optimisme se dégage et tout ira bien, où les liens d’amitié sont les plus forts alors vous avez des chances d’accrocher. On sent nettement que l’auteur cherche à proposer une SF plus positive que ce qui est proposé depuis un certains temps, sauf que je pense que de mon côté j’ai un peu de mal à être aussi positif que l’auteur ce qui m’a un peu laissé perplexe, même si rien de non plus trop gênant. Ce qui est dommage par contre c’est que parfois l’auteur confond optimiste et candeur ce qui rend certaines résolutions d’intrigues un peu trop simplistes. Autre point, le récit est construit pour chercher à mettre plus en avant les personnages que l’intrigue, qui reste franchement au second plan, ce qui fait que l’ensemble m’a paru un peu trop mou. Tout du long on attend ainsi que le récit gagne un peu de pep’s et de rythme, mais même si la fin s’avère plus tendu, l’ensemble m’a paru manquer d’énergie. Il faut dire aussi que, comme je l’ai dit, on est dans un récit patchwork construit de telle façon que les tensions qui apparaissent sont désamorcées tout aussi rapidement, ce qui m’a légèrement frustré. C’est dommage je trouve, j’aurais aimé avoir des sous-intrigues qui me portent un peu plus que sur trois, quatre pages.

Concernant l’univers, oui, il n’a rien de révolutionnaire et se révèle très visuel dans ses descriptions, l’auteur ayant l’air d’avoir été bercé par les séries SF, mais cela ne l’empêche pas de se révéler solide et plutôt intéressant. Le gros point fort, je trouve, de ce monde futuriste vient clairement des différents peuples aliens que l’on découvre. En effet ils sont soignés, que ce soit au niveau social et comportemental, complexe, et de plus l’auteur a eu la bonne idée de ne pas tomber dans un futur trop binaire ou l’humanité domine tout, ou bien est en guerre contre des extraterrestres plus puissants. Chacun possède ainsi ses envies, ses peurs, ses ennemis et ses besoins. L’aspect technologique est plus classique avec la possibilité de voyager par trou de ver, des IA et autres améliorations que l’on peut imaginer, mais je regrette par moment le manque d’explication sur le fonctionnement, le lecteur devant accepter les choses. Au final, rien de franchement révolutionnaire, mais qui colle bien à ce qui est construit dans le récit. On découvre ainsi un univers coloré, qui nous fait voyager, qui n’a rien d’obligatoirement « novateur » c’est vrai, mais s’avère intéressant à découvrir. Le tout offre aussi des réflexions qui ne manquent pas d’attraits, que ce soit sur les genres, la sexualité, l’environnement, les intelligences artificielles, la différence qu’elle soit physique, culturelle, et d’autres sujets encore. Alors certes par moment ça manque tout de même de finesse et parfois c’est traité de façon un peu naïve, mais dans l’ensemble ça fonctionne pas trop et on sent une certaine passion chez l’auteur concernant les idées présentées, même si parfois on tombe dans le parti pris. Je trouve juste dommage que ses réflexions manquent quand même d’un peu plus de profondeur.

Le gros point fort du roman vient ainsi du travail que l’auteur réalise sur les différents personnages que compose l’équipage du vaisseau. On découvre ainsi différents héros qui sont complexes, soignés, et qui ne manquent pas d’attraits et d’intérêts avec leurs peurs, leurs faiblesses, leurs rêves, leurs forces et leurs envies. On sent que l’auteur cherche d’ailleurs à les rendre attachant pour pousser le lecteur à suivre leurs aventures et ça fonctionne plutôt bien surtout qu’ils sont de se révéler manichéens. Le récit propose aussi des passages très intéressants pour chacun d’entre eux comme Ohan le navigateur et sa contamination, ou bien encore la vérité que l’on apprend sur Corbin. Rosemary, la nouvelle clerc, se démarque nettement pour moi, s’avérant touchante et charismatique à travers ses doutes, sa motivation et ses choix. Ce qui est dommage, et désolé si j’y reviens, c’est que chaque personnage à son propre passage, mais comme il y a huit protagonistes qui sont présentés, on les découvre très rapidement, ce qui fait que certaines intrigues intéressantes et pleines de réflexions se retrouvent simplifiés au maximum et traités très rapidement. Je pense principalement à tout ce qui tourne autour de Ohan qui trouve sa résolution trop facilement, grâce à un choix que je vais qualifier de « douteux » et dont ça ne dérange personne, car ils sont tous « super copains ». Alors je caricature un peu, mais c’est ce mon ressenti sur ce passage.

Au final The Long Way to a Small, Angry Planet est un roman qui cherche à proposer autre chose que de la SF à la sauce sinistrose et démoralisante sur notre avenir lointain. Sauf que sa plongée optimiste va trop loin à mon goût pour m’accrocher, tant la candeur est parfois un peu trop facile, trop guimauve pour moi. De plus, j’ai aussi noté un manque de rythme dans l’intrigue qui fait que, même si je n’ai pas détesté ce roman, il ne m’appelait pas à revenir vers lui quand je le posais. Enfin la conclusion, même si on ne peut pas véritablement la considérer comme un happy-end, m’a paru trop facile et trop gentillette malgré, c’est vrai, une qualité d’écriture qui a fait que j’ai eu un léger pincement au coeur. Je ne doute pas que cela plaira à certains lecteurs, de mon côté même si l’ensemble reste sympathique, bien porté principalement par les personnages, je n’ai pas non plus été totalement transporté. La plume de l’auteur s’avère simple et efficace et je lirai le second tome qui, lui, est nominé aux prix Hugo et propose une histoire différente.

A noter que ce roman a été publié en VF en août 2016 chez l’Atalante sous le titre L’Espace d’un An.

En Résumé : Je dois bien admettre que ce premier tome, même s’il n’est pas mauvais et se laisse lire facilement, est loin de m’avoir complètement convaincu. L’auteur nous propose ici une Science-Fiction profondément optimiste, parfois jusqu’à tomber dans une certaine candeur, résolvant rapidement tout conflit démarré. J’avoue je ne suis pas obligatoirement le public cible de ce genre de récits, ayant une vision un peu plus cynique et sombre, mais je comprends que ce côté rassurant puisse plaire à d’autres lecteurs. Cela n’empêche pas pour autant ce récit d’avoir des qualités, nous par exemple proposant un univers qui, s’il n’a rien de révolutionnaire,  s’avère solide, s’avérant coloré avec un travail intéressant sur les différents peuples aliens. Le travail sur les personnages et le gros point fort du récit, proposant des héros complexes, denses, soignées et intéressants à suivre même si je regrette certaines facilités pour éviter toutes tensions entre eux. Je pense principalement à l’histoire qui tourne autour de Ohan. On découvre tout de même des personnages loin d’être manichéens, qui arrivent à nous happer un minimum. La plume de l’auteur s’avère fluide, simple et plutôt efficace et même si je ne suis jamais totalement entré dans ce roman, j’en reconnais ses qualités qui devraient plaire à ceux qui cherchent de l’optimisme.

 

Ma Note : 6/10

 

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