Je vous souhaite à tous un Joyeux Noël!
En vous souhaitant pleins de bons moments, de bonnes choses sous le sapin et le plein de livres!
Résumé : Autrefois, les dragons régnaient sans partage sur le monde. Mais ils ont disparu de la surface de la Terre… et la magie avec eux.
Les royaume des hommes ont survécu, de même que les sanglantes intrigues de cour qui les animent. Et les seigneurs continuent à se servir aussi bien de la guerre que du commerce pour asseoir leur domination.
Cithrin, orpheline, surdouée de la finance, Marcus, ancien soldat brisé par la mort de sa femme et de sa fille et Geder, noble philosophe en quête des origines du monde n’ont rien en commun.
Pourtant, ces trois personnages vont se croiser sur l’échiquier d’un terrible conflit annoncé. Un conflit qui, une fois déjà, a détruit le monde. Et ouvert la Voie du Dragon.
Edition : Fleuve Noir
Mon Avis : Ce roman, la première fois que j’en ai entendu parler c’était lors de sa sortie en VO ou plusieurs sites anglais, que je suis régulièrement, offraient de bonnes critiques. Sorti récemment en français aux éditions Fleuve Noir, j’ai vu que Babelio proposait de le découvrir ce livre en partenariat et j’ai donc tenté ma chance. Je remercie donc Babelio et les éditions Fleuve Noir de m’avoir fait découvrir ce récit. À noter que le cycle est prévu par l’auteur en cinq tomes dont trois sont déjà sortis en VO. Concernant la couverture, illustrée par Alejando Colucci, je la trouve vraiment sympathique et colle bien à l’ambiance du livre.
Alors autant le dire tout de suite, l’intrigue en soi n’a rien de révolutionnaire et se révèle même très classique, reprenant l’aspect épique et intrigue tentaculaire du Trône de Fer en y ajoutant quelques soupçons d’idées comme l’idée de la banque déjà utilisé par d’autres auteurs comme Abercrombie ou K.J. Parker. Malgré tout, autant l’avouer, l’auteur s’en sort plutôt bien et arrive à rendre le tout solide et efficace. Pourtant, j’avoue, j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, le début me paraissait un peu long, principalement dans les passages du convoi qui, par moment, me donnait plus l’impression de ne pas avancer. Puis petit à petit l’histoire démarre, l’ensemble se met à mieux fonctionner au fil des pages et je me suis retrouvé transporté par l’histoire qui se révèle intéressante à travers ces luttes de pouvoirs, ces récits initiatiques et ces découvertes. Autant le dire clairement tout de suite, si vous cherchez un roman de guerrier au rythme frénétique passez votre chemin, l’auteur offre un rythme soutenu et efficace, mais qui prend quand même son temps pour bien tout mettre en place.
Déjà une des grandes forces du roman est de nous offrir 13 races différentes tout en évitant de tomber facilement dans les classiques de la fantasy. Chaque peuple a l’air de posséder ses propres particularités, ses origines et ses propres coutumes ; et même si ce premier tome ne fait que poser les bases, ne se dévoilant que sommairement au lecteur, on sent bien tout le potentiel qu’il y a derrière. Par contre, un peu plus de descriptions aurait été un plus pour parfois mieux les différencier et les appréhender, mais je me doute bien que cela viendra par la suite.
Le reste de l’univers développé par l’auteur oscille entre classique et idées originales comme ce mythe de la déesse basé sur la vérité ou encore ces routes du dragon inusable même devant l’érosion du temps qui change les reliefs autour. Par contre un point à mettre en avant, oui il n’y a pas de dragon, enfin pas dans ce premier tome en tout cas. Ils ont disparu de cet univers laissant les hommes et leurs guerres. Au final un univers qui mérite d’être découvert même si, j’avoue, j’aurai aimé en savoir plus. Surtout au début, dans les passages que je trouve un peu long, où l’auteur aurait pu nous offrir un travail plus conséquent sur les descriptions de ce monde. Mais rien non plus de vraiment dérangeant et j’espère en apprendre davantage dans les prochains tomes.
Ce qui m’a le plus frustré dans ce livre, au final, c’est l’absence de véritables surprises tout au long du récit. Quelques aspects secondaires viennent quand même parfois faire mouche, mais l’intrigue principale, elle, reste plutôt balisée et linéaire. Rien de non plus complètement dérangeant ou mauvais en soi, ce genre de récit épique se basant sur des luttes de pouvoir, joue plus sur la durée que sur l’explosif, mais voilà on sent bien que l’auteur cherche à faire des efforts et tente des effets pour étonner le lecteur. Je ne l’ai jamais été. Même le cliffangher final sur l’apostat, je l’ai compris au premier tiers du récit. Autre aspect dont je reste un peu circonspect et dont j’attends la suite pour me faire une idée plus précise c’est concernant certaines conspirations qui me paraissent un peu trop simplistes pour le moment. À voir avec la suite, car cela n’empêche pas la conclusion de se révéler tout de même assez accrocheuse pour me donner envie de continuer à lire ce cycle.
Concernant les personnages ils ne manquent pas de profondeurs et de densité, mais tous ne m’ont pas accrochés complètement, certains péchant même en comparaison à d’autres romans. Marius l’ancien chef de guerre qui a vu sa famille mourir et qui va aider une fille m’a paru plutôt stéréotypé, même si au final il se révèle sympathique et annonce de bonne chose pour la suite. Geder est un personnage qui a du mal au début manquant parfois de cohérence et de fluidité, mais qui j’avoue, au fil des pages, devient de plus en plus accrocheur. Cithrin est une héroïne que j’ai trouvé vraiment attachante tout au long du roman, évoluant de façon cohérente au fil des épreuves. Dawson et Clara Killiam ont eux eus du mal à m’accrocher par contre, se révélant un peu trop « déjà-vu » et n’arrivant pas vraiment à sortir de leur image; lui toujours à cheval sur l’honneur et la droiture ce qui le rend à la fois sympathique et antipathique, elle se révélant limite la femme parfaite qui règle tous les soucis par la parole là où les hommes ne font que se battre. Mais par contre, chose amusante, autant certains des personnages principaux ont eu du mal à m’accrocher, autant j’ai trouvé les personnages secondaires, qui gravitent autour d’eux, vraiment intéressant, complexes, attachants et efficaces.
Concernant le style de l’auteur il se révèle vraiment entrainant, efficace et plutôt simple arrivant à clairement bien happer le lecteur malgré un rythme lent, construisant efficacement son histoire. Par contre, l’auteur a parfois un peu de mal avec les scènes plus sentimentales, en effet parfois on a l’impression qu’elles paraissent un peu vide d’émotions et de sentiments, principalement sur l’aspect de la famille disparue du personnage de Marcus. Mais bon rien de non plus trop dérangeant. Au final on retrouve ici un premier, certes sans véritable surprises et qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui se révèle vraiment sympathique, solide, efficace et qui possède du potentiel. Je lirai sans soucis et avec plaisir la suite pour voir comment l’auteur continue à développer tout cela.
En Résumé : J’ai passé un moment de lecture vraiment sympathique avec le premier tome de ce nouveau cycle. Certes, l’intrigue n’est pas des plus originale, mais cela n’empêche pas l’auteur de nous offrir une histoire solide et efficace sur un rythme, oui plutôt lent, mais entrainant et permettant de bien construire l’ensemble. L’univers se révèle intéressant, même si je trouve que parfois il manque de description, mais le point fort vient des 13 races mises en place qui offrent une grande diversité et donne envie d’en apprendre plus dans la suite. Concernant les personnages ils se révèlent denses, complexes et construit mais j’avoue j’ai eu, pour certains, un peu de mal à complètement m’accrocher à eux. Mon principal regret vient au final que le roman se révèle linéaire et sans surprise, les twists et retournements de situations que l’auteur cherche à mettre en place sont facilement devinables. Le style de l’auteur se révèle entrainant, efficace et simple, mais parfois un peu trop. Un premier tome solide, certes classique et sans surprise, mais avec de bonnes idées et du potentiel qui fait que je lirai la suite sans soucis.
Ma Note : 7/10
Résumé : Après la disparition d’Ambre dans la cuve où les Bâtisseurs avaient emprisonné le Dévoreur, le cataclysme a gagné la surface. Une torche blanche fulgurante transperce à présent la carapace du Glacier et pointe vers les étoiles. Déplacements de populations, course poursuite entre scientifiques et miliciens… sur Gemma, le chaos règne. Alors que les rescapés de l’équipe Archéa se réfugient auprès des indépendantistes, Ambre revient à elle, veillée par le Dieu Sombre. Malgré ses efforts, ses tentatives de communication avec son sauveur tournent court et la
colère l’envahit.
Pourtant, seul le Dieu Sombre sait.
Edition : L’Atalante
Mon Avis : Après avoir été plus que convaincu par un premier tome qui se révélait réussi et offrait une histoire vraiment efficace, palpitante, tout en mélangeant de façon réussie intrigue complexe et aspect scientifique (retrouvez ma chronique ici), j’avais hâte de voir ce qu’allait bien nous proposer ce tome et savoir comment allait évoluer le récit. Pour ceux que cela intéresse l’auteur offre un résumé du Tome 1 sur le site Quantika qui permet de se rafraichir la mémoire, à retrouver ici. Je trouve la couverture, illustrée par Manchu, vraiment soignée et magnifique.
Au démarrage de ce tome on reprend l’histoire là où on l’avait laissé à la fin de Vestiges, la rencontre avorté entre Ambre et Ioun-Ké-Da ouvre la porte à un cataclysme qui commence à ravager la planète. Un second tome qui au final se déroule à un rythme soutenu et vraiment palpitant, tout va vite, très vite et le lecteur tourne les pages avec envie d’en apprendre plus. L’auteur alterne de façon vraiment efficace les passages énergiques avec la milice ou encore ce rayon quantique, et ceux plus calmes comme par exemple ce travail intéressant sur le premier contact entre Ambre et le Dieu Sombre qui se révèle intéressant à travers une construction intelligente, se basant sur l’aspect cognitif, même si parfois peut être un peu trop. Mais surtout la tension continue à monter crescendo au fil du récit et au fil des questions qui sont développées et avancées.
Ce qui fascine surtout c’est la cohérence et la minutie qui a l’air ‘être mis en place par Laurence Suhner tout au long de son récit, on sent bien que rien n’est laissé au hasard, tout à son importance. Les rebondissements et retournements de situations se révèlent vraiment maîtrisés et logiques. Après, je m’avance peut être un peu, mais je trouve par contre un peu frustrant de limiter au final l’intrigue à une simple bataille entre Ioun-ke-da et le dieu sombre là où le premier tome laissait entrevoir plus, mais je préfère attendre le tome 3 avant de me prononcer.
L’aspect scientifique se révèle toujours présent mais partage clairement la place, dans ce tome, avec tous les aspects mythologiques liés aux personnages que sont Ioun-ke-da et Tokalinan. On découvre ainsi plus en avant ce nouveau peuple et ce qui le compose, car la mythologie développée ici possède une véritable importance dans ce tome. En plus de nous offrir un axe intéressant de questionnement sur l’existence de divinité ou pas, le tout lié de façon cohérente cohérente d’un point de vue scientifique, elle met surtout en avant son importance dans le langage, principalement dans sa représentation avec le chant et la danse. L’utilisation de l’hindouisme comme point de référence par l’auteur, avec principalement la figure de Shiva à la fois créateur et destructeur, permet de mieux assimiler le tout, même si parfois certaines connaissances ou des recherches peuvent se révéler nécessaires pour encore mieux appréhender le travail effectué. Autre point vraiment intéressant c’est le travail de l’auteur sur l’homme, cette étude menée à travers le premier contact entre les humains et la race alien qui se révèle vraiment intelligent, dense, complexe et bien mené.
L’univers développé par l’auteur se révèle toujours aussi intéressant à découvrir même si dans ce tome il se révèle un peu plus en retrait, laissant la part belle aux personnages ainsi qu’à l’évolution de l’intrigue principale. Ce monde glacial et froid possède toujours cet aspect fascinant à travers ces reliefs blancs et hypnotiques, fidèlement retranscris dans des descriptions vivantes et sauvages. Un monde où la vie n’est pas facile, où il faut se battre régulièrement pour avancer ce qui offre un aspect vraiment intéressant. On sent bien que l’auteur à l’air de connaitre les montagnes. Les artefacts aliens continuent aussi à se développer dans ce tome, je pense principalement au Grand Arc qui prend un peu plus d’ampleur et, comme on s’en doutait déjà, se révèle être une pièce maîtresse de l’intrigue.
Concernant les personnages je dois dire que je reste sur mon impression du premier tome, ils sont très intéressants, denses, plutôt bien développés, mais ont du mal à complètement m’accrocher. La faute, je pense, à des actions ou des rencontres qui me paraissent parfois légèrement surjoués ou poussent à des réactions tellement extrêmes qu’elles me paraissent parfois légèrement improbables. De plus ils ont un peu de mal à évoluer je trouve, Haziel reste l’amoureux transi, Ambre la scientifique froide qu’on a envie parfois de secouer devant ses réactions, même si on en apprend un peu plus sur son traumatisme, ou encore Kya qui tombe un peu trop dans les stéréotypes de l’adolescente qu’on a parfois envie de baffer. C’est dommage cette ambiguïté, car les personnages sont vraiment bien construits, possèdent leurs motivations propres liées à leurs histoires et leurs évolutions, le tout est logique et porteur, mais, j’avoue, je ne me suis jamais accroché à 100% à eux. De plus, quelque chose qui m’a surpris, c’est parfois l’absence de véritable réactions émotionnelles fâce à la mort, le choc est là, la souffrance aussi, mais le tout parait vite oublié devant l’obligation d’avancer et de passer à autre chose. Comme ça, en un claquement de doigt.
Mais voilà malgré tous les aspects positifs, ainsi que le plaisir de suivre à nouveau les personnages et leurs aventures, j’avoue avoir trouvé ce second tome un ton en dessous du précédent. Déjà l’aspect découverte du premier tome n’est plus là, ce qui fait que, même si l’univers et tout ce qui est développé autour reste intéressant, ils ont perdu ce côté un peu magique de la nouveauté ; ajouté au fait que ce livre est clairement un tome de transition où, une fois la dernière page tournée, le lecteur se retrouve avec plus de questions que d’explications, on se retrouve donc légèrement frustré. Les passages flashback sur la jeunesse de Ambre se révèlent intéressants, mais de la façon dont ils sont présentés hachent un peu le récit et se révèlent facilement devinables. Autres aspect qui m’a un peu dérangé c’est, à un moment, l’utilisation d’un Deus Ex Machina qui permet de sauver tout le monde assez facilement d’une situation problématique. L’auteur apporte bien des explications, mais le tout m’a paru un peu trop simple. Ces quelques aspects n’empêchent en rien ce récit de se révéler tout de même très sympathique et de me donner envie de découvrir la suite.
La plume de l’auteur se révèle toujours aussi dense, soignée, efficace et alterne de façon vraiment cohérente les aspects scientifiques, mythologiques et d’aventures pour happer le lecteur dans son récit. Un récit à la conclusion ouverte et surprenante qui appelle clairement envie de lire le troisième et dernier tome de ce cycle qui s’annonce comme celui de toutes les réponses. Au final un second tome, certes en dessous du précédent, un tome de transition, mais qui se révèle sympathique et efficace.
En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce second tome. Certes il se révèle clairement un ton en dessous du précédent, offrant plus un tome de transition qu’autre chose, mais il ne manque pas d’attrait. On retrouve une intrigue efficace et bien menée où le lecteur ne s’ennuie pas un seul instant, le tout avec un mélange de mythologie et d’aspects scientifiques efficaces et cohérents, sans non plus se révéler trop lourd pour perdre le lecteur. L’auteur nous offre aussi un premier contact qui se révèle vraiment passionnant et aux réflexions intelligentes entre humains et alien. L’univers développé se révèle toujours intéressant par son côté froid, austère et sauvage, même s’il se retrouve un peu en retrait laissant ainsi la place à l’intrigue et au héros. Concernant les personnages je reste mitigé, ils se révèlent denses, complexes et intéressants, mais paraissent parfois surjoués ou tombent dans les extrêmes par moment. Un tome qui pose plus de questions qu’il n’offre de réponses et dont le Deus Ex Machina vers la fin m’a un peu frustré, mais qui se révèle plaisant et me donne envie de découvrir la suite et de connaitre la conclusion.
Ma Note : 7/10
Résumé : Weekly doit quitter La Nouvelle-Orléans ; il y laisse John qui préfère rester pour chercher du travail sur place. Par chance, celui-ci croise justement un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui.
Edition : Dargaud
Mon Avis : Voilà trois ans que les amoureux de cette série attendait la sortie de ce cinquième volume ; un peu moins pour moi puisque je n’ai lu L’Enfer, Le Silence qu’en milieu de l’année dernière. Les tomes précédents m’avaient vraiment convaincus en offrant des histoires policières sombres et terriblement efficaces (Tome 1, Tome 2,Tome 3, Tome 4) et j’avais donc hâte de pouvoir lire ce cinquième tome. Il n’a pas donc mis longtemps, une fois publié, à rejoindre ma PAL.
Replonger dans cette BD plusieurs mois après ma lecture du dernier tome s’est révélée être d’une grande facilitée. On retrouve les personnages un peu comme des vieilles connaissances et, vu que chaque tome peut se lire d’une certaine façon indépendamment des autres, il n’y a aucun soucis pour se plonger dans cette histoire. Concernant l’intrigue l’auteur délaisse légèrement le policier noir pour y ajouter un soupçon de road trip, notre détective s’offrant une traversée des USA en voiture. Bien entendu au milieu de tout cela on y retrouve un petit meurtre et quelques courses poursuites, histoire de ne pas s’ennuyer. Mais voilà, il faut bien l’avouer, les auteurs ont eu un peu de mal à gérer le mélange des deux genres pour que le lecteur puisse y retrouver la réussite des tomes précédents. Alors attention, ça ne veut pas dire que ce tome soit mauvais, loin de là, cela reste un bon tome à découvrir, mais comparé aux autres je l’ai trouvé un ton en dessous.
Comme je l’ai dit tout vient du mélange Road Trip et policier qui a du mal à trouver sa véritable alchimie et ainsi trouver quelque chose de cohérent et de complètement fascinant. La partie voyage apporte de magnifiques découvertes, bien portées par des graphismes magnifiques, mais ne dure que quelques pages avant de passer la main, sans jamais dévoiler toutes ses possibilités. Le côté intrigue policière lui manque de densité et se révèle traité un peu trop rapidement, un comble là où je me plaignais dans les tomes précédents que l’intrigue était trop dense pour le format de 55 pages. Le mélange reste tout de même très agréable à lire, mais j’attendais peut-être trop. L’univers se révèle toujours très intéressant à découvrir, nous plongeant cette fois dans le monde des artistes, et plus précisément des écrivains, qui oscille entre survie, génie, folie et décadence. Il nous dévoile aussi des paysages vraiment fascinant à découvrir et à admirer.
Les personnages sont eux, par contre, toujours aussi réussis et passionnants à découvrir. L’anthropomorphisme mis en avant par les auteurs se révèle toujours fascinante et colle toujours parfaitement au plus près des héros. Des personnages qui se révèlent comme d’habitude construits, efficaces et remplis d’émotions et de sentiments. On s’attache vraiment rapidement à eux tant leurs constructions, leurs évolutions ainsi que leurs représentations se révèlent réussies et captivantes. Le lecteur en découvre aussi un peu plus sur John et sa famille, même si cela reste parcellaire et qu’on aurait aimé en savoir quand même un peu plus. J’aurai peut-être un léger reproche concernant un des personnages principal de l’histoire, un peu le personnage perdu qui ne sait plus où il en est, à qui on laisse passer un peu trop de choses, même si ça sert parfaitement la conclusion qui se révèle intéressante et plaisante à découvrir.
Concernant les graphismes je dois bien avouer qu’ils se révèlent toujours aussi maîtrisés, superbes et plongent le lecteur avec facilité dans l’histoire, au fil des cases de cette BD. Les couleurs vraiment ensoleillées et vives viennent coller à la perfection à ce voyage dans les différents états des USA. Les personnages se révèlent toujours aussi réussis; leurs émotions et sentiments sont retranscrits de façon vraiment efficace et naturel par un trait toujours vif et prenant. Alors certes ce cinquième tome est, au niveau de l’histoire, un peu en dessous des précédents, les quatre premiers tomes ayant mis la barre très haut, mais j’ai tout de même passer un bon moment de lecture avec cet Amarillo agréable et efficace. Dans tous les cas je lirai la suite des aventures de John sans soucis.
En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec cette bande dessinée même s’il faut bien l’avouer, je l’ai quand même trouvé un ton en dessous des quatre premiers tomes. L’intrigue, ici mélange de road trip et d’enquête sur un meurtre, manque un peu de cohésion, les deux éléments n’arrivant pas toujours à se marier efficacement. Ce qui n’empêche pas le tout de rester très sympathique à découvrir. Les personnages sont toujours aussi réussis, denses et passionnants à suivre tout au long de l’aventure, mais surtout possèdent des émotions et des sentiments parfaitement retranscrits et qui ne laissent pas le lecteur indifférent. J’aurai juste un léger reproche concernant un personnage dont on pardonne un peu facilement, parfois, les actes. Concernant les graphismes il n’y a rien à redire, ils se révèlent toujours aussi magnifiques et réussis, nous offrant des images et des paysages toujours aussi splendides et des personnages toujours aussi vivants. Certes un tome un ton en dessous des précédents, mais qui se lit avec plaisir. Je lirai la suite sans soucis.
Ma Note : 7,5/10
Résumé : 14 nouvelles,14 univers qui se télescopent.
Et si les nuages possédaient une forme d’intelligence ? Que faire lorsqu’on découvre un satellite artificiel qui a la texture d’une grosse grenade ? Comment agir lorsque l’on est un vampire en mission dans l’espace ?
L’anthologie officielle des Utopiales 2013 réunit, cette année encore, auteurs étrangers et francophones, pour défricher les possibles et explorer le futur. Pour être, en somme, au coeur même de notre vocation : la science-fiction.
Edition : Actu SF
Mon Avis : Comme l’année dernière je me suis rendu aux Utopiales et j’en suis reparti avec l’anthologie du festival. Il faut dire que le sommaire d’auteurs présent se révélait vraiment intéressant et donner envie de découvrir ce recueil. Ajouter à cela une couverture, reprenant l’illustration du festival de Vincent Callebaut, qui se révèle magnifique et vous comprendrez que ce livre ait rapidement rejoint ma bibliothèque. À noter qu’on retrouve ici 14 nouvelles.
Dougal Désincarné de William Gibson : L’auteur nous offre ici une courte nouvelle qui revisite le mythe du fantôme, offrant quelques idées vraiment intéressantes comme par exemple l’apparition du fantôme après une overdose, mais qui, à mon goût, peine à décoller, n’arrivant jamais à me marquer, à m’attacher ou à me surprendre. La nouvelle, au final, ne se révèle pas mauvaise non plus, mais elle rentre dans les textes qui sont vite lus et vite oubliés ce qui est dommage car il y avait un certain potentiel, principalement dans la banalité de la vie de spectre que retranscrit l’auteur, ainsi que par le jeu d’identité entre corps et esprit.
Trois Relations de la Fin de L’Écrivain de Jean-Louis Trudel : L’auteur nous propose à travers cette nouvelle un univers où écrire est devenu une banalité, sans impact, ni revendication, tout le monde pouvant s’implanter le logiciel adéquat. Jusqu’au jour où le héros va découvrir une phrase écrite sur sa nouvelle chemise. Clairement les idées sont là, mais comme le texte du dessus cette nouvelle a eu du mal à complètement m’emporter, mais pas pour les mêmes raisons. Ici j’ai eu l’impression que l’histoire manquait de liant, passant d’une scène à l’autre de façon brusque comme si l’auteur manquait de place et, de plus, j’ai trouvé la conclusion plutôt moyenne. Une nouvelle sympathique sans plus au final.
Les Fleurs de ma Mère de Andreas Eschbach : Cette nouvelle nous propose de plonger dans le quotidien d’un jeune handicapé mental qui est effrayé de voir les fleurs, que sa maman lui avait demandé de surveiller, mourir. Ce qu’il ne comprend pas, et qu’on découvre petit à petit en toile de fond, c’est qu’un scientifique a libéré un poison qui tue la flore entière. Un texte nous dévoilant une idée de fond certes classique, mais qui va se révéler poignante et m’a emportée, principalement grâce à son personnage principal attachant qui vit un peu dans son monde, mais aussi par ses réactions face aux problèmes qui se révèlent pleines d’émotions et de mélancolie. Un très joli texte.
Nöel en Enfer de Orson Scott Card : Cette nouvelle nous plonge dans la vie d’un homme qui vient de mourir et découvre que pour rentrer au paradis ou en enfer il faut remplir certaines conditions. Il va donc errer, jusqu’à sa rencontre avec le Père Noël. Autant le dire tout de suite je n’ai jamais accroché à ce texte, l’auteur cherche à nous offrir une critique sur l’humanité et sa façon de vivre, mais le tout dégouline trop de cet aspect religieux et de bons sentiments pour vraiment m’accrocher et encore moins me convaincre. Pourtant on sent bien que l’auteur veut faire de cette fable une mise en avant des bonnes actions, principalement vis-à-vis des enfants. Mais voilà entre accumulation de guimauve et de clichés, l’auteur prouve qu’il est meilleur auteur de SF que de fable de Noël. Dommage.
La Main Tendue de Norman Spinrad : Avec cette nouvelle, l’humanité va découvrir qu’elle n’est pas seule dans l’univers. Un contact qui va lui faire ouvrir les yeux sur sa folie destructrice et qui va amener les Hommes à changer de vie radicalement. Un texte présenté de façon original à travers des extraits de journaux, de transmissions et d’interview qui se trouve bien porté par un style acerbe et percutant nous offrant des axes de réflexion intéressants sur nous et notre façon d’évoluer. Puis arrive les dernières pages et là, désolé, le soufflé s’effondre. Je suis peut être devenu pessimiste, mais les conclusions où on se prend tous dans les bras en se faisant des poutous et où tout fini en rose bonbon car tout le monde aime et aide tout le monde, oui, je n’accroche pas du tout.
Grenade au Bord du Ciel de Sylvie Lainé : Avec ce texte l’auteur nous plonge à la découverte d’un astéroïde, sorte d’attrape-rêve, qui va transformer les émotions et les ambitions des gens qui entrent en contact avec son cœur. Une nouvelle que j’ai trouvé très réussie, sûrement une des meilleurs de l’anthologie, qui est parfaitement portée par une plume soignée et magique ainsi que par des personnages cohérents et efficaces. On y trouve aussi des idées vraiment originales comme cette réflexion sur la cupidité percutante. Cela me donne envie d’en découvrir plus sur les écrits de l’auteur.
Vert Dur de Stéphane Beauverger : Imaginez un avenir où le féminisme et l’écologie deviennent liés, ce qui a pour conséquence de provoquer de profond changements dans la façon de gérer aussi bien les pays que les entreprises. Une inversion des rôles dans un monde qui cherche la neutralité qui se révèle vraiment intéressant et pousse le lecteur à réfléchir. Surtout que tout n’est pas non plus ce que l’on croit aux premiers abords. Le style de l’auteur est vraiment plaisant, dommage que la conclusion se soit révélé, à mon goût, en demi-teinte, mais rien de gênant. Une nouvelle vraiment agréable.
Comment je suis Devenu un Biotech de Lucas Moreno : Une nouvelle qui va nous faire découvrir la naissance et l’évolution d’une Intelligence Artificielle. Une IA qui va très vite chercher à améliorer la condition humaine. Un texte plein de bonnes idées, avec cette phase ascendante technologique qui va remettre en cause totalement l’humanité et pousser les IA à s’adapter de façon vraiment intéressante et surprenante. La plume de Lucas Moreno se révèle vraiment dense et intelligente et le tout donne bien envie de découvrir plus de textes d’un auteur que je ne connaissais pas vraiment.
Dans les Mines de Mars de Jean-Pierre Andrevon : Cette nouvelle est un texte écrit dans les années 70 par l’auteur, qu’il a repris et réécris pour cette anthologie. Au final je n’ai que très moyennement accroché à cette nouvelle, les messages que cherche à faire passer l’auteur sont forts et clairs, mais voilà malgré le travail d’actualisation le tout parait démodé, que ce soit dans la construction du récit, le style, l’aventure, l’action ou encore même les rebondissements. De plus la conclusion qui se veut surprenante se trouve être devinée au bout de quelques pages ce qui est frustrant. Si j’avais lu ce texte comme un texte écrit dans les années 70 mon avis aurait peut-être été différent, m’amusant du côté suranné, mais là, présenté comme un texte de 2013, je n’ai pas plus accroché que cela.
J’ai eu Trente Ans de Thierry Di Rollo : L’auteur nous propose ici une courte nouvelle qui nous fait suivre comme personnage principal un nanti qui ne fait rien de ses journées à part regarder un monde virtuel. Un texte court qui se révèle sombre, noir et qui vaut le coup d’être lu pour sa conclusion vraiment percutante et pleine de surprises. Mon seul regret et que l’auteur se laisse un peu trop aller dans les descriptions technologiques, ce qui plombe un peu le rythme de son récit.
Trois Futurs de Ian McDonald : A travers trois textes l’auteur nous construit ici une nouvelle vraiment réussie et prenante, sur des avenirs possibles, mais surtout sur la capacité des hommes à réagir et à se rebeller selon les situations. Des récits vraiment contemporains, qui mettent en avant, peut être même parfois de façon trop prononcée, la force de la technologie, d’internet et des réseaux de communications dans l’embrasement des foules et leur façon à gérer les informations. Dans tous les cas des textes qui font réfléchir. L’auteur arrive toujours aussi bien à mélanger les aspects technologiques à des futurs vraiment cohérents et fascinants à découvrir.
La Femme aux Abeilles de Thomas Day : Encore une très bonne nouvelle où l’on suit une jeune femme picte qui voit passer chez elle des mercenaires. Une rencontre qui ne va pas se révéler sans soucis. Un texte choc, sombre, sanglant, percutant mais qui n’oublie pas non plus de nous offrir des personnages forts et charismatiques aux relations souvent ambigus et surprenantes. Un récit qui ne m’a pas laissé indifférent. Le tout est peut-être un peu trop froid, ce qui empêche parfois de pleinement appréhender les émotions, mais rien de bien gênant.
Nimbus de Peter Watts : Une courte nouvelle qui nous dévoile un avenir où les nuages ont pris vie et les catastrophes qui étaient naturelles s’abattent maintenant sur la terre pour éliminer. Un texte vraiment intéressant avec une idée de départ originale, mais qui, selon moi, aurait mérité d’être plus développé. En effet il m’a paru bien trop court pour complètement appréhender l’ensemble des conséquences de cette évolution, mais aussi pour s’attacher aux personnages et vraiment être ému par cette conclusion. Un texte tout de même agréable à lire et à découvrir.
La Fontaine aux Serpents de Jeanne-A Debats : Il s’agit de la plus longue des nouvelles de ce recueil, qui nous replonge dans l’histoire du vampire Navarre qu’on retrouve avec plaisir se révélant toujours aussi charismatique, sans gêne et efficace. Cette fois-ci on le retrouve dans l’espace, dans un futur apocalyptique. Comme à son habitude l’auteur cherche à surprendre et à bousculer le lecteur dans ses convictions, soit par le sexe et sa diversité ou encore par ses idées, comme la naissance, qui ne laissent jamais indifférent et poussent à la réflexion. Mais voilà j’ai trouvé que parfois le tout partait un peu trop dans tous les sens, surtout au début, ce qui fait que j’ai eu un peu de mal à rentrer complètement dans l’histoire. Il faut aussi ajouter un bond temporel, suite à sa dernière aventure, qui a faussé un peu mes repères. Une bonne nouvelle, toujours aussi cynique et percutante, mais un cran en dessous, pour moi, de ce que j’ai lu précédemment sur Navarre.
Au final je dois bien avouer que je ressors un peu moins enthousiasmé par cette anthologie que celle de 2012. Il y a bien quelques textes qui arrivent à sortir du lot, mais la plupart oscille entre le bon moment de lecture et les textes qui ne m’ont pas accroché. Dommage, car le sommaire, avec tous ses jolis noms, laissait présager de bonnes choses. Cette anthologie de Utopiales reste toute de même sympathique à découvrir.
En Résumé : Je ressors de ma lecture de cette anthologie des Utopiales 2013 avec le sentiment d’avoir moins accroché que celle de l’année dernière. La faute à des nouvelles beaucoup trop hétéroclites, allant de celles qui ne m’ont pas accrochées aux nouvelles vraiment passionnantes et fascinantes. Au final l’anthologie reste tout de même sympathique à lire, mais voilà au vu des noms présents dans le sommaire et des attentes que j’avais après ma découverte de l’anthologie 2012, je m’attendais à mieux de ce recueil. Cela m’empêchera sûrement pas de lire le recueil de l’année prochaine.
Ma Note : 6,5/10
Autres avis : Vert, …
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