Auteur/autrice : BlackWolf Page 172 of 202

Le Faiseur D’Histoire – Stephen Fry

le faiseur d'histoireRésumé : Le choc frontal entre Michael Young, thésard en histoire à Cambridge, et le professeur Zuckermann, vieux physicien obsédé par l’une des périodes les plus sombres du XXe siècle, va changer l’histoire – littéralement. Mais pour cela, il faut aussi compter sur une pilule miracle, sur le rival oublié d’un petit teigneux autrichien et sur la fatale élasticité du temps. Le pire n’est jamais certain, mais le mieux ne se trouve pas forcément non plus là où on l’attendait…

Edition : Les Moutons Electriques

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Je dois dire que ce livre m’intriguait énormément, principalement par un quatrième de couverture vraiment accrocheur annonçant une Uchronie, sujet que j’apprécie, mais aussi par une couverture, illustrée par Sam VanOlffen, sympathique, même si au final, loin de ce qu’on retrouve en lisant ce livre. Mais voilà les avis assez contradictoires m’ont bloqué; je remercie donc Perdre Une Plume qui m’a prêté ce livre pour me permettre de m’en faire mon propre avis.

Je dois bien avouer que, au final, je ressors très mitigé par ma lecture. Déjà le sujet en lui même ne brille pas d’une grande originalité, même si il est toujours intéressant de voir comment un auteur traite d’un changement de l’histoire, ici finalement la disparition d’Hitler, l’auteur le fait de façon plutôt classique et linéaire. Au final je trouve que dans ce livre cette uchronie paraissait convenue et surtout , malgré les 622 pages du roman, peu développée. Heureusement que les situations et l’aventure de notre héros restent un minimum prenante et captivante pour ne pas trop ennuyer le lecteur.

Alors certes l’auteur nous montre que si Hitler n’avais jamais existé un autre leader tout aussi charismatique, mais plus intelligent au point de ne pas rejeter la communauté scientifique Allemande et de profiter des avancées technologiques, aurait pu prendre le pouvoir de façon plus pérenne. Mais voilà il n’y a quasiment aucune présentation de ce nouveau monde, aucune véritable évolution ni aucun véritable changement par rapport à notre monde comme si le changement de dictateur n’avait pas tant bouleversé le monde que cela. Alors bien sur les lois et les frontières ont changés, la liberté y est moindre, quelques technologies différentes apparaissent mais je n’ai pas vraiment réussi à plonger totalement dans cet univers « parallèle ».

Les personnages sont intéressants que ce soit le héros, Michael Young, personnage un peu gauche, perdu et maladroit ou encore Leo Zuckermann qui cherche à se prouver et à prouver quelque chose au monde, à se racheter d’une certaine façon. On s’attache à eux à travers des scènes par moment drôles, surprenantes mais voilà je reprocherai quand même au héros d’être sans histoire, sans passé.Autant Leo a une histoire propre autant de Michael on ne connaitra pas grand chose de lui, mais rien de bien dérangeant pour la lecture.

Comme je l’ai dit je n’ai pas pu vraiment accrocher au changement d’univers que l’auteur opère, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier l’expérience de Michael à se retrouver d’un étudiant de Cambridge en Angleterre à un étudiant de Princeton aux États-Unis, ce qui permet à l’auteur de se faire plaisir en nous offrant une série de malentendus vraiment mordant et pleins d’humours. D’ailleurs c’est dans ce nouveau monde que notre héros va découvrir l’amour; le hic c’est que j’ai trouvé ça télescopé et d’une facilité déconcertante, il n’y a aucun développement ni aucune tentative de romantisme pour aboutir à cette relation. Un jour ils sont copains et le lendemain « pouf » c’est le grand amour ils se sautent dessus.

Concernant le plume de l’auteur je dois dire que c’est une des grandes forces de ce livre car elle vraiment pleine d’humour, vivante et vraiment divertissante jouant sur les situations et les jeux de mots pour détendre l’atmosphère d’une uchronie qui aurait pu être bien plus sombre. Mais voilà je trouve que par moment l’auteur en fait trop, je prends pour exemple la dizaine de pages ou le héros nous annonce qu’il n’aime pas les chiffres et les maths ce qui n’apporte rien, à l’histoire. De plus l’auteur joue avec le style d’écriture laissant parfois le style roman de côté, sans trop dévoiler quel style utilise l’auteur je dois avouer que je n’ai pas trop accroché. Donc j’avoue pour moi ce fut une lecture moyenne.

En Résumé : Je dois dire que je ressors de ce livre avec un avis plus que mitigé. L’idée de départ était vraiment intéressante, les personnages restent intéressants et surtout l’auteur possède une plume pleine d’humour et de mordant qui rend l’œuvre plaisante à lire. Mais voilà je trouve que l’intrigue n’est pas assez développé préférant se centrer simplement sur le héros, certaines scènes sont trop téléphonés pour être vraiment prenantes et le changement de style au cours de la lecture ne m’a pas accroché plus que cela. Dommage car avec la plume de l’auteur et le sujet il y avait matière à faire mieux selon moi.

 

Ma Note : 6/10

Les Chroniques Aztèques Tome1, D’Obsidienne et de Sang – Aliette de Bodard

d'obsidienne et de sang Résumé : Au cœur de la majestueuse Tenochtitlan, capitale de l’empire aztèque, Acatl est un grand prêtre des morts respecté. Son rôle est de s’assurer que les défunts reçoivent les bons rituels et que les rites de passage soient observés pour pénétrer dans le monde des esprits. Mais lorsqu’une ambitieuse prêtresse est retrouvée morte, Acatl va devoir trouver le coupable, pendant que les hauts dignitaires préparent la succession de l’empereur mourant. Au fil de son enquête, Acatl découvre un complot bien plus vaste que la simple mort d’une prêtresse, susceptible de menacer l’avenir de l’empire tout entier.

Edition : Eclipse

 

Mon Avis : Avant de rencontrer l’auteur aux Imaginales je dois dire que j’avais peu entendu parler de Aliette de Bodard, pourtant elle possède un parcours assez atypique étant bilingue Français/Anglais et ayant décidé d’écrire en Anglais après avoir vécu quelques année à Londres. Après une discussion avec l’auteur j’ai décidé de me laisser tenter par ce livre qui est son premier roman publié. La couverture, illustrée par Larry Rostant, est sympathique même si je trouve le personnage trop en avant de la couverture cachant selon moi une partie des détails.

Je dois dire que j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, la disparition d’une prêtresse tournant principalement au milieu d’une histoire de coucheries et d’adultère impliquant le frère du héros ne me passionnant pas plus que cela, le tout étant saupoudré de l’habituel animosité entre frères. Mais voilà après une centaine de pages un petit rebondissement va faire plonger l’intrigue dans une histoire bien plus complexe et prenante que ce que laisser penser le début du livre. A partir de ce moment là j’ai été happé par l’histoire où se mélange mensonges, trahisons, et rebondissements qui vont mettre notre héros à rude épreuve.

L’auteur a décidé de marier les genres, dans ce livre, en nous offrant un mélange de policier et de fantasy où l’intrigue est parfaitement maîtrisée et où le lecteur a du mal à déceler les mensonges de la vérité et à comprendre les tenants et les aboutissants de cette disparition. L’auteur jour avec le lecteur et, même si certains aspects sont un peu trop vite dévoilés a mon gout, on ne s’ennuie pas tournant les pages pour découvrir cette conclusion épique et surprenante.

L’univers mis en place par l’auteur est original, il y a peu de livres qui traitent, au final, de l’empire Aztèque ou alors c’est plus en tant que peuple ennemi barbare et sanglant. Ici l’auteur s’est documenté et essaye de nous présenter un peuple civilisé et aux idées assez avancées et même si on se doute bien qu’une partie est romancé je dois dire qu’on découvre quand même les aztèques sous un autre jour. Un peuple finalement pas si différent de nous et qui donne envie d’être découvert. Cet univers est aussi empli de magie et surtout de cultes voués à leurs Dieux, des Dieux qui ont une grande importance dans leurs vies. De plus la magie ne parait pas saugrenue et s’insère parfaitement dans l’univers et l’histoire.

Les personnages sont bien construits, attachants et passionnants à suivre que ce soit Acatl ce grand prêtre un peu perdu dans la politique et qui doit faire face à un frère qu’il n’a pas vu depuis des années, Neutemoc qui a toujours voulu avoir une vie parfaite mais qui a peur de la perte et ses deux personnages masculins sont parfaitement nuancés par Mihmatini leur soeur qui joue le rôle plus calme et moins guerrière, une jeune fille au caractère fort, posé et réfléchi. Par contre je reprocherai a Acatl d’être un peu trop sans ambition, de subir les épreuves, de se plaindre un peu trop par moment, il me donnait envie de le secouer par moment, mais rien de vraiment grave ou dérangeant. Certains personnages secondaires restent flous, on ne sait que peu de choses sur eux mais j’imagine qu’ils vont prendre de l’ampleur dans les autres tomes comme par exemple Yaotl.

L’écriture de l’auteur est simple, efficace et prenante, s’amusant avec le lecteur l’entrainant sur des fausses pistes et nous conduisant dans une histoire sombre, sanglante et captivante et dont l’univers crée par l’auteur est vraiment passionnant. Juste les premières pages, l’auteur essaye de trop en faire selon moi, explicitant un peu trop les émotions et les faits pour bien nous faire comprendre, rien de bien méchant vu que ca s’atténue au fil des pages. Par contre il ne faut pas être dérangé par les noms car autant avec les personnages on arrive à s’en sortir, autant avec les
dieux et leurs noms à rallonge il m’a fallu une ou deux fois aller vérifier le lexique pour me souvenir de quel dieu elle parlait, mais rien de bien méchant tellement on est pris par l’histoire. Par contre vu le nombre de blessures que subit Acatl dans ce roman je m’étonne qu’il soit encore debout à la fin. En tout cas voilà une très bonne lecture qui mérite d’être lu si vous aimez les enquêtes et la fantasy.

En Résumé : Voilà un premier roman qui m’a fait passé un bon moment de lecture une fois les cent premières pages passés car je dois bien avouer que l’intrigue, au début me paraissait peu passionnante avec cette histoire de disparition et d’adultère. Puis voilà l’auteur dévoile un peu plus son histoire et je me suis retrouvé happé par finalement une intrigue complexe et denses avec des personnages travaillés et attachants, même si Acatl par moment me donnait envie de le secouer, et un univers original et solide. La plume de l’auteur est vraiment efficace et je reprocherai juste le côté un peu surhumain du héros qui subit énormément de blessures, mais rien de bien dérangeant.

 

Ma Note : 8/10

Le Tueur Tome2, L’Engrenage – Jacamon & Matz

l-engrenage.jpgRésumé : Quand le Tueur perd les pédales,c’est pas joli à voir.Il aimerait souffler un peu,remonter la pente,mais dans la vie,on ne fait pas toujours ce qu’on veut.
Est-il prêt? Voit-il encore les pièges,le dessous des cartes?Sait-il à qui faire confiance?
Attention aux rechutes!

 

Edition : Casterman

 

Mon Avis : Je dois dire qu’après la lecture du premier tome j’étais pressé de découvrir la suite. En Effet le premier tome nous présentait Le Tueur, un héros froid, cynique, implacable et meurtrier qui nous offrait des réflexions vraiment intéressantes, le tout porté par une intrigue sombre (Chronique du Tome 1 ici). La couverture de ce second tome est, je trouve, surprenante et réussie nous
offrant un aperçu de l’ambiance de ce tome.

On re trouve notre héros quelques temps après la fin du tome 1 où il a eu des doutes concernant son dernier contrat. Il reprend doucement des forces au Venezuela ou il passe inaperçu avec une compagne et jouant au domino avec le voisinage. Mais voilà un le tueur apprend qu’un autre gringo est aussi dans le coin. Très vite dès les premières pages on plonge rapidement dans l’univers des auteurs ou notre héros continu à se questionner sur lui même mais aussi sur ce qu’il possède vraiment.

L’intrigue continue a se densifier dans ce tome mêlant rebondissements, trahisons et retournement de situation pour notre héros qui ne va pas prendre de gants pour démêler le vrai du faux. L’intrigue est vraiment dense et se complexifie jusqu’au final vraiment sombre et surprenant. On ne s’ennuie pas un seul instant dans cette histoire et la tension est vraiment palpable à travers les cases de cette Bande Dessinée.

Le personnage du tueur évolue dans ce tome, il est toujours aussi sombre et cynique à travers ses pensées mais dans ce tome on le découvre moins calme devant la situation qui lui échappe un peu. Il remet aussi son travail en question, voulant même tout arrêter, chose pas si facile quand on ne sait faire que cela. Il continue à nous présenter un monde ou la violence et le pouvoir règne mais sans en faire l’apologie, c’est juste un constat. On a du mal à le détester mais on est loin de l’apprécier pour autant, c’est un personnage mystérieux qui prend son temps pour se dévoiler et qui donne envie d’être découvert.

Par contre je trouve que le traitement graphique de ce second tome est meilleur que le premier que ce soit dans le jeu des ombres et des couleurs mais aussi dans le découpage des cases surtout lors des Flash-Back. Ce tome étant plus tourné action on ne s’ennuie pas du tout et sont vraiment représentés de façon percutante nous plongeant pleinement dans l’univers du tueur. Finalement un second tome légèrement différent du premier, qui se situait plus en huit-clos, offrant certaines révélations et explications. Un tome prenant et captivant qui donne envie de continuer à découvrir ce tueur.

En Résumé : Voilà un tome 2 toujours aussi intéressant et captivant continuant à nous dévoiler un peu plus la vie de ce tueur froid, cynique, ayant un avis sur tout. Un personnage difficile à cerner mais qu’on a du mal à détester. Un tome plus tourné sur l’action et sur les trahisons le tout porté par un traitement graphique vraiment efficace et très réaliste. On tourne les pages rapidement sans jamais s’ennuyer.

 

Ma Note : 8/10

Sukran – Jean Pierre Andrevon

sukranRésumé : A Marseille, Roland Cacciari, militaire démobilisé après l’échec d’une piteuse croisade occidentale au Moyen-Orient, tente de survivre en jouant du guitarion à la terrasse des rapid-food. Il se fait remarquer par Eric Legueldre, richissime industriel proche de l’ultradroite qui lui propose de travailler comme veilleur de nuit au sein de son entreprise spécialisée clans les nouvelles technologies.
Roland vient, sans le savoir, de mettre le doigt dans un engrenage qui pourrait bien lui être fatal. Car son employeur a organisé un ignoble trafic d’êtres humains, concernant au premier chef les Maghrébins composant désormais 50% de la population marseillaise.

Edition :Denoël

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Ce livre s’est imposé à moi après avoir flâné dans un bouquiniste d’occasion à la recherche de quelques livres intéressants. Ayant passé un excellent moment avec le dernier livre de Jean-Pierre Andrevon, La Maison qui Glissait (critique ici), et ayant envie de découvrir d’autres textes de l’auteur, je me suis arrêté sur ce livre de poche à la couverture plus qu’attirante, illustrée par Sam Van Offen, et au quatrième de couverture plutôt intriguant.

Roland est un démo, un ancien militaire qui est obligé de gagner sa vie en jouant de la musique dans la rue. Après avoir sauvé une fille d’une dérouillée et qui va le faire repérer par Eric Legueldre. Il va se retrouver nommer chef de sécurité de l’entreprise de Legueldre sans se douter du trafic qui y est organisé. On se retrouve ici avec une histoire sous forme de thriller/polar noir, sur fond de contestation, dans un monde de SF. Le roman est assez court, moins de 300p en poche, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas, l’auteur va vite et va directement à l’essentiel. Tout va vite, très vite, l’intrigue est pleine d’action et on tourne facilement les pages et on ne s’ennuie pas du tout. Mais voilà, aller vite fait que certains rebondissements ou certaines réponses donnent l’impression d’être donné trop rapidement pour faire avancer l’histoire.

L’intrigue est découpée en trois parties frénétiques et sans véritables temps morts mais par contre je l’ai trouvé assez linéaire au final. Par contre ce qui est étonnant avec ce roman c’est, qu’ayant été publié pour la première fois en 1989, pas mal des critiques et des axes de réflexions que l’auteur a placé dans le livre sonnent vrai dans notre monde actuel que ce soit concernant le racisme, la place dans la société, les guerres ou encore l’environnement, comme si l’auteur l’avait anticipé. L’univers crée par l’auteur est finalement sombre mais très plausible, seul petite gêne l’auteur parle de films ou de musiques qui sont des années 80 ou avant ce qui, pour un monde futuriste, paraît peu probable.

Vu qu’il s’agit plus d’un roman incisif où on tourne les pages rapidement les personnages ne sont donc pas des modèles de psychologies fouillées et travaillées et sont même pour la plupart stéréotypés. Seul le strict minimum nous est présenté histoire de comprendre le personnage un minimum et de s’y attacher juste assez pour ne pas se sentir en dehors de l’histoire. Je reprocherai
finalement juste un certain manque d’émotion et de sentiments, surtout pour le personnage principal malgré une certaine ouverture à la conclusion du livre.

La plume de l’auteur est incisive et efficace nous offrant des moments pleins d’ironies et de mordant pour traiter de sujets sombres. La grande force de son roman est son côté prenant et rapide qui fait qu’on tourne les pages assez facilement et qui fait qu’on ne s’ennuie pas. Mais je reprocherai à l’auteur quand même de trop s’attarder sur le sexe car, ce qui apportait à l’histoire dans La Maison qui Glissait, ici, dans ce roman, parait plus gratuit et n’apportant pas obligatoirement énormément à l’histoire. En tout cas au final voilà un livre qui se lit vite, qui frappe par ses idées, qui est pas désagréable à lire mais qui est loin d’être parfait et possède des défauts.

En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce live qui est loin d’un chef d’oeuvre mais dont l’intrigue palpitante, bourrée d’action et de rebondissements, et l’écriture incisive, mordante et ironique font qu’on tourne facilement les pages pour connaître la suite. Après le roman va parfois trop vite apportant par moment des réponses sur un plateau, les personnages sont stéréotypés est juste assez fouillé pour ne pas s’ennuyer et l’auteur s’attarde peut être un peu trop sur le côté « sexe » qui n’apporte pas toujours grand chose. Au final une lecture pas désagréable mais loin d’être totalement enivrante.

 

Ma Note : 6,5/10

La Loi du Désert – Franck Ferric

la loi du désertRésumé : Après des siècles de conflits, le monde n’est plus qu’un vaste désert où des Cités-Etat se sont substituées aux nations. Dans cet univers hostile et décadent, Mathian, soldat dans l’Armée Républicaine de Salina, aidé de son ami Blaine, part à la recherche de son frère Raul, récemment banni de la cité. Ils vont devoir affronter les grands espaces, la chaleur, une violence omniprésente et un adversaire insaisissable : les blafards.

Edition : Editions du Riez

 

Mon Avis : Ce livre je l’ai découvert lors des dernières imaginales, et je dois bien l’avouer,  sous les conseils de Lelf (encore et toujours elle). Le quatrième de couverture m’a vraiment intrigué offrant une sorte de roman d’aventure dans un monde Post-Apocalyptique et l’illustration de couverture, réalisée par B. (dont le blog est ici), vraiment superbe finissait de me convaincre de m’offrir ce livre.

Le monde s’est refermé sur lui même, le pouvoir n’est plus centralisé, appartenant maintenant aux villes dans un monde dominé par le désert. C’est dans la ville de Salina que Raul va être entrainé dans un acte terroriste qui va le condamner à l’exil dans le no man’s land. Mathian, son frère décidé de déserter l’armée pour le retrouver. Ce roman est surprenant, il s’agit d’un road trip où ce qui est importe, comme le dit l’auteur, est plus le voyage en lui même que la finalité du livre. La quête pour retrouver Raul n’est juste qu’un prétexte pour nous présenter cet univers sombre mais aussi l’évolution des personnages à travers le désert. Si on se laisser aller on se retrouve emporter par le voyage des personnages et leurs évolutions.

Le désert en lui même est une des grandes forces du livres, il est presque un des éléments primordial de l’histoire. Chaque personne de ce livre va se retrouver changer, transformer au contact de cet erg solitaire, sauvage, énigmatique. Il est presque un personnage à part entière, se dévoilant au fil des pages, par moment il nous parait sensuel, amical et attachant et par d’autres moments il parait violent, monstrueux et destructeur. C’est au contact de cette étendue sauvage et sans fin que les personnages vont se retrouver face à eux même et être obligé de répondre à leurs
questions les plus intimes.

Les personnages du livre, que ce soit les personnages principaux ou les personnages plus secondaires, sont véritablement complexes, prenants, proche du lecteur, l’auteur ayant réussi à ne pas les coincer dans les stéréotypes du genre. On s’accroche à eux et chaque rencontre qu’ils vont faire vont les transformer , les faire évoluer, ce qui les rend un peu plus prenants au fil des pages. On se rend compte que finalement ces personnages sont très proches de nous dans leurs émotions, leurs réactions mais aussi par leurs comportements loin d’être des héros mais simplement des hommes dans un monde où il y a peu d’espoir.

L’univers mis en place par l’auteur est vraiment énigmatique et ne se dévoile pas complètement gardant son brin de mystère. En plus du désert qui, comme je l’ai déjà dis, à une grande importance, les Blafards sont aussi un peuple intéressant à découvrir. On nous les présente comme des monstres sanguinaires qui ne cherchent que la guerre mais au fil des pages on se rend compte qu’ils ne sont pas tous de la même trempe, que ce peuple n’est pas obligatoirement ce qui parait être à travers certaines de leurs traditions. Mais voilà l’auteur se garde bien de tout nous montrer laissant le lecteur se faire son propre avis que ce soit sur les blafards, mais aussi sur la guerre ou encore sur les villes et leurs pouvoirs ce qui est à double tranchant tant des fois on aimerait en savoir plus.

La plume de l’auteur est vraiment immersive, riche, prenante et visuelle, on a l’impression de vivre réellement cette aventure et le fait que l’histoire soit écrite au présent y joue un rôle important selon moi. L’auteur varie les genres, nous offrant un début épique avec un chapitre sur la guerre avant de passer dans le roman d’aventure puis dans une histoire initiatique plus calme et contemplative. De plus l’auteur a amené une réflexion que je trouve intéressante sur la vacuité de notre vie ne fois mort alors qu’en l’écrivant elle reste palpable au fil des ans même si au final personne ne la lit. Les dialogues sont  simples, percutants et efficaces. Finalement un livre d’anticipation prenant et crédible qu’on a du mal à lâcher.

En Résumé : Voilà un livre qui m’a offert un excellent moment de lecture, nous offrant surtout un magnifique voyage dans ce désert énigmatique à la fois accueillant  mais aussi mortel. Les personnages sont proches de nous, complexes et complètement attachants, la richesse de l’univers rend ce monde crédible malgré le fait que l’auteur ne nous dévoile pas tout et le tout est porté par une plume vraiment prenante, visuelle et immersive. Mais voilà le fait que l’auteur ne dévoile pas tout, laissant l’imagination travaillée, fait que par moment on peut se sentir frustré.

 

Ma Note : 8,5/10

Warbreaker – Brandon Sanderson

warbreaker.jpgRésumé : T’telir, capital of Hallandren, is a colorful city by the sea where gaily dressed crowds bustle through sunny streets and worship heroes who have been reborn as gods. Ruled by the silent, mysterious God King, the pantheon is nourished by offerings of Breath, the life force that keeps them alive and youthful.
Exiled in Idris, the former royal family reluctantly betrothed a princess to the God King. Arriving in T’Telir, she finds both the city and the marriage are not at all what she expected. Her only ally is Lightsong, a god who is skeptical of his own divinity, who fears that war with Idris is inevitable.
Meanwhile, another new arrival in T’Telir, one who bears the sentient sword Nightblood, makes cunning plans based on the unique magic of Hallandren, which uses color to focus the power of Breath – plans that, could change the world.

Edition : TOR Fantasy

 

Mon Avis : Je suis un grand fan de l’auteur brandon Sanderson, si vous suivez mon blog vous devez le savoir ayant déjà lu Elantris et la Trilogie Fils-Des-Brumes et n’ayant jamais été déçu. Mis à part les Alcatraz j’ai tout lu de cet auteur qui soit paru en français. Puis il a fallu que Miss Spooky Muffin et Lyra Sullyvan décident de lire ce livre en anglais pour que je me laisse tenter moi aussi. D’ailleurs je suis content de moi, je m’en suis très bien sorti pour ma troisième lecture en anglais si on compte le livre de Roald Dahl. Je trouve la couverture de ce livre vraiment intéressante et en parfaite adéquation avec l’histoire. A noter qu’il s’agit d’un stand alone il n’entre donc pas dans un cycle.

Pour éviter la guerre entre Idris et Hallandren, le roi d’Idris doit envoyer sa fille à T’telir, capitale de Hallandren, pour quelle se marie avec le Roi-Dieu. Le roi a préparé ce jour depuis de nombreuses années et pourtant au dernier moment il décide de changer d’avis en envoyant sa troisième fille, Siri, plutôt la plus grande, Vivenna. Mais voilà, certaines personnes cherchent la guerre et vont saisir toutes les occasions pour la provoquer. Je dois bien avouer que l’intrigue parait classique comme ça, deux royaumes qui se détestent au point d’en arriver à la guerre et pourtant, l’auteur s’en sort parfaitement bien construisant une histoire efficace et qui tient en haleine le lecteur du début à la fin.

On ne s’ennuie pas un seul instant dans ce livre et l’auteur à le chic pour nous surprendre à chaque fois qu’on s’y attends le moins comme cette révélation en milieu de livre qui relance complètement la donne et nous permet de voir l’histoire différemment. En effet à chaque fois que le lecteur prend quelque chose pour acquis l’auteur s’amuse à nous surprendre. Les rebondissements et retournements de situations sont bien maîtrisés pour éviter au lecteur de s’ennuyer. Une intrigue haletante et palpitante qui fait qu’on a du mal à lâcher le livre et franchement si lire en Anglais ne me demandait pas une certaine concentration je l’aurai fini depuis longtemps.

Comme à son habitude avec l’auteur les personnages sont parfaitement construits, denses et attachants que ce soit Vivenna cette princesse qui gagne en profondeur et qui se découvre au fil des pages, Vasher cet homme sombre et mystérieux qui ne se laisse pas facilement apprivoiser et surtout Lightsong personnage vraiment complexe et nonchalant en quête de son identité. Par contre je n’ai pas vraiment accroché plus que cela à Siri qui me donnait plus l’impression de faire valoir à la présentation du Roi-Dieu, personnage surprenant.

L’univers mi en place par l’auteur est vraiment prenant surtout grâce à la magie qui est vraiment surprenante jouant sur la couleur et les « Breaths ». Pourtant au début j’étais un peu inquiet, la magie étant construite comme un jeu de rôle; Chaque personne possède une « Breath » et peut l’offrir à qui il veut, plus on a de « Breaths » plus on monte de niveaux. Mais voilà l’auteur a réussi à la rendre parfaitement crédible et finalement on se laisse emporter. Mais en plus de la magie qui est vraiment originale, le système religieux qui en découle est aussi vraiment intéressant.

La plume de l’auteur est toujours aussi efficace et fluide offrant une lecture prenante et se permettant même une bonne dose d’humour que ce soit avec Lightsong ou encore Denth et Tonk Fah qui offrent de sacrés réparties. La fin est prenante et palpitante mais je reprocherai quand même à l’auteur d’avoir accéléré la fin de son histoire trop rapidement ce qui fait qu’à un moment toutes les révélations arrivent d’un coup et on se retrouve un peu noyé d’informations, mais rien de bien dérangeant. A noter que la fin, même si elle offre une conclusion à cette histoire, reste ouverte pour l’écriture d’une suite.

Pour ceux qui souhaiterai découvrir ce livre en français Mélanie Fazi vient de terminer la traduction de ce livre et pourrait sortir prochainement, chez je ne sais pas quelle maison d’édition, même si je parierai grandement pour Orbit, qui, pour le moment à toujours publié Brandon Sanderson.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment avec ce livre à l’intrigue vraiment prenante, palpitante et construite qui nous surprends aux moments où on s’y attends le moins, des personnages denses et attachants, un univers efficace et un système de magie et de religion vraiment originaux et des plus surprenants, le tout porté par une plume toujours aussi fluide et efficace. Je reprocherai juste une accélération de l’histoire un peu trop rapide vers la fin et aussi le personnage de Siri qui m’a paru pas vraiment des plus utiles.

 

Ma Note : 8,5/10

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