Auteur/autrice : BlackWolf Page 47 of 202

Roche-Nuée – Garry Kilworth

Résumé : Sur Roche-Nuée, atoll de corail blanc qui, depuis que la mer s’est retirée, se dresse comme un énorme champignon au milieu d’un désert de sel, les êtres comme moi n’ont pas le droit à l’existence.
Je suis un nain de sexe indéterminé, un indésiré, et ce n’est que par un caprice de mon frère aîné que je n’ai pas été jeté à ma naissance du haut de la falaise. Pour moi, vivre, c’est me faire oublier ; c’est demeurer une Ombre. Que j’attire l’attention d’autrui par une parole ou un regard, et c’est la chute mortelle dans le vide. Mais je comprends le langage de l’eau, du vent, du feu et de la roche. Et lorsque la transgression des tabous qui nous gouvernent déclenchera la colère des éléments, c’est de l’Ombre méprisée à quoi me réduit ma nature que surgira peut-être la lumière.

Edition : Scylla

 

Mon Avis : Aujourd’hui je vous propose une nouvelle chronique des éditions Scylla. En effet après ma lecture passionnante de Il faudrait pour grandir oublier la frontière, je me suis rapidement laissé tenter par ce Roche-Nuée en espérant y retrouver la même qualité.  Déjà concernant le livre, rien à dire, on a là un bel objet avec une couverture illustrée Laurent Rivelaygue que je trouve réussie et qui colle bien au récit. Concernant l’auteur, j’avoue ne jamais avoir rien lu de lui jusque maintenant. Il est aussi à noter que Roche-Nuée a déjà été publiée à la fin des années 80 aux éditions Denoël.

Il Faudrait pour Grandir Oublier la Frontière – Sébastien Juillard

Résumé : Les années 2050 à Gaza. Née sur les cendres des vieilles guerres, la Palestine est une réalité fragile. Mais à Gaza, on est libre.
Keren Natanel, officier israélien en mission détachée pour l’ONU, enseigne les langues dans une école pour femmes de la Bande. Sa trajectoire croisera bientôt celles de trois hommes : Jawad, l’ingénieur cybernéticien, Bassem, le fou de Dieu et Marwan, politique et homme d’affaires. Trois Gazaouis qui partagent avec elle une même question lancinante : Quel futur possible sur cette terre encore blessée, où l’inépuisable colère le dispute à la lassitude et aux illusions identitaires jamais dissipées ?
(source résumé : Babelio)

Edition : Scylla

 

Mon Avis : Fin de l’année 2014 Scylla, librairie parisienne où je tente d’aller me promener régulièrement, se lançait dans un financement participatif pour permettre le lancement de sa maison d’édition. Deux livres étaient ainsi prévus, Roche-Nuée (que je chroniquerai prochainement) et cette novella Il Faudrait pour Grandir Oublier la Frontière. J’ai été rapidement intéressé par les oeuvres proposés et j’ai donc participé au financement. Je trouve la couverture, illustrée par Laurent Rivelaygue, réussie et donnant envie de découvrir ce texte et le livre en lui-même est un très bel objet. Concernant cette novella, elle entre dans la collection 111 111, soit le nombre total de signes que doit contenir ce récit, soit en gros moins de 75 pages.

Miriam Black Tome 1, Blackbird – Chuck Wending

Résumé : Miriam Black a un don, elle sait quand la mort frappera à votre porte. Âgée d’une vingtaine d’années, elle a déjà vu des centaines de morts aux causes diverses et variées : accidents, suicides, maladies…Quand Miriam monte dans le camion de Louis Darling, qui l’a prise en stop, elle lui serre la main et elle voit que dans trente jours, il sera monstrueusement assassiné et prononcera son nom avant de mourir. Miriam avait abandonné l’idée d’essayer de sauver les gens : cela ne faisait que précipiter leur mort. Pourtant, elle va devoir essayer…

Edition : Eclipse Panini Books

 

Mon avis : Bon j’avoue, parfois devant un cycle de fantasy urbaine, j’ai du mal à résister. J’ai un petit faible pour ce genre qui, certes je le sais, ne révolutionnera pas le système ni ne me retournera le cerveau de grandes idées, mais offre régulièrement des univers riches, des intrigues entrainantes et des personnages intéressants. La série Miriam Black, j’avoue je me suis rapidement laissé tenter par sa couverture, illustrée par Joey Hi-fi qui a déjà « sévit » sur les couvertures de Lauren Beukes, que je trouve franchement réussie. Ajouter a cela un résumé assez intrigant dans sa mythologie et ses pouvoirs, il n’a donc pas mit longtemps avant de rejoindre ma PAL. Après, il a bien entendu trainer, autant par une PAL trop grande que par le fait qu’Eclipse ait changé sa ligne éditoriale, se centrant sur les zombies, ce qui a eu pour conséquences d’abandonner un peu tout le reste. Si jamais je me retrouvais fasciné par cette série, la suite devrait être lue obligatoirement en VO.

L’Enchâssement – Ian Watson

Résumé : Il y a cet institut médical anglais qui, discrètement, se livre à des expériences linguistiques extrêmes sur des orphelins coupés du monde… Dans le même temps, au Brésil, dans un coin de jungle amazonienne promise à la submersion par un barrage titanesque, l’ethnologue français Pierre Darriand étudie le langage enchâssé réservé aux mythes du peuple xemahoa, une langue qu’on ne peut comprendre que sous l’emprise d’une drogue sacrée… Ailleurs, au coeur du Névada désertique, Russes et Américains connaissent le vertige d’un premier contact extraterrestre secret avec les Sp’thra, une race engagée dans une quête infinie, mystique, du langage… Avant que tout ne se lie, ne s’enchâsse, donc, avec pour horizon potentiel l’ultime libération, celle des esprits.

Edition : Le Bélial’

 

Mon Avis : L’Enchâssement est un roman qui a initialement été publié en 1973 en VO et 1974 en VF. Il s’agit du premier roman publié de l’auteur, mais aussi celui qui a le plus marqué le milieu et est encore à ce jour considéré par de nombreuses personnes comme un chef-d’oeuvre. Chef-d’oeuvre que je n’avais pas encore découvert pour ma part. Par conséquent, quand les éditions du Bélial’ ont décidé d’offrir une nouvelle publication à ce récit, avec une magnifique couverture illustrée par Manchu, j’ai su rapidement qu’elle terminerait dans ma PAL. A noter aussi que ce livre possède une préface de l’auteur très intéressante malgré son petit air décousu, ainsi qu’une postface sur la linguistique et la SF qui est travaillée et captivante, permettant aussi, si besoin est, de comprendre et approfondir les hypothèses du récit.

Bilan 2016 !

Bonjour à tous et à toutes, déjà je me permets de vous souhaiter à nouveau une très bonne année 2017. Qui dit nouvelle année, dit normalement bilan et bonnes résolutions (que je ne tiens jamais). A la base je n’étais pas très motivé pour me lancer dans un tel exercice, l’année 2016 ayant été un peu chaotique que ce soit aussi bien IRL que pour le blog et ayant du retard dans mes chroniques, je ne voyais pas obligatoirement l’importance d’un tel bilan. Sauf que voilà, après une demande significative (il faut dire que j’i posé la question donc bon ^^) pour que je me lance dans un tel exercice. Voilà donc mon bilan pour 2016.

La Femme d’Argile et l’Homme de Feu – Hélène Wecker

Résumé : Lorsqu’elle se réveille en cette fin du XIXe siècle, Chava est enfermée dans une malle au fond d’un navire qui les emmène, elle et son nouveau mari, vers New York, loin de la Pologne. Faite d’argile, c’est une golème, créée par un rabbin qui s’est détourné de Dieu pour se consacrer à l’occultisme.
Lorsqu’il se réveille, le djinn est violemment projeté sur le sol de l’atelier d’Arbeely, un artisan syrien. L’instant d’avant, c’est-àdire mille ans plus tôt, cet être de feu aux pouvoirs exceptionnels errait dans le désert.
La golème et le djinn, fantastiques immigrés, se rencontrent au hasard d’une rue. Eux seuls se voient tels qu’ils sont réellement. Chacun sait que l’autre n’est pas humain. Tous deux incapables de dormir, ils se donnent rendez-vous une fois par semaine, la nuit, pour arpenter les rues de Manhattan, qu’ils découvrent avec émerveillement.
Mais une menace plane sur eux. Le créateur de la golème, d’un âge très avancé, est prêt à tout pour échapper à la mort. Et il a vu ou se cachait le secret de la vie éternelle : à New York.

Edition : Robert Laffont

 

Mon Avis : Ce roman a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie aux USA, fortement plébiscité et apprécié au vu des quelques critiques que j’ai vu, j’avais donc hâte de le découvrir. Ce fut donc sans surpris que lorsqu’il a été publié en VF, il a rapidement rejoint ma PAL, même si j’avoue, comme cela arrive parfois, il y a un peu trainer. Concernant la couverture je la trouve franchement sympathique dans son ton et ses choix de couleurs. Il est à noter que ce roman a de nouveau été publié, un an après sa sortie chez Robert Laffont, aux éditions Bragelonne avec une couverture « mois du cuivre » sous le titre, plus proche de la version originale Le Golem et le Djinn.

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