Je vous souhaite à tous et à toutes un joyeux noël !
En vous souhaitant plein de bonnes choses (livresques ou non) sous le sapin et de bonnes fêtes.
Résumé : Dans la majestueuse cité portuaire de Liavek, les habitants reçoivent une dose de « chance » chaque année, le jour de leur anniversaire. La plupart des gens ne peuvent utiliser ce pouvoir, seuls les sorciers ont appris à le manipuler, souvent à leur propre profit. Kaloo, une jeune orpheline, sent qu’elle pourrait apprivoiser et développer sa « chance », mais comment faire alors qu’elle ignore sa date de naissance ? Taraudée par cette question, elle consulte un mage pour tenter de lever le voile sur ses origines. Commence pour elle une quête initiatique qui l’emmènera sur des sentiers dangereux.Certains mystères devraient rester dans l’ombre…
Edition : ActuSF
Mon Avis : Ce recueil n’a pas fini dans ma PAL par hasard, il faut bien avouer que voir Robin Hobb (ou plutôt ici sous le nom de plume de Megan Lindholm) au sommaire a fait que j’ai rapidement été tenté par ce livre. Ajouter à cela un résumé intriguant ainsi qu’une couverture, illustrée par Yana Moskaluk, vraiment superbe et il a donc rejoint ma bibliothèque. Il s’agit ici d’un recueil de six nouvelles, avec même une nouvelle écrite à trois auteurs, avec comme point central la ville de Liavek. Les récits se révélant tous liés les uns avec les autres, formant ainsi une histoire globale, je ne vais pas parler de chaque texte, mais plutôt tenter une chronique globale.
Commençons déjà par poser le contexte. La préface vient ainsi nous expliquer ce qu’est Liavek, ville imaginée par Emma Bull et Will Sheterly, où à chaque date anniversaire on obtient une quantité de chance à « utiliser ». Certains arrivent même à la stocker et à s’en servir sur le long terme pour améliorer leurs vies. De nombreux auteurs connus ont ainsi, au fil des années, et à travers de nombreuses anthologies, écrits sur cette ville, la faisant par conséquent évoluer et pourtant j’avoue que c’est la première fois que je lis des Textes sur Liavek. ActuSF a d’ailleurs décidé de cibler les textes écrits par Robin Hobb/Megan Lindholm, et plus précisément ceux tournant autour de Dashif et Kaloo.
Une fois la dernière page tournée, je dois bien avouer que l’ensemble des textes réunis dans ce livre se révèle sympathique à lire, divertissant, bien porté par des intrigues pleines de manipulations et de mensonges et qui surtout offrent leurs lots de surprises et de rebondissements. Pourtant l’ensemble manque quand même de force et de puissance pour se révéler n’être plus qu’un simple divertissement efficace et, aussi, tous les textes ne sont pas au même niveau. Je prends comme exemple Un Acte de Contrition de Steven Brust, première nouvelle qui ouvre le recueil, qui a eu du mal à totalement me convaincre malgré une intrigue solide, mais qui se révèle trop simple, les réponses arrivant trop rapidement et l’auteur s’amusant inutilement à complexifier la résolution pour pas grand-chose. Par la suite l’ensemble commence à s’équilibrer, il faut bien avouer, en partie grâce à Robin Hobb qui, comme à son habitude, vient y apporter une bonne dose d’humanité et d’émotion qui manquait un peu justement à ce premier texte. L’intérêt de ce recueil vient aussi que chaque nouvelle arrive à se lire indépendamment tout en formant ensemble une histoire, certes classique, mais agréable.
On se laisse ainsi prendre au jeu des autres récits qui, vont ainsi nous faire découvrir Liavek, la ville obscure, qui se dévoile lentement au fil des pages, nous proposant un univers solide, efficace, bien porté par des jeux de pouvoirs et de manipulations, où nos héros vont se retrouver entrainer au fil des histoires et amener à bouleverser de nombreuses choses. La ville en elle-même possède aussi du charme et un aspect culturel des plus soigné, donnant presque envie de se promener dans ses rues et de gouter ce fameux ragout. On en apprend aussi plus sur ce fameux concept de chance, qu’on peut utiliser comme on utilise la magie, encore faut-il savoir comment faire et être doué pour cela, qui ne manque pas d’intérêt et donne envie d’en apprendre plus. Surtout quand l’auteur nous propose une héroïne qui ne connait pas sa date de naissance. Après j’avoue, j’attendais peut-être aussi plus de profondeur de l’univers, comme je le dis il n’est pas mauvais, se révèle solide, mais voilà reste toujours en fond des histoires alors qu’il aurait pu prendre une place plus importante ; Liavek étant une ville à la fois fascinante et pleine de zones d’ombres.
Concernant les personnages ils se révèlent être l’un des points les plus intéressants du récits. Que ce soit Kaloo la jeune orpheline qui évite de tomber dans les clichés, possédant un caractère fort et qui sait ce qu’elle désire et est prête a beaucoup pour l’obtenir, ou bien encore Dashif homme de main froid et méthodique, bras caché et armé du pouvoir, qui réalise les pires besognes ; il va pourtant croiser de nombreux obstacles, voir sa vie bouleverser et ainsi se dévoiler au fil des pages. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste, possédant un minimum de densité pour nous accrocher comme par exemple les parents adoptifs de Kaloo. Mais surtout ce qui se révèle efficace, ce sont leurs relations, qui vont évoluer et changer au fil des pages, des années et des rencontres, offrant un travail intéressant sur les émotions et aussi, légèrement, sur la notion de famille et d’amour. Alors après j’avoue que certains personnages manquent un peu de consistance, principalement dans la dernière nouvelle, j’aurai par exemple aimé en savoir plus sur Jolesha ou encore Brajii qui possèdent du potentiel, mais qui ne parait jamais exploité.
Les différentes plumes des auteurs arrivent finalement à se marier efficacement, chacun apportant sa petite touche, pour nous offrir une trame de fond cohérente, sympathique et entrainante. Après on ne va pas le cacher ce recueil ne révolutionne en rien la Fantasy, l’ensemble se révélant dans les grandes lignes convenus et parfois sur certains aspects un peu simpliste, mais l’ensemble se laisse lire facilement et donne même envie d’en apprendre plus sur cette ville qu’est Livaek. Qui sait peut-être un jour à travers la publication d’un autre recueil.
En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce recueil de six nouvelles, liées entre elles, qui vont nous faire plonger dans la mystérieuse ville de Liavek avec sa magie qui donne envie d’en apprendre plus et ses luttes de pouvoirs. Au milieu de tout cela on va découvrir Dashif et Kaloo deux personnages intéressants au caractères fort et engagé qui vont se dévoiler peu à peu au fil des textes et voir leur vie bouleverser par les évènements. Un des points intéressants du récit est de proposer à travers six textes qui peuvent se lire indépendamment, mais qui ensemble une trame de fond plus dense et cohérente du début à la fin. Des personnages humains qui ne manquent pas de se révéler attachants. Alors après tous les textes ne sont pas au même niveau, certains manquant parfois de complexité, et l’ensemble n’a rien non plus de révolutionnaire proposant une Fantasy classique, mais remplissant pleinement son rôle de divertissement et se révèle agréable. En espérant pouvoir retourner un jour dans Liavek et en apprendre un peu plus sur cette ville qui reste encore très énigmatique.
Ma Note : 7/10
Autres avis : Vert, Ptitetrolle, Boudicca, karline05, …
Résumé : C’est l’année de ses treize ans et, dans un mois, Todd Hewitt va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Prentissville. Cette ville de Nouveau Monde est uniquement peuplée d’hommes. Depuis longtemps, toutes les femmes et les enfants ont disparu. A Nouveau Monde, chacun peut entendre les pensées des autres, qui circulent en un brouhaha incessant, le Bruit. Nul ne peut échapper au Bruit, nulle part, jamais…
Edition : Gallimard
Poche : Pôle Fiction / Folio SF
Mon Avis : Ce livre, j’avoue, je n’en ai pas entendu parler avant de le voir sortir en poche. Il faut aussi dire que pour les romans jeunesse soit je connais déjà l’auteur, soit je marche sur un coup de tête. Vu que j’ai dû passer à côté de sa sortie en grand formant, que je n’accroche pas du tout à la couverture de Pôle Fiction et que je ne connaissais pas l’auteur, il a fallu attendre sa sortie chez Folio SF avec cette illustration accrocheuse pour que ce roman commence à me donner envie de le découvrir. Par conséquent quand j’ai vu que Livraddict le proposait en partenariat, j’ai décidé de tenter ma chance et j’ai été sélectionné. Je remercie donc Livraddict et Folio SF pour m’avoir permis de découvrir ce premier tome.
On se retrouve donc, ici, à suivre Todd, un jeune garçon qui dans un mois, selon la loi de sa ville, va devenir un homme. Todd n’habite pas n’importe où, il est l’un des colons du Nouveau-Monde, et le dernier enfant de Prentissville. Surtout Nouveau-Monde possède une particularité, un virus lâché durant la Guerre qui fait que l’on peut entendre tout le monde penser : le Bruit. Sa vie va complètement basculer le jour où, en se rendant dans le marais il va croiser une poche de silence. Il va alors se retrouver à fuir et découvrir la vérité. Dès les premières pages, j’avoue j’ai été captivé par ce roman. Déjà par l’aspect stylistique, le narrateur étant un enfant d’environ 13-14 ans, dans un monde où la langue passe au second plan, devenant moins maîtrisé, l’auteur a donc décidé de complètement s’adapter offrant ainsi un langage simple et d’une certaine façon « appauvri », mais pourtant il s’agit un vrai travail de forme qui met clairement dans l’ambiance et colle parfaitement à ce garçon de ferme innocent. Cela pourrait par contre en surprendre plus d’un et peut-être se révéler bloquant pour certains, mais ce serait passer à côté d’un roman réussi je pense.
L’histoire qui nous est alors proposée se révèle elle aussi terriblement efficace et entrainante, bien porté par un rythme tendu et haletant de la première à la dernière page. L’auteur maîtrise clairement son récit, apportant ainsi de nombreux rebondissements et de nombreuses surprises sans jamais non plus tomber dans la surenchère ou se perdre. C’est d’ailleurs cette intensité, cette fuite en avant sans retour, qui fait que le lecteur tourne les pages avec plaisir et l’envie d’en apprendre plus. Alors certes sur le fond on reste tout de même dans un récit initiatique, avec ce jeune Todd qui va rapidement se retrouver confronter au monde des adultes, un monde souvent empli de duplicité et de mensonges, mais qui possède aussi ses zones de joie et de bonheur. Il va donc ainsi devoir, peu à peu, quitter le monde de l’enfance et parfois pas toujours de façon plaisante. Pourtant, malgré ce côté classique, l’auteur arrive vraiment à construire une intrigue dense, complexe qui possède de nombreux secrets et de nombreuses trahisons, mais aussi de belles rencontres. Je regrette par contre certaines répétitions dans les réflexions de Todd qui a besoin de remâcher les informations avant de bien les assimiler, peut-être même un peu trop parfois, ainsi que certains retournements de situations un peu simplistes, mais dans l’ensemble rien de bien non plus dérangeant.
L’univers se révèle vraiment solide, efficace et captivant pour, d’une, ce qu’il propose, mais aussi pour ce qu’il laisse en suspend poussant ainsi à vouloir en apprendre plus. On se retrouve dans un lointain futur, Nouveau-Monde étant finalement une colonie pour une fraction humaine cherchant un nouvel Eden et fuyant une Terre de plus en plus violente et sombre. On découvre au fil du récit un monde luxuriant, avec des animaux qu’on connait, mais aussi une faune et une flore indigène, propre à cette planète. Alors certes on reste dans des descriptions simples, mais elles se révèlent efficaces et offrent un dépaysement des plus intéressant dévoilant un monde sauvage, qui garde encore de nombreuses surprises par devers lui pour sûrement mieux nous surprendre par la suite. Il soulève aussi de nombreuses questions au fil des pages, comme par exemple sur les Spackles, et offre aussi de nombreuses réflexions comme sur la définition d’un Homme ou encore sur les relations entre les hommes et les femmes ou même nos relations avec les autres, mais aussi sur le besoin des peuples parfois de fuir, de s’enfermer, et pousse ainsi le lecteur à se réfléchir. Le principal intérêt ici vient quand même du Bruit, cette capacité à pouvoir lire dans la pensée des autres, ce qui amène un sacré bouleversement dans la façon de vivre de chacun. Un univers sombre, violent, mais qui ne manque pas d’attrait et donne envie d’en apprendre plus.
La narration du récit se fait à la première personne ce qui fait qu’on se retrouve au plus près de Todd, on découvre ainsi un héros qui est complètement perdu dans un monde qu’il croyait connaitre, mais ne comprend finalement pas. On s’attache ainsi petit à petit à lui au fil de la lecture malgré son côté parfois un peu « idiot » et sa capacité à jurer trop facilement. On se prend clairement d’affection pour ce petit homme qui va devoir traverser de nombreuses épreuves et surtout découvrir des émotions tels que l’amitié, la joie, mais aussi la peur ou encore la haine. Todd ne fait pas non plus son voyage seul, il avance ainsi avec Viola qui se révèle elle aussi intéressante, jeune fille arrachée à son milieu qui est abandonnée dans un monde inconnu qui va devoir apprendre à avancer malgré les pertes qu’elle a connu. Autour de nos héros, gravitent de nombreux personnages qui ne manquent pas d’attrait, servant soit d’aide soit de point de réflexions aux voyageurs mais qui, parfois, manquent clairement de profondeur. Rien de bien gênant non plus. Par contre j’ai parfois eu un peu de mal avec Todd qui tombe parfois légèrement dans une certaine caricature, rien de bloquant, mais parfois frustrant.
Puis arrive cette conclusion, nerveuse, terriblement efficace, pleine de surprises et de retournements de situations, dévoilant certaines vérités, et qui appelle aussi clairement à lire la suite. C’est d’ailleurs légèrement frustrant de ne pas avoir le second tome à portée de main, j’aurai pu facilement me laisser tenter. Il ne me reste plus qu’à me dépêcher à la faire renter dans ma PAL tant le premier tome se révèle passionnant, rempli d’aventures et intense.
En Résumé : J’ai finalement passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome qui nous propose une histoire pleine d’aventure et qui se révèle intense, certes basé sur un voyage initiatique, mais offrant une intrigue solide, dense et complexe avec son lot de rebondissements, de trahisons et de révélations. L’univers qui nous est proposé se révèle intéressant, amenant de questions et réflexions efficaces, et surtout offrant des découvertes intéressantes. Les personnages ne manquent pas d’attrait et on s’attache assez facilement au fil des pages à Todd et Viola, je regrette juste certains protagonistes secondaires qui manquent de profondeur. La plume est, pour moi, une des grandes forces de ce récit, s’adaptant à un monde en régression et à la narration d’une jeune de 13-14 ans ce qui peut, certes en bloquer, certains, mais m’a permis de mieux m’immerger. Je regrette par contre certaines répétitions, principalement dans les réflexions de Todd, et aussi certains retournement un peu simplistes, mais franchement rien de bloquant tant le récit se révèle haletant et aboutit à une conclusion qui donne clairement envie de lire la suite.
Ma Note : 8/10
Autres avis : Zina, Gruz, Nanet, Ptitetrolle, Radicale, Lynnae, …
Résumé : Ryan Azarcon a dix-neuf ans. Fils de l’un des plus célèbres combattants humains, le commandant du transporteur hyperspatial Macédoine Cairo Azarcon, et de la richissime Songlian Lau, il est considéré par les médias de la Jante et des Dragons comme « le célibataire le plus sexy » de la station Austro… Riche, jeune et célèbre, donc. Mais surtout traumatisé par un attentat vécu sur Terre et suite auquel il a interrompu ses études pour revenir se calfeutrer sur Austro et se défoncer à l’Argent au sein d’une jet set aussi désabusée que désœuvrée. Jusqu’à ce qu’une jeune femme s’effondre dans ses bras, morte de s’être trouvée entre lui et un assassin payé pour l’abattre. Qui peut bien vouloir le tuer ? Beaucoup de gens, en fait, humains ou aliens, tant le jeune homme est au centre d’enjeux qui le dépassent. Alors que tout s’écroule autour de lui, que la guerre s’invite dans sa vie dorée, Ryan comprend que le temps des illusions est désormais révolu…
Edition : Le Bélial’
Poche : Pocket
Mon Avis : Il y a deux ans maintenant je me lançais, un peu par hasard, dans la lecture de Cagebird, troisième tome publié de ce cycle. Heureusement pour moi chaque volume de ce cycle peut se lire indépendamment les uns des autres, j’ai donc pu profiter d’un roman efficace, complexe et entrainant (ma chronique ici). Je me suis donc rapidement lancé dans la lecture du premier tome, Warchild, qui confirmait tout le bien que je pensais de ce Space-Opera, m’offrant un récit que je trouvais même légèrement supérieur à Cagebird (ma chronique là). J’ai par conséquent fait rapidement rentrer le tome manquant dans ma PAL. Par contre je reste toujours sceptique concernant la couverture, illustrée par Nicolas Fructus, qui a du mal à totalement me convaincre.
Ce qu’il y a de très intéressant avec cette série, c’est que le personnage principal change à chaque tome. Dans Burndive on va ainsi se retrouver à suivre Ryan Azarcon, fils du célèbre capitaine spatial Cairo Azrarcon et de Songliau Lau tout aussi célèbre dans la diplomatie. Il n’a jamais connu que fortune et bonheur, mais dont la vie a changer depuis sa visite sur Terre et il va rapidement se rendre compte que la guerre, dont il ne sait rien, va très vite le rattraper. Ce tome prend clairement le contre-pied des autres, pour le meilleur et aussi pour le moins bon, n’offrant pas ainsi une plongée direct dans ces conflits, que je commençais à connaitre, mais plutôt de développer la vision du peuple. On la découvre ainsi à travers les yeux d’un habitant d’une station, complètement déformé par les actualité médiatiques reçues, dont la majorité ne voit la guerre que comme une information comme une autre, sans en connaitre le véritable coût, ni même toute la souffrance qu’elle peut occasionner. Une travail de fond efficace sur l’influence des médias, des communications qui circulent et la vision que peut avoir une personne, loin de tout, sur des sujets qui ont de mal à véritablement le toucher, à le concerner. Une critique aussi acerbe sur ce milieu, assez jet-set, où tout est surveillé, contrôle, vérifié et diffusé, où les mots « vie privée » et « solitude » sont bannis et où il faut savoir jongler avec les déclarations.
L’auteur n’oublie pas pour autant de nous offrir quelques petits coups d’éclats qui font que la tension monte lentement au fil des pages. Entre surprises, manipulations, trahisons et escarmouches, rien ne va se révéler simple pour notre héros, un peu perdu ; lui qui n’a toujours connu que les strass et les paillettes, va découvrir que la vie n’est pas comme à l’écran. Surtout que l’auteur nous en apprend plus sur le conflit entre les pirates, les humains et les striviirc-na, l’auteur continuant à développer son univers au fil des tomes. Certes l’ensemble reste assez classique, pour un roman de space-opera, mais ne manque pas d’être solide et surtout intéressant. Cette lutte perpétuelle qui est plus poussée par un profit ou un besoin, que par une véritable envie de défense ou de conquête ne manque pas d’intérêt. Pareil concernant les aspects technologiques qui ne manquent pas d’attraits avec toujours aussi cette légère touche de cyberpunk. Par contre je reste toujours bloqué devant les contractions de mots qu’invente l’auteur pour parler du futur ; on ne parle plus de cigarettes mais de cigrettes, les médias deviennent les mêêdia, chois linguistique pour montrer l’évolution d’une langue, mais qui me laisse perplexe.
Et pourtant malgré les qualités que possède ce roman, je trouve finalement qu’il s’agit du moins bon des trois. La faute premièrement à cet éloignement de la guerre, certes l’action reste un minimum présent, mais tous l’aspect bataille reste loin et, qui plus est, tout l’aspect géopolitique reste un long moment en surface la faute au héros principal. Car en effet le deuxième point qui a eu du mal à me convaincre c’est Ryan, gosse de riche dans toute sa splendeur, d’une vacuité abyssale dans le premier tiers du roman, certes justifié par ce qu’il a vécu qui le rend amorphe, mais il passe toute de même une grande partie du récit à se regarder le nombril, ce qui fait qu’on a du mal dans le récit à quitter la bulle qu’est la sienne. D’ailleurs je ne peux pas enlever cette performance à l’auteur d’avoir poussé ce personnage dans ses pires limite tout en le rendant cohérent et humain, sauf que j’ai eu du mal à ne pas avoir envie de le secouer et de le baffer, de lui dire d’arrêter de se prendre pour le centre du monde.
Surtout que les personnages qui gravitent autour de lui, eux, ne manquent pas de nous intéresser. On y retrouve des héros déjà croisés dans les deux autres tomes, que ce soit Yuri, Cairo Jos et d’autres encore, on en découvre ainsi plus sur eux et sur certaines de leurs parts d’ombres. De nouveaux personnages viennent aussi apparaître au fil des pages, certains qui apportent un vrai plus, principalement dans les aspects politiques, ou de société et d’autres, c’est vrai, qui tombent un peu dans la caricature, même si rien de très gênant non plus. D’où ma frustration aussi de ne pas voir notre héros approfondir parfois certaines connaissances, certains développements, préférant pleurer sur son sort. Heureusement une fois le premier tiers ça se calme un peu, il va apprendre, évoluer pour offrir ainsi un final qui se révèle efficace, même si je l’ai trouvé un peu court avec parfois un ou deux passages un peu simple.
La plume de l’auteur se révèle toujours aussi entraînante, efficace et surtout toujours aussi humaine, arrivant à nous offrir des personnages, qu’on les aime ou pas, juste, denses et cohérents. Elle continue aussi à traiter, à travers ces différents textes, d’un sujet qui a son importance que sont les enfants et adolescents en plein milieu d’un conflit. La place des plus jeunes qui se retrouvent dans des guerres qu’ils n’ont pas choisi. Alors certes ce tome m’a un moins accroché que les deux autres que j’ai lu, par un côté bancal, mais il se révèle tout de même sympathique et apporte aussi des éclaircissements. En tout cas si jamais l’auteur décide de revenir dans l’univers, ou de proposer une nouvelle histoire tout simplement je la lirai avec plaisir.
En Résumé : J’ai passé un sympathique moment de lecture avec ce nouveau tome qui nous plonge de nouveau avec intérêt et plaisir dans cet univers solide et efficace de space-opera , avec ses conflits et ses batailles. On découvre ici Ryan Azarcon, enfant célèbre pour qui la guerre n’est qu’une information lointaine et qu’il ne la vit que par les médias. Cela amène un certain nombre de réflexions intéressantes que ce soit sur l’influence des médias, ou l’assimilation qu’on se fait des actualités. Pourtant l’ensemble est loin d’être parfait, la faute principalement au côté égoïste et bourgeois du héros qui ne pense qu’à lui et a pour effet de brouiller une partie des informations qui gravite autour de lui, principalement dans le premier tiers du roman. Dommage, car les personnages secondaires ne manquent pas d’attraits et certaines zones d’ombres se dévoilent. La plume de l’auteur est vraiment fluide, efficace, entrainante et humaine, nous offrant une réflexion efficace sur la position des plus jeunes en plein milieu d’une guerre. Finalement un tome un peu moins bon que les deux autres que j’ai lu, mais qui ne manque pas de se révéler sympathique, je lirai sans soucis d’autres textes de l’auteur.
Ma Note : 7/10
Résumé : L’Apocalypse a eu lieu. Ils ne sont plus qu’une poignée et leur survie ne tient qu’à une machine. Remontant dans le temps, avant la Chute, ils volent nourriture, vêtements… enfants. Mais ces kidnappings ne passent pas inaperçus. Le FBI est sur les dents. Au même moment, une mutation bactérienne affole les scientifiques.
Le compte à rebours a commencé.
Edition : Actu SF
Mon Avis : De Nancy Kress je n’ai finalement quasiment rien lu mis à part une de ses nouvelles qui a été publiée dans l’anthologie des Utopiales 2012 qui m’avait bien plu par son sujet et qui offrait des réflexions efficaces et intéressantes. Par conséquent quand j’ai vu en librairie ce court roman, proposant une histoire post-apocalyptique au résumé alléchant, je n’ai pas mis longtemps à le faire rentrer dans ma PAL. Il faut aussi bien avouer que la couverture, illustrée par Diego Tripodi, malgré son côté très sobre possède un petit quelque chose d’accrocheur dans sa simplicité.
Ce livre nous propose alors trois lignes de narrations différentes, celle du présent ou de nombreux kidnappings d’enfants paraissent liés les uns les autres dans leur mode opératoire, mais sans en posséder ni logique, ni cohérence, mais qui pourtant a attiré le regard du FBI, celle du futur ou l’apocalypse a eu lieu et une poignée de survivants tentent de continuer à vivre sous le joug de « geôliers » inconnus et une troisième plus biologique qui nous montre l’évolution d’une nouvelle bactérie. On se retrouve ainsi avec un roman clairement de Science-Fiction, mais qui nous propose aussi une bonne dose de policier, car en effet tout tourne principalement autour de ces kidnappings d’enfants. L’ensemble se révèle efficace, l’auteur maîtrisant parfaitement son sujet pour nous proposer un récit qui va se révéler haletant, montant en tension de façon crescendo au fil des pages, happant le lecteur jusqu’à ce que les lignes d’intrigues commencent à se croiser de plus en plus, et les réponse se révéler. La séparation claire des trois parties, chacune possédant sa propre voix, apporte un véritable plus à l’ensemble, chaque partie apportant ainsi son lot d’indices et de rebondissements et amenant aussi de nombreuses questions, jouant efficacement sur de nombreux aspects mystérieux.
On découvre une petite dizaine de personnages qui ne manquent pas d’intérêt et de potentiel, mais dont on se rend très vite compte que le format court ne permet pas de vraiment les développer. On a vraiment l’impression d’avoir des héros à fort potentiel, mais qui paraissent à peine esquissés, ce qui frustre un peu. Un peu moins de personnages, ou bien un développement plus long, aurait sûrement permis d’obtenir des protagonistes plus charismatiques et attachants je pense. C’est dommage car il y avait vraiment de quoi offrir quelque chose de vraiment passionnant, que ce soit Julie la jeune mathématicienne travaillant pour le FBI qui fait un peu penser à un des héros de Numbers, ou bien encore le groupe de survivants qui nous font découvrir leurs façons de survivre, de continuer à avancer dans cet abri. Surtout elle arrive clairement à les rendre humains, ils possèdent un minimum de profondeur émotionnel qui nous touche un minimum, ce qui est encore plus frustrant d’en découvrir si peu. Par contre l’auteur met clairement en avant les enfants, moteur important des révélations, ce qui, je trouve, se révèle plutôt intéressant.
L’univers développé par l’auteur se révèle assez simple, mais efficace. L’après apocalypse décrit par l’auteur ne manque pas d’attrait et de tension avec ces survivants, enfermés dans l’abri, sous le joug d’êtres dont on ne sait rien d’eux, qui sont obligé de vivre au plus juste, travailler en communauté et survivre malgré toutes les tensions qui peuvent apparaître entre les différents membres. On découvre aussi un abri qui possède limite un aspect « arche », où habitent les derniers Hommes sur terre, la philosophie et les connaissances ont donc changés, ce sont perdus, ne gardant l’essentiel et pourtant l’homme reste fidèle à lui-même avec les émotions les plus primaires au fond de lui. Il offre aussi un parallèle, certes assez simple, mais intéressant entre le faste de l’époque actuel, l’aspect égoïste de notre société qui avançons sans réfléchir ni se poser parfois de questions. Après la Chute est aussi un texte qui cherche à nous faire réfléchir, offrant un discours écologique non dénué de bon sens, nous rappelant que la Terre est aussi vivante et nous offrant aussi des réflexions sur les enfants et ce qu’on leur laisse au fil des générations.
Une fois la dernière page tournée je dois pourtant bien avouer que ce récit ne répond pas complètement à mes attentes, que ce soit celle que j’avais en le faisant rentrer dans ma PAL, comme celle que l’auteur cherche à mettre en avant au cours du récit. On a ainsi l’impression tout du long d’avoir une histoire qui monte crescendo, devant aboutir à une conclusion qui s’annonce de plus en plus percutante, alors que finalement la fin est toute gentillette, certes qui fait passer un message, mais sans véritable force. Un peu comme si on rassurait un petit garçon, évitant de lui asséner une vérité trop violente, préférant l’enrober pour éviter de trop lui faire peur. De plus comme je l’ai dit l’auteur entretient de nombreux mystères tout du long du récit, mais une grande partie de ces interrogations restent aussi sans réponse, offrant une fin beaucoup trop ouverte, même pour moi qui apprécie ce genre d’épilogue. Enfin certains aspects sont trop simplistes, ce qui fait que je les avais devinés dès les premières pages et devraient être aussi facilement prévisibles pour un lecteur de SF aguerri. Alors attention ce n’est pas mauvais, ni catastrophique non plus, mais les trois quarts du récit m’offrait un bon moment de lecture dont la fin rend finalement l’ensemble plus mitigé, un peu comme me présenter la photo d’un objet magnifique et finalement une fois en main se rendre compte qu’il n’est finalement pas ce qui était attendu.
La plume de l’auteur se révèle vraiment efficace, entraînante et prenante arrivant à finalement capter très facilement le lecteur à travers les nombreuses questions qu’elle distille et par la pression qu’elle fait monter crescendo tout au long du récit qui donne envie d’en savoir plus. Au final je ressors donc de ma lecture pas complètement convaincu, même si l’ensemble reste sympathique. Malgré un démarrage fort et efficace, la fin ne répond pas complètement à mes attentes. Peut-être que dans un formant plus long, l’ensemble se serait révélé meilleur. Je lirai tout de même d’autres écrits de l’auteur tant le potentiel et la plume sont là.
En Résumé : J’ai finalement passé un moment de lecture plutôt mitigé avec ce court roman, qui possède ses qualités et ses défauts, même si dans l’ensemble elle reste positive. L’histoire nous propose de suivre trois lignes de narrations différentes, oscillant entre SF, policier et scientifique offrant un récit montant en tension au fil des pages et offrant de nombreux mystères qui viennent titiller l’esprit du lecteur. L’univers développé se révèle solide, offrant une opposition plutôt attrayante entre le monde post-apocalyptique et le présent, le tout porté par une dizaine personnages humains qui ne manquent pas de potentiel. Dommage que le format court empêche de vraiment les développer ce qui est parfois frustrant. Je suis par contre sorti légèrement déçu de la conclusion dont une partie est facilement prévisible, qui m’a parue manquer de force et reste ouvertes sur de nombreux sujets, même pour moi qui aime ce genre de fin. Peut-être que dans un format plus long l’ensemble aurait été mieux réussi et dosé. La plume se révèle entraînante, captivante et prenante sachant happer rapidement le lecteur. Je lirai tout de même d’autres écrits de l’auteur, le potentiel étant clairement là, bien porté par un style efficace.
Ma Note : 6/10
Autres avis : joyeux-drille, Lune, Cachou, …
Résumé : La magie, c’est de la bouillie pour les chats. Voici la sourcellerie, la puissance thaumaturgique de l’Aube des Temps ! Elle pénètre le Disque-Monde par l’entremise du huitième fils d’un mage (défroqué, oui !).
Disons-le tout net : casse-cou.
Faudra-t-il compter sur Rincevent pour sauver les meubles ? Il a plus d’un tour dans son sac percé. Il a aussi une équipe de choc, avec le pusillanine Bagage ? tellement humain ! ? et le subtil bibliothécaire de l’université des mages – tellement simiesque !
Avec Nijel le Destructeur, jeune héros par correspondance, et Conina, la fille du plus célèbre Barbare, par qui tombent les coeurs et les coups. Et, en prime, un séjour inoubliable dans la cité d’Al Khali, sous la houlette du Sériph Créosote.
Edition : L’Atalante
Poche : Pocket
Mon Avis : Après pas mal de lectures qui se sont révélées soit assez denses, soit qui m’ont laissé perplexe, j’avais clairement envie d’un roman détente. À partir de là, quoi de mieux que de retourner dans l’univers loufoque de Terry Pratchett et s’offrir un bon petit divertissement. Justement le cinquième tome des Annales du Disque-Monde m’attendait dans ma PAL. Je dois bien avouer que les quatre premiers tomes ne m’ont pas déçu un seul instant, m’ayant bien fait marrer, je me lançais donc avec grand plaisir dans la lecture de ce Sourcellerie. Alors, petit rappel, il n’est pas obligatoire de lire ce cycle dans l’ordre, la majorité des romans, sauf exceptions, peuvent se lire indépendamment, mon esprit est juste un peu trop carré pour le comprendre. Concernant la couverture, toujours illustrée par Marc Simonetti, elle se révèle toujours aussi réussie, explosive et pleine d’humour.
On retrouve ici un héros déjà bien connu du cycle, et pas des moindres, puisqu’il s’agit du plus trouillard et le moins débrouillard de tout le disque : Rincevent. Et notre pauvre héros ne va pas avoir la vie facile, car la Sourcellerie est de retour. La plus puissante des magies, qui peut rivaliser avec les dieux, et va ramener les guerres thaumaturgiques avec toutes les conséquences horribles que cela peut signifier. Notre héros va alors braver froidement cette menace de la meilleure des manières, en s’enfuyant comme il sait si bien le faire. Une chose est sûre avec un roman du cycle, c’est que dès les premières pages on est emporté, happé, par cette avalanche d’aventures, d’action, de péripéties et d’humour ,qu’on a ainsi du mal à lâcher le livre. On se retrouve à tourner les pages dans l’attente d’en apprendre plus, de savoir à quel moment tout va basculer et on le fait avec envie et le sourire aux lèvres. Surtout que l’ensemble, malgré tous les genres qu’il propose, arrive à conserver un équilibre et une cohérence qui font qu’il ne perd jamais le lecteur bien porté aussi par de nombreux rebondissements et retournements de situations maîtrisées ainsi que quelques surprises de taille. En un mot comme en cent c’est toujours un véritable plaisir de retrouver les épopées et les délires du Disque-Monde.
Surtout qu’on va découvrir au fil des pages de nouveaux personnages bien trempés, entraînants, intéressants et toujours aussi loufoques. Outre Rincevent qui a toujours le don de se retrouver dans les pires situations possibles, on découvre ici Conina, la fille d’un célèbre Barbare, qui possède la violence et les quêtes dans le sang, mais qui rêve de devenir coiffeuse, Nijel barbare depuis trois jours qui a tout appris dans un livre ou encore Sériph calife despotique qui n’est finalement qu’un esthète amoureux de la poésie. Chacun apporte un aspect décalé à cette histoire, qui tend de plus en plus au fil de la lecture vers l’apocalypse. Ajouter à cela deux protagonistes habituels que sont le Bagage et l’inconditionnelle Mort, qui sont toujours aussi fascinants, et on obtient là une belle brochette de vainqueur qui ne manque pas de se révéler attachant. Surtout qu’ils sont loin d’être idiots et offrent même des réflexions vraiment intéressante sur la quête de pouvoir ou encore la position de la femme ou de la descendance. Mon seul regret vient de Thune qui m’a paru mal exploité, principalement dans sa dualité et les Chevaliers de l’Apocalypse qui, je ne sais pas trop pourquoi, m’ont trop rappelé ceux de De Bons Présages, mais rien de non plus bloquant ou frustrant.
L’univers du Disque-Monde se révèle toujours aussi intéressant et fascinant à retrouver. Il faut dire qu’il donne clairement l’impression de se renouveler en grande partie à chaque tome. Certes on y retrouve des lieux connus, comme des phares pour aiguiller le lecteur, mais à chaque nouvelle aventure il nous dévoile de nouvelles régions. Cette fois il nous propose de nous faire voyager et de nous faire découvrir Al Khali, capitale du Klatch, ville un peu miroir de Ankh-Morpork, qui se révèle vraiment captivante à découvrir, du moins du peu que l’auteur nous dévoile, que ce soit dans les lieux comme dans la culture. Autre point intéressant, les informations qui nous sont proposées dans ce tome concernant la Magie, cette puissance cachée qui se dévoile avec la Sourcellerie et toutes les conséquences que cela peut avoir pour le disque-monde en entier. On en apprend ainsi un peu plus sur son histoire et ce qui a amené la magie à être finalement devenu quelque chose d’un peu pépère. Finalement un univers qui dévoile toujours plus au fil des tomes et qui donne envie d’en apprendre toujours plus.
Je regretterai finalement que deux petites choses qui font que ce tome est légèrement moins bon que le précédent, un certain essoufflement vers le milieu de l’intrigue, beaucoup de fuite en avant et d’explosions, mais encore peu de réponses et l’auteur donne l’impression de traîner un peu, de tirer sur la corde histoire de nous garder le plus longtemps possible, ainsi que cette impression, déjà ressenti dans certains des autres aventures, d’une conclusion qui s’étire un peu trop, partant dans tous les sens et multipliant parfois trop les points de vues. Rien de non plus bloquant ou frustrant, n’empêchant pas ce livre de se révéler plus que plaisant, mais qui se ressent un peu tout de même.
La plume de l’auteur se révèle toujours aussi entraînante, efficace, créant avec facilité, cohérence et envie son propre univers loufoque qui déride sans soucis le lecteur. Surtout qu’il ne tombe jamais dans l’absurde, certes il possède sa propre logique souvent barré, qu’il est le seul a complètement maîtriser, mais il parait ne jamais se contredire, même vis-à-vis des autres tomes, ce qui offre ainsi des assises de plus en plus solide à un monde qui ne demande qu’à être de nouveau visité. Au final j’ai passé un bon moment de lecture avec ce nouvel opus des Annales du Disque-Monde et je lirai la suite sans soucis.
En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce cinquième tome du cycle des annales du Disque-Monde, qui nous propose une nouvelle aventure pleine de péripéties, d’action et d’humour avec l’apparition de la Sourcellerie, la plus grande magie qui existe, et toutes les conséquences que cela inclue. On retrouve avec plaisir Rincevent, toujours aussi fascinant et couard qui nous offre de bonnes tranches de rigolades accompagnées d’anciens personnages comme de nouveaux qui se révèlent intéressant. L’univers présenté au fil des tomes continue à se densifier pour notre plus grand plaisir et à dévoiler des lieux et des cultures toujours aussi captivantes et entraînantes. Seuls Thune et les Chevaliers de l’Apocalypse m’ont paru en retrait. Surtout l’auteur n’oublie pas d’y glisser quelques axes de réflexions qui ne manquent pas de piquer le lecteur. Je regretterai juste quelques légères longueurs vers le milieu du livre et une fin qui en fait peut-être un peu trop, accumulant les points de vues. La plume se révèle toujours aussi entraînante, fluide et efficace. Je lirai sans soucis et avec plaisir d’autres récits du Disque-Monde.
Ma Note : 7,5/10
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