Catégorie : Science-Fiction Page 49 of 56

Avance Rapide – Michael Marshall

avance rapideRésumé : Stark n’est pas un privé comme les autres. Il aime les chats et possède un goût inné pour choisir ses chemises. Plus encore, il a un don qu’il utilise dans les cas d’urgence. Un don tellement incroyable qu’il vaut mieux ne pas en parler. On le prendrait pour un fou.
C’est pourquoi, lorsqu’on lui demande de retrouver un haut-fonctionnaire qui a disparu, il ne s’attend qu’à une enquête banale… Mais voilà, l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît et la solution tend dangereusement vers le passé de Stark. Un passé qu’il avait oublié, mais qui, en revanche, se souvient bien de lui.
Dans un univers à venir complètement déjanté où les objets parlent, où rêve et réalité règlent leurs comptes à grands coups de poing, Stark est le seul qui peut faire la différence, car il n’y a pas de retour en arrière possible et le temps presse.
Avance rapide…

Edition : Bragelonne

 

Mon Avis : J’ai entendu parler de Michael Marshall depuis qu’on m’a fortement conseillé de lire L’Homme qui Dessinait les Chats, mais voilà, dans ma grande complexité, ce livre traine toujours dans ma PAL et je ne l’ai pas encore lu. En fait plus on me dit de lire un livre moins j’en ai envie; peur de la déception tant j’ai entendu d’éloges. C’est donc pourquoi je me suis plutôt lancé dans la réédition de ce roman lors de l’opération Bragelonne à 10€. Opération vraiment intéressante pour découvrir des livres en grand format pour un prix raisonnable, de plus l’illustration de la couverture est vraiment jolie je trouve.

Décrire Avance Rapide n’est pas des plus facile tant l’œuvre est un patchwork entre polar noir, Science Fiction, roman d’Horreur le tout dans un monde complètement déjanté et loufoque, mais qui possède une logique plus que plausible. Situons déjà le roman : imaginez un Londres qui couvre plus de la moitié du pays, une ville divisée en quartiers qui sont devenus des Etats Libres et où chaque quartier à ses propres codes. Il existe même un quartier pour les chats.

Imaginez une technologie avancée où on peut s’amuser avec la gravité, ou les objets possèdent tous des IA, mais aussi des sentiments propres au point de se sentir persécuter ou déprimé et vous commencerez à toucher l’univers mis en place par l’auteur. Un monde qui se révèle vraiment fascinant, déconcertant et passionnant mais où il faut garder l’esprit ouvert. Un univers barré qui offre des situations vraiment tordantes, je m’y attendais pas à la lecture du quatrième de couverture, mais je dois dire que je ne suis pas déçu tant je me suis laissé emporter par l’exploration et la découverte de cet univers.

Dans cet univers vit Stark, une sorte de détective qui retrouve un peu tout ce qui est perdu. Il va se retrouver avec une histoire d’enlèvement sur le dos qui va l’emmener bien plus loin que prévu et qui pourrait avoir des répercussions avec son passé. Une intrigue qui se révèle vraiment surprenante, pleine de rebondissements et de surprises qui devraient en étonner plus d’un, mais c’est comme l’univers, il faut garder l’esprit ouvert pour naviguer dans cette histoire sous peine de se sentir perdu. Je ne dis pas que le livre est extrêmement complexe, mais si vous n’arrivez pas à imaginer un monde si déjanté et la possibilité que les rêves et la réalité puissent posséder un univers bien distinct alors vous n’accrocherez pas, selon moi, à ce livre.

Les personnages sont vraiment intéressants, denses et possèdent une force qui nous les rendent attachants et sympathiques du début à la fin. Stark est parfait dans son rôle de détective un peu à la manque, au passé pas toujours très glorieux et cynique à souhait. Gravite autour de lui des personnages secondaires vraiment intenses et une reproduction parfaite de ces différents quartiers. On les suit avec plaisir du début à la fin sans jamais s’ennuyer au point d’en redemander une fois la dernière page tournée. De plus l’auteur se penche suffisamment sur eux pour nous offrir des réflexions sur le côté social de ces quartiers, l’acceptation des autres, les codes figés etc…

L’auteur possède une plume vraiment efficace maniant avec perfections les codes de l’horreur, du polar, de la SF et nous faisant basculer avec une facilité déconcertante entre le monde onirique et le monde réel, le tout sans jamais perdre le lecteur. Le rythme se révèle intense et haletant du début à la fin. Je dois dire que j’ai trouvé à la lecture de ce livre une certaine bouffée d’air frais et de fun le tout porté par une histoire vraiment dense et excellente. L’auteur nous offre une conclusion vraiment surprenante et explosive dont le seul défaut est peut-être d’être trop abrupt, comme s’il manquait quelques pages et peut-être quelques légères longueurs sur la fin. Je suis aussi passé à côté de quelques jeux de mots sans vraiment les comprendre, mais là rien de bien méchant.

Autre point surprenant l’auteur utilise la narration à la première personne avec le point de vue de Stark, ce qui n’est pas nouveau, mais là cette narration donne l’impression plus de suivre Stark, il nous présente des informations, en garde certaines nous annonçant qu’il nous expliquera plus tard, il nous ment même parfois; en fait il se joue de nous selon ses envies. Personnellement j’ai adoré cette façon d’écrire mais ça risque d’en surprendre plus d’un.

En Résumé : J’ai été d’une certaine façon bluffé par ce roman qui m’a offert plus que ce que le quatrième de couverture me laissait envisager nous offrant une intrigue vraiment efficaces dans un univers complètement déjanté et un peu fou mais plausible. Les personnages se révèlent vraiment efficaces et prenants et le tout est porté par la plume de l’auteur qui est énergique et qui joue avec les genres entre SF, horreur et polar noir le tout avec grande facilité pour nous offrir cette histoire surprenante. Je regrette juste que la conclusion soit un peu trop abrupt et quelques légères longueurs sur la fin du roman, mais rien de grave. En tout cas si vous comptez lire ce livre vous allez être surpris, pensez à garder l’esprit ouvert.

 

Ma Note : 9/10

Loar – Loïc Henry

loarRésumé : Six jours.
C’est le temps qu’il reste à Emrodes, le jeune souverain de Loar, pour répondre à l’ultimatum du régent de Melen. S’il refuse de se soumettre, sa planète sera réduite en cendres.
Asbjorn tient enfin sa revanche : dix ans après sa défaite, il s’apprête à vaincre son ennemi de toujours et à étendre sa domination sur l’ensemble des mondes connus.
Sur l’échiquier spatial, d’autres forces ourdissent leurs trames.

Edition : Griffe d’Encre

 

Mon Avis : Je suis tombé sur ce livre un peu par hasard et je dois dire que ce qui a tout d’abord attiré mon regard c’est la couverture, illustrée par Alexandre Dainche, que je trouve vraiment très réussie. Ensuite le quatrième de couverture, même si je l’ai trouvé beaucoup trop explicite, m’a convaincu de me lancer dans ce livre qui s’annonçait comme un Space Opera dense; et comme je suis un fan des Space Opera j’ai donc décidé de le faire entrer dans ma bibliothèque.

Je dois dire que ce roman nous offre une intrigue vraiment dense et soignée, nous plongeant dans les arcanes de la guerre et du pouvoir. On se retrouve plus ici avec une Space opera politique se penchant sur les différents gouvernements et leurs façons de gérer les évènements. Le rythme est plutôt lent, se consacrant sur les différentes manipulation de chaque force, mais se révèle vraiment efficace et prenant faisant monter la tension lentement au fil des pages. On se retrouve pris avec plaisir dans les différents rouages politiques et l’auteur nous offre même quelques belles surprises et des rebondissements efficaces et captivants.

L’intrigue nous donne l’impression de se retrouver devant un échiquier géant ou chaque force en présence joue un coup qui pourrait autant le sauver que lui être fatal, une intrigue d’une grande complexité qui ne manquera pas de captiver tous les amoureux de Space opera politique. Oui je dis politique car l’auteur  évite les batailles spatiales; il y en a, causant de grandes pertes, mais elles sont toujours décrite du point de vue du commandant, j’ai trouvé cela un peu dommage car suivre une bataille aurait pu être intéressant, mais rien de bien grave. Par contre j’aurai aimé que l’auteur se penche peut être un peu plus sur les réactions du peuple, certaines planètes vont perdre parfois des villes entières mais rien ne nous est fourni sur leurs réactions et leurs ressentiments, comme si ça les dérangeait pas.

L’univers mis en place est complètement original nous offrant un système solaire inventé de toute pièce dont chacune des planètes possède sa propre configuration géographique et politique, ses propres coutumes, ses forces et ses faiblesses. Loar prend un part importante dans ce livre et je dois dire que cette planète donne envie d’être visiter que ce soit pour ses paysages ou bien rencontrer les daofined. Mais selon moi l’aspect le plus intéressant ce sont les Spols et les Latars qui sont d’une grande importance dans ce livre et qui se révèlent être des peuples vraiment originaux et passionnants.

Concernant les personnages je dois dire qu’ils sont vraiment intéressants, denses et se révèlent attachants. Il n’y a pas de camps vraiment définies, chacun ayant une bonne raison de partir en guerre. Chaque personnage possède ses propres forces et ses propres faiblesses et au fil des pages on ne peut que s’accrocher à eux. De plus les long monologues internes et leurs réflexions se révèlent vraiment intéressantes et nous dévoilents des personnalités complexes. Chaque dirigeant a sa propre façon de mener son pays que ce soit l’idéaliste Emrodes ou Encore la froide Kampiola ou encore le fier Asbjorn.

Le style de l’auteur se révèle vraiment fluide, simple et prenant et nous plonge avec facilité dans son univers et dans son écheveau d’intrigues efficaces et complexes. Mais l’auteur ne fait pas que nous offrir une histoire intéressante, il nous offre aussi pas mal d’axe de réflexions que ce soit sur les religions, la génétique, la science, le pouvoir ou encore la nature. Alors bien sûr certains sujets sont à peine effleurés et auraient peut être mérité plus de développements, mais ces réflexions sont vraiment intéressantes. De plus la conclusion se révèle vraiment efficace et prenante. Mon seul reproche est que vers la fin du livre quelques longueurs apparaissent comme si l’auteur décidait de prendre exprès son temps avant de révéler sa conclusion. Mais au final rien de bien grave car j’ai passé un bon moment avec ce livre.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre qui nous offre une intrigue politique complexe et dense au tour de plusieurs forces en présence. L’univers crée par l’auteur est vraiment intéressant et original surtout concernant les Spols et les Latars et les personnages se révèlent travaillés et attachants. L’écriture de l’auteur est simple et prenante. Mes seuls reproches concernent quelques longueurs vers la fin du roman et aussi le fait que le point de vue du peuple vis à vis de cette guerre ne soit pas présent, mais rien de vraiment dérangeant.

 

Ma Note : 8/10

Neuromancien – William Gibson

neuromancienRésumé : Case est un pirate de génie dont le cerveau est directement relié à un monde de données et de programmes où il évolue comme dans le réel. Un faux-pas ? Son employeur lui endommage le système nerveux et le prive de travail. Retour en grâce avec un nouveau commanditaire. Mais à qui a-t-il réellement affaire ? Ou à quoi ?

Edition : France Loisirs

Poche : J’ai Lu

 

Mon Avis : William Gibson fait parti de ces auteurs qui ont lancé le Cyber punk et dont Neuromancien fut son premier roman qui a été publié pour la première fois en 1984. Je dois dire que je n’avais pas encore lu un seul livre de l’auteur mais Neuromancien est considéré comme le chef d’oeuvre de Gibson. D’ailleurs pour ceux qui ne connaîtraient pas l’auteur, le film Johnyy Mnemonic est tiré d’une de ses nouvelles (Je vous l’accorde le film a énormément vieilli pour devenir vraiment très kitsch, mais à l’époque c’était fun). Je dois dire que je trouve la couverture du livre intéressante et plongeant directement dans l’ambiance.

Case fut un jour un grand pirate informatique, il a d’ailleurs apprit auprès des plus grands. Mais voilà à vouloir doubler ses patrons on se retrouve un jour sans rien. Jusqu’à ce jour où un nouvel employeur vient le chercher. Je dois dire que rentrer dans ce livre ‘est pas obligatoirement la chose la plus facile. L’auteur est à fond dans la cyberculture ce qui se ressent du début à la fin que ce soit sur les IA, Turing, l’informatique etc… même moi qui m’y connais, je me suis senti parfois perdu. Je pense donc que ce livre est a réservé aux fan de ce genre de romans. De plus les dialogues sont un peu plombés par un patois pas toujours des plus compréhensible et il faut quand même un sacré effort de concentration pour ne pas se perdre.

Et pourtant c’est bien dommage que le style vienne plomber ce livre car l’histoire est vraiment intéressante, une sorte de cyber polar sombre et surtout visionnaire pour l’époque concernant le mouvement inforamtique et ses évolutions. Alors bien sûr, ça me fait toujours sourire de voir réapparaitre dans des romans futuristes des grandes marques des années 80 qui ont disparues depuis, mais rien de dérangeant. Concernant l’intrigue elle se révèle très denses et chaque détail va avoir son importance, comme dans un puzzle dont l’auteur pose méthodiquement ses pièces. Tout est parfaitement maîtrisé par l’auteur pour nous offrir une histoire haletante du début à la fin et sans temps morts. De plus l’auteur se permet même des axes de réflexion vraiment intéressants.

Les personnages se révèlent vraiment intéressants et travaillés et se révèlent assez attachants que ce soit Case qui est un pion dans ce grand échiquier, ou encore Molly la tueuse efficace qui finalement va se révéler au fil des pages humaines ou encore Armitage qui va se révéler l’être le plus manipulé des trois protagonistes. De plus l’auteur nous offre aussi une plongée dans des IA vraiment surprenantes.

Concernant l’univers mis e place par l’auteur il se révèle vraiment efficace et prenant. Un monde ou le pouvoir vient des multinationales et où la vie dans l’espace est considéré comme la Zone Libre. La vie sur terre se fait dans de gigantesques réseaux urbains où se côtoient la ville et les ghettos avec ses propres populations. La plongée dans les mondes virtuels est vraiment prenante et saisissante, l’auteur nous offrant une sorte de réseau en 3D. Un monde où le bonheur n’est pas des plus présents, par exmple on passe des nuits dans ce qu’on appelle un « cercueil ».

La plume de l’auteur se révèle au final, pour le récit, incisive et rythmée mais voilà, comme je l’ai dis plus haut, le récit est tout de même plombé par des dialogues parfois lourd et plein de patois mais aussi par une culture cyber poussé à son maximum et qui ne devrait plaire qu’au fan de ce genre de littérature car même moi, qui suit fan, je me suis senti parfois perdu. Après je me pose aussi la question de la traduction, rien que concernant certains termes comme Lumierrante ou Muetdhiver m’ont surpris. Peut être qu’en VO le livre perd de sa lourdeur ressenti durant ma lecture. Ce qui est dommage car au final on sent tout le potentiel de ce livre qui reste tout de même une lecture sympathique.

En Résumé : J’ai passé un moment de lecture sympathique avec ce livre qui nous offre une histoire dense, complexe et bien ficelé le tout porté par des personnages nerveux et attachants. L’univers mis en place par l’auteur est vraiment passionnant et visionnaire. Dommage que le livre soit quand même plombé par un style trop ancré cyber qui ne réserve ce livre qu’aux fans du genre mais aussi par des dialoguer un peu lourd et trop porté sur le patois ce qui fait qu’on a du mal a complètement entrer dans le livre. Peut être plus à lire en VO.

 

Ma Note : 7/10

Souvenir – Philip K. Dick

souvenirRésumé : Lorsqu’il convient d’effectuer un petit rajustement de la réalité, il est sans doute préférable de ne pas se fier à un chien capable de vous tenir un discours tout à fait pertinent sur ladite réalité ; car vous pourriez bien devenir le grain de sable qui se glisse dans cette minutieuse procédure…
Voyager dans le temps réserve également quelques surprises : découvrir un futur dans lequel l’humanité a totalement disparu, ou bien créer par inadvertance le monde de vos rêves.
Et que dire, justement, de ce monde de rêve où l’éducation de vos enfants serait confiée à des robots? Après tout, vous êtes bien imparfaits pour remplir cette tâche…

Edition : Folio SF

 

Mon Avis : Je pense qu’il n’est pas nécessaire de présenter Philip K. Dick, l’un des grands auteurs de Science Fiction de ces dernières années, récompensé des plusieurs rix littéraires et dont plusieurs de ses oeuvres ont été adaptés au cinéma. C’est un auteur qui a marqué la SF et je dois dire que ça faisait bien longtemps que je n’avais plus lu d’oeuvre de l’auteur. Puis l’envie m’et venu de me procurer ou reprocurer des livres de l’auteur. Je me lance donc dans la lecture de Souvenir un recueil de nouvelles de l’auteur. On retrouve en fait sept nouvelles et deux « commentaires » de l’auteur.

Le Nazisme et le Haut Chateau : Ce « commentaire » sert en fait de réponses à certains commentaires qui ont été fait sur son livre Le Maître du Haut Chateau. Il nous explique qu’il ne faut pas juger tout un peuple pour les actions commises, que sous l’époque du Nazisme tous les Allemands ne sont pas des monstres. Je pense que ce texte n’a pas le même impact que dans les années 50 et même si je suis d’accord sur l’idée je ne suis pas sûr qu’il méritait d’être republié sauf pour mieux connaître l’auteur.

La Schizophrénie et le Livre des Changements : Ce « commentaire » de l’auteur essaye de nous expliquer la schizophrénie et le rapprochement qu’il fait entre cette maladie et le livre des changements (ou livre des mutations). Un texte déroutant j’ai eu du mal à discerner si l’auteur utilisait l’humour ou s’il pensait vraiment ce qu’il écrivait. J’en sors mitigé.

Rajustement : Première nouvelle de ce recueil l’auteur traite ici de la possibilité de Rajuster la réalité par des êtres divins. Un texte bien construit, prenant a l’écriture agréable qui nous fait réfléchir sur la possibilité d’un monde qui pourrait être modifié, pour son propre bien être, par des êtres omniscients sans que personne ne le sache. Un très joli texte teinté d’humour.

Interférence : Sur le même principe que précédemment concernant les changements que peut subir notre planète cette fois l’auteur traite des voyages temporels Un texte prenante et haletant très bien mené et sans temps mort avec une chute excellent et bien amenée par l’auteur. Sûrement mon meilleur texte du recueil.

Souvenir : Un texte qui fait froid dans le dos et qui traite de l’unicité des idées pour l’univers entier et le tout décidé par le Relais. Alors quand une ancienne colonie refait surface l’uniformité risque d’être bouleversée. Une nouvelle glaçante et pleine de réflexion avec un final surprenant. Une réussite.

Progéniture : Un texte intéressant et pleins d’axes de réflexions passionnants sur le fait que les robots sont peut être plus a même d’élever nos enfants car moins sujet à problèmes et aux crises qui pourraient risquer d’altérer l’évolution de l’enfant. Mais qu’en est-il de sa psyché et de son libre arbitre? Un texte vraiment intéressant mais qui manque peut être de d’un léger souffle et de passion.

Sur la Terre sans Joie : Une femme a la possibilité de pouvoir contacter des Anges jusqu’au jour où ça dégénère et elle en meurt. Son mari tente de la faire revenir. Un texte vraiment bizarre, l’idée de joueur sur des anges qui ne sont pas obligatoirement « pur » est intéressante et traité de façon glaçante et effroyable, mais le style est un peu lourd et le rythme vraiment lent j’ai trouvé.

Etrange Eden : Un vaisseau découvre une planète encore inexplorée. Le capitaine méfiant décide de rester au vaisseau tandis que son acolyte part découvrir ce monde. Une nouvelle courte intéressante dont la chute en surprendra sûrement plus d’un mais au développement assez linéaire et simpliste j’ai trouvé.

Le Monde de Jon : Dernière nouvelle de ce recueil l’auteur traite de nouveau des voyages temporels et des modifications qui peuvent être occasionné par nos actions dans le temps, que ce soit à grande échelle comme à titre personnel. Un aspect intéressant, bien mené par l’auteur, déjà vu et revu, mais qui reste agréable à lire.

 

Les nouvelles de ce texte font partie des premières que l’auteur a écrite et je dois dire que ça se ressent un peu dans son styla. Pas qu’il soit mauvais mais on sent que par moment l’auteur se cherche, mais au final ce recueil se révèle intéressant à lire. Ce ne sont pas les meilleurs textes de l’auteur et les deux « commentaires » du début ne devraient que fasciner les plus fervents admirateurs de l’auteur, mais les nouvelles se révèlent agréables et plaisantes à lire. On remarque d’ailleurs à travers certains des textes les thèmes qui vont influencer l’œuvre de l’auteur.

En Résumé : Si on excepte les deux premiers textes qui ne sont  pas des nouvelles mais des théories propres à l’auteur et qui ne devraient que passionner les fans de l’auteur, les sept nouvelles se révèlent vraiment agréables et plaisantes à découvrir. Elles nous offrent des réflexions et des idées intéressantes et touchent quand même le lecteur. Certaines de ces nouvelles font même froid dans le dos. Vu qu’il s’agit de nouvelle écrites en début de carrière on sent que l’auteur tâtonne encore un peu à trouver son style mais on remarque rapidement les thèmes qui vont devenir prédominants dans son œuvre. Une lecture agréable.

 

Ma Note : 7,5/10

Dôme Tome 2 – Stephen King

Dome 2Résumé : Le Dôme :
Personne n’y entre.
Personne n’en sort.

 

Edition : Albin Michel

 

 

Mon Avis : Après un premier tome, pas complètement mauvais, mais loin d’être excellent je me suis lancé rapidement dans ce second tome, pressé tout de même de savoir qu’elle était la conclusion de ce dôme. Surtout j’espérais tout de même retrouver un peu de l’excellent Stephen King que je lisais pendant mon adolescence. La couverture de ce second tome est dans le même style que le premier et tout aussi sympathique et un peu plus angoissante.

Après un premier tome qui trainait pas mal en longueur et prenait tout son temps je dois dire que ce second tome m’a paru beaucoup plus prenant, plein de rebondissements et de retournements de situations bien amenés par l’auteur, et surtout plus nerveux. Il faut dire aussi que ce tome va nous offrir toutes les conclusions et qu’on se trouve happé par l’histoire, tournant les pages jusqu’à la révélation finale. Un second tome vraiment plus efficace, sans temps mort et captivant que ce que laissait présager le premier Tome.

Alors bien sûr tout n’est pas encore parfait, certaines scènes trainent quand même en longueur, comme l’histoire de cette enveloppe à qui l’auteur fait prendre tout son temps pour arriver entre les mains de la personne adéquate, ou encore cette histoire de « Jour des Familles » qui traine en longueur dans sa préparation, mais au final rien d’aussi conséquent que dans le tome 1 et surtout l’auteur développe d’autres aspects plus prenants et passionnants qui nous font oublier ces quelques longueurs. Je pense principalement aux drogués de la radio ou encore l’accession au pouvoir de Big Jim Rennie qui prend le lecteur aux tripes tant ce type est pourri.

D’ailleurs en parlant des personnages on retrouve avec plaisirs nos héros principaux et l’auteur d’ailleurs s’attardent beaucoup moins sur tous ces personnages secondaires du premier tome qui apportait que peu de choses au final à l’histoire. En recentrant l’histoire sur ces personnages importants et charismatiques, qu’ils soient bon ou mauvais, l’histoire y gagne en fluidité et en nervosité. Tout comme dans le premier tome l’auteur a le don de nous offrir des personnages mauvais jusqu’a la moelle et nous montre que l’Homme abandonné à lui même dans certaines conditions peut sombrer dans l’horreur et la violence. Alors bien sûr certains personnages restent quand même assez stéréotypés mais rien de vraiment dérangeant.

L’auteur s’attarde d’ailleurs sur des axes de réflexions dans son histoire qui, même si elles manquent d’originalité, se révèlent tout de même bien développés et bien amenés. Par exemple l’aspect environnemental du Dôme qui, même si il m’a paru léger, se révèle important et plein de conséquences, comme je l’ai dis plus haut l’Homme qui sombre dans ses plus bas instincts dans certaines situations, ou encore que la vie est une chose importante. Vous allez me dire rien de nouveau sous le soleil, surtout connaissant la bibliographie de King, je vous dirai que c’est vrai, mais qu’elles sont présenté de façon intéressantes.

La plume de l’auteur est toujours aussi simple efficace et visuelle et, même si on ne retrouve pas encore tout a fait ce que faisait la réussite de l’auteur dans ses premiers écrits, je suis tout de même légèrement rassuré par le fait que l’auteur arrive encore à écrire des choses nerveuses et angoissantes; je pense principalement à toute la scène de l’explosion qui est vraiment réussie. Arrive la conclusion qui, pour moi, a manquer en fait d’originalité car déjà traité, de façon, c’est vrai, un peu différente, dans un livre de Jean-Pierre Andrevon; de plus je l’ai trouvé un peu trop rapide et peut être aussi un peu trop facile. Ca ne veut pas dire que la fin est totalement mauvaise, juste qu’elle m’a paru un peu convenu malgré les réflexions qu’il laisse en suspend au bon soin du lecteur.

Au final j’ai passé un bon moment avec ce second tome de Dôme dont, finalement, son plus gros soucis est qu’il n’aurait jamais du être découpé en deux, comme la version originale qui n’est qu’en un tome, mais surtout aurait mérité une coupe franche. Pour moi 400 pages de moins sur l’ensemble de l’oeuvre, qui est de 1200 pages, aurait rendu encore plus prenante et réussie cette histoire.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment avec ce second tome qui m’a paru plus nerveux, plus prenants et angoissant que le premier tome. Surtout ce second tome donne moins l’impression de trainer en longueur même si certaines scènes auraient mérité une légère coupe à la relecture selon moi. Les personnages sont toujours aussi captivants, cela malgré certains personnages un peu trop stéréotypés, avec des personnages qui se laissent aller vers leurs plus bas instincts. Le style de l’auteur est toujours simple et efficace mais j’avoue que j’ai trouvé la conclusion un peu convenue et, d’une certaine façon, déjà vue pour moi.

 

Ma Note : 8/10

Dôme Tome 1 – Stephen King

Dome 1Résumé : Le Dôme :
Personne n’y entre.
Personne n’en sort.

 

Edition : Albin Michel

 

 

Mon Avis : En 2011 Stephen King a fait son grand retour avec son nouveau roman, Dôme, et il me tardait de le découvrir étant un fan depuis mon adolescence des écrits de l’auteur. J’espérais beaucoup de ce diptyque car depuis quelques années les dernières publications de l’auteur m’ont pour la plupart pas vraiment passionné. En tout cas j’aime bien la couverture qui nous plonge directement dans l’ambiance du roman.

Lors d’une journée paisible dans la ville de Chester’s Mill, dans le Maine, un étrange évènement vient de se produire, un dôme vient de complètement enfermer la ville. Plus personne ne peut entrer ou sortir. Que dire de ce premier tome, qu’il n’est pas mauvais du tout, mais qu’il est loin d’être excellent et d’atteindre le niveau des écrits de King comme Le Fléau (il y a certaines ressemblances entre les deux histoires). Les premières pages ainsi que la conclusion sont vraiment réussies, prenantes, nerveuses parfois angoissantes et font monter la pression lentement. On est vraiment pris par l’histoire et les mensonges et trahisons qui s’opèrent dans sous ce dôme.

Le problème vient qu’entre les deux on tourne plutôt au courant alternatif avec de très bons passages mais aussi de long passages vraiment peu intéressants et parfois assez lourds. En effet à la fin de ce premier tome on l’impression d’avoir entre les mains un simple tome d’introduction et que la partie la plus intéressante va se trouver dans le tome2. Je vais prendre pour exemple le narrateur, omniscient, explique que Big Jim est accro au basket féminin, principalement une joueuse qui avait la « haine », une sorte de haine positive qui faisait d’elle al meilleure joueuse cette année là. Ce passage dure près de 5 pages et n’apporte rien à l’histoire sauf pour nous expliquer que Big Jim a lui aussi cette haine. Des remplissages de ce style il y en a pas mal et aurait mérité une coupe plus franche à mon avis.

Concernant les personnages je dois dire que l’auteur a toujours le brio pour nous dépeindre des personnages qui savent toucher le lecteur, que ce soit en bien ou en mal. Nombre de fois j’avais envie de baffer un des pourri qui essaye de manipuler les gens et profiter ainsi du Dôme pour imposer son envie ou sa loi, comme quoi l’auteur a réussi à nous les rendre antipathique mais logique. Alors bien sûr tous les personnages n’évitent pas la caricature et pourtant ils sont pour la plupart tous intéressants. Seul petit problème, la multiplication des personnages, on doit avoir la présentation d’au moins 60 personnages voir plus et certains ne restant que 3-4 pages à peine et donne l’impression aussi parfois de redites des évènements mais aussi, comme je l’ai dis de remplissage.

Mais voilà malgré tous ces points noir que j’annonce, on pourrait croire que je n’ai pas du tout apprécié ce livre, alors que c’est faux j’ai tout de même passé un bon moment avec cet histoire ou se mélange la recherche de ce qu’est le dôme et aussi les manipulations et coups bas pour prendre le pouvoir en ville. On se laisse porté par cette histoire palpitante, nerveuse, centré sur la psychologie de ces personnages qui se retrouvent presque coupé du monde et replié sur eux même, perdu et à la recherche de quelqu’un pour les guider. En fait ce livre souffre d’un mélange de passages vraiment prenants et passionnants et d’autres qui donnent l’impression de faire des pages pour faire des pages et je pense que si ce premier Tome avait perdu ses pages de trop ils aurait pu être excellent.

La plume de l’auteur est elle vraiment simple, efficace et très visuelle, d’ailleurs ça ne m’étonnerait pas qu’un projet de film ou de série découle de ce roman. L’auteur nous dépeint toujours de façon efficace et prenante la psychologie des personnages ou encore les scènes de violences et d’angoisse. Des scènes ou le lecteur a vraiment l’impression d’être pris dans l’histoire et de sentir les émotions des protagonistes. Je ne regrette pas ma lecture car on retrouve un King intéressant, mais ce premier tome est loin de ce que j’ai connu de l’auteur et aurait mérité une coupe franche.

En Résumé : Un nouveau Stephen King est toujours quelque chose d’important pour moi qui lit cet auteur depuis des années. Je dois dire qu’avec ce premier tome j’ai passé un moment de lecture vraiment sympathique mais qui est plombé par une multitude trop important de personnages qui apportent des fois peu de choses et une impression de remplissage sur certains passages. De plus une fois le livre fermé on a vraiment l’impression que ce premier tome n’était qu’un tome d’introduction. L’intrigue en tout cas s’annonce vraiment palpitante et nerveuse et les personnages s’annoncent, pour la plupart, intéressant malgré certains aspects caricaturaux. La plume de l’auteur est simple et efficace et arrive à nous faire plonger dans son histoire.

 

Ma Note : 7/10

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