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Les Pilleurs D’Âmes – Laurent Whale

les pilleurs d'amesRésumé : 1666…
« Les grosses balles de plomb claquent sur le bois de la chaloupe. Je prends conscience que j’ai de l’eau jusqu’aux chevilles.
Peu importe : c’est un voyage à sens unique.
Plonger, tirer, plonger, tirer…
Un choc sourd. Nous avons touché.
— Lancez les grappins ! À l’abordage ! »

Suivez les pas de Yoran Le Goff dans ce trépidant roman d’aventures où espionnage intergalactique se mêle à la flibuste du XVIIè siècle,
et à ses marins gouailleurs !

Edition : Ad Astra

 

Mon Avis : Je me suis laissé tenter par ce livre pour plusieurs raisons, premièrement j’ai déjà lu un livre de l’auteur, Les Etoiles S’en Balancent, édition Rivière Blanche et non pas la dernière version de Critic, et j’avais passé un bon moment malgré l’impression que l’auteur en faisait parfois un peu trop (ma chronique ici), ensuite les bonnes critiques lues à droite et à gauche ont jouées aussi fortement sur mon envie de lire ce livre et finalement la couverture, illustrée par Eric Scala, que je trouve vraiment réussie à fini de me convaincre. Par conséquent ce livre est venu rejoindre ma PAL lors du dernier festival des Futuriales.

Ce roman offre une histoire vraiment intéressante, mélange de Space-Opera et de roman historique de piraterie, nous plongeant alternativement dans une sorte de monde parallèle et sur notre bonne vieille terre à l’époque des pirates et des flibustiers. La mayonnaise prend vraiment bien et l’auteur nous offre un véritable roman d’aventure rempli d’actions et de rebondissements qui font qu’on ne s’ennuie jamais dans ce court roman d’environ 200 pages. L’alternance avec des passages plus politiques du monde parallèle est parfaitement bien maîtrisé, ne dérange en rien la lecture et permet même d’augmenter la tension et le suspens au cours de l’histoire tout en ajoutant une touche éxotique prenante, même si j’ai trouvé que, sur la fin, l’auteur se débarrassait un peu trop rapidement de son histoire intergalactique pour se concentrer sur la partie piraterie, mais rien de bien grave. Tout va vite, va très vite à travers un rythme vraiment soutenu et captivant, on sent la tension monter au fil des pages pour aboutir à une conclusion explosive.

Alors voilà, tout le monde ne peut pas faire un roman sur les pirates comme cela et c’est là qu’on sent toute la force de l’histoire, car on remarque très rapidement que l’auteur s’est fortement documenté sur le sujet pour nous offrir une histoire crédible et vraiment cohérente centrée principalement sur un personnage secondaire historique L’Olonnais, un des plus sanglants flibustiers, qui va se révéler avoir une grande importance. Surtout le roman nous rappelle aussi que, malgré les décors paradisiaques de ces îles qui font rêver le lecteur, le monde de la piraterie est un monde plein de violence, sanglant et où la mort règne souvent. Le lecteur n’est pas ménagé du début à la fin, que ce soit lors des scènes de violence, de torture, mais aussi celles plus intimistes il se retrouve emporter, mais surtout l’auteur ne tombe jamais vraiment dans la surenchère ni dans le gore, ne cherchant pas à trop choquer le lecteur, mais plus à l’intégrer dans son monde, dans cet univers qui n’est finalement pas vraiment toujours rose.

Alors bien sûr ne pensez pas qu’il s’agisse que d’un roman sombre et noir, limite déprimant, non loin de là, le livre possède aussi ses bons sentiments, son soleil et ses grands moments de rigolades, même si quelquefois le tout se révèle un peu trop simpliste, mais c’est porté par une gouaille des plus ravageuse qui fait qu’on ne le ressent pas vraiment. Sur la fin le roman devient peut être un peu linéaire et on devine assez rapidement les choses, mais voilà le roman est tellement dynamique et bien porté par les rebondissements et les retournements de situations que c’est vite oublié. Par contre, je trouve dommage que l’auteur reste assez basique sur la notion entre peuple civilisé et barbare, surtout qu’il démontre par les actes que finalement il y a peu de différence, mais il ne rentre pas trop en profondeur. Rien de bien méchant.

Les personnages se révèlent rapidement haut en couleurs, charismatiques et surtout attachants, l’auteur évitant tout manichéisme, présentant des personnages complexes et surtout lié à une époque qui a ses propres règles. Personne n’est véritablement méchant ou gentil et tout le monde peut se révéler mauvais ou bon selon les situations.  Les protagonistes manquent peut être légèrement de densité, surtout concernant leurs histoires passées, mais ça ne les empêchent pas d’être attracteurs et on les suit avec grand plaisir à travers les aventures qu’ils vont rencontrer. La narration à la première personne permet aussi de vraiment découvrir ce monde à travers le regard du novice qu’est Yoran Le Goff ce qui ajoute un plus à l’histoire.

La plume de l’auteur est vraiment captivante, fluide et dynamique rendant l’univers présenté vraiment palpable et très visuel, le tout porté par des descriptions efficaces et soignées. Les dialogues sont portés par une gouaille qui colle parfaitement à l’époque et offre une belle touche d’authenticité. On se laisse vraiment emporter par cette histoire pleine d’énergie et de surprise ou l’auteur manie avec brio les rebondissements et les retournements de situation. Un bon roman qui, certes, à quelques défauts, mais se dévore avec plaisir et si jamais l’auteur décide de réécrire dans cet univers je lirai le livre avec plaisir.

En Résumé : J’ai passé un vraiment bon moment de lecture avec ce roman qui nous offre une histoire, mélange de Space Opera et de roman historique de pirates, plein de fougue, d’action et de rebondissements et où on ne s’ennuie jamais du début à la fin. On sent que l’auteur s’est fortement documenté pour nous poser un univers cohérent, solide et vraiment palpable et qui nous dévoile que le monde de la piraterie est loin d’être rose même s’il se révèle fascinant à découvrir. Les personnages sont vraiment attachants et passionnants à suivre tout au long de cette aventure et surtout l’auteur leur évite tout manichéisme. Alors, bien sûr tout n’est pas parfait l’histoire a parfois ces simplicités et devient un peu linéaire sur la fin mais rien de bien méchant tant on est emporté. Le style de l’auteur est vraiment fluide et captivant et nous emporte du début à la fin.

 

Ma Note : 8/10

La Maison des Derviches – Ian McDonald

la maison des dervichesRésumé : Istanbul, avril 2027.
Sous une chaleur écrasante, la ville tentaculaire fête le cinquième anniversaire de l’entrée de la Turquie dans la Communauté européenne. Quinze ans plus tôt, Israël a frappé les sites nucléaires iraniens avec des missiles thermobariques, provoquant indirectement le pire choc pétrolier et gazier de l’Histoire.
Dans Istanbul en ébullition (l’air conditionné coûte trop cher, l’eau aussi), une bombe explose dans un tramway. Cet événement va bouleverser la vie des habitants de la maison des derviches de la place Adem-Dede : Necdet se met à voir des djinns, le jeune Can utilise son robot pour enquêter sur l’attentat non revendiqué, l’antiquaire Ayse accepte de rechercher un sarcophage légendaire, Leyla se voit chargée du marketing d’une nouvelle technologie révolutionnaire : le stockage bio-informatique.
C’est dans la maison des derviches que se joueront rien de moins que l’avenir de la Turquie et celui du monde tel que nous le connaissons.

Edition : Denoël Lunes D’Encre

 

Mon Avis : Je ne vais pas le cacher, je suis un grand admirateur des oeuvres de Ian McDonald, et cela depuis ma lecture de Roi du Matin, Reine du Jour. Le Fleuve des Dieux est d’ailleurs, selon moi, l’un des meilleurs romans de Science Fiction que j’ai lu ces dernières années (retrouvez ma chronique ici), alors quand est sorti La Maison des Derviches il n’a pas fallu longtemps pour que je l’achète et la fasse ainsi entrer dans ma PAL. Puis il faut dire aussi que l’illustration de la couverture a quelque chose d’hypnotique entre sacré et futuriste, je trouve.

Mais soyons clair, entrer dans un livre de Ian McDonald n’est pas chose aisée et, je pense, n’est pas pour tout le monde. En effet l’auteur, comme à son habitude, nous plonge dans une histoire de Science-Fiction vraiment pointue, dense et d’une grande complexité, mais, si on aime la SF, qui se révèle rapidement passionnante. Mais voilà cette intrigue n’est qu’une partie du livre, car l’auteur met aussi énormément en avant le côté humain des personnages, ce sont les réactions des différents personnages, leurs actes et leurs sentiments au cours de l’histoire, des différentes sous-intrigues, qui s’entrecroisent les unes les autres au fil des pages, qui font que va se dévoiler ainsi, petit à petit, l’écheveau du complot lentement au fil des pages. Le roman se révèle donc posséder un rythme assez lent, ce qui peut, j’imagine, en déranger certain, mais ne m’a pas embêté du tout, car sert parfaitement la construction du récit, surtout devant la richesse  du roman, mais aussi devant sa poésie et sa façon d’offrir au lecteur une réflexion souvent pointue et captivante.

Tout comme Le Fleuve des Dieux je me suis retrouvé happé, immergé dans ce roman, dans cet univers, qui se trouve parfaitement maîtrisé par l’auteur sachant alterner les points de vue des personnages pour garder en haleine le lecteur, jouant avec les rebondissements pour nous faire ainsi facilement tourner les pages. Ce que j’aime aussi avec les romans de l’auteur c’est sa capacité à me pousser à faire des recherches, à me renseigner, certains n’aimeront pas ça, mais moi ça me fascine un roman qui peut me pousser à me remettre en question, à réfléchir, à effectuer des recherches. Au final ce roman est une fresque humaine futuriste où différents destins, à leur façon, vont s’entrecroiser et changer l’histoire. Un roman que j’ai trouvé aussi plus accessible que Le Fleuve des Dieux, ce qui ne le rend pas moins bon, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

Istanbul va se révéler le cadre idéal pour cette histoire, mélange de culture futuriste, avec une ville qui est le berceau des nano technologies, tout en conservant une certaine culture, un certain passé. Istanbul étant l’une des villes les plus anciennes au monde. Une ville multiculturelle, mais qui peut aussi s’enflammer pour un rien, une ville où la religion à son importance, mais c’est surtout, aussi, une ville à l’architecture passionnante, à l’histoire intrigante et surtout une ville pleine de vie. Je ne me suis jamais vraiment intéressé à Istanbul et pourtant l’auteur a réussi à m’immerger dans cette ville, à me donner envie de la visiter malgré le fait qu’elle soit loin d’être parfaite. L’univers technologique mis en avant par l’auteur est vraiment réussi et cohérent et colle parfaitement à l’intrigue. Le tout nous offre une vision d’un futur vraiment réaliste et plausible tant du point de vue politique que du point de vue économique et la position centrale de la Turquie entre l’Europe et l’Asie possède son importance.

Les multiples personnages qui composent l’histoire de ce roman sont véritablement denses et travaillés du début à la fin. Chaque personnage est différent et surtout permet de nous offrir une vision différente; à chaque fois, de l’histoire, de la ville ou encore d’un point de vue l’évolution sociale et des différentes sociétés. Mais la grande force de ce roman est aussi de rendre les personnages vraiment humains et attachants au fil des pages. On s’accroche vraiment à chacun d’eux de façon différente, chaque personnage ayant son propre comportement, ses propres sentiments et son propre ressenti. Mais surtout chaque personnage possède son histoire, son passé que l’auteur nous conte ce qui permet de mieux les comprendre, de mieux les apprécier au fil des pages même si, je trouve, dans la construction, la séparation aurait pu être plus nette entre les passages du présent et ceux du passé. En tout cas l’auteur nous prouve encore qu’il ne laisse pas le côté humain de côté dans son roman, s’en est même finalement un des points forts et importants de son récit.

L’écriture de l’auteur est toujours aussi dense et soignée qu’à son habitude, mais elle possède toujours ce côté un peu poétique si particulier dans cet univers futuriste si pointu. Mais surtout il développe des thèmes et des axes de réflexions vraiment intéressants et captivants qui nous poussent à réfléchir, tels que les nano technologies, la cohabitation de multiples cultures, la religion, mais aussi la vison de l’avenir de chacun. Encore une fois l’auteur m’a offert un excellent roman, d’une grande force et profondément humain. Un roman peut être moins dense et complexe que Le Fleuve des Dieux, mais tout aussi passionnant à découvrir, malgré une fin peut être, selon moi, qui fini un peu trop bien, mais là je chipote un peu.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce nouveau roman de Ian McDonald qui comme à son habitude nous offre une intrigue dense, soignée et complexe où chaque sous-intrigue s’entremêle pour dévoiler une intrigue globale vraiment travaillé et captivante. Mais surtout l’auteur nous offre aussi un aspect humain vraiment réussi avec différents personnages qui apportent chacun leurs points de vue, leurs sentiments et leurs émotions, des personnages vraiment attachants et prenants. La ville d’Istanbul colle parfaitement à cet univers, mélange d’aspect futuriste et de culture. Un univers qui oscille entre tradition et avenir et qui donne vraiment envie d’être découvert. La plume de l’auteur est toujours dense, passionnante et poétique et nous plonge toujours aussi facilement dans l’histoire. Au final un roman moins complexe que Le Fleuve des Dieux, mais tout aussi réussi, malgré peut être une fin que j’ai trouvé un légèrement trop « happy end » mais franchement rien de bien grave.

 

Ma Note : 9/10

La Fille Automate – Paolo Bacigalupi

la fille automateRésumé : La sublime Emiko n’est pas humaine. C’est une créature artificielle, élevée en crèche et programmée pour satisfaire les caprices décadents d’un homme d’affaires de Kyoto.
Êtres sans âme pour certains, démons pour d’autres, les automates sont esclaves, soldats ou jouets pour les plus riches, en ce XXIe siècle d’après le grand krach énergétique, alors que les effets secondaires des pestes génétiquement modifiées ravagent la Terre et que les producteurs de calories dirigent le monde. Qu’arrive-t-il quand l’énergie devient monnaie ? Quand le bioterrorisme est outil de profit ? Et que les dérives génétiques font basculer le monde dans révolution posthumaine ?

Edition : Au Diable Vauvert

 

Mon Avis : J’avais envie de lire ce livre, depuis sa sortie en Anglais, dont l’histoire ainsi que la magnifique couverture en VO me donnait véritablement envie de découvrir ce roman. Mais voilà j’ai toujours une certaine appréhension à lire de la SF, surtout de la SF assez dense, en Anglais. Puis lors d’une discussion avec Lelf, j’ai découvert, un peu par hasard, honte à moi, que ce livre était sorti en VF. Il a donc rapidement fini dans ma PAL. Je dois dire que je trouve la couverture assez sympathique, mais je maintiens ma préférence pour l’illustration de couverture en VO.

J’ai été un peu surpris par le début de ma lecture qui se révélait un peu lent, mais aussi par le léger temps d’adaptation à un univers futuriste inconnu ainsi qu’au fait que l’auteur parsème son histoire de mots Thaï; et pourtant j’ai été emporté de la première à la dernière page de ce roman qui se révèle être une lecture fascinante et déconcertante. En effet le roman se révèle véritablement riche et efficace de bout en bout et surtout nous offre une histoire vraiment dense et intelligente qui pousse le lecteur à la réflexion sur l’avenir de notre planète. L’auteur joue habilement avec le lecteur, alternant les points de vues des personnages, mais jouant aussi avec le rythme entre développement de l’histoire et de l’univers et rebondissements qui font avancer l’histoire et entraine encore un peu plus le lecteur dans cette intrigue foisonnante et prenante.

L’univers développé par l’auteur est vraiment passionnant, mais aussi tellement réaliste et inquiétant qu’il force le lecteur à se poser des questions et à revoir notre vision de la planète. Un univers parfois déprimant ou le Pétrole a disparu, le charbon coûte tellement qu’on ne s’en sert presque plus et où la nourriture a connu énormément d’infections à cause des modifications des grands groupes qu’il est difficile de trouver de la nourriture saine. Mais voilà l’auteur ne prend jamais parti et offre au lecteur le choix de la réflexion, montrant que les manipulations peuvent aussi bien aider que détruire tout dépend de qui s’en sert et pour quelles raisons, même s’il nous montre clairement ce que peut créer des entreprises comme Monsanto. Un univers dense, palpitant qui est, pour moi la grande réussite de ce roman tant on peut s’identifier à cet avenir et à ses conséquences. La ville de Bangkok est le dernier bastion d’une certaine liberté génétique, une ville aux multiples facettes qui se révèle doucement au fil des pages.

Mais voilà ce roman n’est pas non plus qu’une grande quête génétique et biologique, il nous rappelle aussi que la nature humaine ne change pas malgré toutes les catastrophes qu’elle peut bien connaitre. Il nous montre que devant la peur on se tourne facilement vers la violence et il nous montre aussi qu’au fil du temps on oublie et on est facilement prêt à détruire de nouveau pour de l’argent. Il nous montre aussi de façon efficace cette soif de pouvoir et de vengeance que tous les personnages ont, mais de façon totalement différentes. C’est la diversité des personnages qui nous dévoilent pleinement cet univers et l’histoire, chaque personnage nous montre sa vision de ce monde et de ce qu’il est devenu et ce qu’il a été avant entre insouciance et folie. Finalement on fait toujours les mêmes erreurs.

D’ailleurs les différents personnages développés par l’auteur sont vraiment intéressants, possédants tous des personnalités propres avec leurs sentiments et leurs émotions. L’auteur nous offre vraiment une palette de personnages hétéroclites, tous différents les uns des autres et qui pourtant vont se croiser, se retrouver au fil des pages et changer la face de Bangkok et du monde par leurs actions. Les différents personnages se révèlent denses, et passionnants et l’auteur arrive à les faire évoluer au fil des pages de façon solide et efficace, la preuve en est avec Emiko qui parait au début du livre complètement effacée, éclipsée devant sa condition, mais qui au fil des pages va prendre de l’ampleur pour jouer un rôle important dans l’histoire. On se reconnait un peu dans tous les personnages d’une façon ou d’une autre.

Le style de l’auteur est agréable à découvrir au fil des pages même si par moment je l’ai trouvé peut être un peu trop simpliste et descriptif mais rien de bien méchant tant il arrive à nous emporter dans son histoire, à nous plonger dans son univers et à nous faire réfléchir au fil des pages. J’ai passé un excellent moment avec ce roman qui s’est révèlé intelligent, dense, travaillé et qui mérite vraiment d’être lu pour tous les amoureux de la SF et découvert pour tous les autres lecteurs selon moi. Un roman qui vous fera voir le monde de façon différente.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce livre qui se révèle vraiment dense et intelligent nous offrant une intrigue vraiment efficace et prenante malgré peut être un début un peu lent et surprenant, mais rien de bien grave tant j’ai été emporté par le roman. L’univers est une des grandes réussites de ce roman, un univers dense et surtout tellement réaliste qu’il pousse à la réflexion. Les personnages sont vraiment intéressants, travaillés et possèdent tous leurs personnalités propres, leurs défauts et leurs qualités. Des personnages totalement différents qui tentent de survivre dans ce monde et dont on se retrouve un peu dans chacun d’eux. Le style de l’auteur est agréable malgré peut être quelques passages un peu trop simples et descriptifs mais rien de bien méchant. Un excellent roman SF à découvrir selon moi.

 

Ma Note : 9/10

Cagebird – Karin Lowachee

cagebirdRésumé : Yuri Kiriov a 22 ans. Et presque autant d’années de piraterie derrière lui. Formé par le pire d’entre tous, l’ordure des ordures, Vincenzo Falcone, qui en a fait son jouet mortel, sa créature-y compris sexuelle-façonnée depuis sa plus tendre enfance après que, à l’âge de quatre ans, sa colonie eut été réduite en cendres par les aliens ennemis, les Striviirc-na.
Yuri Kiriov est sur Terre. à Kalaallit Nunaat. Une prison militaire. Où les Black Ops, le service secret humain opposé à toute idée de paix avec les Striviirc-na, lui proposent le pire des marchés. Retourner dans la piraterie et infiltrer Falcone… Falcone.
Son père de substitution. Son maître. Son modèle honni…

Edition : Le Bélial

 

Mon Avis : Ce livre a un peu fini dans ma PAL par hasard, en effet lors du dernier Masse Critique Imaginaire proposé par Babelio j’ai été intrigué par le quatrième de couverture de ce roman, même si je me suis demandé si l’auteur n’a pas trouvé le nom de la race extra terrestre en laissant son chat se promener sur le clavier de son PC. J’ai donc décidé de tenter ma chance et j’ai été sélectionné. Je remercie donc Babelio et les éditions du Belial’ pour m’avoir fait découvrir ce roman. Par contre, je trouve dommage que Babelio n’ait pas mis plus en avant le fait que c’était un troisième tome, heureusement que les tomes sont indépendants sinon j’aurai eu quelques soucis pour tout lire en un mois. A noter la couverture, illustrée par Nicolas Fructus, dont j’ai un peu de mal à pleinement accrocher même si je ne la trouve pas non plus trop mauvaise.Par contre un petit point, j’ai repéré quelques fautes d’orthographe, c’est dommage surtout quand une des fautes apparait sur le quatrième de couverture.

Cagebird se révèle rapidement être un roman de Science- Fiction militaire vraiment efficace et prenant dans un univers ou la guerre fait rage entre les humains et une race extra-terrestre et où, au milieu de tout ça, se trouve les pirates détestés des deux camps, mais sans toutefois non plus révolutionné le genre. Un roman, alternant de façon efficace et bien amené passé et présent, à l’intrigue efficace et solide qui ne va pas ménager les héros entre trahisons, combats, violence et survie on se laisse emporter par cette histoire. Je reprocherai juste par moments, dans la partie présente du récit, quelques simplicités et surtout une impression que tout va trop vite ce qui donne vaguement une impression que les obstacles sont passés un peu trop facilement, un peu déconcertant, mais qui au final ne gêne pas vraiment la lecture tant on est emporté.

Mais voilà l’aspect le plus intéressant et le plus important du roman c’est le passé de Yuri, un passé complexe, sombre et troublant que l’auteur nous dévoile à la façon enfantine du personnage. Un aspect vraiment adulte et sombre qui fait que ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains car l’auteur nous montre les effets de la guerre sur les enfants, leurs causes et leurs conséquences, comment on peut les manipuler et surtout abuser d’eux tout en leur faisant croire qu’ils sont aimés, à travers des axes de réflexions tel que l’endoctrinement ou encore l’abus sexuel de jeunes adolescents. Attention l’auteur ne cherche pas à choquer ou à rendre sulfureux son livre, elle cherche simplement à montrer les horreurs de la guerre envers un enfant déraciné, perdu dans cet univers sans point de repère et déraciné par les combats; la vérité crue et sans concession. Une histoire humaine qui nous rappelle que la souffrance est toujours présente quel que soit l’âge qu’on a.

L’univers mis en place par l’auteur est, certes, pas des plus originaux, mais se révèle solide avec les différents groupes que sont humains, extra-terrestres et pirates et toutes les interactions qui peuvent en découler. Entre lutte de pouvoirs et de vérités cet univers ne manque pas de charme même si j’avoue j’aurai tout de même aimer en savoir plus. Peut être que j’obtiendrai plus de réponses dans les autres tomes. Les intrigue et liens qui apparaissent entre les trois groupes principaux révèlent toute la complexité de cet univers et de ces peuples qui n’arriveront sûrement jamais à s’entendre et dont la guerre est finalement la seule conséquence possible.

Concernant les personnages je dois dire que je suis un peu mitigé, le personnage principal est vraiment intéressant à découvrir, un enfant qui n’a connu que l’horreur de la guerre et des souffrances, qui se construit comme il peut au fil des pages nous proposant un héros surprenant, sombre dense, humain et intéressant qui, finalement, possède encore un peu de ses rêves d’enfants. Les personnages secondaires sont vraiment intéressants et complexes et ne manquent pas d’attrait, mais surtout se révèlent pas toujours facile à cerner que ce soit par leurs souhaits et leurs envies. Par contre, j’ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Pinson qui va se révéler l’élément déclencheur du changement de Yuri, celui qui va le faire cogiter et l’amener à se remettre en cause et pourtant leur relation, ambigu, manque de force, de souffle et surtout parait un peu trop facile et simpliste.

L’écriture de l’auteur est vraiment efficace et humaine sachant nous plonger dans cette histoire et nous dévoilant les horreurs de la guerre sans chercher à choquer ou à faire fuir le lecteur. Parfois son style est froid, violent et cru, ce qui pourrait choquer certains, un roman sur la guerre et ses inconvénients à ne sûrement pas glisser entre toutes les mains. Dommage que les passages sur le présent soient un peu simpliste et que la relation entre Pinson et Yuri, qui est un peu le déclencheur du livre, manque de conviction et paraisse un peu trop simpliste. Je suis quand même content de ma découverte et je vais lire avec plaisir les deux autres tomes de cette série.

En Résumé : J’ai passé un bon moment avec ce livre qui nous offre une histoire alternant de manière efficaces les passages dévoilant la vie de Yuri. Une SF militaire solide et efficace malgré quelques simplicités, mais surtout un livre SF sombre, adulte et humain qui nous montre les méfaits de la guerre principalement sur les enfants. Un livre à ne pas glisser entre toutes les mains traitant parfois de l’abus sexuel des adolescents et des horreurs de la guerre. L’univers mis en place par l’auteur est vraiment solide et efficace et se révèle intéressant. Les personnages ne manquent pas de densité et de complexité et sont plaisant à suivre, j’ai juste eu du mal avec Pinson qui m’a paru mal amené et surtout dont la relation avec Yuri manque de conviction. Le style de l’auteur est vraiment efficace. Je lirai les deux autres tomes de la série avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Alone Contre Alone – Thomas Geha

alone contre aloneRésumé : Pépé, Grise et leurs amis coulent des jours heureux sur une île paradisiaque quand un mystérieux commando débarque pour les éliminer. Obligés de se séparer, nos alones vont devoir reprendre la route. Et bientôt, Pépé découvre que s’il veut sauver ceux qu’il aime, il doit affronter un impitoyable ennemi dans un ultime duel… ALONE CONTRE ALONE!

 

Edition : Rivière Blanche

 

Mon Avis : Il y a quelques mois je m’étais lancé dans la lecture de A Comme Alone, le premier tome de ce diptyque et j’avais passé un très bon moment de lecture avec un livre fun, efficace et haletant le tout sans temps mort (ma chronique ici). Il n’a donc pas fallu longtemps avant que je me décide à me lancer dans la lecture de la suite en espérant retrouver tous les ingrédients qui avaient fait la réussite du premier tome. Je trouve la couverture, illustrée par Fran, toujours aussi sympathique malgré toujours ce léger manque de punch, mettant plus en avant le côté apocalypse.

On retrouve avec plaisir, dès les premières pages, les héros qui nous avaient accrochés dans le premier tome. On continue aussi à retrouver cette ambiance de film post apocalyptique des années 80 à la Mad Max qui colle parfaitement à l’histoire. Et pourtant très vite j’ai eu un doute, Grise se faisant de nouveau capturer j’ai eu peur d’une redite du premier livre, mais, je me suis rapidement rendu compte que je me trompais, l’auteur balayant mes doutes au fil des pages qui défilent. L’intrigue va cette fois nous plonger dans une histoire beaucoup plus complexe, plus grande et plus dense, concernant le devenir de l’humanité et de son évolution ce qui n’a pas manqué de m’accrocher, me faisant tourner les pages avec facilité. Surtout que ce roman, tout comme le volume précédent, ne manque pas d’actions, de rebondissements et de surprises qui font qu’on se laisse porter par l’histoire.

Car oui finalement, comme le premier tome, il s’agit d’un court roman, malgré le fait qu’il soit tout de même plus long que A Comme Alone, ce qui fait que certains aspects m’ont paru passer rapidement et manquer d’explications. J’aurai aimé, par exemple, en savoir plus sur cette catastrophe qui a amené le monde vers cette apocalypse ou encore sur cette mère sacrée qui a mis au monde les jumeaux, mais après tout, au final, on s’en fout car si je me suis mis à lire ce livre je savais très bien à quoi m’attendre et ce que je cherchais, l’intensité, l’action, un livre qui déménage et là-dessus le roman remplit parfaitement son rôle. Ce qui n’empêche pas non plus l’auteur d’effleurer tout de même quelques axes de réflexions intéressants au travers des pages, comme par exemple concernant la gestion du monde ou bien encore sur l’environnement.

On retrouve de nouveau cette France post-apocalyptique toujours aussi dangereuse, mais en pleine évolution. L’Univers développé par l’auteur continue à prendre de l’ampleur et on sent bien l’imagination débordante qu’il a envie de faire partager avec ces lecteurs même si, j’avoue, je n’ai pas accroché à tous les points comme par exemple le Lapin Blanc. Ce qui n’empêche pas au roman de recéler de très bonnes idées comme les mutants et les pouvoirs spéciaux qui se révèlent vraiment intéressant sans offrir non plus de trop grosses facilités à nos héros. Le fait de se promener en France ajoute aussi une certaine nostalgie et surtout une certaine compréhension au lecteur qui peut se situer plus facilement. Par contre, je reprocherai à l’auteur quelques aspects qui m’ont un peu dérangé comme ce fameux code de l’honneur Alone largement obsolète dans cet univers et surtout beaucoup trop mis en avant ou encore certaines facilités qui accélèrent un peu trop le récit comme les nano-robots.

Les personnages ne manquent pas de punch, de réparties et de cynisme et se révèlent toujours aussi attachants et passionnants à suivre tout au long du roman. Pépé, malgré son côté un peu à la dure et dégagé des problèmes du monde, se révèle toujours aussi attachant. Grise est un personnage agréable, mais sa propension à se faire kidnapper gâche un peu son côté femme forte et dure. Les nouveaux personnages apportent leur lots de surprise et d’intérêts, mais ce qui est vraiment intéressant c’est de retrouver des personnages secondaires du premier tome et de les voir se densifier dans ce tome, comme par exemple le Corbeau. Au final une brochette de personnages cyniques, captivants et vraiment efficaces même si parfois on aimerait juste en savoir un peu plus sur certains.

Le style de l’auteur se révèle toujours aussi incisif et prenant ce qui fait qu’on tourne les pages avec facilité pour se plonger dans cette nouvelle aventure de Pépé. Un roman qui, sans révolutionner le genre de la SF, remplit parfaitement son rôle de pure divertissement efficace, malgré le fait que je l’ai trouvé légèrement moins intense que le premier, la faute peut être que ce soit une suite ce qui fait qu’il n’y a plus l’aspect « nouveauté » et aussi par deux trois points qui sont tombés à plats durant ma lecture comme le Lapin Blanc ou cette surdose d’honneur à la Japonaise qui m’a paru incongru dans cet univers. Maintenant reste à savoir si un jour un troisième tome sera écrit, car je le lirai sûrement avec plaisir tant pour le moment cette série se révèle haletante et divertissante.

En Résumé : J’ai de nouveau passé un bon moment avec le second tome de cette série grâce à une intrigue plus complexe et moins personnelle que le premier ou notre Pépé va se retrouver, bien malgré lui, au milieu d’une grande crise. Une intrigue vraiment haletante et divertissante qui remplit parfaitement son rôle de faire tourner les pages au lecteur même s’il reste ce léger sentiment de manquer parfois d’informations tant l’auteur va vite sur certains passages. L’univers mis en place et toujours aussi efficace et l’auteur lâche complètement son imagination avec, je l’avoue, plus ou moins de réussite. Les personnages sont toujours aussi intéressants à suivre, les nouveaux personnages se révèlent intéressants et le développement de personnages secondaires du premier tome à peine effleurés est agréable. Le style de l’auteur est toujours aussi agréable et incisif et colle parfaitement à ce livre qui se révèle être un pur divertissement réussi. Une suite qui se révèle peut être un chouïa moins bon que le premier, peut être par le fait qu’on a perdu l’aspect découverte et par un ou deux points qui ne m’ont pas accrochés plus que cela, mais rien de bien gênant.

 

Ma Note : 7,5/10

Le Temps des Grandes Chasses – Jean-Pierre Andrevon

le temps des grandes chasses Résumé : Ils sont une centaine, vingt « mains », comme ils disent. Ils se nomment eux-même le Clan des « Hommes ». Ils vivent dans un pauvre village, isolé au sein d’une vaste forêt dont les dimensions sont celles du monde connu. Ils subsistent grâce à la cueillette, la pêche, la chasse. Mais qui sont-ils, en réalité ? Et où véritablement vivent-ils ? Il faudra que surviennent d’étranges envahisseurs vêtus de fer et chevauchant d’effrayants « oiseaux de métal » pour que Roll, jeune Chasseur devenu gibier, découvre enfin, après un long périple qui l’entraîne bien loin de son univers, la vérité sur le destin de son peuple.

Edition : Bragelonne ebook

 

Mon Avis : Il faut bien avouer je me suis laissé tenter par ce roman pour deux raisons, la première et que j’apprécie pour le moment ce que fait l’auteur et, n’ayant jamais été vraiment déçu, je souhaite découvrir un peu plus de sa bibliographie, la seconde est l’offre de Bragelonne qui proposait cet ebook pour seulement 99Cts. Ce roman va donc être un peu une découverte, vu que j’en ai jamais entendu parler, espérons donc que ce soit une bonne découverte.

Nous suivons à travers ce roman le destin de Roll, chasseur de sa tribu, sur une terre qui a fortement régressé pour une raison inconnue. Un jour d’étranges envahisseurs venus des étoiles vont venir les chasser. L’histoire, il faut bien l’avouer, n’a rien de vraiment original, reste déjà-vu mais l’auteur arrive vraiment à y insuffler un souffle qui donne à l’intrigue une certaine solidité et qui donne envie d’en savoir plus que ce soit sur Roll et son monde, mais aussi sur les envahisseurs humains. L’auteur n’est pas en reste, vis-à-vis de la critique de la société, principalement quand Roll va se retrouver sur la planète des envahisseurs, jouant sur le rapport sauvage/civilisé où le sauvage va apprendre, comprendre et apporter son point de vue. Un point de vue vraiment intéressant nous offrant une critique acerbe et efficace de notre société et nous montrant que finalement on change très peu.

Mais on ne peut pas le cacher au point de vue de l’histoire, sans s’ennuyer, on n’est jamais véritablement surpris non plus, on devine ce qui va arriver assez aisément, la faute justement à cette impression de déjà-lu qui persiste du début à la fin. Cela n’empêche pas au récit de posséder un rythme efficace mélangeant les scènes d’actions haletantes et prenantes avec des passages de réflexions et de critiques assez intéressants malgré quelquesfois un parti-pris un peu prononcé, mais voilà on n’est jamais non plus complètement embarqué par le récit. De plus l’auteur passe, à mon goût, un peu trop rapidement sur la fameuse évolution de la race humaine au cours des siècles, certes l’auteur cherche à se concentrer sur les personnages et leurs visions du monde, leurs antagonismes et leurs ressemblances, mais quelques pages supplémentaires n’aurait pas fait de mal selon moi.

Concernant l’univers je dois dire que je suis légèrement mitigé, autant j’ai adoré découvrir le monde de Roll un monde où la nature a son importance, une planète revenue aux origines où la chasse ne sert qu’à survivre etc… Un monde fascinant qui est finalement le nôtre après la grande catastrophe, on est surpris quand on rencontre les restes de notre civilisation, on réfléchit sur le devenir de notre planète. Puis arrive le monde des envahisseurs, un monde qui certes, offre a réfléchir, encore maintenant, que ce soit sur la pollution, la société et les castres ainsi que le besoin de divertissement et de se défouler, ou encore quand on fait le parallèle monde « sauvage » et monde « civilisé », mais voilà ce monde m’a paru vieillot pour un monde futuriste, on construit encore en béton, on roule en voiture sur autoroute et le tout possède un peu cet air vintage des années 80 ce qui m’a un peu dérangé et bloqué.

Concernant les personnages je dois dire que j’ai rapidement accroché à Roll, un personnage qui se révèle dense, passionnant et véritablement attachant et on suit son évolution avec un grand plaisir, malgré l’impression qui se développe au fil des pages que le héros une capacité à tout absorber sans jamais vraiment se révolter ou remettre en cause tout ce qu’on lui apprend. Concernant les personnages secondaires, ils remplissent parfaitement leurs rôles malgré le fait que certains, comme Reda, paraissent vraiment un peu trop stéréotypés. C’est vraiment intéressant de voir la différence entre les « sauvages » et les « civilisés » qui finalement ne sont pas si différents que ça. Par contre, je reprocherai juste à l’auteur d’offrir un peu trop de facilités de langage, surtout sur les « sauvages » qui paraissent, mis à part quelques exceptions, avoir un fond de connaissances et de définitions importantes.

L’auteur manie la langue française avec vraiment beaucoup d’efficacité offrant par moment à son texte des phases poétiques, principalement dans la découverte du monde de Roll et le retour à la nature. Le style de l’auteur ne manque pas non plus de densité, de rythme et arrive facilement à nous faire plonger dans son récit, cette aventure qui va mener Roll à travers l’univers. En fait au final après tout ce que je viens de dire je dois avouer que le gros problème de ce texte est d’être un texte des années 70 qui a par la forme un eu mal vieilli, mais qui possède un fond toujours aussi intéressant et intelligent et qui mérite sûrement d’être découvert.

En Résumé : J’ai passé un moment agréable avec ce roman qui, sans être exceptionnel, m’a offert un sympathique moment de lecture. L’histoire possède toujours son intelligence et donne à réfléchir sur le futur de l’humanité à travers une intrigue, certes linéaire et sans grande originalité, mais qui se révèle tout de même solide et haletante. L’univers m’a paru mitigé car autant j’ai apprécié de découvrir le monde de Roll sur les ruines de notre Terre autant le monde des envahisseurs m’a paru vraiment démodé, un peu année 80. Le personnage de Roll est vraiment intéressant à découvrir même si je trouve, selon moi, qu’il ne réagit pas toujours de façon qui me paraisse plausible face au changement. Les personnages secondaires sont intéressants malgré quelques stéréotypes. L’auteur manie avec brio la langue française avec un style qui se révèle dense et soigné. En fait finalement le gros problème de ce roman est d’avoir été écrit en 1973 et d’avoir vieilli par certains aspects.

 

Ma Note : 7/10

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