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Créatures – Anthologie 2018 des Imaginales dirigée par Stéphanie Nicot

Résumé : Golem aux multiples visages ou intelligence artificielle en quête de soi, FFI de 1944 confrontés à des créatures lovecraftiennes ou soldat du futur étrangement lié à ceux qu’il a combattus , alcoolique au bout du rouleau re-boosté par une fée ou colonie humaine résistant aux extraterrestres, les récits proposés par les quatorze auteurs de l’anthologie des Imaginales 2018 soulignent qu’une créature peut en cacher une autre. Entre lieu étrange et futur inquiétant, univers parallèles et île mythique, mais aussi Dr Jekyll et Mr Hyde, Créatures nous rappelle également, par-delà la diversité des thèmes abordés, que les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre. Elle a tes yeux, affirme pour sa part le narrateur d’Estelle Faye, évoquant un amour qui résiste à la mort, pour s’interroger au final sur ce qui définit l’humain – et donne sens à nos vies.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : C’est devenue une tradition, mais depuis quelques années maintenant je repars régulièrement, si elle existe, avec l’anthologie des festivals où je vais me promener. Cette acquisition est aussi suivie d’une Lecture Commune avec d’autres lecteurs et blogueurs. Alors, c’est vrai, il y a eu un petit décalage. En effet l’anthologie des Imaginales 2017 est encore en attente de lecture, le temps de pouvoir organiser une LC dans de bonnes conditions avec tous les participants. On s’est dont décidé, avec Marie Juliet, de se lancer d’abord dans cette édition 2018 de l’anthologie du festival. Concernant la couverture, illustrée par John Howe et qui reprend l’affiche du festival, je la trouve très réussie. On passera la préface qui, finalement, ne fait que lister les nouvelles du recueil en voulant les raccrocher aux 200 ans du roman Frankenstein, mais qui, je trouve, n’apporte pas grand-chose.

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L’Enfer du Troll – Jean-Claude Dunyach

Résumé : – Nous sommes censés accompagner Sheldon et Brisène dans leur voyage de noces à l’autre bout du monde et jeter un coup d’œil à la situation d’une des mines locales, qui s’ouvre à flanc de volcan. Les rapports qui lui parviennent ne sont pas conformes au planning.
– Tu t’attends à quoi ?
– Une menace inconnue, terrifiante, du genre que les humains ne sont pas taillés pour affronter. Une apocalypse à l’échelle du monde, qui risque d’éradiquer toute vie intelligente sur Terre. Et ça pourrait même nous affecter, par ricochet…
Pour venir à bout de leur quête, le troll et ses complices vont devoir affronter les typhons des mers du sud, une armée de zombies et de consultants, et résister aux pièges des épouvantables souvenirs pour touristes. Mais ils disposent d’une arme secrète :
Leur mission est dotée d’un budget.

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Il y a un peu plus de deux ans maintenant je me suis laissé tenter par le livre de l’auteur L’Instinct du Troll, qui offrait quatre nouvelles pleines d’humour et d’aventures sur ce Troll, cadre moyen d’une mine (ma chronique ici). Il était donc fort logique que, lors des dernières Imaginales, je reparte avec cette suite entre les mains qui, cette fois, propose non pas plusieurs nouvelles mais un récit complet sur notre héros. Il est à noter que la couverture, toujours illustrée par Gilles Francescano, est franchement réussie je trouve.

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Fées & Automates – Anthologie 2016 des Imaginales dirigée par Jean-Claude Vantroyen

fees & automatesRésumé : Le thème de l’anthologie des Imaginales 2016 ose le face à face entre deux personnages archétypaux provenant de mondes différents. La fée, figure principale de la rêverie médiévale, du fantastique, de la fantasy, et l’automate, un produit de la culture quasi industrielle, de la pensée scientifique, de la science-fiction. Deux univers qui s’opposent sans doute, mais dont la rencontre est propice à l’imagination et fait jaillir des étincelles. Cette anthologie va vous étonner et vous passionner.

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : Si vous suivez régulièrement mon blog, vous commencez sûrement à connaître la musique. Chaque année je vais au festival des Imaginales et je repars avec son anthologie que je lis en Lecture Commune avec d’autres lecteurs. Sauf que cette année on a décidé de faire les choses en grands, puisqu’en plus de Snow, et Mariejuliet nous ont aussi rejoint PetiteTrolle et Rose. Concernant la couverture, illustrée par Hélène Larbaigt, je la trouve superbe donnant envie de la découvrir. Cette anthologie comporte treize nouvelles, ainsi qu’une préface qui, j’avoue, ne m’a pas accroché plus que cela ne retrouvant pas obligatoirement ce que j’espère et j’attends dans une préface.

Smoke et miroirs d’Estelle Faye : Cette nouvelle se décompose en trois scénettes. Trois héroïnes qui ont comme ambition de réussir dans le show-business. J’ai bien aimé cette nouvelle, toujours bien porté par une plume efficace et poétique, elle nous happe ainsi facilement. L’histoire ne manque pas d’intérêt avec cette notion, selon moi, de l’oubli du merveilleux pour un monde plus terre-à-terre voir égoïste dans cette chute assez cynique et percutante. Le récit est aussi très typé cinéma que ce soit dans sa construction, comme dans certains clin d’œil comme, je pense, l’automate qui me fait penser à celui du film Big avec Tom Hanks. Pas obligatoirement la meilleure nouvelle de l’auteur, mais un texte réussi et efficace qui ouvre bien l’anthologie.

Le Rouet Noir de Charlotte Bousquet : Cette seconde nouvelle nous plonge dans l’univers de Jadis que je n’ai pas encore lu et qui m’attend dans ma PAL. La plume de l’auteur est toujours aussi dense et soignée et l’univers construit autour donne vraiment envie d’être découvert, mais, je ne sais pas trop, je n’ai jamais réussi à rentrer complètement dans le texte. Je ne sais pas si c’est le fait de ne pas avoir lu Jadis ou pas, mais j’avais l’impression d’être spectateur d’une histoire dont il me manquait certaines clés. Chronique peut-être à rediscuter une fois lu Jadis.

Le crépuscule et l’Aube de Fabien Cerutti : Cette nouvelle nous plonge dans l’univers du Bâtard de Kosigan et nous fait découvrir le destin des fées. J’ai bien aimé cette nouvelle, on sent bien la maîtrise de l’auteur nous proposant un texte pleine de rebondissements et de surprises qui nous happe facilement. L’ensemble se lit vite et avec un minimum de plaisir et d’envie d’en apprendre plus. Je regretterai juste une présence de trop de personnages, principalement chez les antagonistes, ce qui fait qu’ils ont du mal à vraiment « exister », ainsi qu’une ou deux facilités. Rien de bien bloquant tant l’ensemble s’avère divertissant et plutôt efficace.

Le comte et l’horloger de Benoit Renneson : Cette nouvelle nous fait suivre un horloger qui va être mandaté par un comte de venir réparer son automate. Il va alors découvrir quelque-chose de surprenant. Bon, j’avoue, ce récit ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. L’ensemble m’a paru vraiment trop convenu et manquer de surprises pour vraiment arriver à me captiver. L’ensemble manque je trouve d’émotions et de peps, même si sur l’ensemble elle n’est pas non plus mauvaise. Le récit est ainsi plutôt bien maîtrisé et la plume de l’auteur simple et efficace. Au final un texte qui me laisse sur ma faim avec une fin un peu trop happy-end à mon goût.

L’énergie du désespoir d’Adrien Tomas : On suit ici Kimba, chasseuse professionnelle, avec son automate et un apprenti. Leur quête est simple, chasser et ramener des fées pour pouvoir nourrir en énergie la ville qui a subi un attentat. L’auteur nous offre une histoire efficace, bien rythmé, offrant rebondissements et surprises qui possède même le luxe de nous proposer quelques réflexions intéressantes. L’ensemble se révèle fluide et entraînant, bien porté par des personnages hauts en couleurs et percutants, même si parfois il en fait un peu trop. Par contre je regrette une certaine linéarité dans le récit, ainsi que certains rebondissements facilement devinables, mais rien de non plus trop bloquant. Au final une nouvelle agréable et plus que sympathique.

L’étalon de Paul Béorn : Une nouvelle qui nous fait suivre notre héros, enfermé par une fée depuis tout petit et qui va se rebeller. Bon j’avoue ce texte, en soit, n’est pas mauvais, il se laisse lire facilement, l’histoire s’enchaîne bien et ne manque ni de fluidité, ni de rythme . Les idées sont là, mais voilà il lui manque un petit quelque-chose pour se révéler marquant. L’ensemble m’a paru trop classique et manque de surprises, la conclusion je l’ai vu venir assez rapidement et un des rebondissements m’a paru trop facile. Au final une nouvelle que je classe dans le vite lu, apprécié, vite oublié.

Magie de Noel de Gabriel Katz : Cette nouvelle nous fait suivre un père de famille qui décide de braver la loi pour ramener une fée automate interdite de vente. Concernant ce texte il y a pour moi du bon et du moins bon. J’ai beaucoup aimé l’univers avec tout ce no man’s land du seize à la fois étrange, sombre, angoissant, mais aussi un peu le quartier où on trouve de tout. Le principe de la fée automate interdite par la loi apporte aussi quelques réflexions intéressantes et l’ensemble repose sur un rythme vraiment entrainant et haletant. Mais voilà, la conclusion ne m’a pas accroché, trop bordélique, voulant trop en faire et donnant l’impression de contredire les propres bases de son univers. La chute ainsi que le choix final du héros m’ont aussi surpris par une certaine facilité et une non remise en question. Au final une nouvelle avec du potentiel qui aurait, je trouve, mérité un traitement plus long.

Al’Ankabût de Nabil Ouali : De nouveau une nouvelle qui me laisse un sentiment légèrement mitigé. Franchement, l’auteur nous plonge clairement dans un récit à forte connotation sur notre monde actuel, suivant le destin d’une jeune fille qui va voir sa ville se retrouver plonger d’un coup en pleine guerre et va se retrouver à fuir. On ne reste pas indifférent devant ce destin, le tout porté par une plume efficace et poétique, malgré, j’avoue quelques lignes au début qui ne m’ont pas plus accroché que cela. Sauf que, pour moi, là où l’auteur a manqué le coche c’est dans la tentative de son parallèle entre l’art et la guerre, qu’on retrouve régulièrement, mais qui ici n’a pas la force nécessaire pour marquer vraiment et parait même un peu déconnecté du récit. L’ensemble manque aussi d’explication, de liant, ce qui donne une impression à la fin de manquer de cohérence. Par contre l’auteur offre une conclusion complètement ouverte qui s’avère marquante dans son aspect visuel je trouve.

Le tour de Vanderville de Pierre Gaulon : Cette nouvelle nous fait suivre un inventeur qui va, pour la première fois, dévoiler sa dernière trouvaille dans une foire. Il va alors rencontrer un autre forain. J’avoue cette nouvelle démarrait bien, se dirigeant vers le fantastique jouant sur l’étrangeté des foires même si cela manquait de Freak Show. Mais voilà plus j’avançais dans le récit, plus je trouvais que l’auteur avait peur de vraiment se lancer, restant dans un aspect un peu trop classique. Cela a pour conséquence de rendre finalement l’ensemble facilement devinable et linéaire, le tout dans un univers où il manque un petit truc pour vraiment captiver. Dommage, car l’ensemble avait du potentiel. Là je ressors avec le sentiment d’une nouvelle vite lue, un minimum apprécié, mais vite oublié.

AuTOMate de Pierre Bordage : Cette nouvelle nous fait découvrir une fée qui est tombée amoureuse d’un homme, mais dont le couple va très vite tomberdans la routine. De nouveau une nouvelle qui me laisse un petit sentiment mitigé, les idées sont là dans la tentative de dénonciation sur la dérive de l’Homme concernant la nature, ou encore une dépendance accrue à la technologie, mais voilà j’ai trouvé que l’ensemble manquait de finesse et paraissait mal amené. Le récit va trop vite et cherche trop à imposer ses idées j’ai trouvé. De plus, l’auteur tombe un peu dans des clichés caricaturaux. Dommage, car l’ensemble possédait du potentiel.

Son dernier coup d’échec de Jean-Claude Dunyach & Mike Resnick : Cette nouvelle nous fait suivre un automate champion d’échec qui se lie d’amitié avec une humaine et va se retrouver au milieu d’un conflit d’échec que je vous laisse découvrir. J’ai bien aimé cette nouvelle, la construction est efficace, le message se veut simple et percutant et les personnages sont intéressants à suivre dans leurs aventures. La conclusion offre une surprise efficace tout en ayant en fond une légère pointe de mélancolie. Je ne dirai pas que cette nouvelle est révolutionnaire, mais elle est réussie et offre un bon moment de lecture dont, finalement le seul point qu’on pourrait lui reprocher et la très faible présence de la fée.

Tsimoka de Cindy Van Wilder : Comme toujours avec l’auteur on se retrouve avec un texte bien construit, dense et avec des héroïnes et des personnages secondaires qui ne manquent pas d’attrait et marquent assez facilement le lecteur dans leurs quêtes. L’ensemble se situe ainsi dans l’univers des Outrepasseurs, mais voilà j’ai trouvé l’intrigue un peu convenu et manquant d’un peu de force pour franchement nous offrir plus qu’un simple récit très sympathique et agréable. Par contre, j’ai bien aimé la mythologie que construit l’auteur derrière, avec en message sous-jacent l’esclavage, mais il aurait, je pense, mérité d’être encore plus présent.

Le plateau des chimères de Lionel Davoust : On termine cette anthologie avec un auteur habitué, puisqu’il s’agit de la nouvelle Lionel Davoust qui nous revient dans son univers Evanégyre. J’ai bien aimé cette nouvelle, que ce soit dans sa construction comme dans la confrontation des deux personnages qui se révèlent bien plus que de simples protagonistes, avec, en fond, une confrontation entre la Nature et la Technologie. L’ensemble est ainsi très bien maitrisé, j’ai très vite été happé par ce texte offrant de nombreux rebondissements et quelques surprises tout en nous faisant réfléchir sur nos actes. je regretterai peut-être juste que le retournement de situation sur le fin se révèle facilement devinable. Au final un dernier texte qui conclut de très bonne façon cette anthologie.

En Résumé : J’avoue je ressors moins enthousiasme que les années précédentes avec ma lecture de cette anthologie. L’ensemble n’est pas non plus mauvais, mais j’ai trouvé que, mis à part quelques exceptions, les textes sont moins marquant que les années précédentes, avec des hauts et des bas. Après il faut aussi bien admettre que le thème n’était pas non plus des plus facile, l’association automates et fées tombant au final ici facilement dans le convenu ou dans le mal amené. L’anthologie reste tout de même sympathique à découvrir et à lire et quelques textes sortent assez du lot pour donner envie, mais voilà rien de vraiment mémorable, elle ne dépasse pas le sympathique et divertissant à lire. Cela ne m’empêchera pas pour autant de faire rentrer la version 2017 dans ma PAL.

 

Ma Note : 6/10

Avis de mes collègues de LC : Snow, Mariejuliet, PtiteTrolle, Rose

Autres avis : Boudicca (Bibliocosme), Celindanaé, …

Etoiles Mortes – Jean-Claude Dunyach

etoiles mortesRésumé : Vingt-sept AnimauxVilles, dont les rues, les dômes et les beffrois sont faits de chair, ont offert à l’humanité le voyage instantané vers les étoiles. À condition bien sûr de payer le tarif exorbitant exigé par le Cartel. Pour les autres, il ne reste qu’à devenir un Astral : un être désincarné qui attend des années que son corps le rejoigne à bord d’un vaisseau d’émigrants.
Closter, artiste en mal de création, traîne au bar des Étoiles Mortes, accompagné de son chat. Il croise Marika, l’Astrale qui se sert du corps des autres pour sauter de ville en ville. L’un court après sa mémoire, l’autre après sa chair. Ensemble, ils vont changer le monde.
Cinq ans plus tard, dans le musée de chair de l’AnimalVille, Closter hante les galeries où sont exposées ses dernières créations. Vorst, l’ancien milicien reconverti en terroriste, est là pour tout faire sauter… Échappera-t-il au piège des œuvres cannibales ?

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : J’ai découvert les AnimauxVilles, il y a maintenant un peu plus d’un an de cela, avec ma lecture d’Étoiles Mourantes, le roman écrit à quatre mains entre Ayerdhal et Jean-Claude Dunyach, qui m’avait offert un très bon moment de lecture, se révélant intelligent et efficace (ma chronique ici). C’est donc sans surprise que ce roman, qui se situe dans le même univers mais bien des années avant chronologiquement et qui peut être lu indépendamment sans soucis, a terminé sa course dans ma PAL au moment de sa sortie. La couverture, illustré par Gilles Francescano, se révèle, selon moi, magnifique. À noter que ce livre est composé de deux récits : Étoiles Mortes et Voleurs de Silence, deux récits qui sont liés par les personnages.

Le récit nous conte l’histoire de Closter, artiste, qui traîne son malêtre et son incapacité à créer de ville en ville, qui va voir sa vie bousculer lorsqu’il va rencontrer Marika, une astrale à la recherche de son corps, qui va se servir de lui comme moyen de transport lors de ses transferts instantanés d’un AnimalVille à l’autre. Je dois bien avouer qu’il m’est difficile de faire ma chronique, j’ai passé un très bon moment avec ce livre, mais il risque d’en surprendre certains. Il s’agit clairement d’un récit complexe, à la fois poétique et magique, mais dont chaque lecteur risque de ne pas avoir le même ressenti, la même compréhension tant le récit joue à demi-mot avec le lecteur, se révélant parfois légèrement labyrinthique, le laissant ainsi se faire sa propre image, son propre entendement. J’avoue avoir plongé avec plaisir dans cette intrigue où les aventures du héros sont ainsi le prétexte à des réflexions philosophiques que j’ai trouvé clairement fascinantes et soignées. Que ce soit d’un point de vue plus intimiste comme sur le statut de l’artiste, la peur de la page blanche, la compréhension de chacun face à l’art, mais aussi sur des sujets plus globaux qui restent encore d’actualité comme l’influence du pouvoir quand il est entre les mains que d’une poignée de personne, le rejet des minorités, la surpopulation, la capacité de l’Homme à exploiter plus qu’à comprendre, la liberté, la capacité de chacun à gérer les relations ou bien encore le parallèle entre ce qui est considéré comme harmonie et chaos. Vous le comprenez ce livre est riche en idées que chacun soulèvera ou pas sans que l’auteur force la main, laissant le lecteur se faire ses propres conclusions, le tout sur un rythme posé, efficace et entrainant. par conséquent si vous cherchez un récit nerveux, sans temps morts, je ne peux que vous conseillez de passer votre chemin.

L’univers mis en avant par l’auteur se révèle toujours aussi soigné, dense et fascinant à découvrir. J’ai retrouvé avec plaisir les AnimauxVilles et leurs descriptions organiques, vivantes, travaillée, et superbes, surtout que vu que le héros se transfert régulièrement de villes en villes cela nous permet de les découvrir plus en détail. Le travail d’imagination de l’auteur est ainsi captivant, offrant au récit un cadre fort, sensuel et qui donne envie d’en découvrir plus, voir même de voyager avec ces AnimauxVilles. Le grand intérêt aussi vient de la découverte plus en profondeur de l’esprit de ses villes, en effet ce récit se déroule bien avant Étoiles Mourantes, si je ne me trompe pas, la relation entre l’homme et cet animal gigantesque n’est pas la même. Elle va ici se retrouver à évoluer au fil des pages, on va ainsi mieux les comprendre ainsi que leurs histoires, leurs passés. L’aspect « politique » se révèle lui aussi intéressant à découvrir, à la fois dans les problématiques qu’il soulève, mais aussi dans ses jeux de pouvoirs qui se dévoilent par à coups et de façon subtils et surprenants, principalement par des extraits de transition entre les chapitres. La condition de chacun offre aussi une certaine complexité supplémentaire à l’ensemble, entre ceux qui sont figés sur leur planète, ceux qui transitent de ville en ville grâce au transfert ou encore les astraux, fantômes qui attendent leurs corps en hibernation dans un vaisseau de transport on découvre ainsi plusieurs classes et par conséquent différents privilèges. Je regrette par contre de ne pas en apprendre plus, principal sur les astraux qui, je pense, aurait mérité plus d’explications, mais rien de bien méchant.

Concernant les personnages, je me suis rapidement attaché aux « trio » de héros dont on suite les aventures. Que ce soit Closter, personnage intriguant, aux nombreuses zones d’ombres, qui va se dévoiler peu à peu au fil des pages et révéler son importance. Un personnage humain, aux sentiments complexes, principalement dans sa relation avec Marika, pleine de non-dits, de retrouvailles manqués, de sensualité et de rejet. L’héroïne se révèle elle aussi très intéressante à découvrir, par son rôle, son importance, son histoire, son charisme, même si parfois je l’ai trouvé légèrement caricatural et j’aurai aimé en savoir plus sur certains points. Alors j’ai parlé de trois héros, il manque ainsi le chat, Ombre, offrant une mignonitude attachante, même si parfois un peu étrange, mais là, après, pas sûr d’être vraiment objectif, je me fais facilement avoir pas un animal mignon. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste, offrant ainsi une vision diversifiée de l’univers et apportant sont lot de surprises.

Alors après certains points m’ont tout de même légèrement dérangés, je pense par exemple au fait que l’auteur joue parfois sur le mystère, l’absence d’explications pour offrir, je pense, plus de liberté aux lecteurs, mais qui, une ou deux fois m’ont légèrement frustrés. Ensuite, je dois bien avouer que Voleurs de Silence m’a un peu moins accroché qu’Etoiles Mortes, l’auteur jouant plus sur son talent de novelliste, principalement dans ces cauchemars qui viennent rompre le duel entre Closter et Vorst, mais dont parfois j’ai eu du mal à en comprendre totalement le lien. Après, je ne nie pas être aussi passé à côté. Cela n’empêche pas non plus ce texte de se révéler intéressant, dans sa dualités, ces deux visions différentes et aussi dans la compréhension différente de l’art selon chacun, mais voilà il m’a un peu moins marqué que le précédent. La plume de l’auteur se révèle ciselé, soignée, dense, poétique et fascinante et j’ai plongé avec plaisir dans ce livre. Je lirai sans soucis d’autres écrits de l’auteur.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre qui nous offre deux histoire liées entre elle par les personnages. Des récits portés par un rythme lent et poétique, qui offrent ainsi de nombreuses réflexions, qu’elles soient aussi bien intimistes que plus globales, se révélant clairement fascinant à découvrir. Un récit, pour peu qu’on se laisse emporter, qui se révèle magique et intelligent. J’avoue juste avoir un peu moins accroché aux second récit par rapport au premier. L’univers développé continue à nous faire découvrir les AnimauxVilles, qui sont toujours aussi captivants à croiser bien porté par des descriptions superbes et soignées. On découvre aussi un aspect politique et social très intéressants, même si j’avoue je trouve l’aspect des Astrales un peu trop concis selon moi. Les personnages se révèlent attachants, humains avec leurs envies, leurs sentiments. La relation Closter et Marika se révèle vraiment intéressante à découvrir, se révélant complexe et efficace. Je regrette par contre que l’auteur, une ou deux fois, joue un peu trop sur le mystère, ce qui m’a légèrement frustré, même si rien de non plus trop bloquant. La plume de l’auteur se révèle poétique, ciselé, entrainante et terriblement efficace. Je lirai sans soucis d’autres écrits de l’auteur.

 

Ma Note : 8/10

Dix Jours sans voir la Mer – Jean-Claude Dunyach

dix jours sans voir la merRésumé : « Deuxième opus, deuxième constellation en dix soleils de la galaxie Dunyach. Des astres chauds, des astres froids, et toujours ce grand combat entre l’entropie et l’anthropie où se confondent l’amour et la mort, le destin et l’imprévisible. Ici, on apprend ce qui s’est réellement passé à la fin du jurassique et on ne se contente pas d’entrevoir l’extinction de l’humanité, on comprend pourquoi elle est inéluctable.
Saviez-vous que les gens cliquettent ? À votre avis, quel est le plus mortel des péchés capitaux ? Peut-on vraiment domestiquer un AnimalVille avec une chenille qui pond des cabines de communication ?
Maître Dunyach manie l’absurde et le chaos dans la logique des mathématiques fractales et nous l’assène en esthète, avec une délicieuse cruauté. Ça fait du bien partout où ça fait mal. »
Ayerdhal

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Je continue ma plongée dans l’univers des nouvelles de l’auteur Jean-Claude Dunyach avec cette fois ma lecture d’un des nombreux recueil de ses textes publié chez l’Atalante. Il s’agit, pour être exact, du second recueil, publié en 2000 et qui regroupe 10 textes assez hétéroclites oscillant sur les nombreux genres de l’imaginaire. On notera la couverture, illustrée par Gilles Francescano, que je trouve vraiment réussie.

Dix jours sans voir la mer : On se retrouve à suivre à travers cette nouvelle un homme qui n’a pas vu la mer depuis un long moment. L’océan parait même avoir disparu complètement de la surface de la terre. Une nouvelle très intéressante qui vaut principalement par le monde que nous fait découvrir l’auteur. Un univers qui mélange, pour moi, efficacement un sentiment d’apocalypse tout en dévoilant une certaine beauté sauvage, une certaine étrangeté attirante et une certaine liberté. Le personnage ne manque pas non plus d’attrait possédant ainsi une certaine ambiguïté, oscillant entre folie face au vide qu’il côtoie et l’espoir, arrivant ainsi à accrocher le lecteur dans sa quête. Un texte puissant qui démarre de façon terriblement efficace ce recueil.

Sucre filé : Cette nouvelle nous fait découvrir un confiseur qui va faire découvrir sa fabrique a une classe d’enfants en vacances dans la région. Un texte qui se révèle construit un peu comme un conte noir pour grand enfant, qui monte lentement en tension, revisitant ainsi le thème de « l’Ogre », tout en offrant de nombreux niveaux de lecture. On tourne ainsi les pages avec plaisir pour aboutir à une chute que j’ai trouvé vraiment surprenante, pleine d’humour et de cynisme.

Des gens qui cliquettent : On découvre un homme un peu particulier, dans un bar, qui va rencontrer une femme et lui parler d’un phénomène un peu particulier ; des gens qui cliquettent. Un texte que je trouve complexe dans tous ce qu’il soulève, que ce soit principalement dans la relations entre les deux protagonistes comme dans tous les non-dits qu’ils soient liés à la folie comme à la solitude. Sauf que voilà le texte m’a paru trop court pour complètement me happer et me captiver, même si je ne peux pas nier que la chute se révèle percutante.

Paranamanco : On retrouve dans cette nouvelle les AnimauxVilles que j’ai déjà découvert dans Etoiles Mourantes, sauf qu’ici on parait être à une époque où on les découvre à peine, où on ne sait que peu de choses sur eux. J’avoue que ce texte vaut principalement par ce sentiment de gigantisme qui se dégage de ces AnimauxVilles et par cette ambiance que développe l’auteur qui se révèle à la fois émerveillante mais aussi oppressante et étouffante dans le traçage des rues. Reste que le texte m’a paru avoir mal vieilli sur certains aspects. Concernant l’intrigue et la quête des personnages, je l’ai trouvé plutôt sympathique, mais elle m’a paru tout de même manquer un peu d’énergie, d’originalité et se révèle légèrement linéaire.

Nos traces dans la neige : On découvre ici un groupe de personnes qui viennent une fois par an en montagne pour s’isoler. On apprend alors qu’il s’agit d’alien, qui ont été obligés de se fondre dans l’Humanité suite au crash de leur vaisseau. Un texte que j’ai trouvé mélange de sublime et de déroutant dans sa construction, à la fois transcendant et triste pour ces abandonnés. Quelque chose de poétique et de mélancolique se dégage ainsi du rituel que vont vire les personnages avec toujours cette réflexion sur la solitude, tout en laissant un léger sentiment d’effroi. Une excellente nouvelle pour moi.

Chaîne de commandement : Courte nouvelle qui nous présente un homme qui va recevoir un rapport et va devoir classer et décider de l’avenir d’une nouvelle race extraterrestre. Un texte plein d’humour noir et de cynisme, qui nous offre une critique acerbe du monde du travail, des normes et du capitalisme froid et sans émotion. Un texte qui se lit facilement, se révèle sympathique, mais qui voilà a du mal aussi à vraiment marquer j’ai trouvé.

Dialogue avec les Parques : Ce texte nous fait découvrir trois femmes qui se retrouvent pour une identification à la morgue. On va ainsi découvrir potins, mensonges et trahisons, le tout dévoilant une chute efficace. Un texte qui oscille entre contemporain et mythologie, mais dont j’avoue ne pas avoir réussi à complètement rentrer dedans. J’avais l’impression qu’il me manquait une clé pour vraiment bien la comprendre, même si la lecture reste plus que sympathique.

Tous les chemins du ciel : Cette nouvelle nous fait suivre deux chasseurs qui éliminent des cocons qui tombent du ciel et viennent s’écraser sur terre. Une très bonne nouvelle, complexe, déroutant le lecteur par quelque chose qui peut paraitre aux premiers abords classique, mais qui surprend par sa fin qui vient remettre en perspective l’ensemble du récit. L’ambiance à la fois violente et triste vient porter ce personnage principal dont on ne connait que peu de choses, mais qui va se dévoiler au fil des pages.

Mémo pour action : Tout comme Chaîne de commandement cette courte nouvelle décide de traiter avec humour de notre société actuelle et des travers de l’entreprise. Pour cela l’auteur a décidé d’imaginer un brainstorming par mail entre les différents dinosaures concernant une astéroïde qui s’approcherai de la terre tout en tentant de ménager les uns et les autres. Poilant, délirant, cynique et absurde j’avoue avoir plus accroché à ce texte, peut-être parce qu’il m’a paru mieux maîtrisé ou alors il me touche plus au vu du nombre de mail que je peux voir passer au boulot.

En attendant les porteurs d’enfants : Cette nouvelle nous fait découvrir un futur ou les femmes paraissent avoir disparu et ou certains hommes, sélectionnés par des tests, donnent naissance aux enfants. J’avoue un texte très intéressant sur les thématiques qu’il soulève, avec toujours en fond cet aspect de solitude qui se dégage du héros principal. Je l’ai peut-être trouvé un chouïa long, mais rien de non plus dérangeant et la chute vraiment percutante et réussie vient faire rapidement oublier ce ressenti.

 

Chaque nouvelle m’a ainsi paru maîtrisé, que ce soit dans les différents messages et les différentes ambiances qu’elles cherchent à transmettre, mais aussi dans le rythme. Chaque texte, surtout, n’est pas sans nous faire réfléchir sur nous-même, notre planète, notre société et même si tous ne m’ont pas autant happé, je dois bien avouer que l’ensemble m’a ainsi plus que convaincu, le tout bien porté par une plume de qualité qui se révèle efficace, entrainante et travaillée. Bon maintenant va falloir faire enter de nouveaux recueils dans ma PAL histoire de prolonger ma découverte.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce recueil de dix nouvelles qui offre des textes variés, intéressants, soignés et intelligents. Alors certes tous les textes ne m’ont obligatoirement tous autant happé, mais dans l’ensemble je dois bien avouer que j’ai trouvé l’ensemble vraiment maîtrisé, rythmé, réussit et entrainant. L’auteur manie l’humour, le cynisme, l’imagination et la réflexion avec efficace, le tout porté par une plume qui se révèle de qualité, captivante et soignée. Il ne me reste plus qu’à faire rentrer d’autres recueils de l’auteur dans ma PAL.

 

Ma Note : 7,5/10

 

Autres avis : Julien le naufragé, …

CRAAA

Challenge CRAAA 6ème lecture

L’Instinct du Troll – Jean-Claude Dunyach

l'instinct du trollRésumé : « Glissez-vous dans l’intimité d’un troll le temps de quatre aventures qui font trembler la terre jusqu’aux tréfonds des mines les plus obscures. Bien sûr, pour cela, vous allez devoir franchir les falaises du Désespoir, affronter les périls du col des Assassins et vous enfoncer dans les marais de la Mort sinueuse, mais ne vous inquiétez pas : après, c’est fléché. Et, avant, mieux vaut savoir que, s’il faut qu’un troll s’habille pour une occasion spéciale, il convient de le prévenir dix ans à l’avance. Surtout, n’oubliez jamais que l’eau ferrugineuse est un fléau qui ravale le troll au rang de l’homme. Alors, vous qui entrez ici, laissez toute espérance ainsi que vos affaires personnelles au vestiaire. Et n’oubliez pas de rapporter vos notes de frais. »
Ayerdhal.

Edition : L’Atalante

 

Mon Avis : Ce livre a très rapidement réussi à m’attirer, il faut bien l’avouer, grâce à sa couverture, illustrée par Gilles Francescano, que je trouve superbe. Vu qu’en plus j’avais justement très envie de découvrir un peu plus des écrits de Jean-Claude Dunyach, et ajouter à cela une accroche intéressante en quatrième de couverture écrite par Ayerdhal, ce roman a donc assez facilement terminé sa course dans ma PAL. Ce livre comporte au final quatre nouvelles, qui peuvent se lire séparément, mais qui ensemble forment un récit cohérent.

Ah le Troll, cet être de légende, souvent connu pour sa taille géant et sa force inébranlable, parfois aussi sa stupidité, sauf qu’ici même s’il garde certaines de ses caractéristiques, notre héros est surtout un cadre moyen, gérant d’une mine pour un grand groupe dirigé par les Hommes, mais aussi aventuriers et héros par moments. Sauf que voilà tout démarre mal pour lui dès les premières lignes, il a oublié ses justificatifs de notes de frais et doit donc retourner les chercher, mais pire que tout son supérieur a décidé de déchaîner l’enfer sur lui : il lui a fourni un stagiaire. Comme vous vous en doutez c’est sur l’aspect de l’humour et de l’ironie que l’auteur a décidé de construire son récit et je dois bien avouer que cela marche vraiment bien, se révélant très réussi. C’est bien simple j’ai rapidement été captivé par les différentes histoires proposés au point que j’ai quasiment lu ce petit livre d’une seule traite. Il offre ainsi, au travers d’une histoire de Fantasy revisité, une critique acerbe et terriblement efficace sur notre société, que ce soit à travers le monde du travail comme à travers l’importance du progrès et des évolutions dans notre vie. L’ensemble est traité de façon légère, mais n’empêche pas de se révéler dense et intelligente dans les réflexions qu’il ouvre au lecteur. Les différentes nouvelles se révèlent fluides, entraînantes et offrant aussi de nombreuses surprises.

Concernant l’univers qui nous est présenté au fil des pages, il se révèle vraiment intéressant, reprenant les bases de la Fantasy et des mythes, pour mieux les réutiliser, les détourner voir même les transformer. Franchement la réécriture du mythe Arthurien restera dans mon esprit pendant un long moment encore tant il m’a fait rire. Alors après parfois le mélange entre univers contemporain et celui de l’imaginaire offre un peu trop de décalage, cherchant aussi peut-être un peu trop l’aspect humour et le bon mot, mais franchement rien de non plus gênant. Là où par contre je m’y suis pleinement retrouvé c’est dans la vision de l’entreprise que nous propose l’auteur, entre note de frais, comptabilité, production, stagiaire, restructurations, évolutions .. etc. Elle se révèle tellement véridique, très proche aussi parfois de ce que j’ai connu et qu’on sent que l’auteur connaît bien le sujet. Mais c’est surtout dans l’évolution de ce background que l’ensemble gagne aussi en intérêt, soulevant de nombreuses questions sur le changement dans le monde du travail que je vous laisse découvrir, mais qui m’ont captivé.

Concernant les personnages, il faut bien avouer qu’ils se révèlent tous sympathiques, attachants et intéressants à découvrir. Entre le Troll qui doit faire face à des changements qui le dépassent et dont il a du mal à en voir les conséquences, un stagiaire pas très doué, un peu égocentrique, mais qui va rapidement apprendre, ou bien encore Sheldon passionné de nouvelles technologies et prince charmant nouvelle génération et aussi la fille du capitaine rebelle, on obtient un panel de personnage des plus hétéroclites, humains, touchants et surtout très drôles, qui changent, avancent et évoluent au fil du récit. Même les personnages secondaires ne sont pas en reste, venant apporter un plus à l’ensemble. Entre aventures, paperasseries, découvertes et mariages ils vont nous offrir un sacré dépaysement et de belles surprises.

La plume de l’auteur se révèle efficace, entraînante et pleine d’humour et de calembours qui font que j’ai tourné les pages avec plaisir et envie d’en apprendre plus sur la vie de ce Troll. Alors après certes, toutes les nouvelles ne sont pas aussi rythmées et parfois quelques légères longueurs se font ressentir, mais franchement rien de bien gênant tant on ne peut que sourire et être captivé devant les nombreuses péripéties qui parsème le parcours de nos héros ainsi que par sa vision de notre monde. Au final on obtient là un livre de Fantasy humoristique réussi et plein d’entrain qui, je pense, mérite d’être découvert et offrir une lecture  vraiment très agréable. Qui sait, si l’auteur décide un jour de revenir dans cet univers, je lirai avec grand plaisir.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre qui nous propose de découvrir un récit de Fantasy bourré d’humour et d’ironie, brossant un portrait réaliste du monde du travail et de la société et surtout offrant une histoire efficace, entrainante et percutante. L’univers propose de revisiter de façon pertinente et pleine d’esprit les codes et les mythes du genre pour mieux les transformer voir les détourner. Alors c’est vrai, parfois, l’aspect contemporain mis en avant crée un peu trop de décalage, mais franchement rien de bien dérangeant. La grande force vient de la vision qui est proposée par l’auteur sur l’entreprise qui parait tellement réaliste et brossé de façon sarcastique qu’elle se révèle efficace. De plus elle offre aussi de nombreuses réflexions, principalement dans son évolution au fil des pages. Les personnages sont attachants, travaillés et drôles et surtout ils proposent un panel vraiment hétéroclites que ce soit dans les points de vues comme dans les visions qu’ils ont du monde. La plume de l’auteur se révèle entraînante, soignée et pleine d’humour, nous happant rapidement et, même si certains textes m’ont paru posséder quelques longueurs, voir certains jeux de mots qui ont eu du mal à faire mouche, dans l’ensemble on a là un roman de Fantasy Humoristique plus que réussi qui donne envie d’en apprendre plus.

 

Ma Note : 8/10

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