Auteur/autrice : BlackWolf Page 137 of 202

Ghostopolis – Doug TenNapel

ghostopolis.jpgRésumé : Le jeune Garth ne pensait pas découvrir si tôt le monde des spectres ! Propulsé par accident à Ghostopolis par Franck Gallows, un chasseur de fantômes un peu usé, il s y découvre des pouvoirs spéciaux… et de nouveaux ennemis ! Car ses nouvelles capacités font des envieux parmi les puissants. Frank sait que les heures de Garth sont comptées. Il n’a pas le choix : il doit s’infiltrer dans Ghostopolis et trouver une issue vers le monde des vivants.

Edition : Milady graphics

 

Mon Avis : J’avais plus ou moins entendu parler, souvent en bien, de cette BD récemment mais j’avoue que, surtout, je trouvais à la couverture un aspect légèrement Burtonien qui rendait bien et donnait clairement envie de découvrir d’en savoir plus sur ce livre. Alors, quand j’ai vu que, lors du dernier Masse Critique, Babelio proposait ce livre j’ai décidé de tenter le coup et j’ai eu la chance d’être sélectionné. Je remercie donc Babelio et les éditions Milady de m’avoir fait découvrir cette Bande Dessinée.

Franck travaille pour la FIIS, la Force d’Intervention de l’Immigration Surnaturelle, il renvoie les fantômes dans leur monde. Mais voilà, lors d’une mission, il va envoyer par erreur un petit garçon, Garth, avec le fantôme qu’il traquait dans l’au-delà. Il va alors tout faire pour le retrouver et le rendre à sa famille. L’histoire en elle-même ne manque pas de charme, mais c’est surtout par son rythme effréné et plein de rebondissements qu’elle va réussir à emporter le lecteur à travers les péripéties de Garth. En effet on ne s’ennuie jamais un seul instant dans cette Bande Dessinée qui ravira autant les plus jeunes que les moins jeunes mélange d’aventure, d’action et d’humour. Mais voilà il faut bien l’avouer cette histoire, malgré qu’elle happe le lecteur, reste tout de même simpliste et surtout les péripéties sont souvent résolues un peu trop rapidement, preuve que le public cible reste tout de même les adolescents, ce qui n’empêche pas, me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, à ce livre de séduire et d’emporter son lecteur de tout âge.

L’auteur traite aussi, dans son livre, de sujets sensibles, certes basiques tels que la famille, la mort, l’amour et aussi la mort, mais surtout l’auteur arrive à les traiter de façon sensible, délicate et surtout efficace avec un mélange de sérieux et d’humour qui fait qu’on se laisse convaincre facilement et offre une grande cohérence à l’histoire et surtout aux personnages. En fait c’est ça qui fait que, selon moi, cette BD happe si facilement les lecteurs, ce mélange parfaitement dosé et réussi entre les péripéties des différents personnages, les sentiments et réflexions et le tout bien accompagné par un humour vraiment efficace. Ajouter à cela un univers plein de spectres, de momies, de faës ou encore de squelettes, un univers vraiment travaillé et soigné par l’auteur qui possède ses propres règles et lois. Un univers vraiment efficace possédant un léger côté à la Tim Burton, mais le tout par contre en moins macabre et moins sombre. J’aurai juste un léger reproche, le fait que Garth s’adapte un peu trop rapidement à cet univers.

Les personnages ne sont pas des plus originaux et paraissent souvent déjà vus, entre l’enfant aux sentiments complexes, le chasseur de fantôme blasé et un peu looser et le vilain au passé trouble on ne trouve rien ici de franchement novateur mais ça n’empêche pas ces personnages de se révéler solides et de fonctionner correctement, mais surtout, mis à part le vilain car c’est le vilain, on s’attache facilement à eux, on les comprend, on se laisse emporter par eux. Le vilain est différent, oui, il est là pour être méchant et il remplit parfaitement son rôle, amenant ce côté un peu sombre à l’histoire. Bon par contre la révélation finale sur le méchant m’a clairement paru trop téléphonée et un peu trop tirée par les cheveux.

Les graphismes se révèlent très aérées, les cases assez grandes, ce qui fait qu’on ne se sent jamais étouffé dans cette BD. Les traits assez gros, un peu cartoon,  offrent aux personnages l’expression de leurs sentiments et de leurs émotions vraiment réussie et efficace. Les couleurs vives et colorées permettant aussi de rendre ce récit accessible à tous, malgré parfois des sujets assez sombres. Je reprocherai juste que les paysages ne soient pas plus développés, les cases se concentrant trop souvent simplement sur les personnages. Au final je suis plutôt content de ma découverte avec cette Bande Dessinée qui touche facilement le lecteur de tout âge même si, j’avoue, elle aurait pu être un peu plus travaillé et complexe.

En Résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec cette Bande Dessinée qui nous plonge rapidement dans l’histoire avec une intrigue efficace, pleine d’action et d’aventures et au rythme effréné, mon seul petit regret et que finalement l’histoire soit au final tout de même un peu trop simpliste, mais rien de bien méchant vu qu’il s’agit d’un livre pour jeunes et moins jeunes. La BD traite de sujet sérieux et bien amené le tout de façon efficace et pleine d’humour. L’univers présenté est vraiment intéressant, travaillé et soigné avec ces différents peuples et possède aussi un léger côté Burtonien. Les personnages, sans être non plus très originaux, remplissent parfaitement leurs rôles et se révèlent vraiment efficaces et attachants. Les graphismes, très cartoonesques sont vraiment efficace et aérés offrant aussi une représentation des sentiments et des émotions vraiment réussie. Je reprocherai juste trop de gros plans limitant ainsi la présentation des décors et des paysages. Au final une bonne BD qui plaira autant aux ados et aux grands, il suffit juste de se laisser emporter.

 

Ma Note : 7,5/10

tous les livres sur Babelio.com

 

Joyeux Noël Tout le Monde!

joyeux noel

 

 

Joyeux Noël post fin du monde à tous et à toutes!

En vous souhaitant plein de bonnes choses et surtout des livres sous le sapin!

Les Annales du Disque-Monde Tome 3, La Huitième Fille – Terry Pratchett

la huitieme filleRésumé : Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise la transmission de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde. La succession s’y effectue de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi opère le mage. Puis il meurt. Or, il apparaît que le huitième fils est cette fois… une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n’a vu pareille incongruité. Trop tard, la transmission s’est accomplie au profit de la petite Eskarina…

Edition : L’Atalante

Poche : Pocket

 

Mon Avis : Après la découverte, hilarante et passionnante, des deux premiers tomes de la série des Annales du Disque Monde (chronique du Tome 1 ici, du Tome 2 ) je continue ma plongée, que j’espère pleine d’humour, dans le troisième tome de ce cycle. Il faut bien avouer aussi que l’illustration de couverture, toujours réalisée par Marc Simonetti, est toujours aussi réussie et donne toujours autant envie de plonger dans cet univers complètement loufoque. A noter que ce troisième tome peut être lu indépendamment des deux premiers et nous propose de nouveaux personnages ainsi que de nouveaux lieux.

Et pourtant je dois bien avouer qu’une fois ce troisième tome refermé j’ai eu l’impression d’avoir moins été emporté que par les tomes précédents. Attention ce troisième tome est loin d’être catastrophique, mais il m’a moins fait marrer que les deux premiers, même si certains passages restent poilants. Cela vient peut être aussi de l’histoire, car l’auteur décide de traiter d’un sujet qui aujourd’hui encore a son importance, l’inégalité des sexes; pourquoi une fille ne pourrait-elle pas être mage alors que la magie n’est, soit disant, réservée qu’aux hommes. Mais voilà entre sérieux et humour l’auteur a parfois du mal à trouver le juste milieu de la critique cynique et burlesque, ce qui n’empêche pas certains passages d’être franchement épiques et poilants et aussi de tourner les pages avec un sourire aux lèvres. Mais voilà, une fois terminé on a l’impression d’un goût de trop peu, surtout comparé aux deux premiers tomes.

L’univers de ce disque de monde est toujours aussi passionnant à découvrir, avec cette fois une découverte plus en profondeur de ce qui est la magie, que ce soit par les mages ou encore par les sorcières. Des sorcières finalement très demandées pour tout ce qui peut être soucis de couple ou encore tous les soucis du quotidien, que l’auteur nous présente au vitriol et qui fait qu’on ne peut s’empêcher de sourire, voir de rire parfois, surtout par exemple devant la naïveté d’Eskarina sur cette profession. L’auteur nous fait aussi découvrir la vie à la campagne, cette différence entre ville et bourgade. Mais voilà l’auteur cherche aussi à nous présenter la magie, ces mécanismes et son existence ce qui fait que l’auteur essaye d’entrer dans des considérations parfois légèrement ronflantes et qui donne l’impression parfois de ne pas aboutir, ce qui fait qu’on s’y perd un peu

Concernant les personnages, il faut bien l’avouer, un personnage se détache vraiment du lot il s’agit de Mémé Ciredutemps, elle se détache d’ailleurs tellement du lot qu’elle éclipse facilement tous les autres et, mis à part Eskarina qui arrive tout de même à sortir du lot, on a un peu l’impression que les autres personnages se révèlent un peu fade. Mais rien de gênant tant Mémé, à elle seule, vaut vraiment le coup d’être découverte par son cynisme, sa vision du monde très pragmatique et délirante ou encore par sa verve et sa façon de regarder les gens qui ne manquent pas de faire rire le lecteur. Eskarina est aussi un personnage intéressant par sa candeur d’enfant ou encore sa naïveté qui amène pas mal de quiproquo qui ne manquent pas de faire sourire. Si on considère le Bourdon comme un personnage alors lui aussi mérite d’être découvert avec son caractère bien trempé et sa façon bien à lui de réagir aux évènements.

On retrouve avec plaisir le style de l’auteur, fluide et efficace, mais surtout cet humour anglais fait de jeux de mots, de situations burlesques où l’auteur s’amuse à placer nos héros dans les situations les plus improbables et les plus délirantes qu’il soit. Mais voilà ce troisième tome, malgré que l’histoire m’ait paru plus construite que les précédentes, m’a paru aussi un peu moins drôle et poilant que les précédents, comme si l’auteur avait un peu de mal à jongler entre histoire sérieuse et passages humoristiques. Ce qui n’empêche pas ce troisième tome de se révéler tout de même intéressant à découvrir et offre quelques passages des plus drôles. Au final un troisième tome qui, selon moi, est un ton en dessous que les deux précédents, mais se révèle tout de même sympathique et n’entache en rien mon envie de découvrir la suite.

En Résumé : J’ai passé un moment de lecture sympathique avec ce troisième qui, certes se révèle un ton en dessous que les deux premiers, mais continue à faire sourire son lecteur si on aime l’humour anglais. L’histoire est plus construite que les précédents et parle d’un sujet encore d’actualité qui est l’égalité des sexes, ce qui n’empêche pas l’auteur de garder son humour et son cynisme même si j’ai trouvé que, dans ce tome, l’auteur avait parfois un peu de mal à trouver un juste équilibre. L’univers développé est toujours aussi intéressant à découvrir entre monde urbain et monde rural le tout agrémenté de sorcières et de mages, je reproche juste à l’auteur de se perdre un peu dans ses explications sur la magie. Le style de l’auteur est toujours aussi fluide et efficace et son humour très british continue à faire mouche et à me faire rigoler. Alors certes ce troisième tome m’a paru légèrement mois bon que les deux premiers, mais il reste plaisant à découvrir et je lirai les autres tomes avec grand plaisir.

 

Ma Note : 7/10

La Geste du Sixième Royaume – Adrien Tomas

la geste du sixieme royaume Résumé : Les cinq royaumes : des nations turbulentes et ambitieuses souvent en guerre. Au coeur des terres, un sixième royaume : la Grande Forêt légendaire, impénétrable et hostile. Dans les maisonnées de Sélénir, dans les cases de Val ou dans les yourtes des nomades des steppes de Khara, le soir au coin du feu, on raconte aux enfants la légende suivante : tes rêves, tes cauchemars comme les créatures fantastiques des contes que tu aimes tant peuplent le sixième royaume.
Alors, pourquoi un baladin perdu, une belle sorcière aux terribles pouvoirs endormie depuis cinq cents années, un jeune voleur des rues amoureux, un demi-nain commerçant débonnaire et un homme-loup monstre de foire se retrouvent attirés par la Grande Forêt ?

Edition : Mnémos

 

Mon Avis : L’histoire de l’arrivée de ce livre dans ma PAL est assez simple, lors des dernières Imaginales je me suis fais harceler par Plumeline et Ptitetrolle qui étaient tombées sous le charme de ce roman (ou bien de l’auteur je ne sais plus vraiment, faudra leur demander ^^). Après une discussion avec l’auteur, et un quatrième de couverture intéressant, je me suis rendu compte que ce livre pouvait m’intéresser et voilà comment il a fini dans ma PAL. Puis il faut bien avouer que la couverture, illustrée par Alain brion, est, je trouve, vraiment réussie et efficace. Par contre, petite constatation, la police de caractère m’a paru légèrement petite et resserré, rien de bien méchant mais il aurait peut-être été intéressant de gonfler le livre d’une centaine de pages pour le rendre plus aéré, mais je me rends bien compte que cela aurait joué sur le prix aussi.

Alors, autant le dire tout de suite ce roman ne révolutionnera en rien le genre de la fantasy Epique, reprenant les codes déjà bien connus du genre, donc si vous cherchez l’originalité dans l’histoire passez votre chemin. Mais voilà pour les autres, malgré que l’intrigue manque clairement d’originalité, ça n’empêche pas à l’auteur de connaitre ses classiques et de nous offrir une histoire plus que solide et intéressante.  En effet ce roman nous propose une guerre entre cinq royaumes humains et un royaume plus mystique avec, au milieu de tout ça, une bataille entre le Père, représentant de la Nature et l’Autre représentant du progrès et de l’évolution. Voilà, l’histoire a beau être balisée entre destinées, prophéties, magies etc… ça n’empêche pas l’auteur de nous offrir une histoire vraiment efficace à défaut de surprendre totalement le lecteur. Elle est menée du début à la fin avec conviction, passion et enthousiasme qui fait qu’on se laisse tout de même emporter par cette intrigue pleine d’action, de mouvements, de rebondissements et de retournements de situations.

Mais voilà il faut bien l’admettre ce roman possède encore quelques erreurs de jeunesse, car on a beau se laisser facilement happer par ce roman, certains passages paraissent tout de même guindé, voir possèdent quelques longueurs, un peu comme si l’auteur avait un peu de mal à romancer certains de ces passages, mais rien de bien grave. J’ai, par contre, bien apprécié l’idée de l’auteur de ne pas nous offrir une lutte entre le bien et le mal, mais quelque chose de plus nuancé où finalement les deux ennemis ne peuvent pas vraiment vivre l’un sans l’autre, le savent, et qui pourtant cherchent à se détruire. Par contre, j’avoue que même si j’ai été pris par la lecture j’ai jamais été vraiment surpris, car, malgré la multiplication des points de vue des personnages, qu’il soit d’un côté ou de l’autre, je connaissais déjà le vainqueur de cette guerre, comme si c’était écrit à l’avance. Ce qui n’empêche pas le déroulement d’être captivant.

L’univers est une des grandes réussites de ce roman tant il va se révéler dense et foisonnant au fil des pages. On sent que l’imagination de l’auteur a longtemps été bercé d’Imaginaire et qu’il a réussi à se réapproprier un bestiaire complet pour le faire correspondre à son univers, le rendre cohérent et passionnant; mais sans là non plus révolutionner le genre. On retrouve, Nains, Humains, Elfes, Dryades etc… dont l’auteur apporte parfois ses propres idées, ses petites retouches, qui se révèlent intéressantes. Les différentes races et peuples sont soignés, bien amenés que ce soit par leurs cultures, leurs histoires ou encore leurs façons de vivre. On découvre avec plaisir toute cette population qui peuple les six royaumes. De plus l’auteur pousse aussi un peu à la réflexion sur la nature, son devenir face à la technologie le tout sans s’imposer au lecteur ou pousser à l’extrême ces axes de réflexion, car finalement le roman montre que l’homme a besoin des deux, de la nature et du progrès.

Concernant les personnages je dois dire qu’ils sont nombreux, un peu comme une présentation à la Trône de Fer, et on suit donc différents personnages dans les différents camps présents. Mais voilà j’ai trouvé que tous les personnages ne sont pas au même niveau. Par exemple j’ai été accroché par Llir et Maev deux personnages hauts en couleur, denses et travaillés, ou encore Moineau qui a un peu de mal à s’imposer au début, mais sur la fin offre pas mal de surprises, mais par conte un personnage comme Corius m’a paru moins travaillé, un peu moins profond que les autres par ses sentiments, son passé et ses émotions. Ou bien encore le personnage d’Irian qui est, certes, un très bon assassin, bien campé, sombre et violent, mais qui a, selon moi, ce côté « super héros » limite invincible par moment qui m’a un peu dérangé. Mais dans la globalité les différents personnages sont intéressants, attachants et accrochent assez le lecteur.

Concernant le style de l’auteur je l’ai trouvé vraiment sympathique, simple, efficace et qui nous plonge quand même facilement dans son monde, dans cette guerre pleine de rebondissements. L’auteur manie d’ailleurs un léger cynisme assez intéressant, mais surtout l’auteur nous offre un final vraiment passionnant et possédant pas mal de surprises qui m’ont vraiment emporté pour aboutir à cette conclusion plus qu’efficace. Au final un premier roman de l’auteur efficace a défaut d’être complètement original; un roman qui ne révolutionnera pas le genre de la fantasy épique mais qui ne manque pas de faire passer un bon moment malgré quelques défauts, mais rien de rédhibitoire. En tout cas j’attends avec impatience ce que va nous proposer à l’avenir l’auteur.

En résumé : J’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre qui nous offre une histoire, certes pas des plus originale, mais qui se révèle solide, agréable, pleine d’action et de rebondissements qui font qu’on se laisse emporter. L’univers mis en place par l’auteur est déjà vu, mais reste solide et possède quelques petites idées intéressantes qui méritent d’être découverts. Les personnages sont efficaces et prenants même si ils ne sont pas tous au même niveau j’ai par exemple accroché à Llir et Maev et beaucoup moins à Corius et Iran. Alors, bien sûr tout n’est pas parfait le livre possède ses défauts, certains passages m’ont parus un peu lent et guindés et surtout le clan gagnant paraît clair dès le début. Le style de l’auteur est vraiment simple et efficace et sait nous faire plonger dans son roman. Un roman qui, sans revisiter le genre de l’épique fantasy, se lit avec plaisir.

 

Ma Note : 7,5/10

Wollodrïn, Le Convoi Tome 1 – Chauvel & Lereculey

wollodrin-le-convoi.jpg Résumé : Onimaku l’humaine et Hazngar l’orc, unis depuis l’anéantissement du clan de ce dernier, cherchent fortune au gré de leurs errances… Jusqu’à ce que leur chemin croise celui de pionniers en route pour le lointain pays d’Hingell. Ces derniers, abandonnés par leurs guides, les enrôlent pour être menés jusqu’à la terre promise. Mais certains sont prêts à tout pour que le convoi n’arrive jamais à bon port…

Edition : Delcourt

 

Mon Avis : Après un premier diptyque qui nous offrait une histoire qui, à défaut d’être des plus originale, se révélait vraiment solide et reprenant efficacement les classiques de l’héroïc fantasy (Chronique du tome 1 ici, tome 2 ), les auteurs nous reviennent cette fois pour nous proposer de suivre l’histoire de Onimaku et Hazngar l’orc, rares survivants du premier cycle. J’ai été un peu surpris de voir que les auteurs ont décidés d’ouvrir un prolongement à cette série, mais ne boudant pas mon plaisir elle a vite terminée dans ma PAL. Alors, attention, même si ce roman est la suite de Wollodrïn, Le Matin de Cendres les cycles ont l’air de pouvoir se lire séparément.

Et on ne change pas une équipe qui gagne car, encore une fois, les auteurs ont décidés de nous offrir une histoire, certes pas des plus originales, mais qui va se révéler solide, intrigante, passionnante et pleine de surprises qui font qu’on se retrouve à lire avec grand plaisir cette Bande Dessinée. On retrouve les codes classiques de ce qui se fait en fantasy avec nos deux héros, accumulant les problèmes, qui se retrouvent à mener une caravane de pionniers qui cherchent à s’installer, mais dont le voyage est semé d’embuches, le tout dans un univers à la Tolkien. Mais voilà on sent la passion des auteurs pour cet univers et ils arrivent vraiment à s’approprier ses codes et ainsi les retranscrire de façon vraiment crédible et prenante tout en jouant avec l’action et les rebondissements. Les auteurs distillent très peu d’informations au cours de ce premier tome, histoire de faire monter l’attente du lecteur pour aboutir à une fin qui appelle vraiment à lire la suite tant je me suis retrouvé emporté et passionné.

L’univers mis en place par les auteurs reste très Tolkinenien tout au long de ce cycle, que ce soit par les différentes races présentes, entre humains, orcs, gobelins et autres joyeusetés, mais aussi par la découverte de nouvelle religions, bien représenté par ses fameux pionniers, qui se révèlent intéressantes et donne envie d’en savoir plus. Un univers peut être moins ouvert que le précédent cycle concernant la découverte de régions, se consacrant pleinement sur ce convoi, ce qui n’empêche pas de découvrir des horizons et des paysages vraiment magnifiques et réussis. Un univers qui va aussi se révéler plus sombre que le précédent, principalement par une majorité du voyage de nuit, mais aussi justement par la découverte de lieux plus graves, plus oppressants qui collent parfaitement avec ce que, pour le moment, laisse dévoiler l’intrigue.

Concernant les personnages nos deux héros principaux, déjà connus dans le cycle précédent, sont vraiment passionnants à découvrir et à suivre tout au long de ce premier tome. L’auteur arrive
vraiment à faire retranscrire toute l’ambiguïté de cette relation qui se révèle différente, ce besoin de rassurer, de se justifier. Mais la grande réussite des auteurs et d’avoir fait tout ça plus par la gestuelle des personnages et le retranscris de leurs émotions que par les dialogues qui auraient alourdis le récit. Concernant les pionniers ils sont aussi intéressants à découvrir que ce soit par, comme j’ai dit, la découverte de leur religions et leur coutume, mais aussi par cette crainte et cette méfiance qu’ils ont envers les autres ce qui pousse à tenter de les découvrir même si parfois ils tendent un peu trop à un certain fanatisme dans le respect de leurs traditions. Des personnages ambigus qui n’ont pas l’air de tout dévoiler.

Par contre, concernant les graphismes je suis toujours aussi fasciné, ils sont toujours aussi réussis et vraiment efficaces, arrivant à nous plonger facilement dans cet univers et ce monde. Comme je l’ai dit les paysages sont vraiment magnifiques et les personnages paraissent vraiment vivants, pleins de sentiments et d’émotions. Je reprocherai peut être juste une ou deux cases que j’ai trouvé un peu un ton en dessous, mais rien de grave. Le découpage se révèle vraiment énergique et haletant et colle parfaitement avec ce que souhaite retranscrire les auteurs. Au final je suis bien content que les auteurs ont décidés de prolonger l’histoire de Wollodrïn et maintenant j’attends la suite avec impatience.

En Résumé : On ne change pas une équipe qui gagne et les auteurs, avec le premier tome de ce nouveau cycle de Wollodrïn, nous offre une intrigue, certes peu originale, mais qui se révèle toujours aussi prenante, haletante et efficace plongeant facilement le lecteur dans l’histoire. L’univers, très Tolkienien se révèle vraiment efficace et colle parfaitement à l’histoire et au monde mis en place par les auteurs. Les personnages sont vraiment réussis, ambigus, et captivants et surtout on les découvre autant par les dialogues que par leurs gestuelles, leurs façons de réagir ce qui les rend vraiment attachants. Concernant les graphismes il n’y a rien à redire on retrouve un trait réussi et efficace nous offrant des paysages vraiment magnifiques et des personnages vivants le tout avec une colorisation un peu plus sombre que les précédent, mais qui colle parfaitement à l’histoire. J’attends maintenant la suite avec impatience.

 

Ma Note : 8/10

La Fille Automate – Paolo Bacigalupi

la fille automateRésumé : La sublime Emiko n’est pas humaine. C’est une créature artificielle, élevée en crèche et programmée pour satisfaire les caprices décadents d’un homme d’affaires de Kyoto.
Êtres sans âme pour certains, démons pour d’autres, les automates sont esclaves, soldats ou jouets pour les plus riches, en ce XXIe siècle d’après le grand krach énergétique, alors que les effets secondaires des pestes génétiquement modifiées ravagent la Terre et que les producteurs de calories dirigent le monde. Qu’arrive-t-il quand l’énergie devient monnaie ? Quand le bioterrorisme est outil de profit ? Et que les dérives génétiques font basculer le monde dans révolution posthumaine ?

Edition : Au Diable Vauvert

 

Mon Avis : J’avais envie de lire ce livre, depuis sa sortie en Anglais, dont l’histoire ainsi que la magnifique couverture en VO me donnait véritablement envie de découvrir ce roman. Mais voilà j’ai toujours une certaine appréhension à lire de la SF, surtout de la SF assez dense, en Anglais. Puis lors d’une discussion avec Lelf, j’ai découvert, un peu par hasard, honte à moi, que ce livre était sorti en VF. Il a donc rapidement fini dans ma PAL. Je dois dire que je trouve la couverture assez sympathique, mais je maintiens ma préférence pour l’illustration de couverture en VO.

J’ai été un peu surpris par le début de ma lecture qui se révélait un peu lent, mais aussi par le léger temps d’adaptation à un univers futuriste inconnu ainsi qu’au fait que l’auteur parsème son histoire de mots Thaï; et pourtant j’ai été emporté de la première à la dernière page de ce roman qui se révèle être une lecture fascinante et déconcertante. En effet le roman se révèle véritablement riche et efficace de bout en bout et surtout nous offre une histoire vraiment dense et intelligente qui pousse le lecteur à la réflexion sur l’avenir de notre planète. L’auteur joue habilement avec le lecteur, alternant les points de vues des personnages, mais jouant aussi avec le rythme entre développement de l’histoire et de l’univers et rebondissements qui font avancer l’histoire et entraine encore un peu plus le lecteur dans cette intrigue foisonnante et prenante.

L’univers développé par l’auteur est vraiment passionnant, mais aussi tellement réaliste et inquiétant qu’il force le lecteur à se poser des questions et à revoir notre vision de la planète. Un univers parfois déprimant ou le Pétrole a disparu, le charbon coûte tellement qu’on ne s’en sert presque plus et où la nourriture a connu énormément d’infections à cause des modifications des grands groupes qu’il est difficile de trouver de la nourriture saine. Mais voilà l’auteur ne prend jamais parti et offre au lecteur le choix de la réflexion, montrant que les manipulations peuvent aussi bien aider que détruire tout dépend de qui s’en sert et pour quelles raisons, même s’il nous montre clairement ce que peut créer des entreprises comme Monsanto. Un univers dense, palpitant qui est, pour moi la grande réussite de ce roman tant on peut s’identifier à cet avenir et à ses conséquences. La ville de Bangkok est le dernier bastion d’une certaine liberté génétique, une ville aux multiples facettes qui se révèle doucement au fil des pages.

Mais voilà ce roman n’est pas non plus qu’une grande quête génétique et biologique, il nous rappelle aussi que la nature humaine ne change pas malgré toutes les catastrophes qu’elle peut bien connaitre. Il nous montre que devant la peur on se tourne facilement vers la violence et il nous montre aussi qu’au fil du temps on oublie et on est facilement prêt à détruire de nouveau pour de l’argent. Il nous montre aussi de façon efficace cette soif de pouvoir et de vengeance que tous les personnages ont, mais de façon totalement différentes. C’est la diversité des personnages qui nous dévoilent pleinement cet univers et l’histoire, chaque personnage nous montre sa vision de ce monde et de ce qu’il est devenu et ce qu’il a été avant entre insouciance et folie. Finalement on fait toujours les mêmes erreurs.

D’ailleurs les différents personnages développés par l’auteur sont vraiment intéressants, possédants tous des personnalités propres avec leurs sentiments et leurs émotions. L’auteur nous offre vraiment une palette de personnages hétéroclites, tous différents les uns des autres et qui pourtant vont se croiser, se retrouver au fil des pages et changer la face de Bangkok et du monde par leurs actions. Les différents personnages se révèlent denses, et passionnants et l’auteur arrive à les faire évoluer au fil des pages de façon solide et efficace, la preuve en est avec Emiko qui parait au début du livre complètement effacée, éclipsée devant sa condition, mais qui au fil des pages va prendre de l’ampleur pour jouer un rôle important dans l’histoire. On se reconnait un peu dans tous les personnages d’une façon ou d’une autre.

Le style de l’auteur est agréable à découvrir au fil des pages même si par moment je l’ai trouvé peut être un peu trop simpliste et descriptif mais rien de bien méchant tant il arrive à nous emporter dans son histoire, à nous plonger dans son univers et à nous faire réfléchir au fil des pages. J’ai passé un excellent moment avec ce roman qui s’est révèlé intelligent, dense, travaillé et qui mérite vraiment d’être lu pour tous les amoureux de la SF et découvert pour tous les autres lecteurs selon moi. Un roman qui vous fera voir le monde de façon différente.

En Résumé : J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce livre qui se révèle vraiment dense et intelligent nous offrant une intrigue vraiment efficace et prenante malgré peut être un début un peu lent et surprenant, mais rien de bien grave tant j’ai été emporté par le roman. L’univers est une des grandes réussites de ce roman, un univers dense et surtout tellement réaliste qu’il pousse à la réflexion. Les personnages sont vraiment intéressants, travaillés et possèdent tous leurs personnalités propres, leurs défauts et leurs qualités. Des personnages totalement différents qui tentent de survivre dans ce monde et dont on se retrouve un peu dans chacun d’eux. Le style de l’auteur est agréable malgré peut être quelques passages un peu trop simples et descriptifs mais rien de bien méchant. Un excellent roman SF à découvrir selon moi.

 

Ma Note : 9/10

Page 137 of 202

© 2010 - 2026 Blog-o-Livre