Auteur/autrice : BlackWolf Page 170 of 202

Alter Ego, Fouad – Renders & Lapières & Reynès & Benéteau

alter ego fouadRésumé : Fouad, infirmier belge, travaille comme bénévole en mission humanitaire en Colombie, lorsqu’il est témoin d’un enlèvement aussi brutal que suspect. Les circonstances de ce drame suscitent en lui les pires craintes: si la « WW2A » (World War to Aids), la fondation humanitaire qui l’emploie, cachait derrière sa campagne d’éradication du Sida un projet bien moins avouable: utiliser à leur insu des populations du tiers monde comme cobayes pour des expérimentations pharmaceutiques…? Fouad pourrait faire celui qui n’a rien vu. Il y aurait sans doute intérêt. Mais, ce n’est pas son genre… d’autant qu’il ressent une certaine sympathie pour Zelia, la jeune femme enlevée…

Edition : Dupuis

 

Mon Avis : Je dois dire que je me suis lancé dans ce cycle de bande dessinée pour son principe qui m’a intrigué, on peut lire n’importe lequel des six tomes, qui sont sortis ou vont sortir, et dans n’importe quel ordre, les aventures se lisant en parallèle. De plus, après l’avoir feuilleté j’ai trouvé le graphisme convaincant, je suis donc reparti avec n’importe quel tome, l’histoire de Fouad.

Fouad est un personnage au passé assez trouble mais qui cherche à se racheter en travaillant dans la grande campagne de vaccination de la WW2A. Mais il va se rendre compte que quelque chose se trame. Voilà un tome expéditif et nerveux dans lequel on ne s’ennuie jamais vraiment. Une courte introduction et présentation des personnages puis tout démarre sur les chapeaux de roues. Enlèvement, complot, manipulation, le héros va mettre le doigt sur un sacré gros morceau et va tout faire pour faire éclater la vérité, au risque de tout perdre.

Les personnages sont vraiment convaincants et plutôt bien construits, surtout Fouad au passé trouble qui cherche à jouer le chevalier blanc en espérant peut être se racheter. Le personnage évolue tout au long de ce volume passant dévoilant ses facettes les plus claires comme les plus sombres. Les personnages secondaires sont efficaces et servent bien l’histoire même si on pourra reprocher certaine facilités comme la meilleure amie championne de piratages informatiques en tout genre.

D’un point de vue graphique le travail effectué par les graphistes est vraiment efficace et prenant, plongeant parfaitement le lecteur dans l’action et les rebondissements de ce tome, même si par moment je l’ai trouvé un peu trop lisse et trop coloré. On pourrait regretter un découpage trop classique, surtout dans une BD ou l’action prime, mais finalement ca marche très bien et on se retrouve happé par l’histoire. Par contre je reprocherai peut être, à un moment, une certaine facilité pour faire évoluer l’intrigue et le livre.

La conclusion de ce volume va se révéler vraiment surprenante et trépidante et me donne envie de découvrir les autres volumes pour savoir ce qu’il se cache derrière tout ça. Au finale je trouve ce tome vraiment efficace et prenant et je lirai avec plaisir la suite, par contre je ne peux pas trop parler du principe d’interconnexion entre les tomes, n’ayant lu qu’un seul tome, mais j’ai hâte de voir ce que ça va donner.

En Résumé : Voila une Bande Dessinée qui sur le principe est vraiment original, écrire 6 histoires parallèle, avec en fil rouge une même intrigue, et dont le lecteur peut commencer par n’importe quel histoire. Ce premier tome que j’ai lu est vraiment prenant et captivant et pose bien l’intrigue qui va servir de fil rouge pour les six tomes de prévus. Les personnages sont plutôt réussis même si parfois un peu stéréotypés et les graphismes sont prenants. Je lirai la suite avec envie.

 

Ma Note : 7,5/10

Memoria – Laurent Genefort

memoriaRésumé : Il travaille pour le compte des multimondiales qui se partagent l’univers. Il erre de planète en planète au gré de ses contrats. Il est le tueur à gages le plus redouté des mondes humains. Le plus cher, aussi. Nul ne sait qui il est véritablement. Pas même lui. Tel est le prix de son immortalité, qu’il doit à un artefact extraterrestre unique et qui ne le quitte jamais. Tout comme les « crises de souvenirs » qui le terrassent de plus en plus souvent. Des souvenirs dont il ne sait même pas s’ils sont les siens. Des crises qui masquent une terreur secrète, tapie au fond de lui sous la forme d’un cauchemar qui, inexorablement, se rapproche et menace de l’engloutir. Le compte à rebours est engagé…

Edition : Le Bélial’

Poche : Folio SF

 

Mon Avis : Laurent Genefort fait partie des grands noms de la Science Fiction française, et plus principalement dans le genre des Space Opera. Alors quand j’ai vu que Livraddict proposait en partenariat un des dernier livre de l’auteur qui sort en poche j’ai décidé de tenter ma chance et j’ai été sélectionné. Je remercie donc les éditions Folio SF et Livraddict pour la découverte de ce livre.

On suit dans ce livre un assassin, un tueur à gage engagé par les compagnies pour régler leurs problèmes. Sa façon de tuer lui est propre car, grâce à une machine qu’il est le seul à posséder il peut investir n’importe quel corps. Il est donc d’une certaine façon immortel. Je dois dire que je suis sortir de ma lecture mitigé. Une fois rentré dans ce livre, ce qui marque le plus, je dois bien l’avouer, c’est l’univers mis en place par l’auteur. On sent que tout est construit de A à Z et sort directement de l’imagination de l’auteur lui même.

Sue ce soit la faune et la flore ou encore tout ce qui touche à la politique, à la religion ou encore à la culture est différent pour chaque pays visité et dont l’auteur à travaillé le plus profondément possible pour permettre au lecteur de s’immerger et de comprendre aux mieux chaque planète, chaque système et chaque façon de vivre. La preuve en est le Lexique de la Panstrcture qui est disponible à la fin du livre et qui permet d’approfondir encore plus d’explications sur la faune, la flore les planètes ou encore les religions aperçu dans ce livre.

Le personnage de l’assassin est vraiment intéressant, il diffère un peu des assassins habituels qu’on peut retrouver, il s’agit d’un personnage vraiment complexe et dense qui possède une certaine morale et ne cherche pas à tuer que pour l’argent. Plus on avance dans la lecture plus on découvre qui il est et ce qui le motive, ses aspirations et ses souffrance, ce qui le rend attachant. Ce qui est dommage c’est que les personnages secondaires, eus, manquent de densité et de finesse, ils donnent l’impression d’être là que pour permettre de faire avancer l’histoire et notre héros ce qui est un peu dommage.

Alors voilà on se retrouve dans un livre avec un univers des plus originaux et soignés, parfaitement décrit par l’auteur, on suit un personnage vraiment complexe et attachant mais j’ai trouvé que l’intrigue ne suivait pas. L’auteur à découpé son histoire en trois parties, la première posant le monde, les personnages et nous présentant son travail de tueur à gage, la seconde se focalisant sur le personnage principal, ses motivations et sa vie et la dernière une sorte de rédemption qui va nous dévoiler la première et véritable identité du héros.

Mais voilà sur les trois parties l’histoire manque grandement de piquants et de surprises. On a l’impression que tout est linéaire et que notre tueur à gages ne rencontre aucune véritable difficultés ni aucun contre temps dans ses impératifs, et quand enfin il y a un souci il préfère abandonner la mission. En effet dans la seconde partie le héros va se faire découvrir mais au lieu
de continuer sa mission en changeant de corps ou éliminant la menace il préfère fuir. J’ai eu du mal à y voir le tueur à gages le plus redouté de l’univers. En plus l’auteur par moment s’offre certaines facilités et certaines actions et réactions des personnages paraissent surprenantes. De plus, et c’est dommage, m’ais j’avais compris la véritable identité du héros dans le premier tiers du livre.

Alors attention tout n’est pas mauvais non plus dans ce livre car en plus des différents mondes et civilisation fidèlement décrites et travaillés et du personnage principal intéressant et attachant, la plume de l’auteur est vraiment vive, simple et prenante. Mais voilà je sors de ma lecture quand même légèrement déçu, je m’attendais à plus de rebondissements et de surprise. Par contre la nouvelle « La Nuit des Pétales » dans le même univers et le même personnage qui est ajouté à la fin du livre, est vraiment réussie, plus prenante, captivante et surtout avec son lot de surprises et de rebondissements.

En Résumé : Je ressors avec un légère pointe de déception de ce livre, j’ai trouvé que l’intrigue manquait de répondant et de mouvement, elle me paraissait linéaire et aussi certaines actions des personnages me paraissait plus que suspectes. Dommage car l’auteur avait mis en place un personnage vraiment complexe, énigmatique et attachant et surtout il avait réussi à poser un univers des plus original, dense et soigné jusqu’aux moindres détails. Au final une lecture plutôt moyenne.

 

Ma Note : 6/10

1Q84 Livre2, Juillet-Septembre – Haruki Murakami

1Q84 livre 2Résumé : Les choses qui restent enfermées dans notre coeur n’existent pas en ce monde. Mais c’est dans notre coeur, ce monde à part, qu’elles se construisent pour y vivre.
Le Livre 1 a révélé l’existence du monde 1Q84.
Certaines questions ont trouvé leur réponse.
D’autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se fraient-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l’air, est-elle ce lieu ou sommeille notre double ?
Ceux qui s’aiment ne sont jamais seuls.
Le destin de Tengo et d’Aomamé est en marche.

Edition: Belfond

 

Mon Avis : Après avoir été captivé par le premier livre, dont vous pouvez retrouver ma chronique ici, je me suis donc plongé avec envie dans ce livre deux. Je dois dire que la plume de l’auteur m’ayant pleinement convaincue j’espérais retrouver le même plaisir dans la suite de l’histoire de Tengo et Aomamé. Je remercie de nouveau Babelio et les éditions Belfond pour m’avoir permis de découvrir les deux premiers tomes de cette trilogie.

On quittait nos héros à la fin du premier tome avec pleins d’interrogations mais la certitude de ne pas se trouver en 1984 mais en 1Q84. Nos deux héros ont vu leurs vies légèrement bouleversées que ce soit par la sortie du livre que Tengo a réécrit où à cause de la nouvelle mission de Aomamé. Je me suis replongé avec envie et facilité dans ce second tome ou l’auteur à décidé de monter la pression d’un cran. On se laisse de nouveau emporter à travers cette histoire et ce monde légèrement différent du notre. Le premier tome a servi à poser les bases de l’histoire le second permet à l’auteur de le développer et de commencer à nous en expliquer les causes mais aussi les conséquences.

On a du mal à lâcher ce livre, on tourne les pages avec envie, l’envie d’en savoir plus mais aussi l’envie de connaître un peu plus nos deux héros et de connaître surtout ce qui les lient avec tant de force. L’auteur crée une véritable histoire d’amour entre eux, sincère, émouvante et passionnante alors qu’ils ne se sont pas vus depuis qu’ils étaient enfants. On sent qu’ils sont liés l’un à l’autre, qu’ils ne pourraient exister l’un sans l’autre. L’auteur arrive réellement à rendre cette histoire entre les deux héros intrigante, magique et poétique loin des mièvreries qu’on peut trouver parfois dans la littérature. L’auteur lève un peu le voile sur l’intrigue et sur ce monde, ce qui a fait dévier 1984 et les personnages, une intrigue complexe qui captive.

Les personnages changent au fil des pages, les actions qu’ils ont entreprises et surtout leurs conséquences font qu’ils évoluent dans leurs convictions mais aussi dans leurs sentiments. Cette évolution fait qu’on ne s’ennuie pas d’eux durant la lecture, on continue à s’attacher à ses personnages toujours aussi écorchés vifs de l’intérieur. Ils sont moins solitaires que dans le premier, obligé d’une certaine façon de devoir nouer contact de devoir changer leurs habitudes et la monotonie. Des personnages toujours aussi denses et parfaitement construits. Je dois aussi avouer que j’ai été fortement intrigué par « Le Leader » un personnage vraiment charismatique et intriguant malgré son côté mauvais.

Dans la continuité du Livre 1 l’auteur continue toujours à nous conter son histoire à un rythme lent et posé, come je l’ai déjà dis moi j’apprécie ce genre d’histoire, mais pour ceux qui cherchent un livre qui bouge, un livre nerveux mieux vaut passer votre chemin. L’auteur tout en travaillant son intrigue continue à développer la vie des personnages, leurs quotidiens et leurs émotions de façon prenantes à travers des descriptions vraiment soignée et captivantes. Il continue d’une certaine façon à nous offrir certaines réflexions sur la religion, la sexualité, la violence, la mort etc… et il le fait de façon discrète sans bouleverser ou imposer quoi que ce soit au lecteur.

Je reviens sur la plume de l’auteur, alors que le rythme de l’œuvre est vraiment lente, on se retrouve véritablement pris dans l’histoire et en grande partie grâce au style de Murakami. Il possède une plume vraiment pleine de poésie, fantastique et magique qui fait qu’on se retrouve happé dans ce monde 1Q84. J’ai juste un petit reproche, c’est qu’on sent par moment et légèrement qu’il s’agit d’un tome de transition, un tome où l’auteur se garde de donner toutes les réponses dans l’attente du troisième tome, mais franchement rien de véritablement dérangeant et je lirai le troisième tome avec plaisir quand il sortira.

En Résumé : Ce second livre est à la hauteur su premier commençant à dévoiler lentement l’intrigue mais aussi ce qui a plongé les personnages dans ce monde différent. L’intrigue est toujours aussi prenante et captivante, malgré la lenteur du rythme j’ai tourné les pages avec envie. Les personnages sont évoluent et se trouvent toujours aussi attachants et l’histoire qui connecte Tengo et Aomamé est vraiment surprenante. La plume de l’auteur est une des forces du livre, pleine de poésie et de magie. Mon seul petit reprocher et que par moment on sent légèrement qu’il s’agit d’un tome de transition, mais rien de bien méchant.

 

Ma Note : 8,5/10

 

 

 

1Q84 Livre1, Avril-Juin – Haruki Murakami

1Q84 livre 1Résumé : Le passé– tel qu’il était peut-être – fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent – différent de ce qu’il fut ?
Un événement éditorial sans précédent
Une oeuvre hypnotique et troublante
Un roman d’aventures
Une histoire d’amour
Deux êtres unis par un pacte secret
Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d’Aomamé…

Edition : Belfond

 

Mon Avis : Cela fait longtemps que j’entends parler de Haruki Murakami, de son écriture et de ses univers mais jusqu’à maintenant je n’avais encore jamais franchi le pas en me plongeant dans une de ses oeuvres. Lorsque Babelio, à travers sa dernière opération masse critique, proposait d’obtenir les deux premiers volumes de 1Q84 de l’auteur, je me suis lancé et j’ai eu la chance d’être sélectionné. Je remercie donc Babelio et les éditions Belfond pour m’avoir fait découvrir cet auteur. Hommage ou pas, 1Q84 me fait penser à 1984 de Orwell.

On suit dans ce roman deux personnages, Tengo et Aomamé. L’un est écrivain et l’autre tueuse professionnelle. Les deux jeunes gens sont liés d’une certaine façon mais laquelle? Une fois entré dans le livre je dois bien avouer que j’ai eu du mal à le lâcher, l’auteur nous entrainant avec facilité dans son histoire. L’univers se dévoile lentement entre 1984 et 1Q84 et l’auteur distille ses interrogations au fil des pages poussant le lecteur à découvrir la suite pour obtenir des réponses. Les deux histoires, que ce soit celle de Tengo ou Aomamé, sont liés même si elles ne se croisent jamais vraiment, seul des lieux communs, des histoires, des expressions constituent le lien entre les deux. C’est véritablement prenant et on a envie d’en savoir plus sur eux.

L’auteur glisse le lecteur dans ce monde parallèle de façon progressive et sans à-coups, un univers au final pas si différent de celui qu’on connait, en tout cas pour le moment. Seuls quelques évènements se sont produits différemment. On a l’impression de trouver des indices à chaque chapitre nous dévoilant un peu plus l’ensemble de l’histoire. On se rend rapidement compte que quelque chose de complexe arrive, quelque chose de différent, de plus fantastique. De plus l’auteur au fil de son récit offre aussi une certaine critique et une réflexion sur notre société, principalement sur notre façon de vivre, la quête de nous même mais aussi sur la sexualité, la religion, la violence et sur les liens qu’on tisse avec les autres.

Les personnages sont vraiment passionnants, intéressants et attachants. Que ce soit Tengo ou Aomamé, ce sont des personnages solitaires n’ayant pas de véritables liens avec les gens, des héros possédants des blessures profondes qui les rendent totalement humains et qui fait qu’on s’accroche très facilement à eux. A travers cette solitudes j’avais l’impression que l’auteur nous offrait une réflexion sur notre société un peu trop égoïste, qui s’enferme de plus en plus sur elle même, et pourtant cette solitude est acceptée par nos héros, il s’agit même d’une force pour eux. Au final que ce soit les personnages principaux ou secondaires chaque personnages est soigné, travaillé mais surtout proche du lecteur qui ne peux que se passionner pour eux.

Par contre je tiens à prévenir il s’agit ici d’un roman « lent », ce qui est nullement une critique car l’auteur évite toutes lourdeurs. L’auteur prend son temps pour construire son histoire, il ne fait pas que se pencher sur l’intrigue il aime aussi nous faire suivre la vie des personnages, nous les présenter tels qu’ils sont à travers leurs habitudes, leurs façons de vivre ce qui donne à l’histoire une certaine ambiance plus réaliste et prenante mais qui déplaira aux lecteurs en quête d’action et de lectures nerveuses.

La plume de l’auteur est vraiment prenante, sensuelle et d’une certaine façon poétique, on a l’impression de suivre le cours d’un ruisseau sans aucun heurt, on se laisser bercer et plus on avance plus ce ruisseau se gonfle avec l’arrivée de nouveaux éléments qui viennent parfaitement s’intégrer au récit. J’aurai juste un petit reproche à faire, je ne sais pas si ça vient de la traduction, de l’auteur ou autres mais certains passages m’ont paru retenus voir prudes et aussi une certaine référence sociale et culturelle japonaise, que je ne possède peut être pas, dans les mœurs des personnages. Mais rien de bien dérangeant. On sort de ce Livre 1 conquis mais la tête pleine de questions dont j’espère obtenir certaines réponses dans le Livre 2.

En Résumé : Je ne connaissais pas encore Murakami mais je suis bien content de ma découverte. Un auteur à la plume sensuelle, poétique et passionnante qui nous conte une histoire à la frontière entre le réel et le fantastique qui se révèle être passionnante et intrigante. Les personnages sont vraiment bien construits et surtout profondément humains. Je regretterai juste certains passages un peu prude et aussi le fait que n’ayant peu de connaissance du Japon certains moeurs des personnages ne m’ont pas obligatoirement passionnés.

 

Ma Note : 8,5/10

 

 


 

Le Tueur Tome3, La Dette – Jacamon & Matz

la-dette.gifRésumé : Dépouillé d’une part de son magot, le Tueur doit remettre à plus tard ses rêves de calme et de paix.
De quoi avoir la haine. Mais plaie d’argent n’est pas mortelle, et les clients se bousculent au portillon. Pas question de refuser une offre sérieuse, ni d’être trop regardant sur le nouvel employeur. D’autant que le Tueur n’a pas le choix, et qu’il est curieux d’en savoir plus sur cette affaire qui le poursuit. Le mystère s’épaissit, mais le Tueur est prêt à jouer le jeu : sauver sa peau et trouer celles des autres.

Edition : Casterman

 

Mon Avis : Je continue ma plonger dans l’univers du tueur, un personnage vraiment charismatique, sans aucune morale ni aucune pitié mais qui au final se révèle d’une certaine façon attachant par son histoire son côté cynique et mordant. Après avoir lu les Tome 1 (Chronique ici) et le Tome 2 (Chronique là) où le tueur s’est remis en question sur son métier, son avenir mais aussi sur ses contacts j’avais hâte de découvrir ce Tome 3.

On se retrouve dans ce tome tout de suite après le tome 2 où le tueur s’est rendu compte que finalement il est seul et que surtout tuer fait d’une certaine façon parti de lui. Dans ce tome il va devenir assassin pour le compte d’un parrain Colombien. Je dois dire que ce tome est un peu plus lent que les deux précédents mais pas pour autant plus mauvais. Le tueur va devoir effectuer des contrats pour le parrain tout en formant quelqu’un au métier. L’intrigue est toujours aussi captivante, jouant toujours sur les flash back à l’intérieur de l’histoire. On suit toujours avec plaisir cet assassin dans son métier qui finalement est complètement amoral et hors la loi mais qui se trouve humanisé par le héros. Les auteurs continuent aussi à tisser lentement la toile mise en place par le tome 1, révélant des informations ici ou là dans les différents tomes.

Le personnage change d’une certaine façon dans ce tome. On l’a connu dans les volumes précédents solitaire et taciturne, comme tout assassin, faisant son boulot sans impliquer personne pour éviter tous soucis et tous dangers. Mais dans ce tome il va se retrouver avec une sorte d’apprenti et de chaperon par le parrain qui veut d’une certaine façon le tenir à l’oeil mais aussi
apprendre le métier à un de ses hommes. Le tueur est donc obligé de se socialiser un minimum et de devoir tenir des conversations. De plus il va aussi se rendre compte qu’être seul n’est pas toujours bénéfique. Ces changement ne signifient pas que le tueur a complètement changé, il reste toujours le héros cynique qui pense que la société est corrompu jusqu’à la moelle et qui le fait savoir à travers ses pensées, mais d’une certaine façon ces changement personnalise un peu plus le héros.

Concernant le dessin je dois dire que je le trouve de plus en plus réaliste et prenant. Alors bien sure ça reste du dessin crayonné, quand je parle de réaliste je ne parle pas proche de la photo, mais à travers le trait, les jeux d’ombres et les couleurs misent en place donnent une certaine impression de vie à l’histoire. Les ambiances des différents pays visités et dessinés s’imposent naturellement et paraissent réels. Les flash-back sur les assassinats intégrés à l’histoire ajoutent toujours un côté nerveux à la lecture qui fait qu’on à du mal à lâcher cette Bande Dessinée. Après, petit défaut juste personnel mais pourquoi les filles sont toutes des Top Modèles, mais bon rien de dérangeant dans l’histoire.

En Résumé : Voilà un tome trois toujours aussi nerveux et efficace qui va confronter notre tueur à un nouveau commanditaire. Le scénario est toujours aussi efficace et prenant et on continue à en apprendre un peu plus sur la trame principale mise en place dès le premier tome. Le personnage du tueur s’étoffe dans ce tome principalement par son obligation de se socialiser en ayant un « associé ». Les dessins sont toujours aussi efficaces et suggestifs et posent parfaitement l’univers mis en place. Petit reproche le côté trop parfait des filles qui donnent toutes l’impression d’être mannequins, mais rien de véritablement dérangeant.

 

Ma Note : 8/10

Le Passager – Jean-Christophe Grangé

le passagerRésumé : Je suis l’ombre.
Je suis la proie.
Je suis le tueur.
Je suis la cible.
Pour m’en sortir, une seule option : fuir l’autre.
Mais si l’autre est moi-même ?…

 

Edition : Albin Michel

 

Mon Avis : Je n’ai jamais manqué un livre de Jean-Christophe Grangé et, malgré une qualité fluctuante selon les ouvrages publiés, je continue, à chaque publication d’un nouveau livre, d’acheter ses livres. J’aime beaucoup les thrillers qu’il écrit souvent prenant, haletant, sombre et poisseux. Malgré ma déception sur La Fôret des Mânes (chronique ici) je me suis lancé sans a priori dans Le Passager.

On suit dans ce livre deux personnages, Mathias Freire qui est psychiatre et qui un soir va s’occuper d’une personne ayant perdue totalement la mémoire. En Parallèle on va suivre Anaïs Chatelet qui est capitaine de Police et qui enquête sur un meurtre. Très vite les deux affaires vont se retrouver liées. L’histoire démarre doucement, sur un bon rythme de croisière, l’auteur développe ses personnages et posant son intrigue tranquillement, puis après environ 150 pages l’auteur décide de passer la vitesse supérieure pour le plus grand plaisir des lecteurs.

A partir de là on se retrouve happé dans l’histoire qui prends de plus en plus d’ampleur et de nervosité. Les scènes d’actions se succèdes aux scènes de révélations ce qui fait qu’on se trouve complètement plongé dans l’intrigue à essayer de démêler le vrai du faux. Cette facilité à rendre un livre prenant et trépidant a toujours été une des forces de l’auteur. Les rebondissements et retournements de situations sont bien amenés malgré par moment certaines facilités pour permettre un meilleur déroulement de l’histoire. On suit avec plaisir cette quête identitaire qui va dévoiler un complot des plus prenant et intéressant.

Les personnages mis en place par l’auteur sont vraiment bien ficelés, denses et possèdent une vie propre à eux. On remarque quand même que la plupart des personnages de ce livres sont des laissés pour comptes, des abandonnés que ce soit des marginaux, des SDF ou encore des gens atteint de maladies psychiatriques, l’auteur ayant décidé de plonger dans cette communauté peu connu pour son histoire et développant ainsi une certaine critique. J’ai bien accroché à Anaïs, cette policière à la fois forte et fragile au passé trouble qui traine son mal être et s’en sert d’une certaine
façon comme une force.

Pour une fois l’auteur ne nous fait pas visiter le monde entier, en effet l’histoire reste en France entre Bordeaux, Marseille, Nice et Paris. L’auteur continue aussi à travers ce livre a traiter des sujets qu’ils lui sont assez chèrs depuis un certains temps tel que l’esprit et son fonctionnement ainsi que la folie mais aussi le côté sombre de l’humanité. Pour cette intrigue l’auteur se sert de la mythologie grecque qui prend toute son importance au fil des pages. Malgré ses 750 pages je dois dire qu’on ne ressent pas vraiment de longueurs dans ce livre, on est facilement entrainé dans cette quête passionnante et effrénée, puis arrive la conclusion.

L’auteur est connu pour avoir du mal avec la fin de ses oeuvres et je dois bien avouer que Le Passager ne déroge pas à la règle. Sans trop en dévoiler je dois dire que oui, la conclusion n’était pas à la hauteur des attentes de ma lecture, pas qu’elle soit complètement mauvaise, mais l’auteur a passé plusieurs centaines de pages à monter, à densifier, à complexifier son intrigue pour amener une fin légèrement différente et finalement assez banale avec une révélation un peu tirée par les cheveux. Attention malgré cette fin l’oeuvre en elle même reste globalement bonne et on retrouve avec plaisir un bon Grangé au style toujours aussi simple mais pourtant prenant, percutant et captivant, dommage juste que la conclusion soit un ton en dessous.

En Résumé : Je dois dire que j’ai passé un plutôt bon moment de lecture avec ce livre. Une intrigue qui démarre lentement avant d’accélérer pour ne plus jamais ralentir entre rebondissements et péripéties pleines d’action on ne s’ennuie pas vraiment et on pardonne même certaines facilités que se permet l’auteur. Les personnages sont intéressants, denses et soignés. Par contre comme à son habitude l’auteur n’a pas complètement réussi sa fin, je dois dire que j’en attendais plus et même si au final cela reste un assez bon livre, une autre fin aurait pu donner un excellent thriller.

 

Ma Note : 7,5/10

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