le royaume des dieuxRésumé : Pendant deux mille ans la puissante famille Arameri a régné sur le monde en réduisant en esclavage les dieux qui avaient créé les hommes. Aujourd’hui les dieux sont libres et le temps des Arameri est compté.
La jeune Shahar Arameri a juré de faire confiance à Sieh, le dieu imprévisible dont elle est amoureuse. Pourtant son devoir en tant qu’héritière est de protéger les intérêts de sa famille y compris si cela signifie manipuler et détruire ceux qui lui sont chers.
Une mortelle et un dieu, amoureux et ennemis. Shahar et Sieh pourront-ils s’unir contre le chaos qui menace le royaume des dieux ?

Edition : Orbit

 

Mon Avis : Voilà le troisième et dernier tome de la Trilogie de l’Hériatge de NK Jemisin. Je dois dire que les deux premiers tomes m’ont offerts un excellent moment de lecture, offrant une intrigue soignée et complexe, mais surtout le tout est porté par une plume soignée et pleine de mystères et des personnages efficaces (chronique du Tome 1 ici, du Tome 2 ). J’avais donc hâte de voir ce que nous réservait l’auteur pour ce troisième et dernier tome. En tout cas la couverture, illustrée par Cliff Nielsen, est toujours aussi superbe.

Plusieurs dizaines d’années sont passées depuis l’histoire de Yeine, la situation dans le royaume est tendue, les Arameris, sans la puissance des dieux, sont de plus en plus critiqués et au milieu de tout ça Sieh, le dieu enfant, va se lier à deux enfants Arameri, ses pires ennemis. De grands changements vont découler de cette rencontre. Comme à son habitude l’auteur ne laisse pas de côté l’intrigue, nous offrant une histoire efficace et prenante entre complots humains et complots divins, on peut dire que la situation offre pas mal de rebondissements. Rien ne laisse présager du chemin qu’emprunte l’auteur qui se révèle parfois plein de surprises.

L’intrigue ne manque pas de complots, de trahisons et de retournements de situations que ce soit, comme je l’ai dis, aussi bien au niveau des hommes qu’au niveau des dieux. La recherche de pouvoir et d’indépendance fait qu’une guerre est proche. Comme les tomes précédents malgré la présence d’un conflit, pas de guerres ou de grandes batailles, même si ce tome possède quelques
combats épiques, mais plus un développement intimiste rempli d’intrigues et de surprises. Mais voilà malgré l’intensité de l’intrigue et sa densité j’ai trouvé que parfois l’auteur traite un peu vite du sujet, rien de bien dérangeant mais certains aspects politiques manquent un petit peu de profondeurs et on aurait aimé un peu plus de développement.

Au milieu de toutes ces tensions et trahisons on suit le parcours de Sieh et de sa relation avec un frère et une soeur Arameri; Shahar et Dekarta. Une relation, comme à l’habitude