Catégorie : Science-Fiction (Page 1 sur 42)

The Machineries of Empire Book 2, Raven Stratagem – Yoon Ha Lee

Résumé : War. Heresy. Madness.
Shuos Jedao is unleashed. The long-dead general, preserved with exotic technologies and resurrected by the hexarchate to put down a heretical insurrection, has possessed the body of gifted young captain Kel Cheris.
Now, General Kel Khiruev’s fleet, racing to the Severed March to stop a fresh incursion by the enemy Hafn, has fallen under Jedao’s sway. Only Khiruev’s aide, Lieutenant Colonel Kel Brezan, appears able to shake off the influence of the brilliant but psychotic Jedao.
The rogue general seems intent on defending the hexarchate, but can Khiruev – or Brezan – trust him? For that matter, can they trust Kel Command, or will their own rulers wipe out the whole swarm to destroy one man?

Edition : Solaris

 

Mon Avis : Il y a quelques mois, lors de mon challenge personnel concernant les prix Hugo, j’ai découvert cette série de SF militaire qui m’avait rapidement accroché face à l’originalité de son monde et à ses personnages soignés et qui ne manquaient pas d’attraits (ma chronique ici). J’avais ainsi hâte de savoir comment l’auteur allait continuer son récit et comment il allait gérer les évolutions liées aux révélations de la fin de Ninefox Gambit et c’est donc sans surprise que je me suis rapidement laissé tenter par ce second tome. Concernant l’illustration de la couverture, je la trouve très sympathique et réussie, donnant envie de se lancer dans la lecture du roman je trouve. Par contre, il y a de forts risques de trouver des SPOILER sur la fin du premier tome dans ma chronique.

Le général Shuos Jedao, qui avait été ramené à la vie et intégré à l’esprit du capitaine Kel Cheris pour lutter contre des hérétiques, est maintenant libéré de sa « prison » et possède à nouveau un corps. Par son grade et le conditionnement des KEl il va réussir à conquérir la flotte du général Khiruev. Étonnamment il ne dirige pas son premier combat contre l’Hexarcate, mais contre les Hafn. Sauf que l’Hexarcate ne peut pas compter là-dessus et, par peur de représailles, décide de tout faire pour l’arrêter. Une fois la dernière page tournée je dois bien admettre que j’ai été à nouveau emporté par ce second tome qui, c’est vrai offre une ou deux grosses facilités, mais propose un récit toujours aussi dense et complexe à découvrir. Il faut dire que cette suite ne nous fait pas languir et nous plonge directement dans son récit. Dès le premier chapitre on sent clairement une tension s’installer et on se rend compte que le récit ne va pas manquer de rebondissements et de surprises. Je me suis ainsi retrouvé rapidement captivé, à tourner les pages pour voir ce qu’allait nous proposer l’auteur. Certes l’histoire repose sur la fuite de Jeado ce qui dans la construction s’avère classique, mais il montre, comme on s’y attendait, une complexité beaucoup plus intéressante que ce soit dans les jeux de pouvoirs et les manipulations, le tout sur plusieurs niveaux. Le récit est ainsi construit comme un puzzle, efficace et prenant, où chaque pièce va offrir plusieurs niveaux de lecture et où le lecteur va tenter d’en comprendre les tenants et les aboutissants de chacun. Quel est le plan de Jedao ? Que cherche à obtenir exactement Kel Brezan ? Quel jeu mène Shuos Mikodez ? On cherche ainsi à construire son chemin, trouver ses réponses, pour finalement être mieux surpris par les révélations de l’auteur.

L’univers était l’un des gros points forts du premier tome, dans sa construction mathématique, mais aussi sur cette notion de « foi ». En effet pour que les technologies fonctionnent dans ce monde elles doivent reposer sur un calendrier admit et assimilé par tous, car en cas d’hérésie les effets deviennent alors changeants. J’avoue que j’avais un peu peur que ce second tome, face à la perte de l’originalité due à la découverte, perde un peu de cet attrait, mais pourtant ce ne fût pas le cas. L’auteur prend ainsi du recul dans ce tome concernant son univers qui n’est plus vu simplement par le regard de Jedao et Kel Cheris, mais par l’apparition de nouveaux personnages. On découvre ainsi un aspect plus social comme par exemple la façon dont l’endoctrinement est « imposé » à la population à travers l’instinct de formation, la torture, comment des tests sont aussi menés pour déterminer la force de cette endoctrinement. On se rend aussi compte qu’il existe des personnes immunisée à cette formation, mais qu’ils sont alors rejetés. On en apprend plus aussi sur la politique et le pouvoir, la façon dont il est géré par chacun des membres de l’Hexarcate et surtout comment chacun essaie de manœuvrer la machine à son avantage. L’aspect guerre et bataille ne manque pas non plus d’attrait, offrant ainsi des passages tendus, entraînants et percutants, tout en évitant de tomber clairement dans le binaire. On est ainsi loin du méchant d’un côté et du gentil de l’autre. Chaque personnages, chaque faction possède ses motivations, mais aussi ses parts d’ombres. C’est à la fois une guerre de militaires, mais aussi une guerre plus « intime » où tous les moyens sont parfois bon pour faire tomber l’adversaire, même les plus retors, les plus sanglants et les plus horribles. Yoon Ha Lee construit un univers fascinant, dense qui me donne envie d’en apprendre plus.

Certes l’univers assez étrange avec cette imbrication de foi et de mathématiques pourra en bloquer certains, mais franchement l’auteur ne tombe jamais dans la Hard Science. Ainsi l’aspect, même s’il peut paraitre austère, est expliqué de façon simple, cohérente et offre de nombreuses possibilités. Surtout il n’est pas nécessaire de connaitre les technologies dans les moindres détails, en assimiler les base suffit. Là où Ninefox Gambit s’assumait très « matérialiste » que ce soit dans sa technologie et ses lois, Raven Stratagem, lui, ouvre des perspectives plus larges nous présentant ce qu’on peut en partie trouver derrière cela par l’endoctrinement, la torture, la notion de stabilité, de paix. Lensemble ne laisse pas indifférent et propose ainsi de nombreuses réflexions que ce soit sur la notion de choix, la notion de liberté ou encore sur ce qui rend les gens heureux. Peut-on être heureux dans un monde où on a tous la même vision « inscrite » depuis la naissance dans l’esprit ? Ou au contraire est-on plus heureux dans un univers où différents points de vues existent, s’entrechoquent et créent obligatoirement des tensions ? Le roman fait aussi écho à notre société, à notre vision de notre monde actuel que ce soit aussi bien dans son idée politique que dans son aspect social, car finalement l’univers qui nous est présenté est aussi un avenir qui par d’autres aspects a su évoluer, accepter la différence.

En ce qui concerne les personnages, j’avais un peu peur, vu qu’on ne retrouve pas le duo Shuos Jedao / Kel Cheris, qu’on soit moins fasciné par les protagonistes sans cette dualité. Alors oui, je l’admets, cette dualité perdue se ressent, mais l’auteur la compense bien avec l’apparition de nouveaux personnages qui viennent apporter leurs visions qui ne manquent pas d’attrait. Mais il le fait aussi à travers l’opposition entre Jedao et Khiruev, qui certes est moins « intimiste » et par conséquent moins profonde, mais s’avère très intéressante par de nombreux autres points. On est ainsi plus dans la construction d’un lien plus classique, avec ses incompréhensions, ses doutes et ses convictions le tout construit de façon efficace. L’auteur nous offre clairement des personnages complexes, en constante évolution en fonction de leurs rencontres, de leurs découvertes et c’est ce qui fait que je me suis laissé à nouveau porter par les protagonistes. Khiruev évite aussi de tomber dans le côté Cheris bis, ce qui m’aurait frustré, et propose une héroïne unique, à part entière et humaine. Elle est celle qui d’ailleurs va évoluer le plus, parfois peut-être un peu facilement c’est vrai, et offre énormément de réflexions et de questions. Les autres protagonistes principaux que sont Mikodez et Brezan ne sont pas non plus en reste, nous offrant une vision plus large de l’univers construit, mais aussi leurs propres vision, l’un étant au pouvoir tandis que l’autre est un crashhawk. Yoon Ha Lee propose ainsi une galerie de personnages soignée et franchement intéressante, qu’ils soient les héros comme les personnages secondaires, surtout qu’il cherche autant à mettre en avant les choix de chacun et leurs importances que leurs visions liée aux conflits et au fil rouge.

Alors après, il y a quand même quelques petits bémols concernant ce récit. L’auteur construit son récit sur un twist qui apparait vers la fin cherchant clairement à surprendre le lecteur, mais que j’avais rapidement deviné. En soit ce n’est nullement bloquant, mais l’effet de surprise n’est plus là et tombe un peu à plat. Ensuite j’ai aussi trouvé une ou deux facilités à certains moments, mais rien de trop bloquant. Enfin certains passages par moment m’ont paru un peu linéaires. Au final je dois bien admettre que, pour moi, Yoon Ha Lee propose une excellente suite qui est globalement à la hauteur du premier tome et des attentes que j’avais, le tout porté par une plume efficace, vive et entraînante. J’ai hâte de lire la suite qui parait être annoncé pour le premier semestre 2018 (rien d’officiel).

En Résumé : J’ai à nouveau passé un excellent moment de lecture avec ce second tome qui offre une intrigue qui happe dès les premières pages, offrant jeux de pouvoirs, manipulations, tension et surprises. Certes la fuite en avant de Jedao peut paraitre classique, mais c’est dans les différents niveaux de lectures et les différentes sous-intrigues que l’auteur rend l’ensemble dense et captivant. Concernant l’univers il est toujours aussi fascinant à découvrir, se posant moins sur ses lois et sa technologie et plus cette fois sur le pouvoir et l’aspect social. Il soulève ainsi de nombreuses réflexions que ce soit sur la notion de bonheur, de liberté, la notion de choix, mais aussi une réflexion sur les différences. Encore une fois, malgré c’est vrai un aspect austère d’un point de vue technologique, l’auteur ne tombe pas dans la Hard SF, offrant des explications simples et suffisantes. Concernant les personnages, j’avais un peu peur de ne pas retrouver la même alchimie que le premier tome avec Jedao et Cheris, mais l’auteur s’en sort, selon moi, très bien. Il compense par l’apparition de nouveaux personnages très intéressants à découvrir dans leurs visions de ce monde, mais aussi de la façon dont ils évoluent. La relation entre Jedao et Khiruev évite aussi clairement de répéter la relation du premier tome ce qui m’aurait frustré. Alors après je regretterai un twist vers la fin qui m’a paru facilement devinable et qui perd donc de son attrait, par moment une ou deux facilités et un ou deux passages un peu linéaires, mais franchement rien de très bloquant. La plume de l’auteur est toujours aussi entraînante, efficace et vivante et je lirai le troisième tome avec plaisir une fois qu’il sera publié.

 

Ma Note : 8/10

24 Vues du Mont Fuji, par Hokusai – Roger Zelazny

Résumé : Son époux est mort. Ou disons qu’en tout cas, il n’est plus en vie… Pour Mari, le temps du deuil est venu. Un double deuil… Armée d’un livre, Les Vues du mont Fuji, par Hokusai, elle se met dans les traces du célèbre peintre japonais afin de retrouver vingt-quatre des emplacements depuis lesquels l’artiste a représenté le volcan emblématique — autant de tableaux reproduits dans l’ouvrage. Un pèlerinage immersif, contemplatif, au cœur des ressorts symboliques de cette culture si particulière, un retour sur soi et son passé. Car il lui faut comprendre… et se préparer. Comprendre comment tout cela est arrivé. Se préparer à l’ultime confrontation. Car si son époux n’est plus en vie, il n’en est pourtant pas moins présent… Là. Quelque part. Dans un ailleurs digital. Omnipotent. Infrangible. Divin, pour ainsi dire…

Edition : Le Bélial’

 

Mon Avis : Allez hop, je termine ma plongée dans la collection Une Heure Lumière de chez Le Bélial’ pour 2017, puisque cette novella de Roger Zelazny est la dernière histoire, publiée cette année dans cette collection, que je n’ai pas chroniqué. Pour connaître les prochaines publications, il faudra attendre 2018, mais je m’égare. J’avoue avoir rapidement été intrigué par la résumé de ce texte que je trouvais accrocheur, mais aussi, comme souvent, par la couverture, illustrée par Aurélien Police, qui est franchement magnifique. Il est à noter que cette nouvelle a été publiée en VO en 1985 et qu’elle a gagné le Prix Hugo de la novella en 1986.

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Le Sultan des Nuages – Geoffrey A. Landis

Résumé : L’humanité a colonisé le système solaire au bénéfice de consortiums privés omnipotents régnant sur les transports spatiaux. Et ce jusqu’à la plus infernale des planètes, Vénus, dans l’atmosphère létale de laquelle flottent de stupéfiantes cités volantes, véritables miracles de technologie high tech. Plusieurs milliers d’entre elles sont sous la coupe d’un seul et même individu, Carlos Fernando Delacroix Ortega de la Jolla y Nordwald-Gruenbaum, le sultan des nuages, qui n’entrera en pleine possession de son héritage qu’une fois marié, et dont l’immense pouvoir attire toutes les convoitises. Pour David Tinkerman et le Dr Léa Hamakawa, scientifiques récemment arrivés de Mars en vue d’une expertise, les forces souterraines à l’œuvre autour du jeune satrape vont vite s’avérer plus mortelles que Vénus elle-même…

Edition : Le Bélial’

 

Mon Avis : Je continue ma découverte de la collection Une Heure Lumière du Bélial’ avec cette fois un auteur dont j’ai déjà entendu parler, principalement à travers des sommaires d’anthologies en VO, mais dont je n’avais pourtant encore lu aucun texte. Ce Sultan des Nuages sera donc ma première plongée dans l’univers de Geoffrey A. Landis, puis cela me permet aussi de compléter ma collection dont je n’ai, pour le moment, manquer aucune publication, offrant des textes courts et intéressants. Concernant la couverture, illustrée par Aurélien Police, je la trouve magnifique et elle donne envie de plonger dans le récit. A noter que ce texte a gagné le prix Theodore Sturgeon 2011

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Qui a Peur de la Mort ? – Nnedi Okorafor

Résumé : Dans une Afrique post-apocalyptique, la guerre continue de faire rage. Enfant du viol, rejetée par les siens du fait de sa peau et ses cheveux couleur de sable, Onyesonwu porte en elle autant de colère que d’espoir. Seule sa mère ne semble pas étonnée lorsqu’elle se met à développer les prémices d’une magie unique et puissante.
Lors de l’un de ses voyages dans le monde des esprits, elle se rend compte qu’une terrible force cherche à lui nuire. Pour en triompher, elle devra affronter son destin, sa nature, la tradition et comprendre enfin le nom que sa mère lui a donné : Qui a peur de la mort.

Edition : ActuSF

 

Mon Avis : Ce roman me tente depuis des années maintenant, c’est bien simple j’ai envie de le découvrir depuis sa publication aux anciennes éditions Eclipse. Il faut dire que les retours que j’en avais à l’époque se révélaient plus que positifs et le résumé était franchement accrocheur. Sauf que voilà, je ne sais pas trop pourquoi je n’ai pas craqué à l’époque et le roman, du fait de la fin progressive de la maison d’édition, a disparu des librairies où j’ai l’habitude d’aller. Il a donc fallu attendre qu’ActuSF décide d’offrir une nouvelle édition à ce livre et qu’on me propose de la découvrir pour qu’il entre enfin dans ma PAL. Concernant la couverture, illustrée par Travis Davids, je la trouve très sympathique. A noter que ce roman a gagné le World Fantasy Award de 2011 et les prix des Imaginales 2014 pour le meilleur roman étranger traduit et que le roman est en cours d’adaptation pour devenir une série sur HBO.

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Silo, Tome 1 – Hugh Howey

Résumé : Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, une communauté d’hommes et de femmes a organisé sa survie dans un silo souterrain géant. Du monde extérieur, devenu hostile, personne ne sait rien, sinon que l’atmosphère y est désormais irrespirable. Les images de mauvaise qualité relayées par d’antiques caméras, montrant un paysage de ruines et de dévastation balayé de vents violents et de noirs nuages, ne semblent laisser aucune place à l’illusion.
Pourtant, certains continuent d’espérer. Ces individus, dont l’optimisme pourrait s’avérer contagieux, représentent un danger potentiel. Leur punition est simple. Ils se voient accorder cela même à quoi ils aspirent : sortir.

Edition : Audible

 

Mon Avis : Il y a quelques mois j’ai découvert les livres audio. J’avoue que je me lançais, un peu sceptique, à la découvert de ce nouveau média , mais je me suis rapidement rendu compte que j’y trouvais un véritable intérêt. Cela me permettait ainsi d’écouter des livres, tout en effectuant d’autres tâches à côté. Après avoir découvert Le Portrait de Dorian Gray, je me suis cette fois lancé dans la découverte du premier tome de Silo. J’ai longtemps hésité à découvrir ce roman, le résumé ne manquait pas obligatoirement d’attrait et les retours que j’avais lu était globalement positifs, pourtant j’ai eu du mal à franchir le pas. Il a donc fallu attendre cette année et ma découverte de la lecture audio pour que je lui laisse une chance.

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The Refrigerator Monologues – Catherynne M. Valente

Résumé : From the New York Times bestselling author Catherynne Valente comes a series of linked stories from the points of view of the wives and girlfriends of superheroes, female heroes, and anyone who’s ever been “refrigerated”: comic book women who are killed, raped, brainwashed, driven mad, disabled, or had their powers taken so that a male superhero’s storyline will progress.
In an entirely new and original superhero universe, Valente subversively explores these ideas and themes in the superhero genre, treating them with the same love, gravity, and humor as her fairy tales. After all, superheroes are our new fairy tales and these six women have their own stories to share.

Edition : Saga Press

 

Mon Avis : Catherynne M. Valente fait partie des auteurs que je suis.  J’essaie de rattraper mon retard concernant ses publications. Ce livre, sorti il y a quelques mois, a eu le don d’attirer mon attention. Il faut dire que le sujet avait de quoi intriguer par son résumé. En effet l’auteure a décidé de se baser sur un trope très courant dans les comics, surnommé Femme dans le frigo et dénoncé par un site internet du même nom en 1999.  Il dévoilait ainsi un mécanisme scénaristique usé à outrance qui voulait que les femmes soient blessées, tuées ou privées de leurs pouvoirs simplement pour faire avancer et évoluer la narration d’un homme super-héros. Le but n’était pas de critiquer cette méthode, qui reste plausible, mais d’en montrer l’abus par les comics et de comprendre le pourquoi de cette « paresse » scénaristique. Si vous voulez plus d’informations n’hésitez pas à chercher sur internet sous « femme dans le frigo » ou « women in the refrigerator ». Le titre de ce livre n’est d’ailleurs pas anodin, mélange de The Vagina Monologues et Women in Refrigerator.

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