The Ocean at the End of the Lane – Neil Gaiman

the ocean at the end of the laneRésumé : A man returns to the site of his childhood home where, years before, he knew a girl named Lettie Hempstock who showed him the most marvelous, dangerous, and outrageous things, but when he gets there he learns that nothing is as he remembered.

Edition : Headline

 
 

Mon Avis : Pour ceux qui suivent ce blog depuis le début, vous devez le savoir, je suis un amoureux des romans de Neil Gaiman, il arrive toujours à m’emporter dans des univers véritablement magiques, ainsi que dans des histoires passionnantes et fascinantes. Je n’ai jamais été vraiment déçu par un écrit de l’auteur, même si certains romans m’ont moins accroché (je pense à Entremonde que j’ai trouvé moyen). Donc quand est sorti son dernier roman je n’ai pas mis longtemps à me le procurer. Puis cela me permet aussi de continuer à travailler mon anglais en lisant en VO.

Ce qui me fascine toujours avec l’auteur, c’est sa capacité à plonger le lecteur dans son histoire en quelque mots, voir quelques phrases. Ici, juste un chapitre d’introduction et on se retrouve happé dans ce récit entre angoisse, peur, nostalgie et magie. L’auteur nous propose l’histoire d’un homme qui, en revisitant la ferme d’une amie d’enfance, va revivre une partie de son passé. À partir de là il va alors nous proposer un roman sur la jeunesse et principalement sur les monstres et les peurs qui viennent la peupler, la transformer et la faire évoluer. C’est un peu aussi la quête d’un enfant qui découvre que le monde des adultes et un monde dur, avec son lot de souffrances et de peines. Ce texte nous offre vraiment une réflexion fascinante sur l’enfance ainsi que sur la nostalgie de son insouciance et aussi sur cette innocence qu’on perd en grandissant, en comprenant certaines choses.

Ce qui marque le plus à travers ce conte pour adultes et adolescents, c’est la puissance qu’on retrouve dans tout le roman, que ce soit au niveau des sentiments, de la nostalgie qu’on retrouve en se plongeant dans la vie de cet enfant ou encore de la peur qu’on ressent face aux monstres. Pourtant, l’auteur reste simple dans sa présentation, les choses sont claires et on pourrait même dire sans surprises, mais voilà il arrive vraiment à retranscrire tout cela le plus fidèlement de façon à toucher le lecteur. Et pourtant quelques points m’ont dérangés une fois la dernière page tournée, je pense en particulier à certains aspects de la vie du héros qui sont soulevés mais donnent l’impression de ne pas avoir de conclusion, ou encore une ou deux facilités que j’ai trouvé évitable ou bien l’impression d’avoir un roman parfois trop courts sur certains aspects et un peu trop long sur d’autres. Mais franchement rien de bien gênant tant le récit m’a passionné.

Concernant l’univers, ce qui charme toujours autant c’est la capacité de Neil Gaiman à construire un monde si étrange, fantastique et fascinant, le tout avec parfois seulement quelques mots. On retrouve dans ce livre un univers fascinant, étrange, plein de mystère et de magie. Mais surtout on se retrouve vraiment happer dans ce mélange entre monde contemporain et monde magique. Le tout parait vraiment plausible, crédible, on est émerveillé et on y croit à la possibilité d’avoir un océan dans une marre ou encore d’avoir un monde parallèle juste à côté de sa ferme. C’est cette vraisemblance, cette féérie et cette fascination qui s’en dégage qui font qu’on a envie d’en savoir plus sur tout ces mystères, ces monstres et leurs histoires. Surtout que l’auteur garde encore pas mal de secrets sous la main, ce qui est, certes, légèrement frustrant, mais permet à chacun de se faire son propre développement.

Les personnages se révèlent vraiment fascinants et on s’attache rapidement à eux. Surtout l’auteur arriver à rendre poignantes et saisissantes les émotions entre les différents protagonistes. Que ce soit la relation entre les deux héros qui se révèle profonde, mélange d’amitié et de douceur qui se révèle pleine de sentiments souvent ambigus, ou bien des relations plus crues, plus cruelles avec principalement une scène glaçante entre le héros et son père. Neil Gaiman arrive vraiment à retranscrire les sentiments, les troubles des protagonistes, ce qui fait que le lecteur se retrouve clairement dans les personnages, même si parfois il arrive sur un ou deux passages de se sentir un peu distant d’eux. Rien de bien gênant, car au final ils se révèlent vraiment saisissants et on retrouve à travers eux une partie de notre enfance.

La plume de l’auteur se révèle toujours aussi passionnante, onirique et pleine de poésie tout au long de ce roman. Elle plonge le lecteur avec plaisir et envie dans cette courte histoire où le mystère se mélange à la réalité. Elle arrive à retranscrire, en quelques mots, des lieux férriques, des émotions complexes ou encore une certaine nostalgie qui transparait tout du long, à travers cette jeunesse disparue. De nouveau Neil Gaiman m’a offert un très bon moment de lecture, même s’il faut l’avouer on est tout de même clairement un ton en dessous de Nobody Owens. Je continuerai à lire sans soucis d’autres romans de l’auteur tant il arrive à m’emporter, en tant que lecteur, avec facilité dans ses récits magiques et fascinants.

En Résumé : J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce nouveau roman de Neil Gaiman qui nous offre une histoire vraiment intéressante et pleine de nostalgie sur l’enfance. Un récit juste et passionnant qui nous plonge dans cette transition entre la jeunesse magique et sans règle et le monde plus adulte avec son côté dur et plus dur. L’univers développé par l’auteur se révèle toujours aussi fascinant et les personnages présentés sont tous attachants. Alors bien sûr, quelques petit points m’ont dérangés comme certains aspects m’ont paru manque de développement, deux ou trois facilités mais franchement rien non plus de bien gênant tant j’ai été emporté par ce héros et son histoire. La plume de l’auteur est toujours aussi poétique et magique et plonge facilement le lecteur dans ce récit. La conclusion douce amère vient clore de façon efficace ce roman. Un roman, certes en dessous de Nobody Owens, mais captivant et qui se lit avec plaisir.

 

Ma Note : 8/10

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13 Responses to The Ocean at the End of the Lane – Neil Gaiman

  1. C’est pas le pitch le plus saisissant de Neil Gaiman, mais c’est du Neil Gaiman, alors vivement la VF ! =)

  2. Je n’ai lu qu’American gods de cet auteur et je n’avais pas été très emballée… Il faudrait que je retente avec d’autres de ses livres! 🙂

  3. Même avis que toi, très agréable à lire mais pas forcément au niveau de ses précédents textes (mais bon hiiiiiii Neil :D). J’ai Fortunately the milk qui m’attend dans ma PàL, mais je le fais volontairement trainer, on ne sait pas quand il publiera un nouveau truc !

  4. Bon, de ce que tu dis, les termes abordés me tentent bien, je garde un œil sur le titre, si je tombe dessus ! 😀 On verra bien pour les points un peu moins bien exploités !

  5. J’ai hâte de le lire en français, même si on perd forcément au niveau de la traduction…

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