Résumé : In a corporate-dominated spacefaring future, planetary missions must be approved and supplied by the Company. Exploratory teams are accompanied by Company-supplied security androids, for their own safety.
But in a society where contracts are awarded to the lowest bidder, safety isn’t a primary concern.
On a distant planet, a team of scientists are conducting surface tests, shadowed by their Company-supplied ‘droid — a self-aware SecUnit that has hacked its own governor module, and refers to itself (though never out loud) as “Murderbot.” Scornful of humans, all it really wants is to be left alone long enough to figure out who it is.
But when a neighboring mission goes dark, it’s up to the scientists and their Murderbot to get to the truth.

 

Edition : Tor.com

 

Mon Avis : Cette novella, j’ai mis longtemps à me lancer à me décider à la découvrir. Et encore, c’est principalement dû à un concours de circonstances que j’ai décidé de finalement la lire. Pourtant, au moment de sa publication j’étais tenté de la découvrir rapidement. La couverture, illustrée par Jaime Jones, donnait franchement envie et les premiers retours que j’avais lu à droite et à gauche était très positifs. Puis le retour d’Apophis et un ou deux autres avis beaucoup plus nuancés m’ont alors refroidi. Il y a peu la communication sur le second tome a commencé, ce qui m’a fait me repencher sur cette novella qui continuait à avoir d’excellentes notes sur Goodreads, sur des blog que je suis et qui a été nominée pour de nombreux prix. Puis, Tor ayant alors décidé il y a peu d’offrir l’ebook, j’ai donc décidé de me faire mon propre avis.

Ce récit, d’à peu près 140 pages, nous fait découvrir Murderbot, qui s’est appelé ainsi par lui-même, qui est un androïde de sécurité qui a été embauché pour suivre une mission scientifique qui doivent mener des tests sur une planète. il est un androïde un peu particulier, en effet il a l’air d’avoir une conscience et a hacké son module son « governor module », qui le maintenait sous contrôle. Il est ainsi devenu d’une certaine façon indépendant. Il s’ennuie énormément durant sa mission jusqu’au moment ou des évènements meurtriers et étranges vont apparaitre. Il va devoir trouver la vérité s’il veut remplir son but de protéger ce groupe de scientifique. Alors, finalement s’agit-il d’une bonne surprise? Hé, malheureusement, non, car même si je suis peut-être un peu moins critique qu’Apophis (et encore je viens de me relire), j’ai, pour ma part, moi aussi trouvé que cette novella se révélait très moyenne, voir trop moyenne. Disons que pour résumer elle rentre dans le vite lu, déjà-vu et tout aussi vite oublié, la preuve je viens de ressortir ma liseuse pour écrire cette chronique, tant il y a des éléments dont je ne me souvenais plus. Mais j’y reviendrais plus tard.

Déjà, concernant l’intrigue, rien de bien révolutionnaire. On est sur une course en avant du groupe pour tenter de survivre face à une menace inconnue. Le rythme est présent, oui ça va vite, très vite, le soucis c’est que voilà, l’intrigue n’a rien de complexe, a du mal à s’imposer, ce qui fait qu’elle a par conséquent aussi du mal à captiver. On a l’impression d’une idée qui a été mise en place rapidement et traitée tout aussi rapidement. Cette histoire de mission qui doit rester secrète et autre n’a jamais réussi à me happer, à me passionner pour la simple raison qu’il manque un truc qui me donnerait envie de comprendre. Il faut dire aussi que l’histoire est balayée tellement rapidement qu’il est dur d’arriver à entrer dans l’intrigue sans être déjà à la conclusion. En plus Martha Wells a le don d’utiliser des ellipses qui sont légèrement frustrantes, principalement dans la conclusion, qui donne vraiment l’impression de dire « pif pouf » j’ai rempli mon intrigue, voilà mais j’ai laissé plein de trous non expliqués. Ça ne devrait pas se voir.

Concernant l’univers construit au fil des pages, là aussi finalement nous restons très en surface avec cette idée de compagnies qui s’entredéchirent, d’argent facile et de profit qui prennent le pas sur la morale. Cela aurait pu être sympa, si cela avait été construit de façon plus solide, car comme l’ensemble de cette novella tout parait finalement traité dans de très très grandes lignes. Là où le récit doit normalement gagner en intérêt c’est normalement sur l’androïde et là, à nouveau, je dirai bof. On est sur des idées déjà vues et revues, principalement concernant l’androïde qui se trouve une conscience, mais qui est encore une fois amenée sans finesse et de façon trop rapide. On a vraiment l’impression que l’autrice, devant une deadline qui se rapprochait, a décidé d’écrire un texte vite fait, bien fait, histoire de remplir un objectif. Le soucis est que si vous avez déjà un minimum de connaissance en science-fiction, vous pourriez ressortir grandement déçu. Si on ajoute a cela des poins importants frustrants car ils ne sont pas expliqué, franchement un androïde qui pirate son logiciel de contrôle comme ça entre le plat et le dessert, et surtout que personne ne le remarque clairement, ça m’a laissé perplexe. Je n’attends pas obligatoirement un univers d’une grande richesse, voir un truc de hard science, ou encore un récit hautement intelligent, mais voilà pour moi l’ensemble ne tient pas la route tant il n’est même pas expliqués et que l’autrice nous demande d’accepter trop de choses.

Concernant les personnages j’aurai pu ne rien vous dire car, et c’est là que je reviens sur mon besoin de recherche dans le récit, mis à part peut-être un peu Murderbot, aucun n’arrive à s’imposer ou à se révéler un tant soit peu intéressant. Il y a, à peu près, une interaction avec au moins 8 à 10 personnages et, autant être clair, ils m’ont quasiment tous paru interchangeables tant ils ne sont jamais un tant soit peu développés. Aucun d’entre eux n’est un minimum développé. Il y a bien Mensah qui arrive vaguement à se dégager de cet ensemble, mais elle s’avère assez rapidement caricaturale et surtout ne parait être là que pour finalement faire avancer l’intrigue vu que, bien entendu aux vues des réflexions soulevées, il faut un Humain pour diriger l’équipe. Car oui, c’est vrai le principal intérêt de ce roman vient surtout du traitement de Murderbot, des questions qu’il doit venir soulever sur la notion d’humanité, de personne, de personnalité et aussi d’interaction avec les autres. Sauf que voilà, autant le dire tout de suite, même si cela reste sympa, à nouveau l’autrice ne fait que traiter le sujet en surface et il existe de nombreux autres romans qui offrent, un travail, je trouve plus intéressant. L’autre soucis aussi avec ce héros c’est qu’il n’arrive jamais justement à trouver sa place, oscillant justement entre humanité et machine sans qu’on comprenne vraiment pourquoi et montrant que le récit n’a jamais vraiment réussi à trouver le bon ton pour le présenter.

Alors oui, c’est vrai, cette novella se lit vite et je pense qu’elle plaira à tous ceux qui apprécient justement les récits qui vont rapidement à l’essentiel, ne viennent pas prendre la tête, tout en offrant une ou deux réflexions faciles et simples. Peut-être elle plaira aussi si à ceux qui souhaiteraient un moment de détente sans prise de tête, pour ma part j’ai surtout eu l’impression d’un texte qui a eu du mal à me convaincre, mais qui, peut-être, aurait pu être solide et intéressant s’il avait été traité sous la forme d’un roman et non d’une novella. Au final tout va trop vite, rien n’est vraiment original, tout est amené précipitamment et donne l’impression d’avoir en partie raté le coche. Concernant la plume de Martha Wells, elle est simple, mais franchement elle n’a rien de révolutionnaire ni de vraiment marquante. Certes le côté froid vient du fait qu’elle cherche à donner voix à son héros et narrateur Murderbot, mais il y a une différence entre le côté froid donné à un androïde et l’aspect blasé et morne d’un personnage qui parait plus s’ennuyer qu’autre chose. Après, je n’étais peut-être pas le public cible pour ce texte, car au vu de la réussite qu’il a aux US il a réussi à trouver son public.

En Résumé: Au final je ressors de ma lecture de cette novella pas vraiment convaincu. On a franchement l’impression d’un texte qui est déjà-vu, mais qui surtout n’arrive jamais complètement à captiver son lecteur. L’intrigue joue sur un mystère qui ne m’a jamais passionné tant il n’a que peu d’intérêt et manque clairement de profondeur et de complexité. Concernant l’univers, là aussi on a l’impression que l’ensemble n’est finalement traité qu’en surface et donne surtout l’impression de n’être qu’une toile de fond nécessaire au récit. Ajouter a cela des passages non expliqués qui m’ont laissé perplexe et on a un univers